Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la solennité de la Fête-Dieu

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830Saint-Eugène, le dimanche 7 juin 2026, messe solennelle de 11h. Vêpres à 15h puis procession de la Fête-Dieu dans les rues du quartier et salut du Très-Saint Sacrement.

> Catéchisme sur la Fête-Dieu

Dans l’année liturgique, la fête de l’Eucharistie est célébrée le Jeudi Saint. Toutefois, en raison de l’entrée à la suite du Christ dans les souffrances de la Passion, les fastes liturgiques ne peuvent être complètement déployés ce jour-là. Aussi l’Eglise a-t-elle reporté la célébration glorieuse du sacrement de l’Eucharistie au jeudi qui suit la Trinité. Le mérite de l’institution de la fête de l’Eucharistie (c’est son nom dans les missels médiévaux) à cette date revient à sainte Julienne de Cornillon. A partir de 1209, cette religieuse & mystique liégeoise reçut la vision fréquente de la lune en laquelle une partie restait sombre et ne rayonnait pas. « Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace : c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement » (Benoît XVI). Répondant aux demandes de sainte Julienne, l’évêque de Liège fit célébrer la première Fête-Dieu en sa ville en 1246. La providence appela ensuite l’archidiacre de Liège à siéger sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Urbain IV, lequel institua la Fête du Corps du Christ pour l’Église d’Occident par la bulle Transiturus de hoc mundo le 11 août 1264. A la demande du pape, saint Thomas d’Aquin fut chargé de la composition de l’office et de la messe de la nouvelle fête (pour la messe, il centonisa des textes nouveaux sur les airs liturgiques les plus en faveurs de son temps, et pour l’office, il remania celui qui était déjà en cours dans certains monastères cisterciens des Flandres). La procession avec le Saint-Sacrement, pratiquée ici & là dès le XIème siècles aux Rameaux et au petit matin de Pâques, se fit ensuite volontiers à la Fête-Dieu, et elle était généralisée partout en Occident au XVème siècle. En général la procession se faisait après la messe le jour même de la fête, et après les vêpres chaque jour de l’octave.

La Fête-Dieu n’étant plus fériée en France, la solennité en est transférée dans notre pays au dimanche qui suit, dans son octave.

A la sainte messe

  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – plain-chant d’Amiens
  • Introït – Cibavit eos (ton ii.)
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Alleluia – Caro mea (ton vii.)
  • Sequence – Lauda Sion (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa Pange lingua de Josquin des Prés (c. 1455 † 1521), maître de la chapelle du Pape et de celle du roi de France
  • Offertoire – Sacerdotes Domini (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Pange lingua, hymne du Très-Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande –
  • Sanctus IV
  • A l’élévation : O salutaris Hostia de la Missa Sancta Anna de Pierre de La Rue (1460 †1518) abbé à Courtrai Chantre et compo-siteur de la Chapelle ducale de Bourgogne sous Maximilien, Philippe le Beau et Marguerite d’Autriche
  • Agnus Dei IV
  • Pendant la communion : Pange lingua, hymne du Très-Saint Sacrement – musique de Michel-Richard de Lalande (fin du grand motet) – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande –
  • Communion – Quotiescumque (ton vii.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Loué soit à tout instant – Cantique de Saint Louis Marie Grignon de Montfort (1673 † 1716), docteur de l’Eglise

Aux secondes vêpres

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Secondes vêpres du Très-Saint Sacrement
    • Antiennes relevées aux cuivres (trompettes et trombones) : Claudin de Sermisy (1490 † 1562), sous-maître de la chapelle royale, chanoine de la Sainte Chapelle

    A la procession de la Fête-Dieu
  • Première partie de la procession : Pange lingua puis antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Au premier reposoir : Christum Regem adoremus
  • Seconde partie de la procession : Lauda Sion – Texte de saint Thomas d’Aquin composé sur le modèle de la séquence Laudes Crucis d’Adam de Saint-Victor – mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle)
  • Au second reposoir : Ave verum Corpus
  • Troisième partie de la procession : Benedictus qui venit – cantique du Chanoine Darros – versets du Benedictus (Luc, I-vv. 68 – 79), psalmodie du VIème ton

Au salut du Très-Saint Sacrement

  • Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
  • Ecce panis Angelorum – extrait de la séquence Lauda Sion
  • Panis angelicus – plain-chant
  • Tantum ergo
  • Louanges divines en réparation des blasphèmes
  • Motet final au très Saint Sacrement : Christus vincit – Plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

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Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)

Fête de l’anniversaire de la dédicace de la cathédrale Notre-Dame de Paris

La messe à Notre-Dame de Paris sous le Cardinal de NoaillesSaint-Eugène, le lundi 1er juin 2026, messe de 19h.

Après les vicissitudes de la révolution, où la cathédrale avait été profanée, en étant en particulier transformée en temple de la déesse Raison, le bâtiment était fortement dégradé. Après les importants travaux conduits par Eugène Viollet-le-Duc, la dédicace de Notre-Dame fut accomplie le 31 mai 1864, en plein renouveau du catholicisme français sous le Second Empire.

Fête double de Ière classe pour le diocèse de Paris, la dédicace de la cathédrale Notre-Dame empêche perpétuellement la célébration de la fête de Marie Reine, fête moderne instituée par Pie XII en 1954 au 31 mai.

Cette année, le 31 mai tombant un dimanche, la fête de l’anniversaire de la dédicace de Notre-Dame de Paris est transférée au lendemain, lundi 1er juin.

A la sainte messe

  • Propre grégorien : messe votive de la dédicace
  • Kyrie : de la messe royale du VIème ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Gloria : de la messe royale du VIème ton d’Henry du Mont
  • Prose de la dédicace : Jerusalem & Sion Filiæ – prose d’Adam de Saint-Victor (c. 1112 † c. 1192), préchantre de la cathédrale de Paris – plain-chant recomposé au XVIIIème siècle par l’Abbé d’Haudimont, maître de chapelle de la cathédrale de Châlons-sur-Saône puis de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (avant 1790) – selon la tradition, l’orgue figure les strophes impaires
  • Credo : de la messe royale du VIème ton d’Henry du Mont
  • Sanctus : de la messe royale du VIème ton d’Henry du Mont
  • Après la Consécration : O salutaris de la Messe en plain-chant musical S. 126 de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – Tricentaine de la mort de Michel-Richard de Lalande
  • Agnus Dei : de la messe royale du VIème ton d’Henry du Mont
  • Pendant la communion : Sancta et immaculata – plain-chant parisien – selon la tradition propre de notre cathédrale, ce répons était chanté par les chanoines tous les samedis soirs après les Ières vêpres du dimanche, en allant en procession à la statue de Notre-Dame de Paris qui était alors encensée
  • Ite missa est : de la messe royale du VIème ton d’Henry du Mont
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Magnificat royal – psalmodie & faux-bourdon traditionnel utilisés à Notre-Dame de Paris depuis le règne du roi Louis XIII (c’est au chant de ce Magnificat que Paul Claudel reçut, devant la statue de Notre-Dame, la grâce de la conversion aux secondes vêpres de Noël, 25 décembre 1886)
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    Notre-Dame de Paris - gravure des livres liturgiques parisiens du XVIIIème siècle

    Programme de la fête de la Très-Sainte Trinité

    La Tres-Sainte TriniteSaint-Eugène, le dimanche 31 mai 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    > Catéchisme sur la Trinité.

    A l’origine à Rome, comme avait eut lieu la veille la longue messe du Samedi des Quatre-Temps, laquelle commençait à none pour s’achever très tard dans la nuit en raison de toutes les ordinations à faire, le Pape ne célébrait pas de messe en ce dimanche (de même qu’aux autres dimanches suivant les Samedis des Quatre-Temps) : Dominica vacat – dimanche vacant (les paroisses de Rome, les tituli le faisaient toutefois). Lorsque le rit romain se propagea dans l’Empire de Pépin le Bref et de Charlemagne, se fut au moyen du Sacramentaire grégorien, livre écrit pour les célébrations papales, et donc ce dimanche se trouvait dépourvu de tout formulaire de messe. Pour remplir ce trou, on commença à y célébrer un genre d’octave de la Pentecôte (formulaire du Premier dimanche après la Pentecôte), qui ne faisait toutefois guère mention de la Pentecôte. L’institution relativement récente et non universellement reçue de celle-ci fit que la place laissée vide fut aussi utilisée pour y célébrer la messe votive de la Sainte Trinité composée au VIIIème siècle par Alcuin. En 920, Etienne, évêque de Liège, consacra cette pratique en instituant en ce dimanche pour son diocèse la fête de la Trinité et en faisant composer un office complet en l’honneur de ce mystère. La célébration de cette fête se répandit rapidement dans tout l’Occident, en particulier sous l’action des moines clunisiens.

    Rome refusa dans un premier temps cet usage, estimant bien moderne l’idée de célébrer liturgiquement un mystère plutôt qu’un évènement historique de l’histoire du Salut. Alexandre II, pape de 1061 à 1073, tout en constatant que la fête est déjà répandue en beaucoup de lieux, déclare dans une de ses Décrétales que « ce n’est pas l’usage de Rome de consacrer un jour particulier à honorer la très sainte Trinité, puisqu’à proprement parler elle est honorée chaque jour » par la répétition de la petite doxologie : Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d’autres formules de louange. C’est le pape français Jean XXII qui finalement accepta la fête dans un décret daté de 1334 et l’étendit à toutes les Eglises d’Occident. La fête de la Trinité se substitua dès lors au premier dimanche après la Pentecôte (qui fut commémoré à l’office jusqu’en 1960 et dont la messe devait être célébrée un des trois premiers jours de la semaine non empêché par une fête du rite double. Cette messe peut continuer à se dire dans les féries de la semaine qui suit ce dimanche).

    La Très-Sainte Trinité par Artus Wolffort MuehlbauerLa fête de la Trinité fut, comme nous le disions, d’une grande popularité un peu partout en Occident dès le XIème – XIIème siècle. Les Anglais & les Dominicains comptent d’ailleurs les dimanches non « après la Pentecôte » mais « après la Trinité ». Dans beaucoup d’usages diocésains, l’hymne des vêpres « O lux beata Trinitas » acquis une telle popularité qu’il fut chantée aux premières & secondes vêpres de tous les dimanches après l’Epiphanie & après la Pentecôte, faisant disparaître deux des sept hymnes d’un cycle qui initialement chantait les sept jours de la création sur les sept vêpres de la semaine (le rit romain ne le fit que pour les premières vêpres du dimanche). Dans le même ordre d’idée, un décret au XVIIIème siècle de la Sacrée Congrégation des Rites étendit pour le rit romain la préface de la Trinité à tous les dimanches après l’Epiphanie & la Pentecôte (on disait auparavant la préface commune ces dimanches-là).

    Le choix de faire la célébration du mystère de la Trinité au jour octave de la Pentecôte était toutefois d’une grande cohérence théologique : c’est en effet l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte qui nous révèle l’amour du Père et du Fils et nous manifeste glorieusement le mystère de la Trinité. Du reste, le rit byzantin a suivi la même intuition, puisqu’il a fini par ajouter à la fête de la Pentecôte elle-même la célébration de la Trinité, combinant les deux fêtes en une seule : dans l’office de ce rit, à une couche hymnographique ancienne chantant la Pentecôte, on a ajouté une seconde chantant la Trinité. Dans la mentalité des orientaux byzantins, la Pentecôte est bien la fête de la Trinité, et on a fini par consacrer le Lundi de Pentecôte plus particulièrement au Saint-Esprit.

    Nous avons célébré la venue de l’Esprit sanctificateur, annoncé comme devant venir perfectionner l’œuvre du Fils de Dieu. Nous l’avons adoré et reconnu distinct du Père et du Fils, qui nous l’envoyaient avec la mission de demeurer avec nous. Il s’est manifesté dans des opérations toutes divines qui lui sont propres ; car elles sont l’objet de sa venue. Il est l’âme de la sainte Église, il la maintient dans la vérité que le Fils lui a enseignée. Il est le principe de la sanctification dans nos âmes, où il veut faire sa demeure. En un mot, le mystère de la sainte Trinité est devenu pour nous, non seulement un dogme intimé à notre pensée par la révélation, mais une vérité pratiquement connue de nous par la munificence inouïe des trois divines personnes, adoptés que nous sommes par le Père, frères et cohéritiers du Fils, mus et habités par l’Esprit-Saint.
    Dom Guéranger.

    Quel Catholique ignore que le Père est vraiment Père, le Fils vraiment Fils, et l’Esprit-Saint vraiment Esprit-Saint ? Ainsi que le Seigneur lui-même l’a dit à ses Apôtres : « Allez, baptisez toutes les nations au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » C’est là cette Trinité parfaite dans l’unité d’une unique substance, à laquelle nous faisons profession de croire. Car nous n’admettons point en Dieu de division à la manière des substances corporelles ; mais à cause de la puissance de la nature divine qui est immatérielle, nous faisons profession de croire, et à la distinction réelle des personnes que nous nommons, et à l’unité de la nature divine.
    Homélie de saint Grégoire de Nazianze, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne..

    • Propre grégorien du jour
    • Office de déposition des aubes baptismales des Néophytes – Psaume CXVI – VIème ton – faux-bourdon de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
    • Pendant que le prêtre ôte les aubes des néophytes puis pendant la procession d’entrée : Symbole « Quicumque » de saint Athanase (symbole de foi remontant au IVème siècle) – première partie : la Trinité – psalmodie du IInd ton, avec faux-bourdon parisien (édition de 1739)
    • Introït – Benedicta sit sancta Trinitas (ton viii.)
    • Kyrie II Fons bonitatis, chanté avec ses tropes médiévaux – vidéo
    • Gloria VIII
    • Graduale – Benedictus es, Domine (ton v.)
    • Alleluia – Benedictus es, Domine Deus (ton viii.)
    • Credo III
    • Offertoire – Benedictus sit Deus Pater (ton iii.)
    • Pendant les encensements de l’offertoire : Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle de Mademoiselle de Guise, du Dauphin, des Jésuites et de la Sainte Chapelle
    • Sanctus VIII
    • Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790) – Harmonisation d’Amédée Gastoué (1873 † 1943), maître de chapelle de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, commandeur de Saint Grégoire le Grand
    • Agnus Dei : de la Messe du XIème mode d’Antoine de Boësset, seigneur de Villedieu (1587 † 1643), surintendant de la musique du roi Louis XIII & maître de la musique de la Reine & des Bénédictines de Montmartre
    • Pendant la communion : O lux beata Trinitas – texte VIIème siècle, avec alternances d’orgue de Guillaume-Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr – l’orgue figure les versets impairs
    • Communion – Benedicimus Patrem cœli (ton iv.)
    • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
    • Ite missa est VIII
    • Après le dernier Evangile : Salve Regina
    • Procession de sortie : Parle, commande, règne – harmonisation : Nicolas Vardon

    IIndes vêpres de la fête de la Trinité – mémoire des premières vêpres de la fête de la Dédicace de Notre-Dame de Paris, translatée au lundi. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina, du Ier ton
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus, du VIIème ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, du IIIème ton
    • Chant d’action de grâces : Benedicta sit sancta Trinitas, du IInd ton

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    Télécharger le livret des secondes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement au format PDF.
    Télécharger le livret de la mémoire des premières vêpres de la fête de la Dédicace de Notre-Dame de Paris au format PDF.

    *

    Cf. aussi : Plain-chant de la Trinité dans le graduel de Nivers (1679)

    Programme du dimanche et de l’octave de la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 24 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    Sous le règne des figures, le Seigneur marqua déjà la gloire future du cinquantième jour. Israël avait opéré, sous les auspices de l’agneau de la Pâque, son passage à travers les eaux de la mer Rouge. Sept semaines s’écoulèrent dans ce désert qui devait conduire à la terre promise, et le jour qui suivit les sept semaines fut celui où l’alliance fut scellée entre Dieu et son peuple. La Pentecôte (le cinquantième jour) fut marquée par la promulgation des dix préceptes de la loi divine, et ce grand souvenir resta dans Israël avec la commémoration annuelle d’un tel événement. Mais ainsi que la Pâque, la Pentecôte était prophétique : il devait y avoir une seconde Pentecôte pour tous les peuples, de même qu’une seconde Pâque pour le rachat du genre humain. Au Fils de Dieu, vainqueur de la mort, la Pâque avec tous ses triomphes ; à l’Esprit-Saint, la Pentecôte, qui le voit entrer comme législateur dans le monde placé désormais sous sa loi.

    Mais quelle dissemblance entre les deux Pentecôtes ! La première sur les rochers sauvages de l’Arabie, au milieu des éclairs et des tonnerres, intimant une loi gravée sur des tables de pierre ; la seconde en Jérusalem, sur laquelle la malédiction n’a pas éclaté encore, parce qu’elle contient dans son sein jusqu’à cette heure les prémices du peuple nouveau sur lequel doit s’exercer l’empire de l’Esprit d’amour. En cette seconde Pentecôte, le ciel ne s’assombrit pas, on n’entend pas le roulement de la foudre ; les cœurs des hommes ne sont pas glacés d’effroi comme autour du Sinaï ; ils battent sous l’impression du repentir et de la reconnaissance. Un feu divin s’est emparé d’eux, et ce feu embrasera la terre entière. Jésus avait dit : « Je suis venu apporter le feu sur la terre, et quel est mon vœu, sinon de le voir s’éprendre ? » L’heure est venue, et celui qui en Dieu est l’Amour, la flamme éternelle et incréée, descend du ciel pour remplir l’intention miséricordieuse de l’Emmanuel.
    Dom Guéranger.

    La descente du Saint-Esprit sur les Apôtres au Cénacle étant survenue à la troisième heure du jour, l’heure de Tierce est aujourd’hui célébrée très solennellement. Son hymne usuelle, Nunc Sancte nobis Spiritus est en ce jour et pendant toute l’octave remplacée par le chant solennel du Veni Creator. En France, il est de coutume que là où l’on ne peut chanter intégralement l’office de Tierce, la grand’messe de la Pentecôte soit précédée du chant public du Veni Creator – en réduction de l’office de Tierce -, chant auquel une indulgence plénière est accordée en ce jour aux conditions ordinaires.

    > Catéchisme sur la Pentecôte

    A la sainte messe :

    IIndes vêpres du dimanche de la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : O salutaris sur le ton de Veni Creator
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Regina cœli, du VIème ton
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro du VIème ton, pour le Temps pascal.
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
    • Chant d’action de grâces pascal : Beata nobis gaudia, hymne de la Pentecôte, à laudes – texte de saint Hilaire de Poitiers († 367), père & docteur de l’Eglise – plain-chant d’après Charles de Courbes (1622)

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    OCTAVE DE LA PENTECOTE

    La sainte messe sera chantée pendant l’octave de la Pentecôte : lundi, messe solennelle à 11h, du mardi au vendredi messe chantée à 19h et le samedi (samedi des Quatre-Temps) à 9h30.

    Lundi de Pentecôte – A la sainte messe :

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    Mardi de Pentecôte – A la sainte messe :

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    Mercredi des Quatre-Temps de Pentecôte – A la sainte messe :

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    Jeudi de Pentecôte – A la sainte messe :

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    Vendredi des Quatre-Temps de Pentecôte – messe en rit dominicain – A la sainte messe :

    • Kyriale selon le rit dominicain pour l’octave de la Pentecôte
    • Kyrie – rit dominicain IV
    • Gloria – rit dominicain III
    • Credo dominicain
    • Après la Consécration : O salutaris – sur le Veni Creator de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle
    • Pendant la communion : Alma chorus Domini – séquence du vendredi de la Pentecôte dans l’ancien rit parisien – composition aquitaine du Xème siècle sur les noms divins, reprenant un texte de saint Isidore de Séville
    • Ite missa est – rit dominicain III
    • Après le dernier Evangile : Salve Regina dominicain
    • Procession de sortie : Beata nobis gaudia, hymne de la Pentecôte, à laudes – texte de saint Hilaire de Poitiers († 367), père & docteur de l’Eglise – plain-chant parisien du XVIIème siècle

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    Samedi des Quatre-Temps de Pentecôte – A la sainte messe :

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    Programme de la vigile de la Pentecôte

    Vigile de la Pentecôte : Veni Sancte SpiritusSaint-Eugène, le samedi 23 mai 2026, grand’messe de 15h30.

    Dans les premiers temps de l’Eglise, la vigile de la Pentecôte était l’un des moments choisis par les Pères pour procéder aux baptêmes des catéchumènes, comme la vigile pascale. Sa forme suit donc celle de la vigile pascale, en comportant une première partie catéchétique. Les six prophéties de cette première partie font en effet partie de l’antique catéchèse baptismale donnée aux néophytes.

    Notre Seigneur, en disant : « Je prierai mon Père et il vous donnera un autre Paraclet », fait voir que lui-même est aussi un Paraclet. Paraclet se traduit en latin par advocatus (avocat) ; or, il a été dit du Christ : « Nous avons pour avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste ». Le Sauveur déclare que le monde ne peut recevoir l’Esprit-Saint, dans le même sens où il a été dit : « La prudence de la chair est ennemie de Dieu ; car elle n’est pas soumise à la loi et ne peut l’être ». C’est comme si nous disions : L’injustice ne peut être la justice. Par ces mots « le monde », il désigne ici ceux qui sont pleins de l’amour du monde, amour qui ne vient pas du Père. C’est pourquoi, à l’amour de ce monde, que nous avons tant de peine à diminuer et à détruire en nous, est opposé « l’amour de Dieu, que répand dans nos cœurs l’Esprit-Saint, qui nous a été donné ».
    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce samedi, au troisième nocturne.

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    Voir aussi sur notre site La Pentecôte – Fête élaguée ou restaurée ? La suppression de l’antique vigile baptismale de la Pentecôte

    Programme du dimanche dans l’octave de l’Ascension

    L'Ascension - retable de la cathédrale-primatiale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 17 mai 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    Notre Sauveur, mes très chers frères, est monté au ciel, ne nous troublons donc pas sur la terre. Que nos pensées soient là où il est, et ici-bas ce sera le repos. Montons maintenant avec le Christ par le cœur ; lorsque son jour promis sera venu, nous le suivrons aussi de corps. Cependant, mes frères, nous devons savoir que ni l’orgueil, ni l’avarice, ni la luxure ne s’élèvent avec le Christ ; aucun de nos vices ne s’élève avec notre médecin. Et c’est pourquoi si nous voulons suivre le médecin dans son ascension, nous devons déposer le fardeau de nos vices et de nos péchés. Ils nous chargent, pour ainsi dire, tous de chaînes, ils s’efforcent de nous retenir captifs dans les filets de nos fautes : c’est pourquoi avec le secours de Dieu, et comme le dit le Psalmiste : « Rompons leurs liens », afin qu’en toute sécurité nous puissions dire au Seigneur : « Vous avez rompu mes liens, c’est à vous que je sacrifierai une hostie de louange ».
    Homélie de saint Augustin, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne (second sermon de saint Augustin sur l’Ascension, qui est le 175ème sur le temporal).

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    A la sainte messe

    IIndes vêpres du dimanche dans l’octave de l’Ascension. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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    Catéchisme sur l’Ascension.

    Programme de l’Ascension

    Saint-Eugène, le jeudi 14 mai 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    Catéchisme sur l’Ascension.

    Saint Augustin estimait que la fête de l’Ascension était d’institution apostolique. Cette fête est en effet très ancienne, même si dans les tous premiers temps de l’Eglise, l’Ascension du Seigneur était célébrée au jour de la Pentecôte, jointe à la descente de l’Esprit-Saint sur les Apôtres (cette disposition, qui nous paraîtra aujourd’hui curieuse, est encore attestée au début du IVème siècle par Eusèbe de Césarée et le récit de la pèlerine Egérie). L’institution d’une fête propre au 40ème jour après Pâques paraît remonter au dernier quart du IVème siècle, probablement après le premier Concile œcuménique de Constantinople de 381 qui défendit la divinité de l’Esprit-Saint (on voulut sans doute alors réserver la fête de la Pentecôte à la célébration seule du mystère de l’Esprit-Saint) – et il est possible que saint Grégoire de Nysse – dont on possède l’homélie pour l’Ascension de l’année 388 – fusse, sinon l’initiateur – du moins l’un des premiers propagateurs d’une célébration de l’Ascension au 40ème jour après Pâques au lieu du 50ème jour. La fixation de la célébration liturgique de l’Ascension au jeudi qui est le 40ème jour après Pâques, commune à partir de la fin du IVème siècle à tous les rits d’Orient & d’Occident, n’est bien sûr pas le fruit du hasard, notre Seigneur s’étant élevé vers le ciel 40 jours après sa résurrection ainsi que le rapporte saint Luc dans les Actes des Apôtres (« Il s’était aussi montré à eux depuis sa passion, et leur avait fait voir, par beaucoup de preuves, qu’il était vivant, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant du royaume de Dieu. » Actes I, 3). Selon une tradition patristique ancienne (attestée par les Constitutions Apostoliques, livre V, chap. XIX.), l’ascension du Seigneur s’est produite à midi (sixième heure du jour), aussi l’heure de sexte revêt une solennité particulière en ce jour. A Rome, après la messe célébrée sur l’autel de Saint-Pierre, le Pape était couronné par les cardinaux et, vers l’heure de sexte, se rendait en procession solennelle jusqu’au Latran, accompagné par les évêques et tout le clergé. A Oxford en Angleterre, la coutume voulait que l’on chantât l’office de sexte en haut des tours et clochers des églises le jour de l’Ascension.

    La liturgie traditionnelle connait en ce jour un symbole fort : afin de signifier le départ de notre Maître & Seigneur, après le chant par le diacre de l’évangile à la messe de ce jour, on éteint « le Cierge pascal, que nous vîmes allumer dans la nuit de la résurrection, et qui était destiné à figurer, par sa lumière de quarante jours, la durée du séjour de notre divin Ressuscité au milieu de ceux qu’il a daigné appeler ses frères » (dom Guéranger).

    L’Ascension est une fête d’obligation pour l’Eglise universelle, ce qui signifie que l’assistance à la messe et la sanctification du jour en sont obligatoires, à l’instar d’un dimanche.

    Puisque l’ascension du Christ est notre propre élévation, et que le corps a l’espérance d’être un jour où l’a précédé son glorieux chef, tressaillons donc, mes bien-aimés, dans de dignes sentiments de joie, et réjouissons-nous par de pieuses actions de grâces. Car nous n’avons pas seulement été affermis aujourd’hui comme possesseurs du paradis  mais en la personne du Christ, nous avons pénétré au plus haut des cieux ; et nous avons plus obtenu par sa grâce ineffable, que nous n’avions perdu par l’envie du diable. En effet, ceux que le venimeux ennemi avait bannis de la félicité de leur première demeure, le Fils de Dieu se les est incorporés, et il les a placés à la droite du Père, avec qui étant Dieu, il vit et règne en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
    Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    A la sainte messe :

    IIndes vêpres de l’Ascension. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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    Programme des Rogations ou Litanies mineures

    Procession des Rogations - image d'EpinalSaint-Eugène, le mardi 12 mai 2026, procession puis messe des Rogations de 19h.

    Les Rogations, processions de supplications et de pénitence qui précèdent l’Ascension et demandent à Dieu de répandre son Esprit Saint et de répondre à nos demandes multiples, furent instituées la première fois en Gaule par saint Mamert, évêque de Vienne vers 470, tandis que cette ville était frappée de calamités extraordinaires. Le succès de ces processions de supplication fut immédiat dans la toute jeune France, puisque dès 511, le Concile d’Orléans réuni par le roi Clovis en parle dans ses 27ème & 28ème canons comme d’une institution bien établie. L’empereur Charlemagne quittait ses chausses comme les plus simples fidèles, et marchait aux Rogations nu-pieds à la suite de la croix, depuis son palais jusqu’à l’église de la Station. En 816, le pape Léon III les adopta à Rome et elles fut bientôt étendues à toute l’Église d’Occident.

    A la procession :

    • Antienne Exsurge Domine
    • Litanies des saints

    A la messe :

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    Programme de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France

    La France Délivrée par sainte Jeanne d'ArcSaint-Eugène, le dimanche 10 mai 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    Jeanne d’Arc est née à Domrémy, autrefois du diocèse de Toul, maintenant de Saint-Dié, de parents remarquables par leur foi et l’intégrité de leurs mœurs, en 1412. Elle avait à peine treize ans et ne connaissait que les occupations du foyer, le travail des champs et les premiers éléments de la religion, quand elle fut avertie qu’elle était choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale. Après que, pendant cinq ans, l’Archange saint Michel et les saintes vierges Catherine et Marguerite, dont elle recevait de fréquentes visites, lui eurent appris comment elle exécuterait ce qui lui était ordonné, elle reconnut qu’elle devait obéir à Dieu. Elle demanda au gouverneur de Vaucouleurs et, après quelques refus, en obtint des hommes qui devaient la conduire au roi Charles.
    IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    Obéissant aux avertissements divins, après avoir surmonté les difficultés d’un long voyage, elle arriva au château de Chinon, en Touraine, et, ayant convaincu le roi Charles de la vérité de sa mission divine, elle partit pour Orléans. En peu de jours, par un terrible assaut, elle infligea trois défaites aux ennemis, prit leurs places fortes et fit triompher son étendard. De là, après quelques faits de guerre où le secours de Dieu se manifesta de façon merveilleuse, elle conduisit Charles à Reims pour y recevoir l’onction du sacre royal. Elle ne pensa pas pour autant qu’elle devait se reposer ; mais comme elle avait reçu du ciel l’annonce que, par la permission de Dieu, elle devait tomber au pouvoir de l’ennemi, elle accepta de bon cœur ce qui devait nécessairement arriver.
    Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    Jeanne, faite prisonnière à Compiègne, vendue aux ennemis, bientôt conduite à Rouen, y fut traduite en jugement et accusée de toutes sortes de crimes, sauf de fautes contre la chasteté. Pour Jésus, elle supporta tout avec patience. Le procès ayant été conduit par des juges très corrompus, la vierge innocente et douce fut condamnée à la peine du feu. Ayant donc reçu le réconfort de la sainte Eucharistie qu’elle avait désirée si longtemps, les yeux tournés vers la croix et répétant très souvent le nom de Jésus, elle s’envola au ciel, le 30 mai, n’ayant pas encore accompli sa vingtième année. L’Église Romaine, qu’elle avait toujours aimée et à qui elle en avait souvent appelé, prit soin de la justifier de tout crime, sous le pontificat de Calixte III. Vers la fin du dix-neuvième siècle, Léon XIII permit d’introduire la cause de la Pucelle d’Orléans. Puis le Souverain Pontife Pie X la mit au rang des Bienheureuses, et Benoît XV au nombre des saintes Vierges. Enfin Pie XI, accédant aux vœux des évêques français, la déclara et institua patronne secondaire de la France, après la Très Sainte Vierge en son Assomption.
    VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    A la sainte messe :

    IIndes vêpres de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, avec mémoire du Vème dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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    Programme de la fête de l’Invention de la Sainte Croix

    Invention de la Sainte Croix par l'impératrice sainte HélèneSaint-Eugène, le dimanche 3 septembre 2026, grand’messe en rit rit romain traditionnel de 11h, mémoire du IVème dimanche après Pâques. Secondes vêpres de la fête de l’Invention de la Sainte Croix & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45, mémoire des premières vêpres de sainte Monique, veuve, et du IVème dimanche après Pâques.

    Fête de l’Invention de la Sainte Croix

    Cette fête célèbre la découverte en 326 par l’impératrice sainte Hélène de la sainte relique de la Vraie Croix du Christ à Jérusalem, à la suite de fouilles qu’elle y avait entreprises. Le mot d’Invention est bien sûr à prendre ici en son sens premier : Découverte, trouvaille (du latin Invenire, trouver).

    Après l’insigne victoire que remporta sur Maxime l’empereur Constantin, auquel le signe de la Croix du Seigneur avait été manifesté, Hélène, mère de Constantin, avertie en songe, vint à Jérusalem dans le dessein d’y rechercher la Croix. Sur le Calvaire, elle fit abattre une statue de marbre représentant Vénus ; c’était pour abolir tout souvenir de la passion de Jésus-Christ, que les Gentils avaient, depuis environ cent quatre-vingts ans, placé cette statue à l’endroit même où la Croix avait été plantée. Hélène agit de même au lieu où était la crèche du Sauveur, et au lieu où il était ressuscité, ayant fait enlever du premier le simulacre d’Adonis, et du second, celui de Jupiter.
    IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

    On déblaya l’endroit où devait être la Croix, et, en creusant, l’on découvrit trois croix profondément enfouies, mais le titre de la Croix du Seigneur fut trouvé à part et comme l’on ne voyait pas à laquelle des trois croix il avait été fixé, un miracle mit fin au doute. Macaire, Évêque de Jérusalem, après avoir fait adresser à Dieu des prières, fit toucher l’une après l’autre les trois croix à une femme qui était gravement malade. L’attouchement des deux premières ne lui fut d’aucun secours, mais lorsqu’on eut approché la troisième de l’infirme, cette personne fut aussitôt guérie.
    Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

    Ayant ainsi retrouvé la croix, instrument de notre salut, Hélène éleva au même lieu une église, vraiment magnifique où elle laissa une partie de la Croix, enfermée dans une châsse d’argent ; elle en apporta une autre partie à son fils Constantin, et on la déposa à Rome dans l’église appelée Sainte-Croix-de-Jérusalem, construite sur l’emplacement du palais de Sertorius. Hélène remit encore à son fils les clous avec lesquels le très saint corps de Jésus-Christ avait été attaché. C’est alors que Constantin porta une loi, pour défendre qu’on fît désormais subir à quelqu’un le supplice de la croix ; et ainsi la croix qui avait été jusqu’alors pour les hommes un sujet d’opprobre et de mépris, devint un objet de vénération et de gloire.
    VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

    A la sainte messe :

    IIndes vêpres de la fête de l’Invention de la Croix avec mémoire des premières vêpres de sainte Monique et du IVème dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la croix Vexilla Regis prodeunt
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Regina cœli, du VIème ton
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro du VIème ton, pour le Temps pascal
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la croix Pange lingua
    • Supplication finale : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse

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