Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Grand Vendredi

Grand Vendredi : Christ descendu de la Croix et mis dans le Suaire (Epitaphios / Плащаница)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le vendredi 29 avril 2021 du calendrier grégorien – 16 avril 2021 du calendrier julien, matines des 12 évangiles de 16h – le vendredi 30 avril 2021 du calendrier grégorien – 17 avril 2021 du calendrier julien, vêpres de l’ensevelissement de 16h.

Le Grand Vendredi comprend dans le rit byzantin l’office des Matines des 12 évangiles, les Heures Royales, les Vêpres de l’ensevelissement. Au cours de ces différents offices est lue la Passion du Christ : elle est répartie en 12 péricopes au cours des Matines, les 4 passions sont encore rechantées aux 4 petites heures qu’on appelle Heures royales (car autrefois l’Empereur et la cour y assistaient à Constantinople) : Matthieu à prime, Marc à Tierce, Luc à Sexte et Jean à None, enfin à Vêpres, qui rapporte également les récits de l’ensevelissement du Christ. Ces Vêpres du Grand Vendredi voient à la fin de l’office se dérouler une cérémonie très émouvante : on procède à la mise au tombeau symbolique du Christ. Une représentation du Christ mort dans le suaire (appelée Epitaphios en grec et Platchanitsa en slavon, ce mot signifie Suaire) est porté en procession par le clergé puis déposée au centre de l’église sur un autel qui symbolise le tombeau, pendant que le chœur chante le célèbre stichère “Le Noble Joseph”.

Voici quelques textes emblématiques de ces différents offices du Grand Vendredi.

Aux Matines des 12 évangiles :

Alleluia, ton 8 : Lorsque les glorieux disciples étaient illuminés, * au moment du lavement des pieds, à la Cène, * l’impie Judas, malade de cupidité, entrait dans les ténèbres * et voilà qu’il Te livrait à des juges iniques, * Toi, le juste Juge. * Homme avide de richesses, * considère que c’est à cause de cela qu’il s’est pendu à un lacet ; * fuis l’avidité qui a osé un tel crime contre son Maître. ** ô Seigneur, Toi qui es bon pour tous, gloire à Toi.

15ème antiphone, ton 6 : Aujourd’hui est suspendu à l’Arbre de la Croix Celui qui a suspendu la terre sur les eaux * Il est couronné d’épines, Lui le Roi des Anges * Il est revêtu de fausse pourpre, Lui qui revêt le ciel de nuées * Il est giflé, Lui qui dans le Jourdain a délivré Adam * Il est cloué, Lui l’Epoux de l’Eglise * Il est percé de la lance, Lui le Fils de la Vierge * Nous nous prosternons devant ta Passion, ô Christ (ter) ** montre-nous ta glorieuse Résurrection.

Aux Heures Royales :

Stichère de Tierce, 8ème ton : Avant Ta Croix précieuse, Seigneur * quand les soldats T’outrageaient * les puissances des cieux étaient frappés de crainte * Tu avais une couronne de blasphèmes, Toi qui as couronné la terre de fleurs * et Tu portais un manteau de dérision, Toi qui as recouvert le firmament de nuées * Mais par Ta providence Tu révélais Ta miséricorde ** Christ le grand Amour, gloire à Toi.

Aux Vêpres de l’ensevelissement :

Au lucernaire des vêpres, ton 1
1er & 2nd stichères, ton 1 : Toute la création fut bouleversée d’effroi * en te voyant suspendu à la Croix, ô Christ : * le soleil s’obscurcit, * les fondements de la terre furent ébranlés, * tout souffrait avec le Créateur de tout. * Toi qui as volontairement enduré la passion pour nous, ** Seigneur, gloire à Toi !
3ème stichère, ton 2 : Pourquoi se révolte dans sa vanité * le peuple impie et transgresseur * Pourquoi a-t-il condamné à mort la vie de l’univers ? * Grand miracle, Le Créateur du monde est livré aux mains des iniques * Il est élevé sur l’Arbre de la Croix dans son Amour de l’homme * afin de délivrer les captifs de l’enfer qui appellent ** Seigneur patient, gloire à Toi.
4ème stichère, ton 2 : Aujourd’hui la Vierge pure Te voyant * Verbe suspendu à la Croix * a souffert amèrement dans son cœur de mère. * Elle implore douloureuse du fond de l’âme, * le visage et les cheveux défaits, elle se frappe le sein et gémit : * Hélas, Enfant divin. Hélas, Lumière du monde * Pourquoi Te caches Tu à mes yeux, Agneau de Dieu ? * Et les ordres des anges tremblent et disent : ** Seigneur incompréhensible, gloire à Toi.
5ème stichère, ton 2 : Te voyant suspendu à l’arbre de la Croix, * Christ Dieu Créateur de l’univers, * celle qui T’enfanta sans semence implorait amèrement : * Mon Fils, où est allée la beauté de ta forme ? * Je ne supporte pas de Te voir crucifié injustement, * mais relève Toi bientôt, ** que je voie Ta Résurrection des morts le troisième jour.
6ème stichère, ton 6 : En ce jour le maître de la création est mené devant Pilate, * le Créateur de l’univers est livré à la Croix, * tel un agneau, il se laisse volontairement emmener. * Il est transpercé de clous, et est percé au côté, * & il est abreuvé par une éponge, lui qui a fait pleuvoir la manne, * il est giflé, lui le Rédempteur du monde, * il est injurié par ses propres serviteurs, lui le Créateur de l’univers, * Oh l’amour du Maître pour les hommes ! * Il priait son Père pour ceux qui le crucifiaient, en disant : “Père ! * pardonne-leur ce péché, ** car les iniques ne savent pas ce qu’ils commettent injustement.”
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. – ton 6
Despotikon, ton 6 : Oh ! comment l’assemblée des sans-loi * a-t-elle condamné à mort le Roi de la création ? * N’a-t-elle point eut honte de ses bienfaits, * qu’il leur rappelait en leur disant : * “Mon peuple que t’ai-je fait ? N’ai-je pas rempli la Judée de miracles ? * N’ai-je pas ressuscité les morts d’une seule parole ? * N’ai-je pas guéri toute infirmité & maladie ? * Que me rendez-vous en retour ? * Pourquoi m’oubliez-vous ? * Au lieu de guérisons, vous me couvrez de plaies, * au lieu de la vie, vous me tuez, * vous suspendez à l’arbre de la Croix, comme un malfaiteur celui qui vous comblait de biens, * comme un transgresseur de la Loi celui qui vous avait donné la Loi, * comme un condamné celui qui est le Roi de l’univers.” ** Seigneur longanime, gloire à toi !
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen. – ton 6
Doxastikon, ton 6 : Un mystère terrible & paradoxal s’accomplit en ce jour sous nos yeux, * l’Immatériel se laisse prendre, * il est lié, celui qui délie Adam de la malédiction, * celui qui éprouve les reins & les cœurs est éprouvé injustement, * il est enfermé dans une prison celui qui a enfermé l’abîme, * il es présenté devant Pilate, celui dont la présence fait trembler les puissances célestes, * le Créateur est giflé par la main de sa créature, * il est condamné à l’arbre de la Croix, celui qui juge les vivants & les morts, * le Destructeur des Enfers est enfermé dans le tombeau. * Toi qui dans ta miséricorde souffre tout, * & nous sauves tous de la malédiction, ** Seigneur bienveillant, gloire à toi !

Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

Premier Prokimen, ton 4
℟. Ils se sont partagé mes vêtements * et mon manteau, ils l’ont tiré au sort. (Psaume XXI, 19)
℣. Mon Dieu, mon Dieu, exauce-moi, pourquoi m’as Tu abandonné ? (Psaume XXI, 2)

Première parémie
Exode XXXIII, 11-23.
Le Seigneur lui dit : Je marcherai en personne devant vous, et je vous procurerai le repos.

Second Prokimen, ton 4
℟. Seigneur, juge ceux qui me jugent * combats ceux qui me combattent. (Psaume XXXIV, 1)
℣. Prends armure et bouclier, et lève Toi pour me secourir. (Psaume XXXIV, 2)

Seconde parémie
Job XXXVIII, 12-17.
Mais le Seigneur bénit Job dans son dernier état encore plus que dans le premier

Troisième parémie
Isaïe LII, 13-15, LIII, 1-12, LIV, 1.
Il nous a paru un objet de mépris, le dernier des hommes, un homme de douleurs, qui sait ce que c’est que souffrir : son visage était comme caché : il paraissait méprisable, et nous n’en avons fait aucune estime.

Troisième Prokimen, ton 6
℟. Ils m’ont mis dans une fosse profonde * dans les ténèbres & l’ombre de la mort. (Psaume LXXXVII, 7)
℣. Seigneur Dieu de mon salut, le jour et la nuit j’ai crié devant toi. (Psaume LXXXVII, 2)

Epitre
I Corinthiens (§ 125) I, 18 – II, 2).
Car la parole de la croix est une folie pour ceux qui se perdent.

Alleluia, ton 5
℣. Sauve-moi, mon Dieu : les eaux montent jusqu’à ma gorge ! (Psaume LXVIII, 1)
℣. L’opprobre m’a brisé le coeur, et je suis accablé. (Psaume LXVIII, 20)
℣. ue leurs yeux soient obscurcis de sorte qu’ils ne voient pas. (Psaume LXVIII, 23)

Evangile
Combinaison de Matthieu (§ 110), XXVII, 1–44Luc XXIII, 39–43Matthieu XXVII, 45–54Jean XIX, 31-37Matthieu XXVII, 55–61.
Joseph ayant donc pris le corps, l’enveloppa dans un linceul blanc.

Aux apostiches
Doxastikon, ton 5 : Toi qui es revêtu de la lumière comme d’un manteau, * Joseph avec Nicodème te descendit de la croix, * te voyant mort, dépouillé, sans sépulture, il compatit et douloureux disait : Hélas, très doux Jésus. * Quand il t’a vu suspendu à la croix le soleil s’est entouré de ténèbres, * la terre a tremblé de peur, le voile du temple s’est déchiré. * Maintenant je te vois souffrir de toi-même la mort pour moi. * Comment t’ensevelirai-je, mon Dieu ? * Comment te roulerai-je dans un linceul ? * Avec quelles mains toucherai-je ton corps très pur ? * Que chanterai-je, Compatissant, pour ton exode ? * J’exalte ta Passion, je célèbre ta sépulture et ta Résurrection proclamant : ** Seigneur, gloire à Toi. Seigneur, gloire à Toi !

Tropaires apolytikia, ton 2
Doxastikon, ton 5 : Le noble Joseph * descendit de la Croix ton corps très pur, * l’enveloppa d’un linceul immaculé * et le déposa couvert d’aromates ** dans un sépulcre neuf.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Aux femmes myrrhophores, * près du tombeau l’ange apparut et clama : * La myrrhe convient aux mortels, ** mais le Christ est étranger à la corruption.

Télécharger le livret des choristes pour la liturgie du Grand Vendredi

Programme du Grand Jeudi

La Cène du Seigneur - Grand & Saint JeudiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 29 avril 2021 du calendrier grégorien – 16 avril 2021 du calendrier julien, vêpres et divine liturgie de saint Basile le Grand de 12h30.

On célèbre aujourd’hui la divine liturgie de saint Basile le Grand, unie avec les vêpres. La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres & l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître & qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.

Dans le rit byzantin, le lavement des pieds est une cérémonie à part qui a lieu après la liturgie & qui n’est pas célébré au sanctuaire (comme dans le rit romain avant les réformes de 1955). Cette cérémonie n’est accomplie que par les évêques.

Au lucernaire des vêpres, ton 2
1er & 2nd stichères : En cet instant se réunit le conseil des Juifs * pour livrer le Démiurge et Fondateur à Pilate. * Iniques, infidèles sont-ils * ceux qui destinent au jugement * Celui qui doit venir juger les vivants et les morts, * et destinent à la passion Celui qui soigne les passions. ** Seigneur longanime, grande est ta miséricorde : gloire à Toi !
3ème & 4ème stichères : Judas l’inique, ayant durant la Cène * mis sa main dans le plat avec toi, Seigneur, * tendit la main vers les iniques pour en recevoir de l’argent ; * lui qui estimait le coût de la myrrhe * il n’a pas craint de te vendre, ô Toi l’Inestimable ; * Lui qui donna son pied pour le faire laver * il embrassa trompeusement le Maître pour Le livrer aux iniques. * Déchu du chœur des apôtres, ayant laissé choir les trente deniers, * il ne vit pas Ta Résurrection du troisième jour. ** C’est par elle que nous Te disons : prend pitié de nous.
5ème & 6ème stichères : Judas le traître trompeur, * livra d’un baiser trompeur le Sauveur et Seigneur ; * il vendit le Maître de tous comme un esclave aux iniques, * et, comme une brebis destinée à l’abattoir, * l’Agneau de Dieu, le Fils Du Père, le suivit : ** Il est plein de miséricorde.
7ème & 8ème stichères : Judas le serviteur et le trompeur, * le disciple et le fourbe * l’ami et le diable s’est dévoilé dans ses œuvres ; * il suivait le Maître et échafaudait en lui-même la trahison * se disant : je Le livrerai * et c’est à moi que reviendront toutes les possessions rassemblées. * Il cherchait à vendre la myrrhe et à s’emparer de Jésus par la tromperie : * il donna l’accolade, et donna le Christ * et, comme la brebis destinée à l’abattoir, * l’Agneau de Dieu le suivit : ** c’est Lui le seul Compatissant et Ami des hommes.
9ème & 10ème stichères : L’Agneau qu’annonçait Isaïe vient de lui-même à l’abattoir ; * Il offre Son dos aux coups des flagelles et Ses joues aux gifles ; * Il ne détourne pas son visage du déshonneur des crachats ; * Il se laisse condamner à une mort ignoble : * Celui qui est sans péché supporte tout ** afin de donner à tous la Résurrection d’entre les morts.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen. – ton 6
Doxastikon, ton 6 : Judas est en vérité de cette engeance de serpents venimeux * qui, dans le désert, mangèrent la Manne et murmurèrent contre le Nourricier : * alors même que leur bouche était encore pleine de leur pitance, * les ingrats se récrièrent contre Dieu ; * et lui, le profanateur, * alors qu’il portait à sa bouche le Pain Céleste, * il élabora la trahison contre le Sauveur. * O pensée écœurante et audace inhumaine ! * Il vendait Celui qui le nourrissait, * et envoyait à la mort le Maître qui pourtant l’aimait. * En vérité il était leur fils inique * et, avec eux, reçut en partage la ruine. * Pour nous, Seigneur épargne à notre âme une telle inhumanité, ** Toi le seul infiniment longanime.

Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

Premier Prokimen, ton 1
℟. Délivre-moi, Seigneur, de l’homme pervers * et de l’homme injuste sauve-moi. (Psaume 139, 1)
℣. De ceux qui méditent l’injustice en leur cœur. (Psaume 139, 2)

Première parémie
Exode XIX, 10-19.
Et qu’ils soient prêts pour le troisième jour : car dans trois jours le Seigneur descendra devant tout le peuple sur la montagne de Sinaï.

Second Prokimen, ton 7
℟. Délivre-moi de mes ennemis, ô Dieu * et de mes adversaires sauve-moi. (Psaume 58, 2)
℣. Sauve-moi de qui fait le mal. (Psaume 58, 1)

Seconde parémie
Job XXXVIII, 1-21 & XLII, 1-5.
Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires, ténébreuses ?

Troisième parémie
Isaïe L, 4-11.
J’ai abandonné mon corps à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient le poil de la barbe : je n’ai point détourné mon visage de ceux qui me couvraient d’injures et de crachats.

Petite synaptie & Trisaghion.

Troisième Prokimen, ton 7
℟. Les princes des peoples s’unissent pour conspirer * contre le Seigneur & contre son Christ. (Psaume 2, 2)
℣. Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ce vain grondement parmi les peuples ? (Psaume 2, 1)

Epitre
I Corinthiens (§ 149) XI, 23-32.
Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.

Alleluia, ton 6
℣. Heureux qui pense au pauvre & au faible : au jour de malheur, le Seigneur le délivre. (Psaume 40, 2)
℣. Mes ennemis disent de moi méchamment : Quand va-t-il mourir, pour que périsse son nom ? (Psaume 40, 10)
℣. Celui qui mangeait mon pain se vante de me faire tomber. (Psaume 40, 11)

Evangile
Dit “de la Nouvelle Alliance : combinaison de Matthieu (§ 107), XXVI, 1-20Jean (§ 44), XIII, 3-17Matthieu (§ 108) XXVI, 21-39Luc (§ 109), XXII, 43-45Matthieu (§ 108), XXVI, 40 – XXVII, 2.
Vous savez que la pâque se fera dans deux jours ; et le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié.

A la Grande Entrée
Au lieu de l’hymne des chérubins ordinaire, on chante l’hymne du Jeudi Saint :
A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennnemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Fidèles, venez dans la chambre haute * jouissons de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle * Elevons nos cœurs. Apprenons la parole suprême ** du Verbe que nous exaltons.

Verset de communion
On chante à nouveau l’hymne du Jeudi Saint : A ta Cène mystique, comme à la Grande entrée. On le répète encore une fois après la communion à la place du stichère de la Pentecôte Nous avons vu la vraie lumière, lequel ne se dit plus du reste jusqu’à la Pentecôte.

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Programme du IIIème dimanche après Pâques – Jubilate Deo – Litanies majeures

Troisième dimanche après PâquesSaint-Eugène, le dimanche 25 avril 2021, grand’messe de 11h. Procession des Litanies majeures et messe des rogations à 15h30. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le troisième dimanche après Pâques est aussi appelé dimanche de Jubilate, en raison du premier mot de l’introït de la messe.

L’évangile de la messe de ce jour est tiré du dernier discours du Christ à la Cène dans l’évangile de Jean (16, 16-22) : “Un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis un peu encore, et vous me verrez, car je vais au Père.” Aussi ce dimanche constitue-t-il un point de bascule au milieu du temps pascal : après avoir célébré la résurrection et la vie nouvelle offerte par le baptême & l’eucharistie, voici que la perspective que nous offre la sainte liturgie change et nous prépare au départ du Seigneur vers son Père et à l’envoi de l’Esprit, aux fêtes prochaines de l’Ascension & de la Pentecôte.

Ce peu de temps nous paraît long, parce qu’il dure encore ; mais lorsqu’il sera fini, nous comprendrons combien il était court. Que notre joie ne ressemble donc pas à celle du monde, dont il est dit : “Mais le monde se réjouira” ; et néanmoins, pendant l’enfantement du désir de l’éternité, que notre tristesse ne soit pas sans joie ; montrons-nous, comme dit l’Apôtre : “Joyeux par l’espérance, patients dans la tribulation”. En effet, la femme qui enfante, et à laquelle nous avons été comparés, éprouve plus de joie à mettre au monde un enfant, qu’elle ne ressent de tristesse à souffrir sa douleur présente. Mais finissons ici ce discours, car les paroles qui suivent présentent une question très épineuse ; il ne faut pas les circonscrire dans le court espace de temps qui nous reste, afin de pouvoir les expliquer plus à loisir, s’il plaît au Seigneur.”
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

*

A partir de novembre 589, une terrible épidémie de peste frappe la ville de Rome, provoquant la mort de nombreux habitants, et en premier lieu celle du pape Pélage II lui-même qui meurt le 7 février 590 des soins qu’il avait apporté aux malades. Son successeur n’est autre que le Pape saint Grégoire le Grand (590 † 604). Celui réorganise la grande procession des Litanies Majeures (qui existaient avant son pontificat) et la fixe au 25 mars, à la date d’une ancienne fête célébrant l’entrée de saint Pierre à Rome (encore présente dans le Sacramentaire Léonien – notons que la fixation de la fête de saint Marc au 25 avril n’interviendra que plus tard, à partir des VIIIème – IXème siècles en se superposant aux Litanies majeures).

Voici en quels termes, au témoignage de saint Grégoire de Tours, le Pape saint Grégoire le Grand, à peine élu (il ne fut sacré que le 3 septembre suivant) convoqua cette procession du 25 avril 590 :

Il nous faut, bien-aimés frères, quand nous n’avons pas su les prévenir, craindre du moins les fléaux de Dieu lorsqu’ils nous accablent. Que la douleur nous ouvre la porte de la conversion ; que la peine qui nous frappe brise le rocher de nos cœurs. “Le glaive, comme dit Jérémie, pénètre aujourd’hui jusqu’à l’âme.” (Jérémie IV, 10).

Sous le coup des célestes vengeances, voilà que tout le peuple est frappé, et chacun est enlevé instantanément. La maladie ne précède pas la mort ; aucun avant-coureur : la mort est sa propre messagère ; vous le voyez, elle ne s’annonce qu’en foudroyant. Pas même entre elle et le pécheur le temps du repentir. Songez en quel état parait devant son juge le malheureux qui n’a pas eu une seconde pour pleurer ses fautes. Hélas ! ce ne sont pas des victimes isolées, c’est tout le peuple qui succombe. Les maisons restent vides, les pères voient mourir leurs enfants ; l’héritier précède dans la tombe ceux qui voulaient lui laisser leurs biens. C’est donc maintenant qu’il nous faut nous réfugier dans la pénitence, puisque nous pouvons encore pleurer avant que la mort ne frappe. Remettons sous les yeux de notre âme la suite de nos égarement ; effaçons dans les larmes la trace de nos iniquités. “Prévenons dans la confession du délut la face du juge.” (Psaume XCII, 2). “Elevons vers Dieu nos cœurs avec nos mains.” (Lamentations III, 41). Qu’est-ce à dire : “Elever à Dieu le cœur avec les mains ?” sinon soutenir la ferveur de nos prières par le mérite des bonnes œuvres. Il donne, ce grand Dieu, il donne à nos terreurs une pleine confiance, quand il nous dit par la bouche du prophète : “Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse & qu’il vive.” (Ezéchiel XXXIII, 1).

Donc, que nul ne désespère, quelle que soit l’énormité de ses forfaits. Ninive avait croupi des siècles dans la fange de ses crimes. Trois jours de pénitence sauvèrent Ninive. Et le larron converti sur la croix, eut-il besoin, pour entendre la sentence de vie éternelle, de plus de temps qu’il n’en faut pour mourir ? Changeons le fond de nos cœurs, cela suffit pour nous donner la certitude que nous avons déjà reçu ce que nous demandons? Notre juge ne demande, pour révoquer la sentance de mort, que de nous voir à ses pieds suppliants et convertis. Ainsi, bien aimés frères, ouvrons nos cœurs à la contrition et nos mains aux bonnes œuvres.

Une litanie septiforme, grande manifestation de notre douleur, de nos vœux et de notre repentir, aura lieu au point du jour, le matin de Pâques. Venez-y tous mêler vos larmes aux nôtres, et apporter à notre Dieu le tribut de votre dévotion. Que tous les travaux des champs, que tout négoce soit interrompu. Le rendez-vous général sera l’église de la sainte Mère de Dieu, où tous ensemble, déplorant nos fautes, nous supplierons le souverain juge de désarmer sa colère. Les sept divers litanies partiront pour s’y rendre, celle des clercs, de l’église Saint-Jean-Baptiste ; celle des hommes, de l’église Saint-Etienne ; celle des veuves, de l’église Saint-Vital ; celle des pauvres & des enfants, de l’église de Sainte-Cécile. (in saint Grégoire de Tours, Histoire des Francs, lib. X, cap. 1 – cf aussi Saint Grégoire le Grand, Opera omnia, Patrologie Latine, tome LXXVI, col. 1312).

Procession de saint Grégoire - Litanies majeures
Procession de saint Grégoire – Litanies majeures.
Cette procession, une fois réunie pour la collecte à Sainte-Marie Majeure, se dirigea vers Saint-Pierre-du-Vatican pour y faire la station, elle fut conduite par saint Grégoire, qui marchait pieds nus sous le sac et la cendre, et est alors marquée selon la tradition par plusieurs miracles :

  • Une image de la Bienheureuse Vierge Marie était portée dans la procession et son passage éteignait les miasmes de la peste. Les Anges firent entendre cette louange à la Mère de Dieu pendant la procession alors qu’elle traversait le Tibre en face du Mausolée d’Hadrien :

    Regina cœli lætare, alleluia,
    Quia quem meruisti portare, alleluia,
    Resurrexit sicut dixit, alleluia.

    À quoi le pape saint Grégoire le grand ajouta :

    Ora pro nobis Deum, alleluia.

  • Tandis que la procession s’approchait de la basilique Saint-Pierre du Vatican pour que le pape y célèbre la messe de la station, saint Grégoire vit apparaître, sur le Mausolée d’Hadrien saint Michel Archange qui remettait son glaive au fourreau, signifiant la cessation de l’épidémie. En commémoraison de cette vision, une chapelle dédiée à saint Michel Archange fut dédiée dans ce monument de l’antiquité par le pape Boniface IV (608 † 615), et depuis l’édifice fut renommé Château Saint-Ange.
Statue de l'archange saint Michel sur le Château Saint-Ange par Peter Anton von Verschaffelt.
Statue de l’archange saint Michel sur le Château Saint-Ange par Peter Anton von Verschaffelt.

A la sainte messe dominicale :

A la procession des Litanies majeures et à la messe des Rogations :

  • Kyrie des féries de Carême et d’Avent au propre de Paris
  • Epître : Jacques V, 16-20 : Et la prière de la foi sauvera le malade ; le Seigneur le soulagera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis.
  • Evangile : Luc XI, 5-13 : Si donc vous, étant méchants comme vous êtes, vous savez néanmoins donner de bonnes choses à vos enfants ; à combien plus forte raison votre Père qui est dans le ciel, donnera-t-il le bon Esprit à ceux qui le lui demandent ?
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : sur le ton de l’hymne pascale Ad cœnam Agni providi
  • Agnus Dei XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Regina cœli, jubila – cantique à la Sainte Vierge pour le temps pascal, tradition germanique (musique de R. Alberus, 1569)

IIndes vêpres du troisième dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Télécharger le livret de la procession des Litanies majeures & de la messe des Rogations au format PDF.
Télécharger le livret du commun des IIndes vêpres du dimanche durant le Temps pascal.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres du dimanche du IIIème dimanche après Pâques.

La Résurrection du Christ

Programme du dimanche des Rameaux – Entrée du Seigneur à Jérusalem

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 avril 2021 du calendrier grégorien – 12 avril 2021 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h.

Le dimanche des Rameaux – ou l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, selon la terminologie des livres liturgiques byzantins – est une fête du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Sa célébration supprime donc l’office habituel du dimanche dans l’Octoèque. En raison du caractère festif de ce jour, c’est l’un des très rares jours où l’usage du poisson est autorisé au cours du grand Carême byzantin.

La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.

Evangile de matines
De la fête : Matthieu (§ 83), XXI, 1-11, 15-17.
Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.

[Aux heures
A tierce & à sexte : 1er tropaire de la fête. Gloire au Père. 2nd tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.]

A LA DIVINE LITURGIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Première antienne, Psaume 114, ton 2
J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
℟. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui trônes sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Tropaire, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * “Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.”
Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * “Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.”
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Autre tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, * nous avons été rendus dignes de la vie immortelle par ta résurrection * et nous te clamons cette louange : * “Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur”.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 6 : Porté sur un trône dans le ciel et par un ânon sur la terre, ô Christ Dieu, * tu as reçu la louange des anges * et le chant des enfants qui Te clament : ** Béni sois-tu, Toi qui viens rappeler Adam.

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Philippiens (§ 247) IV, 4-9.
Réjouissez-vous dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous dans le Seigneur.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
℣. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)

Evangile
De la fête : Jean (§ 41), XII, 1-18.
Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non-seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu. Convoquez une fête et venez vous réjouir, faisons au Christ un triomphe de nos palmes, de nos branches et de nos chants, l’acclamant : “Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur !”

Verset de communion
De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

Horaires de la Semaine Sainte à la paroisse byzantine de la Très-Sainte Trinité

Descente aux Enfers & résurrectionLa Semaine Sainte ou Grande Semaine est le sommet de l’année liturgique et nous fait revivre les mystères de notre Rédemption. Nous sommes heureux de vous accueillir à cette occasion pour prier avec nous à l’un ou l’autre de nos offices célébrés dans le rit byzantin et partager avec vous la grande joie de Pâques, vous êtes les bienvenus !

Cette année, les calendriers julien et grégorien sont décalés de quatre semaines.

Voici les horaires des offices célébrés à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité :

25 avril – DIMANCHE DES RAMEAUX
9h : matines (avec bénédiction et distribution des rameaux) & liturgie de saint Jean Chrysostome

26 avril – GRAND & SAINT LUNDI
16h : vêpres & liturgie des présanctifiés

27 avril – GRAND & SAINT MARDI
16h : vêpres & liturgie des présanctifiés

28 avril – GRAND & SAINT MERCREDI
16h : vêpres & liturgie des présanctifiés

29 avril – GRAND & SAINT JEUDI
12h30 : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (liturgie de la Cène au Jeudi Saint)
16h : matines des 12 évangiles (matines des souffrances du Christ – lectures de la Passion)

30 avril – GRAND & SAINT VENDREDI
16h : vêpres de l’ensevelissement du Christ

1er mai – GRAND & SAINT SAMEDI
9h : matines devant le tombeau du Christ
16h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (vigile pascale)

2 mai – PAQUES – LA LUMINEUSE RESURRECTION DU CHRIST
ПАСХА – СВЕТЛОЕ ХРИСТОВО ВОСКРЕЦЕНИЕ
8h30 : procession pascale – matines de la résurrection – divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome
16h : vêpres

L’évènement sur Facebook.

Programme du IInd dimanche après Pâques – Dimanche du Bon Pasteur

Saint-Eugène, le dimanche 18 avril 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Ce second dimanche de Pâques est aussi appelé dimanche de Misericordia (du 1er mot de l’introït) ou – le plus souvent – sous le nom populaire de dimanche du Bon Pasteur, en raison de l’évangile qui y est lu (Jean X, 11-16) et qui est repris par le second Alleluia et l’antienne de communion du jour :

Ego sum pastor bonus : et cognósco meas et cognóscunt me meæ. Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.

Dès l’antiquité, à Rome, la messe stationale du pape a lieu en ce jour à Saint-Pierre du Vatican, auprès de la tombe du Prince des Apôtres qui a été le premier pasteur du peuple chrétien après Notre Seigneur, que saint Pierre précisément appelle, dans l’épître qui est lue ce jour à la messe :

Pastórem et epíscopum animárum vestrárum, Le Pasteur et l’Evêque de vos âmes.

La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau. A la fin de l’âge apostolique, Hermas donne précisément le nom du Pasteur à son écrit apocalyptique sur la pénitence, sujet alors si discuté. A Rome, l’église située sur le Viminal, près de laquelle les Pontifes fixent leur résidence temporaire, est dédiée au bon Pasteur, dont l’image, au dire de Tertullien, ornait les calices et les coupes eucharistiques. La représentation du bon Pasteur est si familière aux peintres et aux sculpteurs des catacombes que nous la trouvons reproduite à profusion dans les arcosolia et sur les sarcophages. Bien plus, à une époque où le spiritualisme de l’art chrétien antique avait encore en horreur les statues, on fait une exception en faveur de celle du bon Pasteur, dont plusieurs exemplaires importants nous ont été conservés.
Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan, in Liber Sacramentorum.

Vous avez entendu, mes très chers frères, dans la lecture du saint Évangile, un enseignement qui vous concerne ; vous y avez appris aussi à quelle épreuve nous sommes mis, (nous, vos pasteurs). Celui qui est bon, non par une grâce accidentelle, mais par l’essence de sa nature, vous dit : “Moi je suis le bon pasteur.” Et nous donnant le modèle de cette même bonté à imiter, il ajoute : “Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.” Il a fait ce qu’il a enseigné ; il nous a donné l’exemple de ce qu’il a commandé. Le bon pasteur a donné sa vie pour ses brebis, afin de convertir, dans notre sacrement, son corps et son sang, et d’en rassasier tous ceux qu’il avait rachetés.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du second dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret du commun des IIndes vêpres du dimanche durant le Temps pascal.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche du IInd dimanche après Pâques.

Programme du Vème dimanche de Carême – Sainte Marie l’Egyptienne – ton 4

Sainte Marie l'EgyptienneParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 avril 2021 du calendrier grégorien – 5 avril 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. En ce jour, Vème dimanche de Carême, le rit byzantin fait mémoire de sainte Marie l’Egyptienne, modèle de la pénitence.

Marie est née en Égypte dans les premiers siècles de la chrétienté, et vécut à Alexandrie où elle arriva alors qu’elle avait 12 ans. Elle vivait dans la luxure, se prostituant dans tous les lieux de débauche de la ville. Un jour, alors qu’elle allait avoir 29 ans, elle rencontra des pèlerins qui partaient pour Jérusalem sur un bateau. Elle décida de les suivre en payant son passage de ses charmes. Ils arrivèrent tous devant la Basilique de la Résurrection, le jour de l’Exaltation de la Sainte Croix. Tous y entrèrent pour faire leurs dévotions. Mais Marie ne put en franchir le seuil, une force invisible la repoussait chaque fois qu’elle voulait entrer dans le Saint-Sépulchre. Désespérée, elle se tourna alors vers une icône de la Vierge Marie qui gardait la porte et la supplia d’intercéder en sa faveur. Elle put alors enfin entrer dans la basilique, tandis qu’une voix lui disait : “Si tu passes le Jourdain, tu y trouveras le repos”. Elle communia saintement, et partit au-delà du Jourdain, dans le désert. Elle vécut là 47 ans, sans rencontrer âme qui vive, n’ayant pour seule ressource que quelques pains rapportés de Jérusalem, aux prises à de pénibles et intenses tentations.

La communion de sainte Marie l'Egyptienne par saint ZosimeAu bout de cette longue pénitence, elle croise dans le désert l’anachorète saint Zosime qui, après avoir entendu son récit, lui donna la Communion. Marie lui demanda de revenir l’année suivante, au même endroit, afin de lui apporter de nouveau ce sacrement. Saint Zosime revint, et découvrit la sainte couchée sur le sol, morte, la tête tournée vers Jérusalem. Près d’elle se trouvait un message lui demandant de l’ensevelir à la place où elle était. Mais le sol du désert était trop sec et trop dur, et Zosime ne put creuser la tombe. Un lion s’approcha, le saint lui demanda de l’aide, et tous deux purent creuser une fosse et enterrer Marie.

Funérailles de sainte Marie l'Egyptienne par saint Zosime aidé par un lion du désert

La fête de sainte Marie l’Egyptienne est fixée au 1er avril, mais à partir du XIème siècle, on tint à la commémorer également en ce 5ème dimanche de Carême, afin d’exhorter, par son exemple, les pécheurs à la pénitence.

Il y avait à Paris, jusqu’à la révolution française, une église dédiée à sainte Marie l’Egyptienne (rue de La Jussienne, dont le nom est une déformation de “L’Egyptienne”). La dévotion des Parisiens envers cette sainte orientale, sans doute née au moment des Croisades, était grande, aussi le rit parisien contenait-il un office complet de sainte Marie l’Egyptienne au Ier avril. Il reste quelques souvenirs de cette église dont deux magnifiques statues de la sainte déposées à Saint-Germain-L’Auxerrois et une évocation romantique par une fresque de Chasseriau à Saint-Merry.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (Vénérable Mère Marie l’Egyptienne). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (Vénérable Mère Marie l’Egyptienne). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode (Vénérable Marie l’Egyptienne).

A la Divine liturgie de saint Basile le Grand

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * “Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde !”
2. Tropaire de la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 8 : En toi, Mère, la création à l’image de Dieu a été vraiment sauvegardée, * car ayant pris ta croix, tu as suivi le Christ * et tu as enseigné par tes actes à dédaigner la chair car elle passe, * et à prendre soin de l’âme qui est immortelle ; ** c’est pourquoi avec les anges se réjouit, Vénérable Mère Marie, ton esprit.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 3 : Autrefois tu t’adonnais à toutes sortes de débauches, * aujourd’hui par le repentir tu es devenue épouse du Christ ; * imitant la vie des anges, * par l’arme de la Croix tu as écrasé les démons ; ** c’est pourquoi tu es devenue épouse du Royaume, ô glorieuse Marie.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epîtres
Du cinquième dimanche de Carême : Hébreux (§ 3211) IX, 13–20.
Et il y est entré, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne : Galates (§ 208) III, 23-29.
Il n’y a plus maintenant ni de Juif, ni de gentil: ni d’esclave, ni de libre ; ni d’homme, ni de femme ; mais vous n’êtes tous qu’un en Jésus-Christ.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
De la vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 1, ad libitum :
℣. J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, et il écouta mon cri (Psaume 39, 1).

Evangiles
Du cinquième dimanche de Carême : Marc (§ 47) X, 32-45.
Mais Jésus leur répondit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ?
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne: Luc (§ 33) VIII, 36-50.
Cette femme se voyant ainsi découverte, s’en vint toute tremblante, se jeta à ses pieds, et déclara devant tout le peuple ce qui l’avait portée à le toucher, et comment elle avait été guérie à l’instant. Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.

Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Sainte Marie l'Egyptienne

Henry du Mont – Alleluia Hæc dies

Henry du Mont (1610 † 1684), sous-maître de la chapelle royale, maître de la musique de la Reine, organiste de Saint-Paul & du duc d’Anjou.
Alleluia Hæc dies – petit motet à deux voix pour Pâques
2 voix égales (SB – transcription pour TB & ST) & violon et basse continue.
3 pages.

Ce petit motet pour le jour de Pâques est tiré des fameux Cantica Sacra, véritables petits bijoux publiés par Henry du Mont chez Ballard en 1652, qui furent réédités en 1662.

Alleluia Hæc dies est composé d’un joyeux refrain Alleluia, qui alterne avec deux versets extraits du psaume CXVII, le 24ème et le 1er ; ces deux versets sont ceux choisis par la liturgie comme texte du graduel de la messe de la Résurrection, le jour de Pâques (le verset Hæc dies sert également de verset d’Alleluia à la messe du Samedi in Albis). Ce petit motet peut donc se chanter le jour de Pâques, mais également durant toute son octave jusqu’au Dimanche in Albis (le second verset “quoniam in æternum misericordia ejus” étant bien adapté à la thématique de la miséricorde qui est attribuée récemment à ce dimanche).

Voici le texte de ce petit motet et sa traduction française :

℟. Allelúia. ℟. Alleluia.
℣. Hæc dies, quam fecit Dóminus : exsultémus et lætémur in ea. ℣. Voici le jour que fit le Seigneur : exultons et réjouissons-nous en lui.
℣. Confitémini Dómino, quóniam bonus : quóniam in ætérnum misericórdia ejus. ℣. Confessez le Seigneur, car il est bon : car éternelle est sa miséricorde.

Nous vous proposons la partition d’Henry du Mont dans sa tonalité originelle de Fa Majeur pour Superius et Bassus, mais aussi pour Tenor et Bassus, ainsi que dans une transposition un ton plus haut en Sol Majeur pour Superius et Tenor.

Les premières mesures de cette partition :

Alleluia Hæc dies - petit motet d'Henry du Mont pour Pâques

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Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF – ton originel en Fa Majeur pour Superius et Bassus
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Alleluia Hæc dies d'Henry du Mont - Cantica Sacra - édition de 1652
Alleluia Hæc dies d’Henry du Mont – Cantica Sacra – édition de 1652

Programme du Ier dimanche après Pâques – Dimanche in albis ou de Quasimodo

L'apparition du Christ ressuscité à saint Thomas par RubensSaint-Eugène, le dimanche 11 avril 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La solennité pascale se termine par la fête de ce jour ; c’est pourquoi les néophytes changent aujourd’hui de vêtements, de telle sorte cependant que leur cœur garde toujours la blancheur de la robe qu’ils quittent. Puisque c’est le temps pascal, c’est-à-dire un temps d’indulgence et de pardon, notre premier devoir est, en cette sainte journée, comme il l’a été pendant toutes les autres de la même solennité, de ne pas permettre que la relâche accordée au corps ternisse la pureté de l’âme. Abstenons-nous de toute mollesse, de toute intempérance, de toute licence. Veillons à nous délasser avec modération, et à garder une sainte pureté, afin d’obtenir par cette pureté d’âme ce que nous n’acquérons pas en ce moment par l’abstinence corporelle.
Sermon de saint Augustin, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du dimanche in Albis, octave de Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche de Quasimodo.

Programme du IVème dimanche de Carême – Saint Jean Climaque – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 avril 2021 du calendrier grégorien – 29 mars 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Le concile local de Laodicée supposé tenu vers 364 (mais qui pourrait être plus ancien que le Concile de Nicée car il parle encore des Montaniens mais pas des Ariens), dans son 51ème canon, ordonnait de ne pas célébrer la mémoire des martyrs pendant la sainte Quarantaine, mais de commémorer leur fête les samedis et dimanches, jours qui n’appartiennent pas aux jours de jeûne & de pénitence. Dans l’esprit de ce canon, le rit byzantin continue de célébrer les samedis & dimanches pendant le Carême certains saints importants dont la mémoire tombe systématiquement pendant la sainte Quarantaine. C’est le cas de celle de saint Jean Climaque, dont la fête tombe le 30 mars. A partir du XIVème siècle, sous l’influence des moines hésychastes, le IVème dimanche de Carême fit mémoire de saint Jean Climaque, moine syrien du VIème siècle au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï & auteur spirituel célèbre pour son ouvrage, l’Echelle sainte, ou les degrés pour monter au ciel. Dans cet ouvrage, saint Jean le Sinaïte marque en 30 chapitres les 30 degrés pour progresser dans la vie spirituelle, du renoncement à la paix de l’âme, à l’image de l’échelle de Jacob qui allait de la terre au ciel. Le mot échelle se dit κλῖμαξ / klimax en grec, d’où le surnom attribué au saint. L’Echelle de saint Jean Climaque est lue aux petites heures de l’office divin byzantin pendant le Carême.

Voici que, malgré mon ignorance profonde, malgré les ténèbres épaisses que mes passions répandent sur mon esprit, malgré enfin les ombres de la mort de mon corps, j’ai la témérité et la hardiesse de parler du ciel terrestre. Or si les étoiles sont le superbe ornement du firmament, les vertus sont celui de la tranquillité du coeur. C’est pour cette raison que je pense et dis que la paix ou la tranquillité de l’âme n’est rien d’autre sur la terre qu’un véritable ciel dans lequel une âme qui le possède, ne considère plus les ruses et la méchanceté des démons que comme des jeux et de vains amusements.
Saint Jean Climaque, L’Echelle Sainte, XXIXème degré, 1 – Du ciel terrestre, c’est-à-dire de la paix de l’âme, qui la rend semblable à Dieu en la perfectionnant et en lui procurant la résurrection avant la résurrection générale.

Par les prières de notre saint Père Jean Climaque, Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de nous.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (du vénérable Jean Climaque). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (du vénérable Jean Climaque). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode (du vénérable Jean Climaque).

A la divine liturgie de saint Basile le Grand

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de saint Jean Climaque, ton 1 : Habitant du désert tel un ange dans ton corps, * tu fis des miracles, ô Jean, notre père théophore ; * par le jeûne, les veilles et la prière, tu as reçu des dons célestes ; * tu guéris les malades et les âmes * de ceux qui accourent vers toi avec foi. * Gloire à celui qui t’a donné la force, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui par toi accomplit pour tous des guérisons.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Jean Climaque, ton 4 : En vérité, le Seigneur t’a placé au sommet de l’abstinence, * comme un astre fixe qui éclaire les confins de l’univers, ** ô Jean notre guide et notre père.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
De saint Jean Climaque, ton 7 :
℟. Les saints seront loués dans la gloire, et ils exulteront sur leur couche. (Psaume 149,5)

Epîtres
Du quatrième dimanche de Carême : Hébreux (§ 314) VI, 13–20.
L’espérance sert à notre âme comme d’une ancre ferme et assurée, et qui pénètre jusqu’au [sanctuaire qui est au] dedans du voile, où Jésus comme précurseur est entré pour nous, ayant été établi pontife éternel selon l’ordre de Melchisédech.
De saint Jean Climaque : Ephésiens (§ 229), V, 8-19.
Recherchez avec soin ce qui est agréable à Dieu.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abris ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
De saint Jean Climaque, ton 2 :
℣. Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu. (Psaume 91,14)

Evangiles
Du quatrième dimanche de Carême : Marc (§ 40), IX, 17-31.
Cependant il instruisait ses disciples, et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir, et il ressuscitera le troisième jour après sa mort.
De saint Jean Climaque : Matthieu (§ 10), IV, 25 – V, 12.
Réjouissez-vous, et tressaillez de joie ; parce qu’une grande récompense vous est réservée dans les cieux.

Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De saint Jean Climaque : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.
Télécharger le livret des choristes pour le commun de la liturgie des dimanches de Carême.