Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la messe votive du Très-Saint Nom de Marie – messe d’action de grâces pour les 13 ans de SOS Chrétiens d’Orient

Saint Nom de MarieSaint-Eugène, le jeudi 10 septembre 2026, messe solennelle de 20h et Te Deum d’action de grâces pour les treize ans de la fondation de l’association SOS Chrétiens d’Orient). Après la messe, dégustation de croissants en souvenir de la victoire de Vienne.

La fête du Très-Saint Nom de Marie fut instituée par le bienheureux pape Innocent XI en action de grâces pour l’éclatante victoire du dimanche 12 septembre 1683, au cours de laquelle, les troupes chrétiennes coalisées, sous la conduite de Jean III Sobieski, roi de Pologne, et de Charles, duc de Lorraine, écrasèrent les armées ottomanes qui assiégeaient la ville de Vienne pour la seconde fois (victoire de Kahlenberg), permettant la levée du siège de la ville et marquant le début de la reconquête des territoires autrichiens puis hongrois, et par là le commencement du reflux des Turcs hors d’Europe.

Les troupes chrétiennes avaient été galvanisées par le Bienheureux Marc d’Aviano. Au petit matin avant la bataille, Jean III Sobieski avait servi la messe de ce Bienheureux capucin, y avait communié et y avait armé son fils chevalier. On rapporte que le Bienheureux Marc d’Aviano remplaça même l’Ite missa est de la messe par ces mots : Ioannes vincet ! – Jean vaincra. Le roi de Pologne avait ensuite harangué les troupes chrétiennes, leur disant : « Aujourd’hui, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! », puis il chargea les Ottomans en criant :

Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam !
Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à Votre Nom donnez la gloire (Psaume CXIII).

Jean III Sobieski, roi de Pologne, le vainqueur de VienneDans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette, vénérée dans l’église des Augustins où l’on chanta un Te Deum. Le même jour à Rome, le Bienheureux Innocent XI, quoique malade, s’était attaché à suivre à pied la grande procession pénitentielle où l’on demandait à Dieu la victoire pour les Chrétiens, par l’intercession de la Vierge Marie. La nouvelle de la victoire ne parvint à Rome que le 24 septembre, où elle fut accueillie par des sonneries de cloches et des Te Deum, et dès le lendemain, le pape instituait la nouvelle fête du Très-Saint Nom de Marie, fixée au dimanche dans l’octave de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (le pape Pie X déplaça la fête au 12 septembre). Pour la petite histoire, c’est à l’occasion de cette victoire que furent inventés la viennoiserie appelée croissant ainsi que le cappuccino (Marc d’Aviano était capucin).

Ô vous, qui que vous soyez, qui vous sentez ici-bas ballotté au milieu des orages et des tempêtes, et non placé sur une terre ferme, ne détournez point vos yeux de cet astre plein d’éclat, si vous ne voulez pas être englouti par les flots. Si le vent des tentations se lève, si vous touchez les écueils des tribulations, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si vous êtes secoué par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si la colère, ou l’avarice, ou les séductions de la chair agitent le frêle esquif de votre âme, jetez un regard vers Marie. Si, troublé par l’énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé des sévérités du jugement, vous vous sentez entraîné dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pensez à Marie.
Sermon de saint Bernard, abbé, Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

  • Kyriale IX – Cum Iubilo
  • Epître : Ecclésiastique XXIV, 23-31 : Je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la science, et de la sainte espérance.
  • Evangile : Luc I, 26-38 : Et le nom de la vierge était Marie.
  • Pendant les encensements de l’offertoire : O felix Maria – motet à la Bienheureuse Vierge Marie de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste du roi Louis XIV, de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
  • A l’élévation : O salutaris Hostia du Ier ton – plain-chant de Coutances
  • Pendant la communion : Ave maris stella – hymne des fêtes de la Sainte-Vierge, à vêpres – ton cistercien
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Après la messe : Te Deum d’action de grâces
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre n’aspirez qu’au ciel

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Programme de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge

La Nativité de la Sainte Vierge par Philippe de Champaigne - Huile sur toile c. 1638-1639 pour servir de carton de tapisserie pour la Tenture de la vie de la Vierge - May de Notre-Dame de Paris conservé au musée d'Arras. Crédit photographique : Henri de Villiers ©Saint-Eugène, le mardi 8 septembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) ainsi que son frère de lait saint Côme de Maïouma, en font également mention dans leurs homélies, de que même saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome, faisant précéder la messe d’une procession, à l’instar de celles qu’il avait instituées aux trois autres grandes fêtes de la Vierge : la Purification le 2 février, l’Annonciation le 25 mars, l’Assomption le 15 août. Fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

On ne fait la mémoire de la fête de saint Adrien, martyr à Nicomédie au début du IVème siècle qu’aux messes basses.

A la sainte messe :

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Programme du XVème dimanche après la Pentecôte

Résurrection du fils de la veuve de NaïmSaint-Eugène, le dimanche 6 septembre 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du XVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sicut Myrrha, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

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Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – saint Eutychès, disciple de l’Apôtre saint Jean le Théologien – ton 5

Saint Jean l'Evangéliste et un discipleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 septembre 2026 du calendrier grégorien, 24 août 2026 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Eutychès, disciple de saint Jean l’Evangéliste.

Peu de choses sont certaines sur cet Eutychès (ou Eutychius, Eutyche, Eutique) sinon qu’il fut disciple de saint Jean l’Evangéliste. La plupart des sources le font originaire de Sébaste (l’ancienne Samarie) en Palestine. Disciple de saint Jean, il fut ordonné comme évêque missionnaire et eut à subir supplices et tortures dans les différents lieux de son apostolat, avant de revenir mourir dans sa cité de naissance.

Certains auteurs ont cherché à l’identifier (mais sans doute à tord) avec Eutychès, le jeune homme qui s’endort durant la prédication de saint Paul à Troade, tombe du troisième étage et que l’Apôtre ressuscite ensuite (Actes des Apôtres, XX, 6-12).

Saint Eutychès, disciple de saint Jean, est également commémoré à la même date du 24 août dans le Martyrologe romain :

« Le même jour, saint Eutyche, disciple de saint Jean l’Evangéliste, qui, après avoir souffert en différents pays la prison, les fouets et le feu pour la prédication de l’Evangile, mourut enfin en paix. »

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 5 :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, et leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Eutychès, * prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Hiéormartyr, ton 3 : Toi qui siégeas parmi les Apôtres du Seigneur et des Pontifes atteignit la splendeur, Eutychès, * en martyr, tu fus également glorifié ; * comme un soleil tu brillas sur l’univers * et dissipas la sombre nuit de l’impiété ; * aussi nous t’honorons ** comme initiateur des divins mystères du Christ.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Epître
Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 30 août 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le dimanche de la Providence (appelé aussi le dimanche des 2 maîtres).

C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez. » Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu.
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du XIVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Adoro te supplex du Vème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum du VIème ton

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Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 23 août 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Premières vêpres de la fête de saint Barthélémy, Apôtre & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45 – mémoire de saint Philippe Beniti, confesseur.

La guérison des 10 lépreux.

On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

Ières vêpres de la fête de saint Barthélémy, apôtre avec mémoire du XIIIème dimanche après la Pentecôte et de saint Philippe Beniti, confesseur. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum, VIème ton

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Programme de la fête de saint Joachim

Saint Joachim, père de la Bienheureuse Vierge MarieSaint-Eugène, le dimanche 16 août 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La Schola Sainte Cécile a la joie d’accueillir l’ensemble Cantores Sanctæ Mariæ de Londres sous la direction de Martin Toyer, venu chanter un beau programme de polyphonies de la Renaissance à l’occasion de ce 16 août.

Que Joseph ait eu David pour ancêtre, les très saints Évangélistes Matthieu et Luc l’ont clairement démontré. Mais la divergence entre eux est que saint Matthieu le fait descendre de David par Salomon, et saint Luc par Nathan. Tous deux cependant passent sous silence la généalogie de la Sainte Vierge. Il est donc utile de savoir que, ni chez les Hébreux ni dans l’Écriture sacrée, ne fut établi l’usage de dresser la généalogie des femmes ; mais il était réglé par la loi qu’aucun homme ne prendrait d’épouse dans une autre tribu. En conséquence, Joseph, qui était de la famille de David, et qui pratiquait la justice (car le divin Évangile lui a donné cet éloge), n’aurait donc certainement pas épousé la sainte Vierge, contrairement aux prescriptions de la loi, si elle n’eût pas tiré son origine de la même souche royale. Et c’est pour cela qu’il suffisait à l’Évangéliste de marquer d’où Joseph était issu.
Homélie de saint Jean Damascène, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

De la souche donc de Nathan, fils de David, Lévi engendra Melchi et Panther. Panther engendra Barpanther (c’est ainsi qu’on l’appelait). Barpanther engendra Joachim, qui fut père de la sainte Mère de Dieu. Revenons en arrière : de la souche de Salomon, fils de David, Mathan eut de son épouse Jacob, et à la mort de Mathan, Melchi, issu de Nathan, fils de Lévi et frère de Panther, épousa la veuve de ce même Mathan, laquelle était mère de Jacob ; de son second mariage naquit Héli. Jacob et Héli étaient donc frères utérins ; le premier était de la lignée de Salomon, le second, de celle de Nathan.
Homélie de saint Jean Damascène, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Or Héli, qui était de la descendance de Nathan, mourut sans enfants ; ce qui fit que Jacob, de la lignée de Salomon, épousa la veuve de son frère et en eut un fils nommé Joseph. Selon la nature, Joseph était fils de Jacob et tirait son origine de Salomon, mais aux yeux de la loi, son père était Héli, et sa race, celle de Nathan. Les choses étant ainsi, Joachim s’unit par le mariage, à Anne, femme supérieure et digne des plus hauts éloges. Semblable à cette Anne d’autrefois, qui, affligée par l’épreuve de la stérilité, dut à sa prière et à son vœu de donner naissance à Samuel, celle-ci obtint du ciel, par des supplications et des promesses, de mettre au monde la Mère de Dieu ; en cela donc aussi elle ne le cède à aucune des mères illustres. Ainsi donc c’est la grâce, (telle est la signification du nom d’Anne) qui engendra la Souveraine (c’est ce que signifie le nom de Marie). Elle est, en effet, devenue la souveraine de toute la création, quand elle fut élevée à la dignité de Mère du Créateur.
Homélie de saint Jean Damascène, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : de la Missa Laudate Dominum à 8 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure – messe publiée à Venise en 1601 in Missae quattuor octonis vocibus concinendae, elle est fondée sur l’imitation du même motet Laudate Dominum de Palestrina
  • Gloria : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
  • Epître : Ecclésiastique XXXI, 8-11 : Heureux l’homme qui a été trouvé sans tache, qui n’a pas couru après l’or, et qui n’a pas mis son espérance dans l’argent et dans les trésors.
  • Evangile : Matthieu I, 1-16 : Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fi1s d’Abraham.
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Quis est homo – motet à 5 voix de William Byrd (c. 1543 † 1623), chantre et organiste de la chapelle royale d’Angleterre (Cantiones sacrae, 1591) – Psaume XXXIII, 13-17
  • Sanctus : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
  • Après l’élévation : Benedictus de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
  • Agnus Dei : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
  • Pendant la communion : Benedicam Dominum – motet à 8 voix de Melchior Franck (c. 1579 † 1639), maître de cha-pelle à la cour du duc de Saxe-Cobourg (Florilegium Portense, 1618)
  • Au dernier Evangile & procession de sortie : Salve Regina à 8 voix – Roland de Lassus (1532 † 1594), le « Prince de la Musique », maître de chapelle des ducs de Bavière à Munich

IIndes vêpres de la fête de saint Joachim, confesseur, père de la Bienheureuse Vierge Marie. Mémoire du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Panis dulcissime – prose en l’honneur du Très-Saint Sacrement – Traditions germaniques – XIVème siècle
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • A saint Joachim : O Pater summe, Joachim, puellæ – hymne de l’ancien office romain pré-tridentin de saint Joachim (début du XVIème siècle) – plain-chant gallican
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Psaume XIX – VIème ton royal

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Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe samedi 15 août 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

La Schola Sainte Cécile a la joie d’accueillir l’ensemble Cantores Sanctæ Mariæ de Londres sous la direction de Martin Toyer, venu chanter un beau programme de polyphonies de la Renaissance à l’occasion de ce 15 août.

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

A la messe :

  • Procession d’entrée : Gaudeamus omnes – introït de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – Jachet de Mantoue (alias Jacques Colebault – 1483 † 1559), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie – cette messe a 6 et 7 voix fut publiée par Victoria en 1576 ; elle est fondée sur le motet Jubilate Deo de Cristóbal de Morales (c. 1500 † 1553) de 1538
  • Gloria : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • Epître : Judith XIII, 22, 23-25 ; XV, 10 : Bénie soit le Seigneur qui a créé le ciel et la terre, lui qui t’a guidée pour frapper à la tête le chef de nos ennemis.
  • Alleluia : Assumpta est Maria in cœlum – polyphonie d’Heinrich Isaac (c. 1450 † 1517), maître de chapelle de la Cour des Médicis à Florence
  • Séquence de l’Assomption, au propre de Paris : Induant justitiam – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Evangile : Luc I, 41-50 : Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de votre sein est béni.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Assumpta est Maria – offertoire de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – polyphonie à 5 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure (in Offertoria totius anni, n° 57, 1593)
  • Sanctus : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • A l’élévation : Benedictus de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • Agnus Dei : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • Pendant la communion : Optimam partem – antienne de communion de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – polyphonie de William Byrd (c. 1543 † 1623), chantre et organiste de la chapelle royale d’Angleterre
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : J’irai la voir un jour – Cantique à Marie du R.P. Janin

IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

  • Deus, in adjutorium : polyphonie de Juan Gutiérrez de Padilla (c. 1590 † 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Puebla, au Mexique
  • Premier, troisième et cinquième psaumes en faux-bourdon
  • Hymne : Ave Maris Stella – Claudio Monteverdi (1567 † 1643), maître de chapelle à Mantoue puis de Saint-Marc de Venise
  • Magnificat du VIIIème ton : Giovanni Pierluigi da Palestrina
  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
    • Répons en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie : Felix namque (chant de Notre-Dame de Paris)
    • Litanies de la Sainte Vierge
    • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium – polyphonie de Costanzo Porta (c. 1528 † 1601), maître de chapelle de la cathédrale de Ravenne
    • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :
    • Motet d’exposition : O Salutaris à 8 voix d’Andrea Gabrieli
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – polyphonie d’Anton Bruckner (1824 † 1896)
    • Chant d’action de grâces : O sacrum convivium – Thomas Tallis (1505 † 1585), organiste de la chapelle royale d’Angleterre

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Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

Programme du XIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 9 août 2026, grand’messe de 11h. Premières vêpres de la fête de saint Laurent, diacre & martyr, & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

« Ephphetha » – dimanche de la guérison du sourd-muet.

Quand Dieu, Créateur de toutes choses, a voulu guérir un sourd-muet, il lui mit les doigts dans les oreilles et il prit de la salive et lui toucha la langue. Pourquoi ? Que signifient les doigts du Rédempteur, sinon les dons du Saint-Esprit ? C’est pour cela que, ailleurs, après avoir chassé un démon, il dit : « Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » Un autre évangéliste exprime cette même parole ainsi : « Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » En mettant ces deux textes ensemble, on voit que l’Esprit est appelé doigt de Dieu. Donc, mettre les doigts dans les oreilles, c’est ouvrir à l’obéissance l’esprit du sourd par les dons du Saint-Esprit. »
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

Ières vêpres de la fête de saint Laurent, archidiacre de Rome & martyr. Mémoire du XIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de la fête de la Transfiguration

Transfiguration du Seigneur par Girolamo Genga, c. 1511Saint-Eugène, le jeudi 6 août 2026, grand’messe de 19h, suivie de la Bénédiction des raisins au jour de la Transfiguration.

Le Seigneur avait beaucoup parlé de périls à ses disciples, beaucoup aussi de sa passion et de sa mort : il leur avait souvent prédit qu’on les ferait mourir eux-mêmes, et leur avait enjoint bien des choses austères et difficiles. Or ces maux étaient pour la vie présente, et pour un temps déjà tout proche ; tandis qu’au contraire, ce qu’il leur annonçait d’heureux, à savoir, qu’en perdant leur vie ils sauveraient leurs âmes ; que lui-même viendrait en la gloire de son Père leur décerner des récompenses : tout cela n’était qu’en espérance et en expectative. Voulant donc affermir leur certitude au moyen de la vue, et leur montrer ce qu’est la gloire avec laquelle il doit revenir, il leur découvre et leur manifeste cette gloire, autant qu’ils sont capables de la contempler en ce monde, de manière à les empêcher, tous, et surtout Pierre, de s’attrister trop de leur mort et de celle de leur Maître.
Homélie de saint Jean Chrysostome, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de la Transfiguration, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

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