Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – saint Jacques, frère du Seigneur – ton 5

Saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de JérusalemParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 novembre 2017 du calendrier grégorien – 23 octobre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr et apôtre Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem.

A la suite des témoignages des pères apostoliques saint Papias d’Hiérapolis et Hégésippe de Jérusalem, de ceux ensuite de saint Clément d’Alexandrie et de saint Hippolyte, repris par Eusèbe de Césarée et explicités par saint Jérôme, l’Eglise romaine identifie Jacques, frère du Seigneur, et donc frère de Jude, Simon et Joseph (ou Joset) avec Jacques d’Alphée qui est cité sous ce nom dans les listes apostoliques toujours accompagné de Simon et de Jude de Jacques (qu’il faut entendre comme Jude frère de Jacques, expression visant clairement à le distinguer de Judas Iscariote). Les Ménées grecs ont par prudence choisi de distinguer deux personnages qui ne forment certainement qu’un seul, les célébrant à deux semaines de distance (9 et 23 octobre). Le rit byzantin fait encore mémoire de saint Jacques le dimanche qui suit Noël.

Pour la présentation du saint apôtre Jacques dans les Ecritures, on pourra se rapporter à la notice du 9 octobre ainsi qu’à celle de saint Jude.

Notons toutefois que saint Jacques, frère du Seigneur, au témoignage unanime des Pères de l’Eglise, prit la tête de l’Eglise de Jérusalem en devenant son premier évêque. Il ne faut pas y voir un anachronisme car le grec Eπίσκοπος (Episcopos, littéralement « surveillant ») traduit probablement l’araméen Mebaqqer (« intendant ») qui désigne dans les écrits Esséniens le responsable de la communauté. Jacques et ses frères sont qualifiés de Justes et de Zélotes, ce mouvement politique et religieux avait pour foyer principal la Galilée et entretenait des rapports avec le mouvement des Esséniens.

Voici l’intéressant récit donné par Eusèbe de Césarée du martyre par défenestration et lapidation de saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem. Notons que cette mise à mort a été effectuée l’an 62 sous le grand-prêtre sadducéen Hanan ben Hanan (Ananos Ananou en grec), profitant d’une vacance du pouvoir romain. Le nouveau procurateur romain Lucceius Albinus obtint la destitution rapide de ce grand prêtre suite à ce crime, ce qui laisse entendre que saint Jacques jouissait d’une considération importante dans la ville de Jérusalem. Ledit Hanan ben Hanan sera mis à mort par les Juifs du parti Zélote en 68.

Paul en avait appelé à César, et Festus l’avait envoyé à Rome : ainsi fut trompé l’espoir des Juifs et rendu vaine l’embûche qu’ils avaient dressée contre l’Apôtre, ils tournèrent alors leur fureur contre Jacques, le frère du Seigneur, qui occupait alors le siège épiscopal de Jérusalem qu’il avait reçu des Apôtres. Voici ce qu’ils entreprirent contre lui. Ils le firent venir et, devant tout le peuple, lui demandèrent de renoncer à la foi au Christ. A la surprise de tous, il parla devant la multitude avec une liberté entière et une indépendance qui dépassait de beaucoup leur attente ; il confessa que Jésus notre Sauveur et Seigneur était le Fils de Dieu. Un pareil témoignage, rendu par un tel homme, leur fut insupportable ; car auprès de tous, il avait la réputation d’être un juste hors de pair, pour la sagesse et la piété de sa vie. Ils le mirent à mort, profitant pour le faire de l’absence de gouverneur ; car Festus venait justement alors de mourir en Judée. Cet attentat fut donc commis en dehors de toute autorisation et de tout contrôle d’un procurateur.

Saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de JérusalemLes circonstances de la mort de Jacques ont été déjà indiquées dans une citation de Clément. Celui-ci raconte qu’il fut précipité du haut du temple et tué à coups de bâton. Hégésippe, qui appartient à la première succession des apôtres, expose avec la plus grande exactitude ce qui concerne Jacques, dans le cinquième livre de ses Mémoires. Voici ce qu’il en dit :

« Jacques, le frère du Seigneur, reçut l’administration de l’église avec les Apôtres. Depuis les temps du Christ jusqu’à nous, il a été surnommé le Juste parce que beaucoup s’appelaient Jacques. Il fut sanctifié dès le sein de sa mère : il ne buvait ni vin ni boisson enivrante, ne mangeait rien qui ait eu vie ; le rasoir n’avait jamais passé sur sa tête ; il ne se faisait jamais oindre et s’abstenait des bains. A lui seul il était permis d’entrer dans le Sanctuaire ; car ses habits n’étaient pas de laine, mais de lin. Il entrait seul dans le Temple et ou l’y trouvait à genoux demandant pardon pour le peuple. La peau de ses genoux était devenue dure comme celle des chameaux, parce qu’il était constamment prosterné adorant Dieu et demandant pardon pour le peuple. Son éminente justice du reste le faisait appeler le Juste et Oblias, c’est-à-dire en grec rempart du peuple et justice, selon que les prophètes le montrent à son sujet. Certains membres des sectes, qui existaient au nombre de sept dans le peuple juif, et dont nous avons parlé plus haut, demandèrent à Jacques quelle était la porte de Jésus. Il répondit que Jésus était le Sauveur. Quelques-uns d’entre eux se laissèrent convaincre qu’il était le Christ, mais les sectes susdites ne voulurent pas croire qu’il fût ressuscité, ni qu’il dût venir pour rendre à chacun selon ses œuvres ; en tout cas ceux qui avaient la foi, la tenaient de Jacques.

« Beaucoup donc, et même des chefs, croyaient. Il en résulta un grand émoi parmi les Juifs, les scribes et les pharisiens : « Il y a danger, disaient-ils, que la masse de la nation ne place son attente en Jésus le Christ. » Ils allèrent donc trouver Jacques et l’abordèrent en ces termes : « Nous t’en prions, retiens le peuple ; car il se fourvoie sur Jésus en pensant que c’est le Christ. Nous t’engageons à parler de Jésus à tous ceux qui viennent pour le jour de Pâques ; nous te croyons tous, et nous rendons témoignage avec tout le peuple que tu es juste el n’as point d’égard aux personnes. Persuade donc à la multitude de ne point s’égarer au sujet de Jésus ; car tout le peuple et nous tous, nous te croyons. Tiens toi sur le faîte du temple ; tu seras en vue de tous et tes paroles seront entendues de tout le peuple. » Car, à cause de la pâque, toutes les tribus et même les gentils se rassemblent.

Saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de JérusalemLes susdits scribes et pharisiens placèrent donc Jacques sur le pinacle du temple el ils lui crièrent ces paroles : « Juste que tous nous devons croire, puisque le peuple s’abuse à la suite de Jésus le crucifié, dis-nous quelle est la porte de Jésus. » Il répondit d’une voix forte : « Pourquoi m’interrogez-vous sur le Fils de l’homme ? Il est assis au ciel, à la droite de la grande puissance et il doit venir sur les nuées du ciel. » Un grand nombre entièrement convaincus, dociles au témoignage de Jacques, disaient : « Hosanna au fils de David ! » Alors par contre les mêmes scribes et pharisiens se dirent les uns aux autres : « Nous avons mal fait de procurer à Jésus un pareil témoignage ; montons, précipitons cet homme ; on aura peur et on ne croira plus en lui. » Ils se mirent à crier : « Oh, oh, même le Juste s’est égaré » ; et ils accomplirent la parole d’Isaïe dans l’Écriture : « Enlevons le Juste parce qu’il nous est insupportable ; alors ils mangeront le produit de leurs oeuvres. » Ils montèrent donc et précipitèrent le Juste. Ils se dirent les uns aux autres : « Lapidons Jacques le juste », et ils commencèrent à le lapider ; car il n’était pas mort de sa chute. Mais celui-ci se retourna, se mit à genoux et dit : « Ο Seigneur, Dieu et Père, je t’en prie, pardonne-leur, ils ne savent ce qu’ils font. » Cependant ils l’accablaient de pierres ; et un des prêtres, des fils de Rechab, fils de Rechabim auxquels le prophète Jérémie a rendu témoignage, s’écriait : « Arrêtez, que faites-vous ? Le Juste prie pour vous. » Alors un foulon qui se trouvait parmi eux prit le bâton avec lequel il foulait les étoffes et frappa le Juste à la tête. Ce fut ainsi que Jacques fut martyrisé. On l’ensevelit sur place près du temple, où l’on voit encore aujourd’hui s’élever son monument. Il a donné aux Juifs et aux Grecs le témoignage véridique que Jésus est le Christ. Et bientôt après, Vespasien les assiégea. »

Voilà ce qu’Hégésippe raconte au long, s’accordant, du reste, avec Clément. Jacques était si admirable et si vanté de tous pour sa justice, que les gens sensés parmi les Juifs pensèrent que son martyre fut la cause du siège qui suivit immédiatement : ils crurent qu’une pareille calamité n’avait d’autre raison que ce sacrilège audacieux. Josèphe n’hésite pas du reste à se ranger à cet avis, et en témoigne en ces termes :

« Ces malheurs, écrit-il, arrivèrent aux Juifs à l’occasion du crime qu’ils commirent contre Jacques le Juste : il était frère de Jésus qu’on appelle le Christ, et les Juifs le mirent à mort malgré sa justice éminente. »

Il raconte aussi sa mort au vingtième livre de ses Antiquités. Voici ses paroles :

« César, à la nouvelle de la mort de Festus, envoya Albinus en Judée comme gouverneur. Ananos le jeune, que nous avons dit avoir reçu le souverain pontifical, était d’un caractère audacieux et absolument entreprenant ; il appartenait à la secte des Sadducéens, dans les jugements la plus cruelle de toutes parmi les Juifs, ainsi que nous l’avons déjà montré. Ananos, avec ces dispositions, vit dans la mort de Festus une occasion favorable ; tandis qu’Albinus était encore en route, il réunit une assemblée de juges, fit comparaître devant eux le frère de Jésus dit le Christ, appelé Jacques, avec quelques autres, accusés comme lui de transgresser la loi, et les condamna à être lapidés. Tous les esprits modérés qui se trouvaient dans la ville, et les stricts observateurs des lois virent cet excès avec peine et ils envoyèrent en secret des messagers au roi pour le prier d’interdire à Ananos une pareille manière d’agir et l’informer qu’il n’avait jusqu’alors rien fait de bon. Quelques-uns d’entre eux allèrent du reste à la rencontre d’Albinus, qui arrivait d’Alexandrie, et lui dirent qu’Ananos n’avait pas le pouvoir de convoquer le tribunal sans son consentement. Le gouverneur crut ce qu’on lui disait. Il écrivit avec colère à Ananos et le menaça de le punir. De son côté, le roi Agrippa lui enleva à cause de cela le souverain pontifical, qu’il exerçait depuis trois mois, et mil à sa place Jésus, fils de Damaeas. »

Eusèbe de Césarée, Histoire Ecclésiastique, Livre II, chapitre XXIII.

L'Archevêque Job de Telmessa célébrant la liturgie de saint Jacques en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky de la rue Daru à Paris

L’Archevêque Job de Telmessa célébrant la liturgie de saint Jacques en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky de la rue Daru à Paris.

On attribue au saint apôtre Jacques une des épitres catholiques du Nouveau Testament. On place également sous son patronage la divine liturgie de saint Jacques, non qu’elle ait été tout entière rédigée par lui, mais parce qu’elle a été la liturgie primitive de l’Eglise de Jérusalem. Cette liturgie d’abord en usage à Jérusalem, s’est semble-t-il répandue en Syrie où elle est devenue la liturgie principale à partir du IVème siècle et où elle est toujours utilisée aujourd’hui par l’Eglise syriaque en araméen. Au IVème siècle toujours, elle a également influencé en Egypte la nouvelle rédaction de la liturgie de saint Marc connue depuis sous le nom de liturgie de saint Cyrille.

Au XIIème siècle, la liturgie de saint Marc cessa d’être pratiquée par les patriarcats grecs de Jérusalem et d’Antioche qui adoptèrent alors les divines liturgies en usage à Constantinople (saint Basile, saint Jean Chrysostome et saint Grégoire de Rome). Son usage toutefois ne s’éteignit pas totalement : l’île grecque de Zante (Zakynthos) sur la mer Ionienne continua de la célébrer une fois par an pour la fête du 23 octobre, tandis qu’à Jérusalem, le patriarcat grec repris l’usage de l’utiliser pour le dimanche après Noël. Les études liturgiques du XXème siècle qu’on mena sur ce texte antique suscitèrent un regain d’intérêt et de nombreuses communautés, russes en particulier, ont pris l’usage de célébrer la liturgie de saint Jacques à la fois le 23 octobre et le dimanche après Noël.

Parmi les particularités de cette liturgie, on notera les points suivants : globalement, les textes font substantiellement référence à l’Ancien Testament (normal pour des textes nés au sein de communautés judéo-chrétiennes) avec une insistance toute particulière pour Jérusalem, qualifiée de « sainte et glorieuse Sion, mère de toutes les Eglises » ; l’innovation de la préparation des dons avant la liturgie (la proscomidie, introduite au cours des siècles pour des raisons essentiellement pratiques) y est demeurée inconnue et de ce fait la fraction du pain continue logiquement à être pratiquée après l’anaphore ; conformément à l’héritage de la liturgie synagogale, la liturgie des catéchumènes continue à se dérouler sur une estrade, le béma (« chœur ») placée au centre de la nef, au milieu des fidèles, et non dans le sanctuaire, le célébrant n’entrant dans celui-ci qu’à l’offertoire après une « prière du voile » ; La liturgie des catéchumènes comprend une prophétie de l’Ancien Testament, suivie bizarrement de celle de l’évangile puis de l’épître (ordre unique dans toutes les liturgies chrétiennes où l’évangile termine usuellement le cycle des leçons, mais on suit ici en définitive un ordre chronologique), chaque lecture est précédée et suivie du chant d’un triple alleluia sans verset ; après le récit de l’Institution et l’Epiclèse, l’anaphore eucharistique se termine par une très longue série de commémoraisons ou diptyques ; la communion au Corps & au Sang du Christ est toujours distribuée de façon séparée et non simultanément. La durée totale de cette liturgie est notablement plus longue que celle de saint Jean Chrysostome et même de saint Basile (encore que les éditions modernes ont eu tendance à simplifier les textes transmis par les manuscrits). Une très intéressante édition pratique slavon-français du texte de cette liturgie a été éditée par le Père Alexandre Siniakov, supérieur du Séminaire russe d’Epinay-sous-Sénart en 2003. On trouvera aussi en ligne une édition grecque et une en slavon.

Vidéo de la divine liturgie de saint Jacques célébrée en grec :

Vidéo de la divine liturgie de saint Jacques célébrée en slavon :

Extraits de la liturgie de saint Jacques célébrée à Saint-Pétersbourg en 2016 :

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : de l’Apôtre.

Béatitudes, ton 5. Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. A ton sujet se réjouit * en ce jour la tribu de Juda, * car elle te voit resplendissant * de la lumière du Christ.
8. L’Eglise des nations, * t’ayant pour astre divinement allumé * et pour divin prédicateur, * rayonne de divine splendeur.
9. Pour l’Eglise du Christ * tu promulguas la loi de vie, * toi qui parlais et légiférais * dans l’Esprit vivifiant.
10. Celui que le Père fait briller * et qu’en la chair tu enfantas, * Vierge Mère immaculée, * Jacques le prêcha comme Dieu de l’univers.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 2 : Comme disciple du Seigneur, tu as accueilli l’Evangile, ô juste ; * comme martyr tu possèdes ce qui est indescriptible, * la hardiesse, comme frère de Dieu, * et l’intercession, comme évêque. ** Prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 4 : L’unique fils du Père, Dieu le Verbe, * venu vers nous dans les temps derniers, a fait de toi, ô divin Jacques, * le premier pasteur et maître des habitants de Jérusalem * et le fidèle bâtisseur des mystères spirituels : ** aussi te vénérons-nous tous, ô Apôtre.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, toi le Tout- puissant, * et avec toi tu as ressuscité les morts, ô Créateur ; * tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. ** Aussi te clamons-nous : Seigneur, sauve-nous.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
R/. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
V/. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
[De l’Apôtre, ton 8 :
R/. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort et crucifié pour moi, comme je suis mort crucifié pour le monde !
[De l’Apôtres : Galates (§ 200) I, 11-19.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.]

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[De l’Apôtre, ton 1 :
V/. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Abraham lui répondit : S’ils n’écoutent ni Moïse, ni les prophètes, ils ne croiront pas non plus, quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
[De l’Apôtre : Matthieu (§ 56) XIII, 54-58.
N’est-ce pas là le fils de ce charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, Joseph, Simon et Jude ?]

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 5.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.
[De l’Apôtre : R/. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Commémoraison de tous les fidèles défunts

Messe de funéraillesSaint-Eugène, le jeudi 2 novembre 2017, Requiem de 19h.
Répétition pour les choristes à partir de 18h30.

Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

La prière pour les morts existe dès les premiers temps du christianisme. A côté de la célébration d’offices pour tel et tel défunt se développèrent par la suite des offices célébrés de façon plus générale (en particulier pour tous les bienfaiteurs défunts d’un monastère). Au VIIIème siècle, le monastère de Fulda célébrait chaque mois une commémoraison générale des fidèles défunts.

La célébration annuelle de l’office pour tous les fidèles défunts au 2 novembre, au lendemain de la Toussaint remonte à saint Odilon, abbé de Cluny. Celui-ci ordonne par un édit de 998 pour la centaine de monastères de sa congrégation que le 1er novembre, après les vêpres solennelles de la Toussaint, les cloches sonnent le glas funèbre et que les moines célèbrent au chœur l’office des défunts. Le lendemain, tous les prêtres doivent offrir à Dieu le divin sacrifice pro requiem omnium defunctorum. Diffusé dans toute l’Europe par les moines de Cluny, cet usage fut accueilli très vite par des diocèses (dès 1008 pour Liège) et finit par devenir général au XIVème siècle.

En raison des ravages causés dans la chrétienté par la Ière guerre mondiale, S.S. le Pape Benoît XV a autorisé tous les prêtres à célébrer le 2 novembre 3 messes pour les défunts, étendant un privilège que le Pape Benoît XIV avait accordé initialement aux états dépendants de la couronne d’Espagne. A cette occasion fut insérée dans le Missel Romain la préface pour les défunts, composition moderne inspirée d’une préface similaire en usage de longue date dans les diocèses français & qui figure au propre de Paris (hélas, de ce vénérable & antique texte, seule la sublime phrase vita mutatur non tollitur a été conservée intacte).

En prélude à l’année Gounod que chantera la Schola Sainte Cécile en 2018, le Requiem choisit cette année est l’étonnante messe des morts insérée par Charles Gounod dans la première partie de son oratorio Mors & Vita.

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Programme de la fête de tous les saints

Page de garde d'un martyrologe romainSaint-Eugène, le mercredi 1er novembre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres, salut du Très-Saint Sacrement & vêpres des morts à 17h30 (et non à l’horaire habituel de 17h45).

Catéchisme sur la fête de tous les saints

Aujourd’hui, bien-aimés frères, nous célébrons, dans l’allégresse d’une solennité commune, la fête de tous les Saints. Leur société réjouit les cieux, leur protection console la terre, leur triomphe couronne la sainte Église. Plus la profession de leur foi a été ferme dans les tourments, plus ils ont d’éclat dans la gloire. Car la violence du combat s’augmentant, l’honneur des combattants s’est aussi accru. Les diverses tortures du martyre rehaussent le triomphe, et des souffrances plus affreuses ont procuré de plus délicieuses récompenses. Notre mère l’Église catholique, répandue au loin dans tout l’univers, à qui Jésus-Christ, son chef, apprit par son exemple à ne craindre ni les outrages, ni les croix, ni la mort, s’est de plus en plus fortifiée, non par la résistance, mais par la patience. Pour encourager toutes ces légions d’illustres athlètes, jetés en prison comme des criminels, et pour les animer tous à soutenir le combat avec la même ardeur et un courage égal, elle leur a inspiré la sainte ambition d’un glorieux triomphe.
Sermon de saint Bède le Vénérable, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

IIndes vêpres de la Toussaint suivies du salut du Très-Saint Sacrement et des vêpres des morts. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum corpus, du VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : O salutaris hostia sacra – motet au Très-Saint Sacrement, pour les défunts – plain-chant musical de François de La Feillée (Méthode de plain-chant de 1748)

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La confrérie des pénitents blancs de Montpellier, conservatrice des croix publiques de la ville.

En ces temps où la croix, symbole s’il en est du christianisme, est attaquée de toute part comme récemment par le dernier arrêt du conseil constitutionnel, il est intéressant de se pencher sur le rôle de la confrérie des Pénitents blancs de Montpellier. Son siège se situe dans la Chapelle Sainte-Foy à Montpellier.

Héritière des confréries du Moyen-Age, sa création dans sa forme actuelle remonte à 1517. La Dévote et Respectable Confrérie des Pénitents blancs est placée sous le vocable du Saint-Esprit. Sa devise est : « Spiritus Sanctus ubi vult spirat ». L’objet de la confrérie, outre la prière et la dévotion, est l’assistance, l’accompagnement au cimetière des confrères et de ceux qui en font la demande. Au début du XXème siècle elle s’est vue confier une mission supplémentaire. En effet en 1920, la chute accidentelle de la Croix de Peyrou a convaincu Monseigneur Mignen, évêque de Montpellier, Agde, Béziers, Lodève et Saint-Pons de Thomières de demander à la Confrérie de pourvoir à l’entretien des Croix de la ville. A ce titre, il leur conféra le sous-titre de « Conservateur des croix publiques de la ville ». Les confrères qui avaient toujours eu une grande dévotion envers la Croix avaient entrepris d’en édifier deux dans la ville. Aujourd’hui ils s’occupent encore de la préservation et de l’entretien de 14 croix publiques qui forment un chemin à travers la ville.

Programme de la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi

Christ en gloire, miniature du XIIIème siècleSaint-Eugène, le dimanche 29 octobre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI le 11 décembre de l’Année Sainte 1925 par l’encyclique Quas Primas, écrite non seulement dans le contexte de l’avènement du communisme athée en Russie mais aussi pour combattre le développement moderne du laïcisme occidental. Ainsi au Mexique, l’élection en 1924 de Plutarco Elías Calles sonnait le début de la persécution contre l’Eglise et les prémices d’une formidable résistance chrétienne, qui se concrétisera par la Guerre des Cristeros. La fête a été placée par le Pape Pie XI au dimanche qui précède la fête de la Toussaint, afin de montrer le lien existant entre la royauté du Christ et son épanouissement par la sainteté de ses fidèles.

Quel intérêt pour le Roi des siècles de devenir le roi des hommes ? Le Christ n’est pas roi d’Israël pour lever un tribut, pour équiper une armée ou pour combattre des ennemis visibles, mais pour gouverner les âmes, pour veiller à leur salut éternel, et pour conduire au royaume des cieux ceux qui croient, espèrent et aiment. Pour le Fils de Dieu égal au Père, Verbe « par qui tout fut fait », c’est donc une condescendance de consentir à être roi d’Israël et non une promotion. C’est la marque de sa miséricorde, bien loin d’être un accroissement de pouvoir. II est au ciel le Seigneur des anges celui qui reçoit sur terre le nom de roi des Juifs… Mais le Christ n’est-il que roi des Juifs ? Ne l’est-il pas de toutes les nations ? — Bien sûr que si ! Il l’avait dit prophétiquement : « J’ai été constitué par Dieu roi sur Sion, sa montagne sainte, je publierai le décret du Seigneur. » Mais, puisqu’il s’agit de la montagne de Sion, on pourrait dire qu’il a été constitué roi des Juifs seulement, aussi les versets suivants déclarent-ils : « Le Seigneur m’a dit : tu es mon fils, c’est moi qui t’engendre aujourd’hui ; demande et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre.
Homélie de saint Augustin, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête du Christ-Roi. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu – Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria – prose du XIVème siècle, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse.

Organiste invité : Philippe Ourselin.

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saint Longin – ton 4

Saint martyr Longin le Centurion près de la CroixParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 octobre 2017 du calendrier grégorien – 16 octobre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint martyr Longin, le centurion près de la Croix.

Voici ce que nous disent les Evangiles :

Mais Jésus jetant encore un grand cri, rendit l’esprit. En même temps le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla ; les pierres se fendirent ; les sépulcres s’ouvrirent ; et plusieurs corps des saints, qui étaient dans le sommeil de la mort, ressuscitèrent ; et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent en la ville sainte, et furent vus de plusieurs personnes. Le centenier, et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre, et tout ce qui se passait, furent saisis d’une extrême crainte, et dirent : Cet homme était vraiment Fils de Dieu. Matthieu XXVII, 50-54.

Alors Jésus ayant jeté un grand cri, rendit l’esprit. Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Et le centenier qui était là présent vis-à-vis de lui, voyant qu’il avait expiré en jetant ce grand cri, dit : Cet homme était vraiment Fils de Dieu. Marc XV, 37-39.

Il était alors environ la sixième heure du jour ; et toute la terre fut couverte de ténèbres jusqu’à la neuvième heure. Le soleil fut obscurci, et le voile du temple se déchira par le milieu. Alors Jésus jetant un grand cri, dit : Mon Père ! je remets mon âme entre vos mains. Et en prononçant ces mots, il expira. Or le centenier ayant vu ce qui était arrivé, glorifia Dieu, en disant : Certainement cet homme était juste. Luc XXIII, 44-47.

Selon des traditions du IVème siècle qui le nomment Longin, ce centurion romain – qui avait été frappé de voir la mort du Sauveur – continua ultérieurement sa conversion puis reçut le saint baptême et plus tard la palme du martyre près de la ville de Tyane en Cappadoce Seconde, en un lieu appelé Andrales (ou Sandrales). Son corps fut par la suite translaté à Césarée de Cappadoce d’où il aurait été originaire.

Martyre de saint Longin le Centurion

Son nom figure sur la fresque que le pape Zacharie (741-752) fit exécuter dans l’église Sainte-Marie-Antique, à Rome. C’est une des plus anciennes représentations connues de la Crucifixion.

Crucifixion de Santa-Maria-Antiqua à Rome - fresque fresque que le pape Zacharie (741-752) fit exécuter, l'une des plus ancienne crucifixion, avec le nom de Longin

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Béatitudes, ton 4. Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du ton dominical :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Longin, Seigneur, * pour le combat qu’il a mené a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Martyr, ton 4 : L’Eglise se réjouit joyeusement * en en ce jour de la mémoire de celui qui souffrit, l’illustre Longin, qui s’écrie : ** tu es ma force, Ô Christ, et ma confirmation.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Du Martyr, ton 6 :
R/. Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi.
[Du Martyr : II Timothée (§ 292) II, 1-10.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
[Du Martyr, ton 4 :
V/. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent et la conservent, et portent du fruit par la patience.
[Du Martyr : Matthieu (§ 113) XXVII, 33-54.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 4.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Du Martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Saint-Eugène – Sainte-Cécile en pèlerinage à Saint-Roch

Mercredi 18 octobre, la paroisse Saint-Eugène – Sainte Cécile était en pèlerinage à l’église saint-Roch. Pour la fête de l’évangéliste Saint Luc, nous avons été accueillis par le curé, monsieur l’abbé Laurent.

Dans cette église riche de l’histoire de Paris, le curé avait mis à notre disposition des ornements offerts par le roi Charles X. La messe a été célébrée dans la chapelle de la Vierge qui a subi des dégradations pendant la Révolution, elle est ornée d’une nativité venant du Val de Grâce et d’une Gloire oeuvre de Falconnet. La coupole de la chapelle représente l’Assomption de la Vierge-Marie, il nous a été donné de la contempler le jour de la fête du celui dont « une tradition fait le peintre de la Vierge. Il est sûr en tout cas qu’il a su peindre avec délicatesse, mieux que tout autre, la profondeur des sentiments qui animaient les personnages du Nouveau Testament, et en particulier ceux de la Vierge Marie, au point que l’on a pu dire de lui qu’il était « l’évangéliste de la Miséricorde ». » pour reprendre quelques mots de l’homélie de l’abbé Eric Iborra.

Quelques photos de la messe :