Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la solennité du Sacré Cœur

Sacré Cœur

Saint-Eugène, le dimanche 13 juin 2010, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe VIII – De Angelis
  • Procession d’entrée : orgue
  • Prose – Fas sit, Christe, mysteria (ton v.)
  • Credo de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : O Cor amoris victima – hymne au Sacré Cœur du R.P. Croiset, s.j. (1690), sur une polyphonie de 1669
  • Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Pendant la communion : O quam amabilis – motet jésuite anonyme du XVIIème siècle
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Cor arca legem continens – hymne des laudes de la fête écrite par le piariste Filippo Bruni († 1771) pour être intégrées dans l’office du Sacré Cœur décrété par le pape Clément XIII en 1765 – chant français
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Photos de la Fête-Dieu à Saint-Eugène

    Fête-Dieu 2010

    Prière silencieuse de l’Aperi avant l’ouverture des vêpres de la Fête-Dieu.

    Fête-Dieu 2010

    Verset d’ouverture des vêpres :
    Deus, in adjutorium meum intende.

    Fête-Dieu 2010

    Fin de la psalmodie et reprise de la Vème antienne :
    Qui pacem ponit fines Ecclesiae, frumenti adipe satiat nos Dominus.

    Fête-Dieu 2010

    Chant du capitule par l’officiant.

    Fête-Dieu 2010

    Exposition du Très-Saint Sacrement après les vêpres.

    Fête-Dieu 2010

    Départ en procession.

    Fête-Dieu 2010

    La procession descend la rue du Faubourg Poissonnière.

    Fête-Dieu 2010

    Benedictus qui venit in nomine Domini.

    Fête-Dieu 2010

    Premier reposoir, rue Bergère.

    Fête-Dieu 2010

    Pange lingua gloriosi Corporis mysterium.

    Fête-Dieu 2010

    Lauda Jerusalem, Dominum.

    Fête-Dieu 2010

    Second reposoir, place de la Cité Trévise.

    Fête-Dieu 2010

    Retour de la procession à Saint-Eugène.

    Fête-Dieu 2010

    Salut solennel de la Fête-Dieu.

    Fête-Dieu 2010

    Adoro te supplex, latens Deitas.

    Fête-Dieu 2010

    Tantum ergo Sacramentum veneremur cernui.

    Fête-Dieu 2010

    Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum.

    Toutes les magnifiques photos de la Fête-Dieu sont sur le site des photos de Saint-Eugène :

  • Messe de la Fête-Dieu
  • Vêpres de la Fête-Dieu
  • Procession de la Fête-Dieu
  • Salut de la Fête-Dieu
  • Magnificat de la Fête-Dieu 2010

    Magnificat du Vème ton, en alternance avec le plain-chant, écrit par Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou, chanté par la Schola Sainte Cécile aux secondes vêpres de la solennité de la Fête-Dieu à Saint-Eugène (Paris IX).

    Officiant : Abbé Iborra – Solistes : Clotilde de Nedde & Anne Foulard.

    Le Gloria Patri de ce Magnificat :

    La Schola en concert le 19 juin : Orient & Occident, retrouver la source oubliée

    La Schola a Saint-André du Quirinal

    Orient & Occident, retrouver la source oubliée

    Le chant de la liturgie chrétienne :
    Pérennité des ses principes dans la diversité de ses manifestations

    Plain-chants & polyphonies ambrosiens, grégoriens & byzantins-russe.

    Concert dans le cadre de l’année de la Russie en France

    samedi 19 juin 2010
    19:00 – 20:00

    Paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile
    4, rue du Conservatoire
    Paris, 75009

    Entrée libre.

    Ce concert est dédié à la mémoire du compositeur & liturgiste Maxime Kovalevsky (Saint-Pétersbourg, 1903 † Paris, 13 juin 1988)

    Maxime Kovalevsky fut selon Nicolas Lossky, « le meilleur compositeur de chant liturgique au XXe siècle (…) Il a laissé une œuvre tout à fait considérable et exceptionnelle de qualité, tant liturgique que musicale et la théologie lui était naturelle ».(Essai sur une théologie de la musique liturgique, Cerf, 2003, p.95).

    Au cours de ses travaux et recherches, Maxime Kovalevsky a cherché à dégager les principes intemporels communs des différentes traditions liturgiques des rits tant orientaux qu’occidentaux.

    Maxime Kovalevsky identifie 7 principes organisateurs du chant liturgique chrétien, mais laissons-lui la parole pour les présenter :

    « Les documents historiques & les témoignages des premiers Pères sont concordants pour affirmer que, sans hésitation, dès les premiers siècles, l’Eglise est amenée à assigner des buts précis à sa musique : exprimer des démarches intérieures de l’homme sans intermédiaire mécanique, soutenir, préciser et sanctifier la parole, libérer les participants du culte des contingences du monde extérieur pour les rendre disponible à l’action de la grâce, favoriser l’assimilation et la remémoration de l’enseignement. Ces buts imposeront tout naturellement le choix des matériaux mis en oeuvre dans l’élaboration de la musique liturgique chrétienne. Examinons-les un à un.

    Expression : Seule la voix humaine (le souffle-esprit) est jugée capable d’exprimer directement l’être intérieur, la «pensée du cœur». La musique sera donc purement vocale, sans aucune intervention d’instruments. L’église reste intraitable sur ce point jusqu’au IXe siècle en Occident, et jusqu’à nos jours en Orient.

    Soutien : Seule une cantilène ou une mélodie organiquement née du texte et épousant les rythmes subtils du souffle porteur des paroles et de la pensée est à même de soutenir et d’enrichir le langage. Le chant sera donc composé à partir d’inflexions de la voix et d’un rythme qui se crée au fur et à mesure du développement du discours musical, et non à partir de notes (sons discontinus préétablis) et de rythmes calculés d’avance.

    Précision : Seule une cantilène fixant traditionnellement les accents logiques et emphatiques de la phrase assure la transmission rigoureuse d’une pensée orale à travers les siècles. D’où l’obligation de cantiler les textes sacrés en éliminant des offices le parler courant.

    Sanctification : Seul un chant traditionnel peut donner au langage la dignité et le poids nécessaires pour énoncer dans une assemblée la parole divine ou exprimer la prière collective. Il se crée ainsi un style se distinguant nettement des styles profanes. Il sera «formulaire» pour réveiller par des associations constantes, dans les couches profondes de la conscience, la part de sacré qui y est déjà assimilée.

    Libération : Quant au célébrant, seul un certain type d’exécution de la cantilation lui permet de se libérer de sa propre individualité afin de ne pas l’imposer aux fidèles. D’où la nécessité d’utiliser des formules simples mais souples et sévèrement sélectionnées, et de ne pas s’en écarter. Quant aux fidèles, seul un certain type de chant oral leur permet de se libérer des soucis quotidiens et des états passionnels. (Déposons tous les soucis de ce monde, dit le chant d’offertoire de la liturgie byzantine.) Ce chant, tout en évitant les associations de pensée avec le monde extérieur, ne doit en aucun cas avoir un caractère envoûtant, voire magique. Il ne doit ni exciter ni bercer, mais tenir en éveil. D’où le choix d’un rythme libre, ni syncopé ni régulier, et de modes ne contenant pas d’attractions contraignantes.

    Assimilation et mémorisation : Un enseignement oral, tel qu’il est donné par la liturgie, ne peut facilement être assimilé, mémorisé et transmis, que s’il est élaboré en un nombre limité de formules agençables en combinaisons nombreuses et variées. La rencontre, dans une nouvelle combinaison, d’une formule déjà connue et aimée, entraîne des associations intérieures qui assurent la cohésion générale de la doctrine et sa plus profonde compréhension. La musique suivra dans ce sens le texte sacré : elle ne sera pas construite à partir de notes isolées ou de mélodies déjà faites; elle sera, elle aussi, formulaire, construite à partir de «cellules musicales» plus ou moins développées, unies entre elles en ensembles cohérents, conçus non comme des pièces indépendantes, mais comme des membres de ces grands corps vivants que sont l’office et l’année liturgique. »
    Maxime Kovalevsky, Retrouver la Source oubliée, Paris, 1984, p. 191-194.

    Au travers de pièces issues des traditions romaines, ambrosiennes ou byzantines-russes, la Schola Sainte Cécile vous propose d’illustrer ces principes organisateurs du chant liturgique sacré. Ces chants d’Orient et d’Occident sont tous a capella, soutenus par le seul souffle de l’être humain (son « esprit » au sens biblique).Tant en Orient qu’en Occident, les pièces sont organisées depuis le IVème siècle en 8 tons ecclésiastiques, qui diffèrent radicalement dans leur conception de la construction musicale profane. Le principe de l’alternance entre plusieurs chœurs, ou entre un soliste ou un groupe de chantres et l’ensemble du chœur, construit un discours organisé, une « symphonie » au sens premier du terme, à l’image des échanges de la vie divine trinitaire.

    Ce sera en particulier pour la Schola Sainte Cécile l’occasion de présenter une partie du programme qu’elle a donné à Rome lors des magnifiques cérémonies ambrosiennes qu’elle a eu l’honneur de chanter début mai et de remercier ainsi ses mécènes et amis qui l’ont soutenu financièrement dans ce déplacement.

    PROGRAMME :
    Dixit Dominus du Ier ton, avec alternances polyphoniques en plain-chant musical
    Magnificat du Vème ton d’Henry du Mont
    Procession ambrosienne avec les 12 Kyrie eleison
    Plain-chant ambrosien : Hallelujah Diffusa est gratia
    Credo ambrosien
    O felix anima de Carissimi
    Plain-chant ambrosien Transitorium Angeli circumdederunt altare (anciennement traduit de la liturgie syriaque en latin)
    Pannichyde : office des défunts de la liturgie byzantine russe
    Messe Exultate Deo du IVème ton de François Cosset, complétée par Sébastien de Brossard

    L’évènement sur Facebook !

    A l’issue du concert, vous pourrez piqueniquer sur le parvis de l’église, où des tables et des boutiques provisoires seront dressées dans le cadre du Marché Sainte-Cécile.

    La procession de la Fête-Dieu en France au XVIIIème siècle

    La procession de la Fête-Dieu

    Cette gravure est l’œuvre du célèbre graveur Bernard Picard. Elle figure hors texte dans les Cérémonies & coutumes religieuses de tous les Peuples du monde, volume II Cérémonies & coutumes des Catholiques romains, éditées à Amsterdam par J.-F. Bernard (1723-1743).

    La gravure représente l’arrivée de la procession du Très-Saint Sacrement au reposoir.

    Quelques notes & remarques :

    • Notons le dais rigide à la française, à six hampes surmontées de plumes d’autruche. Une tablette recouverte d’un corporal permet de poser l’ostensoir et de reposer le célébrant. Les processions étaient en effet fort longues ; à Paris par exemple, elles comportaient douze reposoirs & se faisaient chaque jour de l’octave de la Fête-Dieu.
    • Le dais est porté par six magistrats de ville en robes & rabats et semble accompagnés de notables portant des cierges, conformément aux rubriques qui demandent que le Saint-Sacrement soit ainsi accompagné ; notez la présence de cartouches sur ceux-ci (ils doivent recevoir des blasons).
    • Les cierges sont du reste très nombreux. Conformément à l’Instruction Clémentine, l’autel du reposoir est garni d’un grand nombre de cierges (j’en compte 24) et est encore surmonté de cinq lustres en cristaux portant au moins huit bras de lumière chaque. Tout le clergé porte des cierges. Le Saint-Sacrement est en outre précédé de 8 hautes torchères en deux groupes de 4 et encore suivi de 4 hautes torchères. Des entonnoirs recueillent la cire des 8 premiers.
    • Deux thuriféraires encensent simultanément le Saint-Sacrement. Deux thuriféraires seulement, serait-on tenté de dire (deux est bien la rubrique romaine, sept était plus fréquent en France). Notons aussi qu’ils encensent à pleines chaînes en lançant l’encensoir en haut, ce qui est d’ancienne coutume en France (on voit encore ces encensements pratiqués de nos jours par les 7 thuriféraires de Saint-Etienne de Caen).
    • Le nombre de chapiers est impressionnant (j’en compte au moins 15) ; comme on ne voit pas de prêtres en chasuble, la rubrique romaine qui veut que les prêtres en revêtent pour cette procession ne semble pas observée, on peut imaginer que les prêtres sont donc revêtus de chapes ; quelques dalmatiques aussi de diacres & sous-diacres ; les deux acolytes sont positionnés de part & d’autre de l’autel du reposoir, ils ne sont vêtus que de surplis à larges manches ; notez que selon l’ancienne coutume parisienne, tous les membres du clergé portent une couronne de roses sur la tête !
    • Deux enfants de chœur jettent des fleurs devant le Saint-Sacrement, le pavé est jonché du reste de branchages ; deux autres enfants les précèdent et semblent porter une réserve de pétales dans un drap ; notons leurs ceintures sur le surplis (vieil usage français) et aussi qu’ils portent des ailes d’ange. Promis à un bel avenir, ce détail donnera lieu par la suite à d’amples développements au XIXème siècle & à la première moitié du XXème siècle : autour du reposoir s’organisèrent de grandes représentations scéniques d’enfants déguisés en anges. A droite, la bannière d’un saint patron évêque a été portée en tête de procession.
    • Revenons au reposoir ; c’est une véritable construction provisoire. L’autel est vêtu d’un antependium à trois compartiments principaux, surmonté d’un gradin, de la croix & d’un retable ; on y accède par trois marches. De magnifiques tapisseries l’entourent et masquent la construction.
    • A gauche de l’autel du reposoir a été édifié une tribune de musique ; y prennent placent instruments & chanteurs qui exécutent un motet pour le reposoir. On distingue au moins deux violons, une flûte d’Allemagne & un hautbois, le maître de musique au centre bat la mesure. Marc-Antoine Charpentier nous a laissé plusieurs œuvres pour les reposoirs de la Fête-Dieu, e.g. ses Symphonies pour un reposoir [H.515] ou Pour un reposoir [H.523] exigent la présence d’un véritable orchestre de bonne taille ; son motet In Festo Corporis Christi Canticum [H.344] fut exécuté au reposoir de la Fête-Dieu de Versailles devant le Roi. Nous avons par ailleurs déjà évoqué sur ce blog les 300 exécutants du motet de la Fête-Dieu de Langres écrit par le chanoine Couturier.
    • Notons pour finir les deux femmes qui lancent des pétales de fleur depuis leur fenêtre (de nos jours nous recevons usuellement bien autre chose…). C’était la Chrétienté.

    ***

    Dans cette série :

    Programme du dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie – ton 1

    Dimanche de la sainte Pentecôte

    >Télécharger le livret du dimanche de tous les saints (textes propres & musique)

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 juin 2010, divine liturgie de 9h15.

    LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
    MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

    Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.

    Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

    L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelque variante avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie).

    Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

    L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de tous les saints de Russie.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 & 4 tropaires propres à la fête de tous les saints de Russie, ton 8 :
    1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
    6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
    7. Nous avons pas hérité de notre terre par l’épée, * mais par ta droite, et ta dextre élevée, et la lumière de ta face ; * et par les larmes de tes saints, leurs luttes et leur sueur, leur sang et leur enseignement, ** notre patrie est fermement établie.
    8. Lorsque nous nous sommes détournés loin de toi et n’avons pas accompli tes commandements, * alors tu nous as mis de côté et nous as humiliés ; * et nous sommes devenus la moindre parmi toutes les nations. * Mais aie pitié de nous, ô Dieu notre Sauveur, ** par les prières des saints.
    9. O tout-Sainte Trinité, fais nous revenir d’exil, * guéris notre maladie et notre chagrin, * et élève notre esprit de la paresse et du sommeil du péché, * que nous soyons dignes de nos pères et frères ** qui par leurs luttes ont glorifié ton nom dans notre pays.
    10. Rassemble les dispersés, * fais revenir ceux qui ont été séparés, * fais revenir ceux qui se sont éloignés de la foi orthodoxe, * réconforte les pleurs et la tristesse, * et guéris la dissolution de notre terre tourmentée, * O toi qui es pleine de grâce, * suppliant Dieu en notre nom ** avec les saints qui sont nos compatriotes.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1: La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * “Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme !”
    2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8: Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, * Dieu de miséricorde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3: En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous ; * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, * intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 1: Tu sors du tombeau en gloire, en tant que Dieu, ressuscitant le monde avec Toi. La mort est anéantie et la nature humaine te chante, ô Dieu. Adam exulte, ô Maître, et Eve libérée de ses liens se réjouit en criant : Tu es, ô Christ, Celui qui donne à tous la résurrection !

    Prokimen
    Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    Des saints russes, ton 4 :
    ℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

    Epître
    Du dimanche : Romains (§ 81) II, 10-16.
    Dieu jugera par Jésus-Christ, selon l’Évangile que je prêche, tout ce qui est caché dans le cœur des hommes.
    Des saints russes : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
    Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
    ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)
    Des saints russes :
    ℣. O Dieu ! nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous l’ont annoncé. (Psaume 46, 1)

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 9) IV, 18-23.
    Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
    Des saints russes : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38; XIX, 27-30..
    Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints russes : Le Seigneur a mis sa complaisance dans son peuple ; et il élèvera ceux qui sont doux, et les sauvera. (Psaume 149, 4) Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la solennité de la Fête-Dieu

    Turpin de Crissé, la procession de la Fête-Dieu

    > Catéchisme sur la Fête-Dieu

    Saint-Eugène, le dimanche 6 juin 2010, grand’messe de 11h.
    Vêpres, procession & salut solennels du Très-Saint Sacrement : 15h30.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa Exultate Deo (1669) de François Cosset (c. 1610 † c. 1673), maître de chapelle des cathédrales de Laon, Reims et Paris
  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle) – Harmonisation d’Olivier Willemin, organiste de Sainte-Rosalie
  • Introït – Cibavit eos (ton ii.)
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Alleluia – Caro mea (ton vii.)
  • Sequence – Lauda Sion (ton vii.)
  • Credo III – Et incarnatus est de la Missa Exultate Deo de François Cosset
  • Offertoire – Sacerdotes Domini (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Après la Consécration : Benedictus de la Missa Secunda de Hassler
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – traduction versifiée du XVIIIème siècle
  • Communion – Quotiescumque (ton vii.)
  • Prière pour la France, ajoutée à la Missa Exultate Deo de François Cosset par Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    *

    Plain-chant de la Solennité du Corps du Christ dans le graduel de Nivers (1679)