Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de saint Joseph artisan

Saint JosephSaint-Eugène, le dimanche 1er mai 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Fête instituée en 1955 à la place de la fête des Apôtres Philippe & Jacques, remplaçant la fête du Patronage de St Joseph.
(“Cette fête fut un échec pastoral. En dehors du commentaire de St Albert le Grand aux Matines (3ème nocturne), on peut constater ce que devient la liturgie lorsqu’elle est considérée non plus comme le but de la pastorale mais comme un simple outil de celle-ci.” Introibo)

Mémoire du IInd dimanche après Pâques, dimanche du Bon Pasteur.

IIndes vêpres de la fête de saint Joseph, artisan. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du dimanche de Thomas – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 1er mai 2022 du calendrier grégorien – 18 avril 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55 – divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Huit jours après Pâques, le rit byzantin (comme le rit romain) célèbre la confirmation de la Résurrection à l’incrédule Apôtre Thomas et sa magnifique profession de foi dans laquelle il confesse la divinité du Christ. L’évangile (Jean XX 19-31) nous dit en effet que cet événement eut lieu huit jour après Pâques et que cela arriva alors que toutes les portes du lieu où ils se trouvaient étaient closes. Aussi ce dimanche s’appelle-t-il dans la tradition byzantine le Dimanche de Thomas, mais aussi le Dimanche des portes fermées : les portes de l’iconostase, qui étaient restées grandes ouvertes pendant toute la Semaine du Renouveau afin de signifier la pleine ouverture de la grâce lors de la résurrection du Christ, sont à nouveau fermées (précisément avant none dites devant les vêpres de ce dimanche, hier soir). On l’appelle aussi le dimanche de l’Antipâques (Antipascha).

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Antipâques). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de la fête (Antipâques).

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du la 3ème ode & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Ô Christ, rends-moi ferme sur l’inébranlable roc * de tes commandements ; * à la clarté de ton visage éclaire-moi, ** car il n’est d’autre Saint que toi, Seigneur.
2. Par ta croix, ô Christ, tu nous renouvelas, * d’anciens que nous étions ; * de la mort tu nous menas à l’immortalité, ** nous ordonnant de vivre une vie nouvelle en toi.
3. Enfermé dans le tombeau par les limites de ta chair, * toi que rien ne peut cerner, * ô Christ, tu ressuscitas et, portes closes, te montras ** parmi tes Disciples, Seigneur tout-puissant.
4. Ô Christ, les blessures que tu as subies * librement pour nous, * tu les montras à tes Disciples pour témoigner ** de ta glorieuse Résurrection.
5. Du monstre marin tu as sauvé, * Ami des hommes, ton Prophète ; * du gouffre de mes péchés * retire-moi, je t’en supplie.
6. Tu n’as pas laissé Thomas * sombrer dans le gouffre d’incrédulité, * mais tu lui tendis les mains, ** Seigneur, pour qu’il puisse les examiner.
7. Notre Sauveur a déclaré : * En me touchant, vous voyez * que je suis fait d’os et de chair ; ** c’est bien moi, je n’ai pas changé.
8. Il toucha ton côté * Thomas qui n’était pas présent, * et, dans la foi, te reconnut, ** Sauveur, à ta première venue.

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 7 : Le sépulcre étant scellé, * toi qui es la Vie, Tu t’es levé du tombeau, ô Christ Dieu, * et les portes étant fermées, * Tu t’es présenté devant tes disciples, toi, la Résurrection de tous, * et par eux Tu as renouvelé en nous l’Esprit de Vérité, ** dans ta grande miséricorde.
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 8 : De sa dextre curieuse, l’apôtre Thomas explora ton côté vivifiant, ô Christ notre Dieu, * et, toutes portes étant fermées, * lorsque tu vins au milieu des disciples, il te cria : ** Tu es mon Seigneur et mon Dieu.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
℟. Il est grand, notre Seigneur, tout-puissant, à son intelligence point de mesure. (Psaume 146, 5)
℣. Louez le Seigneur, car il est bon de chanter notre Dieu, car il est doux de le louer. (Psaume 146, 1)

Epître : Actes des Apôtres (§ 14) V, 12–20.
Cependant les apôtres faisaient beaucoup de miracles et de prodiges parmi le peuple ; et tous étant unis dans un même esprit, s’assemblaient dans la galerie de Salomon.

Alleluia
De la fête, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Car c’est un Dieu grand que le Seigneur, un roi grand par dessus toute la terre (Psaume 94, 3).

Evangile : Jean (§ 65) XX, 19-31.
Thomas répondit, et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

Verset de communion
De la fête : Loue, Jérusalem, le Seigneur, loue ton Dieu, Sion. (Psaume 147, 2). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche
Télécharger le livret commun des choristes pour le Triode fleuri (Temps pascal).

Programme du Ier dimanche après Pâques – Dimanche in albis ou de Quasimodo

L'apparition du Christ ressuscité à saint Thomas par RubensSaint-Eugène, le dimanche 24 avril 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La solennité pascale se termine par la fête de ce jour ; c’est pourquoi les néophytes changent aujourd’hui de vêtements, de telle sorte cependant que leur cœur garde toujours la blancheur de la robe qu’ils quittent. Puisque c’est le temps pascal, c’est-à-dire un temps d’indulgence et de pardon, notre premier devoir est, en cette sainte journée, comme il l’a été pendant toutes les autres de la même solennité, de ne pas permettre que la relâche accordée au corps ternisse la pureté de l’âme. Abstenons-nous de toute mollesse, de toute intempérance, de toute licence. Veillons à nous délasser avec modération, et à garder une sainte pureté, afin d’obtenir par cette pureté d’âme ce que nous n’acquérons pas en ce moment par l’abstinence corporelle.
Sermon de saint Augustin, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du dimanche in Albis, octave de Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de Pâques

La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 23 avril 2022 du calendrier grégorien – 10 avril 2022 du calendrier julien, office nocturne à 21h30, procession de la résurrection et matines de Pâques à 22h, suivies de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

Ne pleure pas, O Mère, bien que tu aies vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici les hirmi de ce célèbre canon :

Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques :

Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

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Programme du dimanche de Pâques et de son octave

Saint-Eugène, le dimanche 17 avril 2022, grand’messe de 11h, avec quatuor de cuivres. Vêpres stationnales du saint jour de Pâques avec processions aux fonts baptismaux à 17h.

Il faut remarquer de plus pourquoi l’Ange fut aperçu assis à droite. Que signifie la gauche, sinon la vie présente ? Que désigne la droite, sinon la vie éternelle ? De là vient qu’il est écrit dans le Cantique des cantiques : « Sa main gauche est sous ma tête et sa main droite m’embrassera. » Comme notre Rédempteur avait déjà dépassé la vie présente qui est corruptible, c’est avec raison que l’Ange ayant mission d’annoncer son entrée dans la vie éternelle, se montrait assis à droite. Il apparut couvert d’une robe blanche, parce qu’il venait proclamer la joie de notre grande fête. La blancheur de son vêtement exprime en effet la splendeur de notre solennité. L’appellerons-nous nôtre ou sienne ? Disons mieux : cette solennité est sienne et elle est nôtre. Car si la résurrection de notre Rédempteur a été notre bonheur, en ce qu’elle nous a ramenés à l’immortalité ; elle a fait aussi la joie des Anges, puisque, en nous rappelant au Ciel, elle complète leur nombre.
Homélie de saint Grégoire le Grand, pape, IInde leçon des vigiles nocturnes du jour de Pâques, au nocturne.

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Christus resurgens ex mortuisSaint-Eugène, le dimanche 4 avril 2021, vêpres stationales du saint jour de Pâques avec processions aux fonts baptismaux à 16h30.

LA OU IL Y A DES FONTS BAPTISMAUX.
(D’après l’Ancien Ordre Romain).

Les secondes vêpres de la solennité pascale dans le propre de Paris possèdent un caractère très particulier : après une première partie au chœur, le clergé et les fidèles vont en procession aux fonts baptismaux, qui sont encensés puis reviennent en marquant une station devant le crucifix de la nef. Comme la cérémonie comporte le chant de trois Magnificat, elle fut appelée aussi “Vêpres triples”.

Loin d’être d’origine parisienne, cette cérémonie est romaine et remonte aux premiers temps de l’Eglise. Elle est décrite par les anciens Ordines Romani des VIIème – XIème siècles, qui les désignent sous le nom de vêpres triples : le pape commençait cet office dans Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale de Rome, puis on allait en procession au baptistère du Latran et on terminait l’office à Saint-André de la Croix, monastère annexé à la basilique du Latran. La même cérémonie s’observait toute l’octave de Pâques jusqu’au dimanche in Albis inclusivement.

Au cours de cette cérémonie se chantaient de nombreux Alleluia, dont les versets étaient alternativement en grec ou en latin. La présence de ces chants et le témoignage de saint Grégoire le Grand laissent entendre que cette cérémonie a été importée à Rome du temps du pape saint Damase (366 – 384) par saint Jérôme, à l’imitation de ce qui se pratiquait alors à Jérusalem dans la basilique de la Résurrection (le « Saint Sépulcre »). A Jérusalem, les vêpres du soir de Pâques et de son octave commençaient dans la basilique, puis allaient pareillement aux fonts baptismaux et se terminaient dans la chapelle élevée sur le lieu même du Golgotha. Les catéchumènes baptisés dans la nuit de Pâques faisaient cette procession avec les aubes blanches qu’on leur avait remises au baptême, et l’évêque de Jérusalem leur faisait chaque jour la catéchèse pour leur expliquer le sens des mystères qu’ils avaient reçus (on possède ainsi les Catéchèses mystagogiques de saint Cyrille de Jérusalem pour ces cérémonies). De là vient le nom que l’on donne à toute l’octave de Pâques, in Albis. L’usage parisien en conserve le souvenir en faisant porter aux chantres de cet office non des chapes comme à l’ordinaire, mais des aubes parées.

L’exil de la papauté à Avignon entraîna au XIVème siècle la disparition de ce vénérable office basilical, l’office romain se contentant dès lors de reprendre les antiennes des laudes de Pâques pour les vêpres. Toutefois, la plupart des diocèses de France et de Rhénanie continuèrent à observer cette vénérable tradition, qui fut incluse dans les différents propres diocésains du XIXème et XXème siècles.

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Après les vêpres stationnales : au salut du Très-Saint Sacrement :

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Messe du Lundi de Pâques, Lundi in Albis – plain-chant & orgue à 11h

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Messe du Mardi in Albis au Vendredi in Albis – plain-chant & orgue à 19h

Messe du Samedi in Albis – plain-chant & orgue à 9h30

Programme du dimanche des Rameaux – Entrée du Seigneur à Jérusalem

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 avril 2022 du calendrier grégorien – 4 avril 2022 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h.

Le dimanche des Rameaux – ou l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, selon la terminologie des livres liturgiques byzantins – est une fête du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Sa célébration supprime donc l’office habituel du dimanche dans l’Octoèque. En raison du caractère festif de ce jour, c’est l’un des très rares jours où l’usage du poisson est autorisé au cours du grand Carême byzantin.

La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.

Evangile de matines
De la fête : Matthieu (§ 83), XXI, 1-11, 15-17.
Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.

[Aux heures
A tierce & à sexte : 1er tropaire de la fête. Gloire au Père. 2nd tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.]

A LA DIVINE LITURGIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Première antienne, Psaume 114, ton 2
J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
℟. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui trônes sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Tropaire, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * “Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.”
Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * “Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.”
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Autre tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, * nous avons été rendus dignes de la vie immortelle par ta résurrection * et nous te clamons cette louange : * “Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur”.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 6 : Porté sur un trône dans le ciel et par un ânon sur la terre, ô Christ Dieu, * tu as reçu la louange des anges * et le chant des enfants qui Te clament : ** Béni sois-tu, Toi qui viens rappeler Adam.

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Philippiens (§ 247) IV, 4-9.
Réjouissez-vous dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous dans le Seigneur.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
℣. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)

Evangile
De la fête : Jean (§ 41), XII, 1-18.
Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non-seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu. Convoquez une fête et venez vous réjouir, faisons au Christ un triomphe de nos palmes, de nos branches et de nos chants, l’acclamant : “Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur !”

Verset de communion
De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.

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Horaires de la Semaine Sainte à la paroisse byzantine russe catholique de la Très-Sainte Trinité

Descente aux Enfers & résurrectionLa Semaine Sainte ou Grande Semaine est le sommet de l’année liturgique et nous fait revivre les mystères de notre Rédemption. Nous sommes heureux de vous accueillir à cette occasion pour prier avec nous à l’un ou l’autre de nos offices célébrés dans le rit byzantin et partager avec vous la grande joie de Pâques, vous êtes les bienvenus !

Cette année, les calendriers julien et grégorien sont décalés d’une semaine.

Voici les horaires des offices célébrés à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité (avec leurs équivalents latins entre parenthèses) :

17 avril – DIMANCHE DES RAMEAUX
9h : matines avec bénédiction et distribution des rameaux puis liturgie de saint Jean Chrysostome (matines et messe du dimanche des Rameaux)

18 avril – GRAND & SAINT LUNDI
18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés (messe du Lundi Saint)

19 avril – GRAND & SAINT MARDI
18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés (messe du Mardi Saint)

20 avril – GRAND & SAINT MERCREDI
18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés (messe du Mercredi Saint)

21 avril – GRAND & SAINT JEUDI
12h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (Messe de la Cène du Seigneur au Jeudi Saint)
18h : matines des 12 évangiles : matines des souffrances du Christ avec les lectures de la Passion (office de Ténèbres du Vendredi Saint)

22 avril – GRAND & SAINT VENDREDI
12h : vêpres de l’ensevelissement du Christ (vêpres du Vendredi Saint)
19h : matines devant le tombeau du Christ (office de Ténèbres du Samedi Saint)

23 avril – GRAND & SAINT SAMEDI
10h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (vigile pascale)

Dans la nuit du 23 au 24 avril – PAQUES – LA LUMINEUSE RESURRECTION DU CHRIST
ПАСХА – СВЕТЛОЕ ХРИСТОВО ВОСКРЕЦЕНИЕ
21h30 : office de minuit
22h : procession pascale – matines de la résurrection – divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome, suivie des agapes paroissiales (procession & matines du jour de Pâques, suivies de la messe du jour de Pâques

L’évènement sur Facebook.

Programme de la Vigile pascale

Vigile pascale - gravures de PicardSaint-Eugène, le Samedi Saint 16 avril 2022, vigile pascale de 15h.
Répétition pour les choristes à 10h.

A l’heure de None (trois heures de l’après-midi), l’Évêque se rend avec tout le clergé à l’Église, et c’est à ce moment que commence la Veille du Samedi saint.”
Dom Guéranger, l’Année liturgique.

Conçu de nouveau dans l’eau fécondée par le Saint-Esprit, le fils d’Adam, né pour la mort, renaît à la vie par le Christ. Hâtons-nous donc de rompre notre jeûne solennel ; car le Christ notre Pâque a été immolé. Non seulement nous sommes conviés au festin du corps de l’Agneau, mais nous devons encore nous enivrer de son sang. Ce breuvage n’est point imputé à crime pour ceux qui le boivent, mais il est en eux le principe du salut. Nourrissons-nous aussi de celui qui est l’Azyme ; car l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. Le Christ est le pain descendu du ciel, bien supérieur à celui qui pleuvait du ciel dans la manne, et dont Israël fit son festin pour mourir ensuite. Celui dont ce corps sacré est l’aliment devient possesseur de l’éternelle vie.

Les choses anciennes ont disparu, tout est devenu nouveau : le couteau de la circoncision mosaïque est émoussé, et le rude tranchant de la pierre employée par Josué est hors d’usage. C’est au front et non en secret, que le peuple du Christ reçoit sa marque glorieuse ; c’est par un bain et non par une blessure, par le Chrême et non par le sang.

Il convient donc, en ce soir de la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, d’allumer un flambeau dont la blancheur flatte les regards, dont le parfum réjouisse l’odorat, dont l’éclat illumine, dont la matière ne cause pas de dégoût, dont la flamme n’exhale pas une noire fumée. Quoi, en effet, de plus convenable, de plus joyeux, que de célébrer les veilles de la nuit en l’honneur de celui qui est la fleur de Jessé, avec des torches dont la matière est empruntée aux fleurs ? La Sagesse a chanté, parlant d’elle-même : Je suis la fleur des champs et le lis des vallons. La cire n’est point une sueur arrachée au pin par le feu ; elle n’est point une larme enlevée au cèdre par les coups répétés de la hache ; sa source est mystérieuse et virginale ; et si elle éprouve une transformation, c’est en prenant la blancheur de la neige. Devenue liquide par la fusion, sa surface est unie comme le papyrus ; pareille à l’âme innocente, aucune division ne vient la briser, et sa substance, toujours pure, descend en ruisseaux pour devenir l’aliment de la flamme.”

Extrait de la liturgie du Samedi Saint dans le rit ambrosien.

Pour en savoir plus sur la liturgie du Samedi Saint (Vigile pascale) et son horaire antique après None (15h de l’après-midi).

A la vigile pascale :

  • Traits en plain-chant
  • Kyrie & Gloria : Messe I Lux & Origo
  • Offertoire : Sileat omnis caro mortalis – offertoire du Samedi Saint de la liturgie de saint Basile le Grand dans le rit byzantin – musique : tradition russe
  • Sanctus : Messe I Lux & Origo
  • A l’élévation : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790) – Harmonisation d’Amédée Gastoué (1873 † 1943), maître de chapelle de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, commandeur de Saint Grégoire le Grand
  • Pendant la communion : Canon pascal de Saint-Jean Damascène (VIIIème siècle – extraits) – Polyphonie d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
  • Au dernier évangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers.

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Un renouveau musical sacré : Les 7 Paroles du Christ en Croix

Les 7 Paroles du Christ en Croix : si ce genre musical s’est particulièrement illustré dans le passé par Heinrich Schütz ou Joseph Haydn, on notera que son développement en France ne date que du milieu du XIXème siècle.

On pourrait se demander la raison d’un engouement si tardif mais qui a généré des productions majeures par de compositeurs de premier ordre : Charles Gounod, César Franck, Théodore Dubois, mais également Adolphe Deslandres en 1867 et plus tard par Fernand de La Tombelle (1909) ou Charles Tournemire (1935).
La redécouverte des maîtres anciens comme Palestrina au début du XIXème siècle, correspond à une volonté de redécouvrir et de réinterpréter le répertoire religieux dans ce qu’il a d’authentique, et surtout loin de l’écriture opératique ou de romances qu’on voyait à l’époque, comme le Sette ultime paroli de Saverio Mercadante (1838), écrite en italien.

Le retour à l’emploi de maîtres de chapelles, l’éclosion musicale suscitée par l’édification d’orgues et donc la formation de nouveaux organistes, favoriseront la renaissance de ce répertoire.

Quant à la version de César Franck, celle-ci se situe à la croisée des chemins entre Charles Gounod et Théodore Dubois, entre deux traditions : l’une sévère, et l’autre plus orchestrale.

Trois compositeurs pour Les 7 paroles du Christ : Gounod, Franck, Dubois

Théodore Dubois, académicien, auteur de Les 7 paroles du Christ
Théodore Dubois, académicien

Il est remarquable d’avoir trois organistes présentant le même type d’œuvre. Franck et Gounod ayant été élève du même Anton Reicha, c’est pourquoi il est assez aisé de pourvoir les faire dialoguer. Dubois, plus jeune sera affilié à César Franck à Sainte Clotilde, mais entretiendra de nombreuses relations avec Gounod au point qu’il lui succédera en 1894 dans son fauteuil d’académicien. Pour autant, trois styles distincts se révéleront dans Les 7 paroles du Christ que tous les trois écrivirent.

Alors que Gounod reprend en 1855 avec un grande sobriété et une grande concision le modèle des doubles chœurs a cappella se répondant jusqu’au regroupement du chœur final (cf. notre article sur Gounod, Passion et Semaine Sainte), César Franck alterne entre chœur dans le pur style palestrinien, et des parties de solistes accompagnées de l’orchestre.

Ce contraste saisissant tend à illustrer la violence, ou la douleur mis en scène par l’explosion de nuances contrastantes. Il diffère également de Théodore Dubois lequel nous fait intervenir un orchestre massif accompagné de l’orgue, c’est le déploiement d’un oratorio romantique très proche des Passions, où le chœur représente généralement la foule et la voix du Christ est tenue par la basse. L’œuvre intégrale est donc conséquente de ¾ d’heures environ, et obtient une résonnance avec Gounod dans son oratorio Gallia, car il dédie son œuvre en 1871 au curé de la Madeleine, l’abbé Jean-Gaspard Deguerry, fusillé en 1871 lors de la Commune.

Les 7 paroles du Christ de Théodore Dubois
Les 7 paroles du Christ de Théodore Dubois

Ce sens des Lamentations dans Gallia au point d’entendre un O vos omnes dans les deux œuvres, traduisent l’expression de la douleur de cette période, même si Dubois l’avait composé avant les événements.

En revanche, il est étonnant d’apprendre que l’œuvre de Franck n’a pas été mise en valeur du temps du compositeur, Charles Bordes, créateur de la Schola Cantorum avec Vincent d’Indy, ne connaissait pas cette œuvre, et le titre du manuscrit est même apocryphe.

Ce n’est que fort récemment qu’on redécouvrit son manuscrit daté du 14 août 1859, mais qui apporte un éclairage intéressant dans la production de Franck. Cet oratorio précède en effet la grande fresque orchestrale et vocale des Béatitudes datant de 1871. Les ingrédients dramatiques sont déjà présents et surtout dans la forme grâce au thème récurrent correspondant au chœur a cappella qui répondent aux paroles du Christ. Pour autant, le chœur est à l’origine exclusivement masculin, divisé en deux parties de ténor, une partie de basse et la voix de soprano était destinée aux enfants.

Deus, meus - 4ème parole du Christ par César Franck
Deus, meus – 4ème parole du Christ par César Franck. On se rend compte de la sobriété du langage dans cette écriture très verticale.

On remarquera chez César Franck la grande volonté d’intelligibilité et de lisibilité particulièrement dans la 4ème parole “Deus meus, Deus meus ut quid derelequisti me ?” (Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?)

L’écriture très verticale pour chœur, peu animée, dans un ambitus vocal restreint, rend d’autant plus importante la dramaturgie de l’abandon, d’un orchestre à ce moment absent. Théodore Dubois, l’interprétera par un baryton soliste comme voix du Christ avec un soutien modéré de l’orchestre.

En revanche, c’est l’inverse qui se produit dans leur final respectif, après le tremblement de terre orchestral, on est surpris par un “Adoramus te Christe” de Dubois de très grande retenue homorythmique, qui répond au “Pater in manus tuas commendo spiritum meum” (Père, en tes mains, je remets ton esprit) de César Franck, avec un ténor soliste accompagné d’une orchestration autour du timbre chaleureux et expressif du violoncelle qui diffère également du noble dialogue des deux chœurs dans la version très paisible de Charles Gounod.

Manuscrit du chœur final des 7 paroles du Christ de Théodore Dubois
Manuscrit du chœur final des 7 paroles du Christ de Théodore Dubois : Adoramus te, Christe
Double choeur final des 7 Paroles du Christ sur la Croix de Charles Gounod
Double choeur final des 7 Paroles du Christ sur la Croix de Charles Gounod

Programme du Vendredi Saint

Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècleSaint-Eugène, le Vendredi Saint 15 avril 2022, Messe des Présanctifiés de 19h. Office des Ténèbres vers 22h.
Répétition pour les choristes à compter de 18h30 (habillement à 18h15 pour les chantres)./strong>

La messe des Présanctifiés est ainsi nommée car les Saints Dons ont été consacrés la veille le Jeudi Saint au cours de la messe de la Cène ; ils ont été portés au reposoir à l’issue de cette messe et sont aujourd’hui solennellement rapportés à l’autel au cours de cette liturgie des Présanctifiés. Le génie du rit romain montre ainsi le lien théologique intime qui unit le Jeudi Saint et le Vendredi Saint, le sacrifice du pain et du vin à la Cène par le Christ et celui de son Corps et de son Sang sur la Croix.

Cette liturgie romaine du Vendredi Saint par bien des aspects rappelle la liturgie des Présanctifiés que le rit byzantin célèbre tous les mercredis et vendredis de Carême et dont le règlement est traditionnellement attribué au Pape saint Grégoire le Grand, pape de Rome, qui fut diacre apocrisiaire à Constantinople. Il ne s’agit pas d’un simple office de communion mais bien d’une messe car les espèces du pain et du vin y sont employés, mais surtout parce que le célébrant y procède à la fraction de l’hostie, signe de la passion et, pour les premiers chrétiens, signe de l’eucharistie (“Ils reconnurent le Seigneur dans la fraction du pain” (cf. Luc XXIV, 30-31)

A la messe des Présanctifiés :

https://youtu.be/kkCIhdnbwZM

Les Présanctifiés seront suivis de l’Office des Ténèbres du Samedi Saint
(après une courte pause)

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