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Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : pose de voix, vocalise, découverte du chant grégorien

Restauration de la Vierge de Lépante

Cette statue de Notre Dame était à bord de la Galère Royale commandée par don Juan d’Autriche, demi-frère du roi Philippe II d’Espagne, à la bataille de Lépante. Le navire amiral de la flotte chrétienne est justement celui dont les troupes ont abordé La Sultane et décapité le commandant des Ottomans, Ali Pacha, tandis que le pape Pie V priait le Rosaire à Rome pour la victoire de la Sainte Ligue. Cette victoire éclatante de Lépante a durablement protégé l’Europe chrétienne des agressions musulmanes. C’était le 7 octobre 1571, date que commémore tous les ans la fête de Notre Dame du Rosaire.

A bord de la Galera Real, cette Vierge en bois, Vierge du Rosaire devenue « Vierge de la Victoire », avait été offerte à Jean d’Autriche par les alliés vénitiens. De retour en Espagne après ce haut fait d’armes sur lequel elle avait veillé, la statue de la Mère de Dieu fut léguée par don Juan d’Autriche à sa mort en 1578 à la Confrérie des Galères en l’église de Saint-Jean-de-Latran – aujourd’hui détruite – du Port de Santa María à Cadix.

En 1854, la statue fut transférée au Collège des Aspirants de l’Académie des Gardes Marines de San Fernando, ancêtre de l’Ecole Navale espagnole. Il y reçut une première restauration des mains de l’artiste Flores Loma au mois de septembre de cette même année.

La statue – ensuite à peu près oubliée -, subit les outrages des temps & était très abîmée. Elle vient d’être remise au Musée naval de Madrid, où, après restauration, en « habit de gala » comme le promet le restaurateur José Maria Galvez Farfan, elle sera visible pour tous. Avec son regard qui a conservé une grande intensité, assez pour galvaniser les combattants contre “le Grand Turc”…

Programme du IVème dimanche après l’Epiphanie

Saint-Eugène, le dimanche 30 janvier 2011, grand’messe de 11h.

L’évangile de ce dimanche nous relate le miracle de la tempête apaisée (Matthieu 8, 23-27). Après les trois théophanies de l’adoration des Mages, du Baptême au Jourdain et des noces de Cana, après s’être manifesté, le IIIème dimanche après l’Epiphanie, comme Sauveur des pécheurs et des Gentils, le IVème dimanche après l’Epiphanie, le Christ apparaît cette fois en vainqueur des éléments déchaînés.

Les messes dominicales à partir du IVème dimanche après l’Epiphanie jusqu’à la Septuagésime n’ont pas de chants spéciaux, mais reprennent ceux du IIIème dimanche. C’est une anomalie qui s’explique par le fait de l’incertitude même qui domine cette dernière partie du cycle après l’Épiphanie. Tout dépendait du commencement du jeûne quadragésimal ; or, dans plusieurs lectionnaires romains, ce cycle comprenait jusqu’à dix semaines, tandis que d’autres en émanèrent à peine trois. Les derniers dimanches après la Pentecôte se trouvent dans des conditions identiques ; aussi tout donne à penser que, vu l’absence de chants spéciaux pour ces dimanches supplémentaires, la rédaction grégorienne de l’antiphonaire représente vraiment l’usage du VIIe siècle.

La collecte révèle les jours de saint Grégoire le Grand, époque où les Lombards menaçaient la capitale du monde elle-même. Durant tout le Ve et le VIe siècle, la Ville éternelle fut plusieurs fois prise, saccagée, humiliée et la prière de l’Église fait précisément allusion à cet état de choses. “O Dieu, qui savez bien que la faiblesse même de notre nature nous expose à succomber aux maux si nombreux qui nous accablent, donnez-nous le salut du corps et de l’âme, afin que nous surmontions, par votre grâce, ces maux que nous souffrons à cause de nos péchés.” (Bienheureux Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum).

Cette année, ce IVème dimanche sera le dernier après l’Epiphanie, la Septuagésime – qui ouvre le cycle pascal – tombant dimanche prochain.

  • Procession d’entrée : Adressons nos hommages – cantique pour le temps de l’Epiphanie, sur le vieux noël “Or nous dites Marie“ – Chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Kyriale XI – Orbis factor
  • Graduel – Timebunt gentes (ton v.)
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
  • Offertoire : Dextera Domini – Plain-chant & reprise en polyphonie – Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Super flumina Babylonis pour le départ de l’Alléluia – Psaume 136 – adaptation : Henri de Villiers, depuis le На рекахъ Вавилонскихъ de V. Krupitskiy
    Te laudamus – antienne de communion (transitus) de la liturgie ambrosienne aux dimanches après l’Epiphanie
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Pour sauver l’humanité – cantate sur le vieux noël “Bon Joseph écoutez-moi”, d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – Chaîne de saint Pierre – ton 8

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 janvier 2012 du calendrier grégorien – 16 janvier 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Vénération de la précieuse chaîne du saint & illustre Apôtre Pierre.

    Vers l’an 43, le Tétrarque Hérode Agrippa, voyant les progrès de la prédication des Apôtres, fut pris de folie sanguinaire contre les Chrétiens et fit périr par le glaive Saint Jacques, le frère de Jean (mémoire le 30 avril). Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit aussi arrêter Pierre, le chef des Apôtres, et le fit jeter en prison, chargé de deux lourdes chaînes de fer, attendant que la Pâque fut passée avant de le faire comparaître. Mais, la nuit même, grâce aux prières de l’Eglise, Dieu envoya auprès de lui son Ange qui remplit le cachot de lumière. Il secoua l’Apôtre endormi pour le faire lever, et aussitôt les chaînes tombèrent de ses mains. Sans trop comprendre ce qui se passait et se croyant encore endormi, Pierre mit sa ceinture, chaussa ses sandales et, guidé par l’Ange, il franchit sans encombre tous les postes de garde. Quand ils parvinrent enfin en pleine ville, l’Ange, ayant accompli sa mission, quitta Pierre qui, sortant de sa torpeur, rendit grâces à Dieu. Il courut alors vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où les Chrétiens assemblés le reçurent avec grande joie (Actes des Apôtres 12, 1-19).

    Cette chaîne tombée des mains du Saint Apôtre fut achetée aux gardes par de pieux chrétiens afin qu’elle ne fut pas profanée en servant à lier de vrais criminels et fut conservée par l’Eglise de Jérusalem.

    Saint Pierre eut encore d’autres liens que ceux dont il fut enchaîné à Jérusalem ; car, étant venu à Rome pour y prêcher l’Evangile, l’empereur Néron le fit saisir et commanda qu’il fût mis en prison et enchaîné. Ces chaînes romaines avaient été cachées mais furent redécouvertes sous le pontificat du Pape saint Alexandre Ier vers l’an 116. Saint Alexandre, pape et martyr, gêné de voir sainte Balbine porter un respect singulier aux chaînes dont il avait été lui-même lié, l’exhorta à rechercher plutôt les chaînes de l’apôtre saint Pierre, ce qu’elle fit avec succès.

    Dans les années 430, l’impératrice Eudocie, femme de l’empereur Théodose le Jeune, était allée en Palestine visiter les saints lieux. Juvénal, patriarche de Jérusalem, lui fit présent des deux chaînes dont le Prince des Apôtres avait été lié dans la prison d’Hérode. Cette princesse en réserva une qui fut transférées en 437 à Constantinople, & placée dans la chapelle du saint Apôtre Pierre qui se trouve dans Sainte-Sophie (le tropaire du jour fait allusion à cette translation). Elle envoya l’autre chaîne à Rome à sa fille Eudoxie, qui avait épousé, depuis deux ans, l’empereur Valentinien III. Eudoxie présenta la relique au souverain Pontife. Le Pape Sixte III, reconnaissant, voulut lui montrer, de son côté, les chaînes dont saint Pierre avait été lié à Rome. Il arriva alors le miracle de la conjonction des deux chaînes : ayant été approchées l’une de l’autre, elles s’unirent d’elles-mêmes parfaitement ensemble. Eudoxie fit bâtir un temple pour les placer et les exposer à la vénération des fidèles. Ce temple, dont la dédicace fut probablement célébrée en 440, fut d’abord appelé Basilique Eudoxienne, du nom de sa fondatrice ; mais depuis il a été appelé Saint-Pierre-ès-Liens, et c’est un titre cardinalice. Les chaînes y sont toujours conservées (celles de Constantinoples sont perdues).

    Les rits romains & byzantins célèbrent tous les deux les liens de saint Pierre, aux dates des dédicaces des églises qui les recueillirent : le 16 janvier pour Constantinople, le 1er août pour Rome.

    Dieu a fait voir par des miracles insignes au cours des siècles qu’il approuvait la vénération de ces liens sacrés. Il n’y a rien d’étonnant à ce que non seulement les ossements des saints opèrent des miracles, mais aussi leurs vêtements ou les objets qu’ils ont touchés. L’Ecriture Sainte rapporte qu’il suffisait aux habitants d’Ephèse d’appliquer sur les malades des mouchoirs ou des linges qui avaient touché le corps de l’Apôtre Paul, pour que la maladie les quitte et que les esprits mauvais soient mis en déroute (Actes 19, 11-12). Les mêmes Actes des Apôtres rapportent encore, à propos de Saint Pierre, qu’une multitude d’hommes et de femmes allait jusqu’à transporter les malades dans les rues et les déposait à terre, de sorte que l’ombre du saint les couvrait à son passage et leur procurait la guérison (Actes 5, 15). C’est ainsi que l’Eglise a hérité la pieuse coutume de vénérer non seulement le corps des saints devenus porteurs de la Grâce, mais aussi leurs vêtements, leurs objets familiers ou les instruments par lesquels ils ont souffert pour le Seigneur.

    Plusieurs Pères de l’Eglise font allusion aux chaînes de saint Pierre. Pour saint Augustin, “toutes les Eglises de Jésus-Christ en font beaucoup plus d’état que de l’or le plus pur et le plus précieux”. Dans son Sermon XVIII des Saints, saint Augustin se sert de la comparaison suivante : “Si l’ombre de Pierre, dit-il, a été si salutaire, combien plus le sera la chaîne dont son corps a été environné ? Si la vaine apparence de son image a pu avoir la force de rendre la santé aux malades, quelle force n’auront donc pas des liens qui ont été imprimés sur ses membres sacrés ? Si saint Pierre a été si puissant avant son martyre, combien le doit-il être maintenant qu’il a triomphé de l’attaque des démons ?” Puis il s’écrie: “O chaînes fortunées, qui de menottes et de ceps ont été changées en couronnes et en diadèmes, en faisant l’Apôtre martyr ! O bienheureux liens, dont le captif a été traîné au supplice de la croix, non pas tant pour y être exécuté que pour y être consacré !”

    Parmi les sermons de saint Jean Chrysostome, on en trouve un sur ce sujet, que le cardinal Baronius estime être plutôt de saint Procle ou de saint Germain, ses successeurs, qui est rapporté par Siméon Métaphraste et par Surius au premier jour d’août, où l’auteur dit, entre autres choses, que “Pierre les regardait comme un ornement royal ; qu’il s’en trouvait beaucoup mieux paré que des colliers de perles et des vêtements de pourpre et de soie, et qu’il avait une joie extraordinaire de s’en voir lié, parce qu’il savait que ces chaînes lui procureraient une couronne immortelle dans le ciel”. L’auteur de ce sermon y traite longuement de l’emprisonnement de saint Pierre, des peines qu’il endura dans la prison par l’inhumanité des soldats qui le gardaient, de la gloire de sa délivrance et de l’utilité incomparable que toute l’Eglise en reçut. Il lui donne aussi d’excellentes épithètes, qui témoignent de l’éminence de sa dignité et des prérogatives de son siège. Il l’appelle la Bouche de Jésus-Christ et de ses confrères, l’Interprète des secrets de Dieu, le Maître des cieux et des fidèles, dont la doctrine est si sûre qu’on ne peut errer en la suivant, la Colonne d’Israël spirituel, la Solidité des Apôtres, l’Affermissement de ceux qui doutent, la Gloire de l’Eglise, l’Honneur des Disciples, l’Ornement et l’appui de ceux qui ont de véritables sentiments, la Réconciliation des pécheurs, le grand Miracle du monde, la Splendeur des théologiens, l’Esprit céleste et la très-pure Demeure de la très-sainte Trinité. Comme saint Augustin, ce même Docteur compare ensuite les chaînes du saint Apôtre avec son ombre, et dit que, si elle avait tant de force que tous ceux sur qui elle passait étaient guéris, de quelque maladie qu’ils fussent affligés, ses chaînes, qui sont quelque chose de solide, et qui ont reçu une vertu particulière de la sainteté de ses membres et de la puissance de ses mains, ouvrières de tant de miracles, doivent être beaucoup plus salutaires.

    Justin 1er, empereur d’Orient, envoya des ambassadeurs au pape Hormisdas, pour obtenir de lui une parcelle des chaînes de saint Pierre comme la chose la plus précieuse qu’il pût demander, tant la vénération de ces reliques était alors répandue. Les Papes, lorsqu’ils voulaient faire un présent considérable, envoyaient un peu de la limure du précieux fer des chaînes conservées à Rome, enchâssée dans une clef d’or ou d’argent, comme nous l’apprennent plusieurs épîtres de saint Grégoire le Grand. C’est ainsi que ce saint Pontife en envoya à Childebert, roi de France, pour qui il avait une affection particulière (Epître VI du livre V). Dans l’Epître XXIII du livre suivant, qu’il adresse à Théotiste, très-noble patricienne, soeur de Maurice, empereur d’Orient, avec un semblable présent, il rapporte qu’un seigneur lombard s’étant moqué d’une de ces clefs, et ayant voulu la rompre pour en avoir l’or, il fut à l’heure même saisi du démon, qui le traita avec tant de fureur qu’il s’égorgea avec le couteau dont il voulait couper la clef, et mourut sur-le-champ. Saint Grégoire en envoya aussi à Anastase, patriarche d’Antioche, à Recarède, roi des Visigoths d’Espagne, et à d’autres personnages ecclésiastiques et laïques.

    Le pape Vitalien, vers l’an 657, envoya une parcelle des saintes chaînes à la reine de l’Angleterre du Nord, épouse d’Oswin. Evald, archevêque de Vienne, reçut une parcelle des Vinculis Apostolorum du pape Constantin ; saint Grégoire III envoya une clef avec la même relique à Charles Martel ; saint Léon III fit le même don à Charlemagne ; saint Grégoire VII à Acon, roi de Danemark, et ensuite à Alphonse, roi de Castille. Cependant, afin que les saintes chaînes ne fussent pas trop endommagées, les Papes cessèrent par la suite d’en détacher des parcelles, et alors on se contenta de les laisser baiser ou de donner quelques morceaux des bandes de linge les ayant touchées. Toutefois Benoît XIV, au XVIIIème siècle, voulut renouveler l’ancien usage à l’égard de la cathédrale de Bologne, sa patrie, à laquelle il donna une clef d’or qui renfermait de la sainte limaille.

    Quelques-uns des anneaux ont également été détachés des saints liens à diverses époques. A Rome, la basilique de Sainte-Cécile dans le Transtevère, possède sept anneaux, lesquels furent envoyés par Adrien 1er, en 772, à Didier, roi des Lombards, lorsque le saint Pape cherchait à apaiser et à adoucir en faveur de l’Italie ce monarque déloyal et cruel. Le cardinal Sfondrate obtint du pape Clément VIII, vers l’an 1592, d’ôter ces anneaux de l’église dédiée au Prince des Apôtres sur le lac de Come, où on les conservait, et il les transporta à Rome dans la basilique de Sainte-Cécile dont il était le titulaire. En l’année 949, un comte que l’empereur Othon le Grand chérissait fut possédé du démon d’une manière si violente qu’il se déchirait lui-même avec ses dents. L’empereur le fit conduire au pape Jean XIII, pour lui faire faire les exorcismes ; mais à peine lui eut-on mis au cou la chaîne de saint Pierre, que l’esprit malin fut contraint de sortir de son corps. Théodoric, évêque de Metz, cousin germain de l’empereur, qui était présent, en fut si touché qu’il jeta aussitôt la main sur la chaîne, et protesta qu’il ne la lâcherait jamais que l’on ne lui en eût donné un anneau pour son église. L’empereur supplia le Pape de contenter la dévotion de Théodoric, qui apporta l’anneau qu’il avait obtenu dans sa ville de Metz, où il le plaça dans l’abbaye de Saint-Vincent, qu’il avait fait bâtir. Cette précieuse relique a disparu dans la tourmente révolutionnaire. La ville d’Avignon, où s’établit le Siège apostolique pendant soixante-dix ans, reçut également cinq anneaux des saintes chaînes.

    Les chaînes romaines ne sont donc plus entières. L’une d’elles se compose de vingt-huit anneaux, dont le dernier, en forme de S, soutient l’entrave qui devait serrer le cou de l’Apôtre. L’autre chaîne est formée de cinq anneaux, quatre plus petits que les autres et le cinquième, en forme de S, auquel sont attachés un plus grand anneau rond et une barre de fer devait être soudée dans le mur du cachot. Le pape Pie IX fit mettre les chaînes apostoliques dans un magnifique reliquaire en métal doré, placé en général en dessous de l’autel principal de la sacristie de la basilique Saint-Pierre-ès-Liens. Les saintes Chaînes sont offertes à la vénération des fidèles plusieurs fois pendant l’année, traditionnellement, le 1er août, jour de la fête, et pendant toute l’octave, ensuite le cinquième jour dans l’octave de la fête de saint Pierre et saint Paul, et le premier lundi de Carême. Ces jours-là, un chanoine présente les chaînes à baiser aux fidèles, et, faisant toucher à leur cou le collier par lequel saint Pierre a été enchaîné, il prononce les paroles suivantes: “Que par l’intercession du bienheureux Pierre Apôtre, Dieu te délivre de tout mal. Amen.”

    A la divine liturgie

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
    2. Tropaire de l’Apôtre, ton 4 : Toi qui sièges sur le premier trône des Apôtres divins, * sans quitter Rome tu es venu jusqu’à nous * par les chaînes précieuses que tu portas ; * &, nous prosternant devant elles dans la foi, * par tes prières à Dieu, ** que nous soit accordée la grande miséricorde.
    3. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Le premier des Apôtres, leur Coryphée, * Pierre, le sublime interprète divin de la vérité, acclamons-le & baisons ses chaînes dans la foi, ** pour recevoir le pardon de nos péchés.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Autre kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Le Christ, ce rocher qui glorifia * splendidement la Pierre de la foi, * nous invite à fêter ensemble le Coryphée * pour la merveille de sa propre chaîne, afin de nous donner * le pardon de nos fautes.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.
    Prokimen
    Du dimanche, ton 8 :
    ℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
    De l’Apôtre, ton 8 :
    ℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).
    Alleluia
    Du dimanche, ton 8 :
    ℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
    ℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
    De l’Apôtre :
    ℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    De l’Apôtre : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Horaires des offices de la fête de la Théophanie

    La fête de l’Epiphanie – 6 janvier dans le calendrier julien – tombe le 19 janvier dans le calendrier grégorien. La veille, 18 janvier, les heures royales suivies des vêpres & de la liturgie de saint Basile seront célébrées à partir de 10h. Le soir, les grandes complies seront chantées à 19h et seront suivies des matines à la suite vers 20h. Le jour de la fête, la divine liturgie de la Théophanie sera célébrée à midi et sera suivie de la bénédiction des eaux.

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité
    39, rue François-Gérard
    75016 Paris
    M° Eglise d’Auteuil