Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de la Circoncision du Seigneur – octave de Noël

Saint-Eugène, le mercredi 1er janvier 2014, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Orgue – improvisation sur le Veni Creator
  • Pour implorer l’assistance du Saint Esprit pour l’année qui s’ouvre : Chant du Veni Creator Spiritus – alternances polyphoniques du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres – Aujourd’hui, on peut gagner une indulgence plénière aux conditions ordinaires par le chant public du Veni Creator
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël “A la venue de Noël” – Henri de Villiers
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Silence, ciel ! silence, terre ! – Noël de Normandie du XVIIIème siècle – harmonisation : Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Henri de Villiers (harm.) – Silence ciel, silence terre !

    Henri A. de Villiers .
    Silence ciel, silence terre ! Noël de Normandie du XVIIIème siècle. Texte attribué à l’Abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745).
    4 voix mixtes (SATB), 2 dessus instrumentaux et basse continue.
    6 pages.

    Ce noël normand du XVIIIème passe pour avoir reçu son texte actuellement en usage du fameux Abbé Pellegrin, librettiste de Rameau et auteur de nombreux textes sur les mélodies de noëls anciens qu’il remettait au goût du jour. Ce texte est en tout cas une vraie réussite, en voici les 8 strophes :

    1. Silence, ciel ! Silence terre !
    Demeurez dans l’étonnement ;
    Un Dieu pour nous se fait enfant :
    L’amour vainqueur en ce mystère
    Le captive aujourd’hui,
    Tandis que toute la terre est à lui.

    2. Disparaissez, ombres, figures,
    Faites place à la vérité :
    De notre Dieu l’humanité
    Vient accomplir les Ecritures.
    Il naît pauvre aujourd’hui,
    Tandis que toute la terre est à lui.

    3. A minuit, une Vierge mère
    Produit cet astre lumineux :
    A ce moment miraculeux,
    Nous appelons Dieu notre frère.
    Qui croirait aujourd’hui
    Hélas ! que toute la terre est à lui ?

    4. Il a pour palais une étable,
    Pour courtisans deux animaux,
    Pour lit la paille et les roseaux ;
    Et c’est cet état lamentable
    Qu’il choisit aujourd’hui,
    Tandis que toute la terre est à lui.

    5. Glaçons, frimas, saison cruelle,
    Suspendez donc votre rigueur ;
    Vous faites souffrir votre auteur,
    Qui veut, de sa gloire éternelle,
    S’abaisser aujourd’hui,
    Tandis que toute la terre est à lui.

    6. Venez pasteurs, en diligence,
    Adorez votre Dieu Sauveur ;
    Il est jaloux de votre cœur,
    Il vous donne la préférence
    Sur les rois aujourd’hui,
    Tandis que toute la terre est à lui.

    7. Et nous aussi, pleins d’allégresse,
    Volons au berceau de Jésus,
    Mettre à ses pieds tous les tributs
    De l’amour et de la tendresse ;
    Tous ensemble aujourd’hui
    Chantons que toute la terre est à lui.

    8. Noël, Noël, en cette fête,
    Noël, Noël, avec ardeur
    Noël, Noël, au Dieu Sauveur
    Faisons de nos cœurs sa conquête.
    Chantons tous aujourd’hui
    Noël par toute la terre,
    Car toute la terre est à lui.

    Les premières mesures de cette partition :

    Silence ciel, silence terre - Noël de Normandie

    Téléchargez la partition moyennant un “Like” sur l’un des réseaux sociaux ci-dessous. Le lien apparaîtra ensuite.

    [sociallocker]
    Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF
    [/sociallocker]

    Programme de la messe du dimanche dans l’octave de la Nativité

    Saint-Eugène, le dimanche 29 décembre 2013, grand’messe de 11h.

    La grandeur des œuvres divines est, mes très chers frères, bien au-dessus des ressources de l’éloquence humaine, et la difficulté de s’exprimer vient ici de la raison même qui nous défend de garder le silence ; car ces paroles du Prophète : « Qui racontera sa génération ? » se doivent entendre non seulement de la divine essence de Jésus-Christ, mais aussi de la nature humaine qui est en lui. Si la foi ne croit que ces deux natures sont unies dans une seule personne, la parole ne peut l’expliquer. Aussi ce sujet de louanges est-il intarissable, parce que le talent de celui qui loue reste toujours insuffisant.
    Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : orgue
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Salve puerule, récitatif & chœur final de l’oratorio de Noël “In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum” (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Silence, ciel ! silence, terre ! – Noël de Normandie du XVIIIème siècle – harmonisation – Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 2

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 décembre 2013 du calendrier grégorien – 16 décembre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres selon la chair de notre Seigneur.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
    Kondakion : des Ancêtres.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du ton & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de Joseph l’Hymnographe) :
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, * ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
    7. Dans l’univers est célébrée * l’ardeur de Seth pour son Créateur : * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu’il a menée, * il l’a servi en vérité * et maintenant il s’écrie * sur la terre des vivants : ** Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
    8. De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l’admirable Enos commença * d’invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l’univers ; * ayant vécu sur terre * d’une façon qui plut à Dieu, ** il en acquit grand renom.
    9. Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu’il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été ** un serviteur tout proche de Dieu.
    10. L’attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr’ouvre justement * l’Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant ** corporellement.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

    Prokimen
    Des Ancêtres, ton 4 :
    ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
    ℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
    (On ne dit pas le prokimen du dimanche).

    Epître
    Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
    Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.

    Alleluia
    Des saints Ancêtres, ton 4 :
    ℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
    ℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
    (On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

    Evangiles
    Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
    Car je vous assure que nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes au format PDF

    Henri de Villiers – O salutaris Hostia sur le vieux noël “A la venue de Noël”

    Henri de Villiers.
    O salutaris Hostia sur le vieux noël “A la venue de Noël”.
    4 voix mixtes (SATB), 1 dessus instrumental & basse continue.
    5 pages.

    Réemployant le thème du vieux noël “A la venue de Noël” voici un O salutaris pour le temps de la Nativité et de l’Epiphanie.

    Les partitions comprennent le conducteur, la partie du chœur, le dessus instrumental (flûte, violon ou hautbois), la basse continue (violoncelle, basson, flûte basse, etc…), en deux tonalités : ut mineur & si bémol mineur.

    Les premières mesures du conducteur :

    O salutaris sur A la venue de Noël - Conducteur

    O salutáris Hóstia,
    Quæ cœli pandis óstium :
    Bella premunt hostília,
    Da robur, fer auxílium.
    Ô victime salutaire,
    Qui nous ouvres la porte du ciel,
    L’ennemi nous livre la guerre,
    Donne-nous force, porte-nous secours.
    O vere digna Hóstia,
    Spes única fidélium :
    In te confídit Fráncia,
    Da pacem, serva lílium.
    Ô vraiment digne Hostie
    Unique espoir des fidèles,
    En toi se confie la France,
    Donne-lui la paix, conserve le lys.
    Uni trinóque Dómino
    Sit sempitérna glória :
    Qui vitam sine término
    Nobis donet in pátria. Amen.
    Au Seigneur un et trine
    Soit la gloire sempiternelle ;
    Qu’il nous donne dans la patrie
    La vie qui n’aura point de terme. Amen.

    Les premières mesures de la partie de chœur :

    O salutaris sur A la venue de Noël - Choeur

    Téléchargez les partitions moyennant un “Like” sur l’un de ces réseaux sociaux. Les liens apparaîtront ensuite.

    [sociallocker]
    O salutaris sur A la venue de Noël – Conducteur
    O salutaris sur A la venue de Noël – Conducteur-1
    O salutaris sur A la venue de Noël – Choeur
    O salutaris sur A la venue de Noël – Choeur-1
    O salutaris sur A la venue de Noël – dessus instrumental
    O salutaris sur A la venue de Noël – dessus instrumental-1
    O salutaris sur A la venue de Noël – basse continue
    O salutaris sur A la venue de Noël – basse continue-1
    [/sociallocker]

    Prose parisienne de Noël – Votis Pater annuit

    Prose parisienne de Noël - Votis pater annuit 01 Prose parisienne de Noël - Votis pater annuit 02

    Depuis le Moyen-Age, Paris chantait comme prose à la messe du jour de Noël le Lætabundus, une séquence médiévale très connue & très répandue dans les différents rits diocésains de l’ancien espace carolingien. Cette séquence Lætabundus figure toujours du reste dans le rit dominicain actuel, lequel dépend largement de l’ancien rit de Paris.

    Les conciles de Reims de 1564 & de 1583 – chargés d’appliquer en pratique le concile de Trente en France – avaient demandé la révision des très nombreuses proses médiévales qui ornaient les missels français (certaines possédaient en effet des textes qui n’étaient pas toujours très heureux !). On trouve encore le Lætabundus dans le Missale Parisiense de Mgr de Gondy de 1602. Dans le Missale Parisiense du cardinal de Noailles de 1706, alors qu’un nouveau corpus de proses commence à remplacer les anciennes afin d’obéir aux vœux des conciles de Reims, cette édition maintient pourtant le fameux Lætabundus. Notre prose Votis Pater annuit remplaça définitivement le Lætabundus dans le Missale Parisiense de Mgr de Vintimille de 1755.

    La séquence Votis Pater annuit – dont nous ignorons l’auteur – développe en fait le texte et la mélodie d’un noël latin de même incipit plus ancien. Sa gracieuse mélodie du Vème ton – vraisemblablement due au travail de l’Abbé Lebœuf – lui a assuré un grand succès et une large diffusion en France en dehors des limites de l’archidiocèse de Paris. A Paris, la prose était chantée également pendant l’octave de Noël.

    En voici le texte & une traduction du XVIIIème siècle :

    Votis Pater annuit:
    Justum pluunt sidera:
    Salvatorem genuit
    Intacta puerpera:
    Homo Deus nascitur.
    Le Père a exaucé nos vœux ; le Juste, comme une pluie salutaire, descend du haut des cieux ; une Vierge, devenue mère, a mis au monde le Sauveur ; l’Homme-Dieu naît parmi nous.
    Superum concentibus
    Panditur mysterium:
    Nos mixti pastoribus
    Cingamus præsepium
    In quo Christus ponitur.
    Les concerts des Anges découvrent ce mystère ineffable : Allons avec les bergers environner la crèche où le Christ est couché.
    Tu lumen de lumine
    Ante solem funderis:
    Tu numen de Numine
    Ab æterno gigneris,
    Patri par progenies.
    Divin Jésus, lumière de la lumière, vous êtes produit avant le soleil ; Dieu de Dieu, vous êtes engendré de toute éternité, Fils égal en tout à votre Père.
    Tantus es ! et superis,
    Quæ te premit caritas,
    Sedibus delaberis:
    Ut surgat infirmitas
    Infirmus humi jaces.
    Grand par essence, votre immense charité vous presse à descendre du ciel : afin de relever notre faiblesse, vous devenez faible, & vous vous couchez par terre.
    Quæ nocens debueram
    Innocens exequeris:
    Tu legi quam spreveram,
    Legifer subjiceris:
    Sic doces justitiam !
    Innocent, vous payez la peine de mes crimes ; législateur, vous vous assujétissez à la loi que j’ai méprisée : c’est ainsi que vous enseignez la justice.
    Cœlum cui regia,
    Stabulum non respuis;
    Qui donas imperia,
    Servi formam induis:
    Sic teris superbiam.
    Le ciel est votre palais, & vous ne refusez pas une étable ; vous donnez les empires, & vous prenez la forme d’esclave : c’est ainsi que vous confondez l’orgueil.
    Nobis ultro similem
    Te præbes in omnibus:
    Debilibus debilem,
    Mortalem mortalibus:
    His trahis nos vinculis !
    Vous vous rendez en tout semblable à nous ; faible avec les faibles, mortel avec les mortels : c’est par ces liens que vous nous attirez à vous.
    Cum ægris confunderis,
    Morbi labem nesciens;
    Pro peccato pateris
    Peccatum non faciens:
    Hoc uno dissimilis.
    Exempt de la contagion commune, vous ne laissez pas de vous confondre avec ceux qui en sont infectés : incapable de péché, vous souffrez pour le péché ; c’est la seule différence qu’il y a entre vous et nous.
    Summe Pater, Filium
    Qui mittis ad hominem,
    Gratiæ principium,
    Salutis originem,
    Da Jesum cognoscere.
    Père souverain, qui envoyez votre Fils aux hommes, faites-nous connaître Jésus, comme l’auteur de la grâce, comme le principe & la source du salut.
    Cujus igne cœlitus
    Caritas accenditur,
    Ades, alme Spiritus:
    Qui pro nobis nascitur,
    Da Jesum diligere. Amen. Alleluia.
    Esprit Saint, qui allumez la charité par le feu céleste dont vous brûlez, venez, & faites-nous aimer Jésus qui naît pour nous. Ainsi soit-il.

    Programme de la messe du jour de Noël

    Saint-Eugène, le dimanche 25 décembre 2013, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : orgue
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : orgue
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme de la messe de minuit

    Saint-Eugène, le lundi 24 décembre 2013, veillée de 23h30, grand’messe de minuit.

    C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, “nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ”, afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. “Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres” ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, “devenu participant de la nature divine”, garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, “qu’arraché à la puissance des ténèbres”, tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
    Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

    VEILLEE DE NOEL

  • “Symphonie” sur les Noëls organisée en manière de suite – d’après les mises en musiques des vieux noëls français par Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), Marc-Antoine Charpentier (c. 1645 † 1704), Michel Corette (1709 † 1759), Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738) et Claude-Bénigne Balbastre (1727 † 1799) – textes traditionnels et de l’Abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745) – arrangements, adaptations et harmonisations : Henri de Villiers (2001)
    1. Ouverture de la Simphonie de Noël de Michel-Richard de Lalande, laquelle se jouait tous les ans à la chapelle royale du Château de Versailles avant la messe de Minuit
    2. Premier noël : Où s’en vont ces gais bergers – noël du XVIème siècle
    3. Second noël : Joseph est bien marié – noël de Champagne et de Bourgogne, du XVIème siècle
    4. Troisième noël : Or nous dites Marie – noël du XVème siècle
    5. Quatrième noël : Silence, ciel, silence, terre – noël de Normandie, du XVIIIème siècle
  • A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

  • Minuit chrétien – Texte de Placide Cappeau (1808 † 1877), musique d’Adolphe Adam (1803 † 1856)
  • Chant de l’évangile de la généalogie du Christ selon Matthieu
  • Procession vers l’autel : Les Anges dans nos campagnes – noël du Lanquedoc du XIXème siècle
  • MESSE DE MINUIT

  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    Kyrie sur le vieux noël « Joseph est bien marié »
    Christe sur le vieux noël “Or nous dites Marie
    Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Laudamus te sur le vieux noël « Tous les bourgeois de Chastre »
    Quoniam tu solus sanctus sur le vieux noël « Où s’en vont ces gays bergers »
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Horaires de Noël à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX)

    Fêtez la naissance du Sauveur à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX).

    24 décembre à 23h30 :

  • veillée avec chant de vieux noëls français du XVIIème siècle.
  • A minuit : chant du Minuit Chrétien
  • Procession à la crèche.
  • Chant de la généalogie du Christ.
  • Messe de Minuit (Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier).
  • 25 décembre :

  • 11h : Messe du jour de Noël.
  • L’évènement sur Facebook.

    Louis de Boullogne (attr.) - La Nativité

    Programme du quatrième dimanche de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 22 décembre 2013, grand’messe de 11h.

    “Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.

    Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs.”
    Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.

    Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : “Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ?” Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
    Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    Catéchisme de l’Avent

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent, sur le ton de Conditor alme siderum – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Antienne de communion & Magnificat du 1er ton (faux-bourdon parisien)
  • Prière pour la France, faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.