Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Prose parisienne de la fête de saint Pierre & saint Paul – Offices notés complets de Paris – 1899

La composition de cette prose est de Simon Gourdan (1646 † 1729), chanoine de Saint-Victor. En voici le texte et une traduction ancienne.

TE laudámus, o Regnátor,
O pastórum, Christe, Pastor,
Summis in Princípibus.
Nous te louons, ô Souverain, ô Christ, Pasteur des pasteur, en la personne de ces premiers pasteurs.
Tibi memor gratulétur,
Et concéssis gloriétur
Pia plebs paréntibus.
Que le peuple fidèle te rende grâces et te glorifie pour les avoir reçus comme pères.
HI sunt Sion fundaménta,
Hi colúmnæ, fulciménta,
Turres, propugnácula.
Ce sont eux les fondements de Sion, ce sont eux ses colonnes, ses tours, et ses soutiens.
Hi bissénæ turbæ duces,
Hi stellántis aulæ faces,
Orbis et orácula.
Ce sont eux les chefs du troupeau, ce sont eux les flambeaux du ciel et les oracles de l’univers.
HIS ambóbus orbis cessit,
His ambóbus nox recéssit
Pulsa lumináribus.
Tous deux ont subjugué le monde, tous deux ont dissipé les ténèbres par les lumières de la foi.
Petro vertex principátus,
Paulo verbi magistrátus
Obtigit in géntibus.
Pierre reçoit la grâce de la primauté et Paul la prérogative d’apôtre des nations.
ILLI claves committúntur :
Huic arcánæ res pandúntur
Rapto super æthera.
Les clefs sont confiées à Pierre, à Paul la révélation des mystères cachés en étant enlevé au-dessus des cieux.
Hæc fœcúnda nos lactárunt
Ore, scriptis, et potárunt
Sponsæ matris úbera.
Ils sont comme les mamelles de l’Eglise notre mère, puisqu’ils nous ont abreuvés du lait de la foi par leur prédication et par leurs écrits.
ARCEM impérii
Christo subjíciunt,
Et sacerdótii
Caput stabíliunt.
Ils soumettent au Christ la capitale de l’Empire, et y établissent le siège du sacerdoce.
Athlétæ férvidi
Debéllant númina :
Torréntes límpidi
Manant in flúmina.
Athlètes intrépides, ils abattent les idoles ; torrent limpides, ils arrosent le champ de l’Eglise.
NAVIS Petri non quassátur,
Contra fluctus obfirmátur ;
Hac in arca grex salvátur
Integer credéntium.
La barque de Pierre est inébranlable, elle résiste à la fureur des flots ; c’est dans cette arche que le troupeau des croyants est à couvert du naufrage.
Quin olympus reserátur,
Vel indígnis obserátur,
Sors ætérna temperátur
Ad Petri judícium.
Sur l’ordre de Pierre, le ciel s’ouvre ou bien se ferme, les destinées éternelles sont décidées.
QUANTA cœlo merces datur !
Cruce Petrus consummátur,
Ferro Paulus obtruncátur :
Sic se litant hóstiæ.
Que leur récompense est grande dans le ciel ! Pierre consume ses jours sur la croix, et Paul par le fer ; ainsi s’immolent-ils en hosties.
Hic triúmphus bellatórum :
Hæc coróna magistrórum :
Binum lumen oculórum
Sic micat Ecclésiæ.
Tel est le triomphe de ces soldats, telle est la couronne de ces maîtres, ainsi brillent ceux qui sont comme les deux yeux de l’Eglise.
PETRE, radix unitátis,
Paule, jubar veritátis,
Super astra qui regnátis,
Datæ jure potestátis
Nos e cœlo régite.
Pierre, racine de l’unité, Paul, rayon perçant de la vérité, vous régnez au-dessus des cieux ; comme vous en avez reçu le pouvoir, conduisez-nous nous aussi au ciel.
Quos in fide genuístis,
Quos præcéptis imbuístis,
Quos exémplo docuístis,
Quos cruóre perfudístis,
Deo nos conjúngite. Amen. Allelúia.
Ceux que vous avez engendrés dans la foi, que vous avez nourris de vos leçons, que vous avez enseignés par vos exemples et pour qui vous versâtes votre sang, unissez-les à Dieu. Amen. Alleluia.

Images de la procession de la Fête-Dieu à Liège

Aujourd’hui a eu lieu en l’église du Saint-Sacrement de Liège la messe solennelle de la Fête-Dieu célébrée par le Monsieur le chanoine Vanderbruggen, o.praem., recteur du sanctuaire de Tancrémont (officiant), assisté par les abbés Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing (diacre) et Claude Germeau, directeur du foyer d’accueil des jeunes à Herstal (sous-diacre). Notre Schola eut la joie d’y chanter la messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra ainsi que plusieurs motets de compositeurs actifs à Liège au XVIIème siècle, dont Lambert Pietkin, maître de chapelle de la cathédrale de Liège ; la découverte de sa musique d’une grande finesse nous a enthousiasmé durant le travail de préparation de cette Fête-Dieu liégeoise.

A l’issue de la messe, une belle procession eucharistique s’est déroulée dans les rues de Liège.

C’était très émouvant de célébrer le Corps du Seigneur dans la ville même où cette fête fut instituée à la suite des visions de Notre Seigneur à sainte Julienne de Cornillon.

Plus d’infos sur le site des organisateurs : Fête-Dieu à Liège.

Programme de la solennité de la Fête-Dieu

Turpin de Crissé, la procession de la Fête-Dieu

> Catéchisme sur la Fête-Dieu

Saint-Eugène, le dimanche 26 juin 2011, grand’messe de 11h.
Vêpres, procession & salut solennels du Très-Saint Sacrement : 15h30.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris & de Louis XV à Versailles
  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle) – Harmonisation d’Olivier Willemin, organiste de Sainte-Rosalie
  • Introït – Cibavit eos (ton ii.)
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Alleluia – Caro mea (ton vii.)
  • Sequence – Lauda Sion (ton vii.)
  • Credo III – Et incarnatus de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la Sainte Chapelle de Paris
  • Offertoire – Sacerdotes Domini (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Benedicam Dominum – Psaume 33 – Lambert Pietkin (1612 † 1696), maître de chapelle de la cathédrale de Liège
  • Après la Consécration : Benedictus de la Missa Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – traduction versifiée du XVIIIème siècle
  • Communion – Quotiescumque (ton vii.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    *

    VEPRES & PROCESSION – 15h30

  • Vêpres chantées en vieux plain-chant parisien avec faux-bourdons parisiens
  • Dixit Dominus en musique : alternances polyphoniques : Henri de Villiers
  • Magnificat en musique : alternances polyphoniques d’Henry du Mont
  • Motet d’exposition : O salutaris de l’abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790) – les fidèles sont invités à chanter avec la schola
  • Première partie de la procession :
    Pange lingua
    Benedictus qui venit – cantique du Chanoine Darros – versets du Benedictus (Luc, I-vv. 68 – 79), psalmodie du VIème ton
  • Au premier reposoir :
    Panis angelicus, motet d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint Paul
    Tantum ergo
  • Seconde partie de la procession :
    Antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Au second reposoir :
    Panis angelicus de Peter Philips (c. 1560 † 1628), chanoine de Soignies & de Béthune, organiste de la chapelle de l’Archiduc Albert VII d’Autriche, gouverneur des Pays-Bas
    Tantum ergo
  • Troisième partie de la procession :
    Lauda Sion – Texte de saint Thomas d’Aquin composé sur la séquence Laudes Crucis d’Adam de Saint-Victor – mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle)
  • Au Salut du Très-Saint Sacrement :
    Ave verum en plain-chant
    Ecce panis angelorum – extrait de la prose de la Fête-Dieu de saint Thomas d’Aquin
    Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
    Panis angelicus – plain-chant de Langres
    Tantum ergo
    Louanges divines en réparation des blasphèmes
    Motet final au très Saint Sacrement : Adoremus in æternum en plain-chant musical
  • Télécharger le livret des vêpres & de la procession au format PDF.

    *

    Plain-chant de la Solennité du Corps du Christ dans le graduel de Nivers (1679)

    Programme du dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie – ton 1

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 juin 2011 du calendrier grégorien, 13 juin du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
    MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

    Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.

    Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

    L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelque variante avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie).

    Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

    L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de tous les saints de Russie.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 & 4 tropaires propres à la fête de tous les saints de Russie, ton 8 :
    1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
    6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
    7. Nous avons pas hérité de notre terre par l’épée, * mais par ta droite, et ta dextre élevée, et la lumière de ta face ; * et par les larmes de tes saints, leurs luttes et leur sueur, leur sang et leur enseignement, ** notre patrie est fermement établie.
    8. Lorsque nous nous sommes détournés loin de toi et n’avons pas accompli tes commandements, * alors tu nous as mis de côté et nous as humiliés ; * et nous sommes devenus la moindre parmi toutes les nations. * Mais aie pitié de nous, ô Dieu notre Sauveur, ** par les prières des saints.
    9. O tout-Sainte Trinité, fais nous revenir d’exil, * guéris notre maladie et notre chagrin, * et élève notre esprit de la paresse et du sommeil du péché, * que nous soyons dignes de nos pères et frères ** qui par leurs luttes ont glorifié ton nom dans notre pays.
    10. Rassemble les dispersés, * fais revenir ceux qui ont été séparés, * fais revenir ceux qui se sont éloignés de la foi orthodoxe, * réconforte les pleurs et la tristesse, * et guéris la dissolution de notre terre tourmentée, * O toi qui es pleine de grâce, * suppliant Dieu en notre nom ** avec les saints qui sont nos compatriotes.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1: La pierre fut scellée par les Juifs, les soldats gardèrent ton corps immaculé. Cependant, tu ressuscitas le troisième jour, donnant la vie au monde, ô Sauveur. Aussi, les Puissances célestes te crièrent, à toi, source de vie : “Gloire à ta Résurrection, ô Christ ! Gloire à ta royauté ! Gloire à ta divine économie, toi qui seul aimes les hommes !”
    2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8: Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, * Dieu de miséricorde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3: En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous ; * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, * intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 1: Tu sors du tombeau en gloire, en tant que Dieu, ressuscitant le monde avec Toi. La mort est anéantie et la nature humaine te chante, ô Dieu. Adam exulte, ô Maître, et Eve libérée de ses liens se réjouit en criant : Tu es, ô Christ, Celui qui donne à tous la résurrection !

    Prokimen
    Du dimanche, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    Des saints russes, ton 4 :
    ℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

    Epître
    Du dimanche : Romains (§ 81) II, 10-16.
    Dieu jugera par Jésus-Christ, selon l’Évangile que je prêche, tout ce qui est caché dans le cœur des hommes.
    Des saints russes : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
    Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    ℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
    ℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)
    Des saints russes :
    ℣. O Dieu ! nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous l’ont annoncé. (Psaume 46, 1)

    Evangile
    Du dimanche : Matthieu (§ 9) IV, 18-23.
    Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
    Des saints russes : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38; XIX, 27-30..
    Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints russes : Le Seigneur a mis sa complaisance dans son peuple ; et il élèvera ceux qui sont doux, et les sauvera. (Psaume 149, 4) Alleluia, alleluia, alleluia.

    Fête-Dieu à Liège ce samedi 25 juin 2011

    La Solennité de la Fête-Dieu sera célébrée le samedi 25 juin prochain à 16 heures, en l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132). La messe solennelle sera célébrée par le chanoine Jos Vanderbruggen, o.praem., recteur du sanctuaire de Tancrémont (officiant), assisté par les abbés Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing (diacre) et Claude Germeau, directeur du foyer d’accueil des jeunes à Herstal (sous-diacre).

    La Schola Sainte-Cécile interprétera, outre le propre grégorien de la fête, la messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra (1660 † 1744) ainsi que des motets du XVIIème siècle français (Michel de Lalande, Jean de Bournonville) et liégeois (Henri Du Mont, Peter Philips, Lambert Pietkin).

    La messe sera suivie de la procession du Saint-Sacrement se déroulera ensuite dans les rue de Liège.

    Vision de sainte Julienne par Philippe de Champaigne

    La fête du Corps du Seigneur est née au Pays de Liège voici plus de sept siècles, avec l’instauration de la Fête-Dieu en 1246 sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et de la bienheurseuse Ève de Saint-Martin. Elle fut étendue par le Pape Urbain IV au monde entier en 1264 et la procession qui suit la messe instituée quelque cinquante ans plus tard en 1318.

    Foule massée à Liege pour la procession fluviale de la Fete-Dieu sur la Meuse

    Mais à Liège, berceau de la fête, cette procession, qui revêtait autrefois une solennité fastueuse, s’est éteinte dans les années 1970. Un comité de fidèles a vu le jour pour la faire renaître au cœur de la cité.

    L’an dernier, près de 500 personnes y ont pris part ainsi qu’à la messe dont elle procède. Le rendez-vous est pris cette année pour le samedi 25 juin 2011, 16 heures, à l’église du Saint-Sacrement.

    EXTRAIT DU RADIOMESSAGE DU PAPE PIE XII AU PEUPLE LIÉGEOIS, LE 30 JUIN 1946
    pour le VIIe centenaire de l’institution de la Fête-Dieu à Liège

    « Faut-il Nous étonner que le Christ de lumière, d’amour et de charité ait choisi votre patrie pour lui confier, par le ministère caché de la vierge augustinienne de Cornillon, ce joyau de la liturgie catholique, la Fête-Dieu, afin que, brillant d’abord chez vous du plus pur éclat, il rayonne de chez vous sur le monde entier en sorte que tous, sans distinction de pays, de classes, de conditions, rassasiés de la même nourriture divine, goûtent ensemble la fortifiante douceur de l’unité et de la paix que signifient les apparences du pain et du vin sous lesquelles se voilent le corps, le sang, l’âme, la divinité du Christ, notre véritable aliment et notre véritable vie.

    Tel est l’objet de la prière qui monte, ardente, de Notre cœur vers le Cœur de Jésus, présentée par le Cœur immaculé de Marie, Mère et Médiatrice ; qu’elle attire sur vous l’abondance de toutes grâces avec la Bénédiction que Nous allons vous donner dans toute l’effusion de Notre amour paternel à vous, peuple liégeois, à vos chefs spirituels et particulièrement aux nouveaux prêtres et sous-diacres ordonnés en cette mémorable journée. »

    Plus d’informations sur le site de l’église du Saint-Sacrement de Liège et sur le blog de la Fête-Dieu à Liège.

    2 pièces de l’ancien office primitif liégeois de la Fête-Dieu

    En 1246, lorsque le prince-évêque de Liège, Robert de Torote, établi en son diocèse la célébration de la Fête-Dieu à la suite des visions de sainte Julienne de Cornillon, il fallut établir un office & une messe pour la nouvelle fête. La composition des nouveaux textes et de leurs mélodies fut confiée à Jean de Cornillon, prêtre, lequel travailla en collaboration avec sainte Julienne.

    A la suite du miracle eucharistique de Bolsena en 1263, le pape Urbain IV, ancien confesseur de sainte Julienne, étendit à toute l’Eglise la Fête-Dieu par la bulle “Transiturus de hoc mundo” du 8 septembre 1264. Il confia alors à saint Thomas d’Aquin la rédaction d’un nouvel office et d’une nouvelle messe, et c’est l’admirable travail de saint Thomas que nous chantons toujours aujourd’hui, avec des pièces universellement célèbres comme l’hymne Pange lingua, l’antienne de Magnificat O quam suavis est ou la séquence Lauda Sion.

    Pourtant, dans la principauté de Liège elle-même, l’ancien office composé par Jean de Cornillon subsista avant d’être finalement supplanté par celui de saint Thomas d’Aquin et de disparaître complètement au XVIème siècle. Certes l’œuvre de saint Thomas est inégalable de par sa densité théologique, mais celle de Jean de Cornillon n’était pas sans mérites ; en particulier, on pourra apprécier la réelle beauté musicale, la composition du plain-chant étant originale, là où saint Thomas “centonise” le plus souvent, c’est-à-dire reprend tous les grands “tubes” du répertoire en leur donnant des textes nouveaux.

    Nous avons la grâce de chanter cette année la messe et la procession de la Fête-Dieu à Liège, en la cité même où cette belle fête fut instituée la première fois sous le vocable de Festum Eucharistiæ, la Fête de l’Eucharistie. Nous utiliserons bien sûr les livres romains toutefois nous chanterons au Salut du Très-Saint Sacrement des pièces tirées de l’ancien office de Jean de Cornillon.

    Antienne du Magnificat des IIndes vêpres

    Jésus, plein de bonté & de bénignité, salut véritable & notre sanctification, suave satiété des anges, hostie glorieuse, céleste, douce comme le miel, faites-nous parvenir dans votre gloire. Là nous ne verrons plus en figure, comme ici-bas, mais directement & sans voiles, lorsque vous apparaîtrez tout en tous Dieu béni à jamais.

    Séquence de la messe de la Fête-Dieu

    Sequentia

    Séquence
    Laureata plebe fidelis
    Sacramento Christi carnis,
    Laude regem gloriae.
    Peuple fidèle, le sacrement du corps du Christ est ton diadème : loue le Roi de gloire.
    Nam cum regnans sit in caelis,
    Cum effectu suae mortis
    Se praebet cotidie.
    Il règne dans le ciel, mais il se donne chaque jour avec le fruit de sa mort.
    Ut pretium pro peccatis
    Fiat virtus passionis
    Et augmentum gratiae,
    La vertu de sa passion devient le prix de notre rachat et une augmentation de grâce.

    Missa confert ista nobis;
    Ergo digne sit solemnis
    Missae cultus hodie.
    C’est le sacrifice de la messe qui nous assure ces bienfaits : entourons-le aujourd’hui d’un éclat spécialement solennel.

    Hoc signavit vitae lignum,
    Melchisedech panem vinum,
    Ut placaret trinum-unum,
    Offerens altissimo ;
    Ce mystère a été annoncé en figure : l’arbre de vie ; l’offrande de pain et de vin, présentée au Très-Haut par Melchisédech, pour apaiser le Dieu un et trine ;

    Aser quoque pinguis cibus
    Delicias dans regibus,
    Nam regalis est hic cibus
    Pane sacratissimo.
    Aser qui reçut en héritage de son père Jacob le pain nourrissant, délices des rois, car véritablement notre pain très-saint est nourriture royale.

    Et hoc quidem designavit
    Agnus sine macula,
    Quem edendum immolavit
    Quondam lex mosaica.
    Une autre figure est 1’Agneau sans tache qu’autrefois la Loi mosaïque immolait et faisait manger par le peuple.
    Agnus legis iam cessavit,
    Supervenit gratia,
    Christi sanguis dum manavit
    Mundi tollens crimina.
    Cet Agneau a disparu. La Grâce a succédé à la Loi, lorsque le sang du Christ fut versé pour effacer les péchés du monde.

    Caro cuius tam serena
    Nobis esca sit amoena
    Fidei mysterio.
    Que sa chair sans défaut soit notre douce nourriture dans le mystère de la foi.

    Quam provide mana caeli
    Figuravit Israeli
    Nobili praesagio.
    Symbole célèbre, la manne tombée du ciel préfigure cette nourriture devant le peuple d’Israël.

    Esca fuit temporalis
    In deserto datum manna,
    Christus panis est perennis
    Dans aeterna gaudia.
    Dans le désert, la manne ne fut donnée en nourriture que pour un temps ; le Christ est le pain permanent, qui procure les joies éternelles.

    Hic est panis salutaris,
    Per quem datur nobis vita,
    Hic est calix specialis
    Cuius potus gratia.
    C’est le pain salutaire qui nous infuse la vie; c’est le calice choisi d’où découle la grâce.
    Hic est esus pauperum,
    Nullum quaerens pretium
    Sed mentes fidelium,
    Pacis praebens copiam.
    Il est l’aliment des pauvres ; il ne demande en prix aux fidèles que leur âme, et leur assure en retour une abondance de paix.
    O dulce convivium
    Supernorum civium,
    In terris viaticum
    Nos ducens ad patriam.
    O doux banquet des habitants du ciel, vous êtes sur la terre notre viatique, et vous nous conduisez vers la patrie.
    Vitae via, lux perennis,
    Satians refectio,
    Christe, confer vitam nobis
    Hoc sacro convivio.
    Chemin de la vie, lumière éternelle, ô Christ, vous qui rassasiez pleinement, donnez-nous la vie en ce saint banquet.
    Ut aeterno cum supernis
    Perfruamur gaudio,
    Quod ostendet deitatis
    Manifesta visio.
    Faites-nous jouir, avec les bienheureux, de la joie éternelle, qui résultera de la vision parfaite de la
    divinité.
    Vive panis, vivax unda,
    Vera vitis et fecunda,
    Vitae da subsidia.
    Pain vivant, breuvage vivifiant, seule vraie vigne et féconde, ranimez notre vie.
    Sic nos pasce, sic nos munda,
    Ut a morte nos secunda
    Tua salvet gratia.
    Nourrissez-nous, purifiez-nous, et que votre grâce nous préserve de la mort éternelle.
    Nam effectus tuae mortis
    Nos emundat a peccatis
    Per missae mysteria..
    Votre mort a pour effet de nous purifier de nos péchés par le mystère de l’autel.
    Summæ templum Trinitatis
    Sempitemam confer nobis
    Gloriam in patria.
    Temple de la souveraine Trinité, procurez-nous la gloire éternelle dans la patrie.
    Iesu, decus angelorum,
    Spoliator infernorum
    Humili victoria,
    Jésus, gloire des anges, vainqueur de l’enfer à qui, par votre humilité, vous avez arraché sa proie,
    Honor caeli, lux sanctorum,
    Salus mundi, fons bonorum,
    Tibi laus et gloria. Amen.
    A vous, lumière des saints, salut du monde, source de tout bien, à vous louange et gloire. Amen.

    Livret PDF avec ces deux pièces.

    Source : Dom C. Lambot, Dom I. Fransen, L’Office de la Fête-Dieu primitive – Textes & mélodies retrouvées. Editions de Maredsous, 1946. 104 pages.
    Ouvrage imprimé pour les festivités du VIIème centenaire de l’institution de la Fête-Dieu à Liège en 1946.

    Mar George Alencherry, nouvel Archevêque Majeur des Syro-Malabars

    Le 29 mai 2011 dernier, Sa Béatitude George Alencherry a été intronisé Archevêque Majeur de l’Eglise catholique Syro-Malabare en la basilique Sainte-Marie à Cochin.

    Agé aujourd’hui de 66 ans, Mar George Alencherry, après avoir perfectionné sa formation à l’Institut catholique de Paris, a été nommé à son retour responsable du centre catéchétique de Changanacherry puis directeur du Centre interrituel d’orientation pastorale, dépendant de la Conférence des évêques catholiques du Kerala. Nommé vicaire général du diocèse de Changanacherry, il a été élevé à l’épiscopat en 1996 devenant le premier évêque du tout nouveau diocèse de Thuckalay, avant de devenir en mai dernier le premier archevêque majeur élu de l’Eglise syro-malabare. Les catholiques traditionnels français le connaissent, puisqu’il a participé au pèlerinage de Chartres de 2001 au cours duquel il a donné le salut du Très-Saint Sacrement au camp de Gas, y chantant l’Oraison dominicale en araméen, la langue même de Notre Seigneur, qui est langue liturgique en rit syro-malabar. Nous avions eu alors l’honneur de chanter ce salut.

    L’Eglise catholique syro-malabare est la deuxième plus grande Église catholique orientale sui iuris, avec près de 4 millions de fidèles, la première étant l’Eglise Gréco-Catholique Ukrainienne, avec 6 millions de fidèles.

    L’Eglise Syro-Malabare tire son origine de l’Apôtre saint Thomas venu évangéliser l’Inde du Sud (il fut martyrisé à Maïlapour près de Madras). Du fait que Thomas avait précédemment fondé l’Eglise en Mésopotamie, l’Eglise de l’Inde du Sud fut historiquement liée au catholicosat de Séleucie-Ctésiphon, partageant avec elle la même liturgie (Messe des saints Apôtres Thaddée & Mari) en araméen.

    Avec l’arrivée des Portugais en Inde au XVIème siècle, les chrétiens de saint Thomas subirent une latinisation outrancière de leur liturgie, passant sous la juridiction de l’archevêque latin de Goa en 1599. Cette situation engendra par la suite de nombreux schismes successifs, au point que la situation ecclésiale est pour le moins complexe au Kérala de nos jours.

    En 1919, l’Eglise syro-malabare retrouva son rite araméen oriental délatinisé puis Rome rétablit sa hiérarchie en 1923. En 1992, le pape Jean Paul II a élevé l’Eglise syro-malabare au rang d’Eglise archiépiscopale majeure, l’archidiocèse d’Ernakulam-Angamaly (Cochin) devenant le siège de l’archevêque métropolite. Lorsque son dernier titulaire, le cardinal Varkey Vithayathil est décédé le 1er avril 2011 à l’âge de 83 ans, le choix du nouvel archevêque majeur de l’Eglise syro-malabare a donné lieu à un événement d’une grande portée historique.

    C’est en effet par un synode rassemblant ses différents responsables que l’Eglise syro-malabare, rompant avec des siècles de nomination de ses évêques directement par Rome, a élu son supérieur, Mar George Alencherry, le 24 mai dernier à Cochin, élection qui a été officiellement confirmée le 26 mai par Benoit XVI.

    Cette nouvelle étape dans l’histoire de l’Eglise syro-malabare est le fruit d’un long travail de plusieurs dizaines d’années entre cette communauté catholique de rite oriental et le Saint-Siège. En janvier 2004, Rome donnait en effet l’autorisation au Synode Syro-Malabar d’élire ses propres évêques dans l’Etat du Kerala. Cette décision était très attendue par l’Eglise Syro-Malabare qui réclamait depuis longtemps de retrouver une autonomie plus grande vis-à-vis de Rome. Toutefois cette autorisation ne concerne que les juridictions ecclésiastiques au Kerala et ne s’applique pas aux diocèses établis dans d’autres territoires où les évêques syro-malabars dépendent de la juridiction de l’archevêque métropolitain local de rite latin (tout en restant sous l’autorité spirituelle et liturgique de leur archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly). L’Eglise syro-malabare compte ainsi plus d’une quarantaine d’évêques pour 29 diocèses répartis majoritairement au Kerala, mais dont quelques uns se trouvent dans sept autres états indiens, et l’un d’eux aux Etats-Unis. Ce dernier, érigé en 2001, l’éparchie Saint-Thomas de Chicago, est le seul diocèse établi hors de l’Inde.

    Le chevauchement en Inde des territoires ecclésiastiques des deux rites rendant complexe l’exercice de la pastorale et donnant lieu à des querelles récurrentes, les évêques syro-malabars en visite ad limina en avril dernier à Rome ont à nouveau demandé à Benoît XVI que l’autorité accordée sur leurs juridictions au Kerala puisse être étendue à toute l’Inde, ainsi qu’aux pays où les fidèles syro-malabars sont aujourd’hui nombreux, comme la région du Golfe persique, l’Europe ou encore l’Australie. De plus, ont affirmé les prélats, leur Eglise est l’objet de discriminations de la part des représentants locaux de l’Eglise latine, regrettant que « les autres chrétiens et les autres religions jouissent de la liberté de construire des églises et des bâtiments partout en Inde », mais que les Eglises orientales catholiques en soint exclues, paradoxalement non par l’Etat, mais par leur propre institution ecclésiale ».

    Sa Béatitude George a d’ores & déjà invité lors de la messe d’intronisation les trois Eglises catholiques en Inde de rites latin, syro-malabar et syro-malankar, à « oublier les rivalités passées » et à « travailler ensemble à l’unité », ajoutant que si elles « avaient peut-être été en compétition les unes avec les autres », il était temps « d’accueillir le pardon de Dieu (…) et de se tourner vers l’avenir avec espoir ».

    Le nouveau dirigeant de l’Eglise syro-malabare a lancé le même appel à sa propre communauté, dont il avait souligné les divisions internes sur des questions liturgiques (la fracture entre les partisans du maintien des traditions syro-araméennes propres et le tenants de la modernisation à outrance de la liturgie). Néanmoins, le dynamisme missionnaire de cette Eglise en Inde est plutôt extraordinaire. Tous nos vœux et prières accompagnent Mgr Alencherry dans sa nouvelle mission.

    Vidéo de la messe d’intronisation sur YouTube :

    Source : Syro Malabar Catholic ChurchEastern Rite Catholic Filipinos

    Programme de la fête de la Très-Sainte Trinité

    Trinite

    > Catéchisme sur la Trinité

    Saint-Eugène, le dimanche 19 juin 2011, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe VIII – De Angelis
  • Procession d’entrée: orgue
  • Introït – Benedicta sit sancta Trinitas (ton viii.)
  • Kyrie II Fons bonitatis, chanté avec ses tropes médiévaux
  • Graduale – Benedictus es, Domine (ton v.)
  • Alleluia – Benedictus es, Domine Deus (ton viii.)
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la Sainte Chapelle de Paris
  • Offertoire – Benedictus sit Deus Pater (ton iii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Benedicam Dominum – Lambert Pietkin (1612 † 1696), maître de chapelle de la cathédrale de Liège – Psaume 127, faux-bourdon parisien du IVème ton
  • Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Pendant la communion : Panis angelicus, motet de Peter Philips (c. 1560 † 1628), prêtre anglais exilé en Flandres pour la foi catholique, organiste de la Chapelle de la Cour d’Autriche à Bruxelles
  • Communion – Benedicimus Patrem cœli (ton iv.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Orgue
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    *

    Plain-chant de la Trinité dans le graduel de Nivers (1679)

    Programme du dimanche de tous les saints – ton 8

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 juin 2011 du calendrier grégorien – 6 juin 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
    ВСЕХ СВЯТЫХ

    De même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour l’histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage pour abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète au couvent des Blachernes en odeur de sainteté. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse.

    Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.

    L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    A LA PETITE ENTREE

  • I. Tropaire du dimanche Ton 8
    Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. * Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !

  • II. Tropaire de tous les saints Ton 4
    Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * “Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde.”
  • III. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
  • IV. Kondakion de tous les saints Ton 8
    Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.
  • PROKIMENA TON 8
    I. Prokimenon du dimanche Ton 8
    ℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12)
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1)
    II. Prokimenon de tous les saints Ton 4
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)

    APOTRE : ÉPITRE DU SAINT APOTRE PAUL AUX HEBREUX, 11,33 – 12,2

    ALLELUIA TON 4
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    EVANGILE : MATTHIEU, 10,32-33,37-38 ; 19,27-30

    KOINONIKA
    I. Verset de communion du dimanche
    Louez le Seigneur du haut des ci eux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1)
    II. Verset de communion de tous les saints
    Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. Alleluia. (Psaume 32, 1)

    Agenda pour cette Pentecôte 2011

    Samedi 18h : vigiles à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, dont la Pentecôte est la fête paroissiale.
    Pas de répétition à Saint-Eugène-Sainte-Cécile.
    Dimanche : 9h15 : divine liturgie à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, en présence de Mgr Brossolette, vicaire général.
    Dimanche : 11h : messe de la Pentecôte à Saint-Eugène-Sainte-Cécile.
    Dimanche 18h : vêpres de l’agenouillement à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité.