Fête de Pâques à la paroisse russe catholique de la Sainte Trinité

Dimanche dernier, les Eglises suivant le calendrier julien fêtaient Pâques. Je suis allé chanter chez mes amis russes de la paroisse russe catholique de la Très-Sainte Trinité, 39 rue François-Gérard, Paris XVI.

Pâques russe

Entrée du clergé dans l’église au début des matines après la procession à l’extérieur de celle-ci au chant du tropaire suivant :
Ta Résurrection, ô Christ Sauveur, / les anges la chantent dans les cieux, / et nous qui sommes sur la terre, / donne-nous un cœur pur / pour être dignes de te glorifier.

Pâques russe

C’est le jour de la Résurrection ! Peuples, rayonnons de joie ! C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur. De la mort à la vie, de la terre au ciel, Christ Dieu nous a menés, chantons l’hymne de la victoire. (Saint Jean Damascène, canon pascal, première ode).

Pâques russe

Tout est maintenant inondé de lumière, le ciel, la terre et l’enfer. Que toute créature célèbre la Résurrection du Christ : en lui elle est affermie ! (Saint Jean Damascène, canon pascal, troisième ode).

Pâques russe

Le R.P. Gabriel, curé.
Devant l’Arche mystérieuse, David l’ancêtre de Dieu danse en jubilant. Et nous, le peuple saint de Dieu, voyant l’accomplissement des symboles, exultons d’une joie divine car le Christ est ressuscité en tant que Tout-Puissant. (Saint Jean Damascène, canon pascal, quatrième ode).

Pâques russe

Durant la fête de Pâques et toute l’octave, les portes saintes de l’iconostase et les voiles restent toujours ouverts, pour signifier l’ouverture du ciel et l’inondation de la grâce rédemptrice.
Voyant Ta miséricorde infinie, ceux que les chaînes de l’enfer retenaient prisonniers, d’un pas joyeux, ô Christ, accourent vers la Lumière, applaudissant la Pâque éternelle. (Saint Jean Damascène, canon pascal, cinquième ode).

Pâques russe

L’icône despotique de la Sainte Trinité.
Nous célébrons la mort de la mort, la destruction de l’enfer, le commencement de la Vie nouvelle et sans fin. Chantons en jubilant son auteur : le Dieu de nos pères, seul béni et très glorieux. (Saint Jean Damascène, canon pascal, septième ode).

Homélie de
saint Jean Chrysostome
Archevêque de Constantinople,
pour le jour saint et lumineux
de la glorieuse et salvifique
Résurrection du Christ notre Dieu

Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse solennité !
Que tout serviteur fidèle entre dans la joie de son Seigneur !
Que celui qui s’est donné la peine de jeûner reçoive maintenant le denier qui lui revient !
Que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire !
Si quelqu’un est venu après la troisième heure, qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces !
Si quelqu’un a tardé jusqu’à la sixième heure, qu’il n’ait aucune hésitation, car il ne perdra rien !
S’il en est un qui ait différé jusqu’à la neuvième heure, qu’il approche sans hésiter !
S’il en est un qui ait traîné jusqu’à la onzième heure, qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier aussi bien que le premier.
Il admet au repos celui de la onzième heure.
Du dernier il a pitié et il prend soin du premier.
A celui-ci il donne, à l’autre il fait grâce.
Il agrée les œuvres et reçoit avec tendresse la bonne volonté.
Il honore l’action et loue le bon propos.
Ainsi donc, entrez tous dans la joie de votre Seigneur et, les premiers comme les seconds, vous recevrez la récompense.
Riches et pauvres, mêlez-vous, abstinents et paresseux, pour célébrer ce jour.
Que vous ayez jeûné ou non, réjouissez-vous aujourd’hui.
La table est préparée, goûtez-en tous; le veau gras est servi, que nul ne s’en retourne à jeun.
Goûtez tous au banquet de la foi, au trésor de la bonté.
Que nul ne déplore sa pauvreté, car le royaume est apparu pour tous.
Que nul ne se lamente sur ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau.
Que nul ne craigne la mort, car celle du Seigneur nous en a délivrés : Il l’a fait disparaître après l’avoir subie.
Il a dépouillé l’Enfer, Celui qui aux Enfers est descendu.
Il l’a rempli d’amertume pour avoir goûté de sa chair.
Et cela, Isaïe l’avait prédit : l’Enfer, dit-il, fut irrité lorsque sous terre il t’a rencontré ; irrité parce que détruit ; irrité, parce que tourné en ridicule ; irrité, parce que réduit à la mort ; irrité, parce qu’anéanti.
Il avait pris un corps et s’est retrouvé devant Dieu ; ayant pris de la terre, il rencontra le ciel ; ayant pris ce qu’il voyait, il est tombé à cause de ce qu’il ne voyait pas.
O Mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire ?
Le Christ est ressuscité, et toi-même es terrassé.
Le Christ est ressuscité, et les démons sont tombés.
Le Christ est ressuscité, et les Anges sont dans la joie.
Le Christ est ressuscité, et voici que règne la vie.
Le Christ est ressuscité, et il n’est plus de mort au tombeau.
Car le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis.
A Lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen.

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