Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du dimanche de la Sexagésime

Saint-Eugène, le dimanche 8 février 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la Septuagésime

> Le temps d’Avant-Carême (Septuagésime) dans les liturgies chrétiennes : antiquité & universalité

Le dimanche de la Sexagésime est le IInd des dimanches de l’Avant-Carême du rit romain. A l’office nocturne, l’Eglise poursuit – avec l’histoire de Noé – la lecture du livre de la Genèse, commencée au dimanche de la Septuagésime.

A la messe se chante l’évangile de la parabole du Semeur. A Rome, la station de ce dimanche se célèbre à Saint-Paul-hors-les-Murs, d’où l’importante portion de la Seconde Epître aux Corinthiens où Paul livre l’intimité de ses combats et de ses grâces apostoliques.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du dimanche de la Sexagésime. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum – VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Hymnus dicamus – 4ème antienne des laudes de la Septuagésime – Ier ton

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Programme du Dimanche du Fils prodigue – tous les saints néomartyrs & néoconfesseurs de Russie – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 7 février 2026 du calendrier grégorien, 25 janvier 2026 du calendrier grégorien, pannychide pour les défunts à 19h30 ; le dimanche 8 février 2026 du calendrier grégorien – 26 janvier 2026 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Le Dimanche du Fils prodigue est le second du cycle du Triode du Carême et, par son évangile, prépare les fidèles à la perspective du jeûne de la grande Quarantaine qui arrive. Il correspond au dimanche de la Sexagésime dans le rit romain et inaugure la semaine dite de l’apokréo ou de carnaval, dernière semaine pendant laquelle les laïcs peuvent encore consommer de la viande. Ce dimanche de l’avant-Carême est attesté au moins à partir du IXème siècle dans les évangéliaires constantinopolitains. Aux matines à partir de ce dimanche et pour les deux autres dimanches suivants de l’avant-Carême, on ajoute aux psaumes 134 & 135 du polyéleos le psaume 136 (« Au bord des fleuves de Babylone ») (ou plutôt, le chant du psaume 136, qui existait à l’origine tous les dimanches de l’année, n’a été conservé que pour ces trois dimanches).

En ce jour également, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie après la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Parmi ceux-ci, les responsables de cette base de données ont réunis des dossiers personnels plus complets sur 35 000 individus. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Celle-ci a été fixée au dimanche qui suit le 25 janvier, pour la raison que c’est à cette date que fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, lequel fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, leur disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Néomartyrs.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 2, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Triode (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Néomartyrs :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. J’étais tout entier sorti de moi-même * follement attaché à ceux qui me découvraient les passions. ** Mais reçois moi, Christ, comme le fils prodigue.
6. Imitant la voix du fils prodigue je T’appelle : * Père j’ai péché. ** Comme lui embrasse moi maintenant. Ne me renvoie pas.
7. Etends tes bras, Christ, en ta miséricorde reçois moi ** qui reviens des pays lointains du péché et des passions.
8. Je me suis appauvri en tant de fautes * Toute Pure, belle entre les femmes, * donne moi la richesse des formes de la beauté ** que je puisse te glorifier.
9. Les vagues de l’impiété des sans-Dieu ont voulu faire sombrer la barque de l’Eglise russe, mais toi, son timonier véritable, tu as sauvé ses passagers par les prières des martyrs russes qui chantaient: Seigneur des puissances, sauve-nous des abysses de la mort.
10. Les fils de Caïn sans Dieu ont livré le sanctuaire de l’Eglise aux outrages et au feu, ils ont dévasté les monastères, ils ont fait des églises en greniers, ils ont enfermé et martyrisé dans les ténèbres les fidèles qui aimaient le Christ. Mais vous, qui avez souffert avec patience, vous l’avez enseigné avec amour: tout cela est advenu pour nos pêchés, fidèles, faites pénitence.
11. Malheur à nous, malheur, chantaient les confesseurs de Russie : nous avons vu comment les ennemis de Dieu insensés ont dévasté les lieux saints de notre terre, comment ils ont fait des monastères des antres de ténèbres, tourné les églises de Dieu en lieux de péché et de spectacle, et répandu en eux le sang chrétien. Pour cela le coeur des impies est devenu un désert, et leur vie s’est approché de l’enfer.
12. Arrache nous à la fosse du malheur, et guéris la plaie de nos péchés, Toute-Sainte Mère de Dieu, pour que nous soyons rendus dignes de toujours glorifier, sans crainte du jugement, les Nouveaux Martyrs de Ton Fils et Notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
3. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du Fils prodigue, ton 3 : Dans ma déraison, j’ai fui ta gloire paternelle, * par de mauvaises actions j’ai dissipé les richesses que Tu m’avais léguées. * Aussi comme le fils prodigue je te clame : * J’ai péché contre toi, Père compatissant ; * reçois-moi qui me repens ** et fais de moi l’un de tes serviteurs.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Des Néomartyrs, ton 7 :
℟. Dieu est notre refuge & notre force (Psaume 45, 2).

Epîtres
Du dimanche du Fils prodique : 1 Corinthiens (§ 135) VI, 12-20.
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui réside en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes plus à vous-mêmes ?
Des néomartyrs : Romains (§ 99), VIII, 28-39.
Qui donc nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce l’affliction, ou les déplaisirs, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou les périls, ou le fer, ou la violence ?

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Des Néomartyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche du Fils prodique : Luc (§ 79) XV, 11-32.
Parce que mon fils que voici était mort, et il est ressuscité ; il était perdu, et il est retrouvé.
Des Néomartyrs : Luc (§105-106) XXI, 8-19.
Vous serez trahis et livrés par vos pères et vos mères, par vos frères, par vos parents, par vos amis ; et on fera mourir plusieurs d’entre vous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Néomartyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le dimanche 1 février 2026, premières vêpres de la Chandeleur & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45 ; le lundi 2 février 2026, procession & messe solennelle de 19h.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Ières vêpres de la fête de la Purification. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum Corpus – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362) – VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Prose Ave plena gratia – au propre de Paris
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
  • Cantique final d’action de grâces : Lumen ad revelationem gentium & Cantique de Siméon – Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – VIIIème

A la sainte messe :

Télécharger le livret des Ières vêpres et du salut de la fête de la Purification de la Sainte Vierge.
Télécharger le livret de la mémoire des IIndes vêpres du dimanche de la Septuagésime.
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Programme du dimanche de la Septuagésime

Saint-Eugène, le dimanche 1er février 2026, grand’messe de 11h. Premières vêpres de la Chandeleur & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la Septuagésime

> Le temps d’Avant-Carême (Septuagésime) dans les liturgies chrétiennes : antiquité & universalité
 
La Septuagésime nous prépare au Carême en nous invitant à penser à notre destinée. Ce temps d’Avant-Carême est caractérisé par la mise en place des règles liturgiques suivantes, propre à marquer la pénitence :

1. La couleur violette sert à l’office & à la messe du Temps de la Septuagésime pour tous les vêtements & ornements liturgiques.

2. L’Alleluia est supprimé depuis la fin des Ières vêpres de la Septuagésime jusqu’à la vigile pascale. A la fin des Ières vêpres de la Septuagésime, on fait l’adieu de l’Alleluia (Clausum Alleluia) : 2 chantres chantent en conclusion de ces vêpres, sur le ton de Pâques :

℣. Benedicamus Domino, alleluia, alleluia.

Et on y répond :

℟. Deo gratias, alleluia, alleluia.

Après ce renvoi, l’Alleluia qui termine chaque Deus, in adjutorium au début de tous les offices est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex æternæ gloriæ (Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire).

A la messe, l’Alleluia qui suit le graduel est remplacé par le chant du trait le dimanche & aux jours de fête (on ne chante que le graduel seul aux messes fériales).

3. Les glorieuses hymnes que sont le Te Deum à l’office de la nuit et le Gloria in excelsis Deo à la messe sont supprimées. Elles reviendront à Pâques (et, pour le Gloria in excelsis Deo, à titre exceptionnel à la messe du Jeudi Saint). Dans le rit traditionnel, le Benedicamus Domino remplace l’Ite, missa est à la fin de la messe (la règle traditionnelle est simple & générale : on ne chante l’Ite, missa est à la messe que lorsqu’on y chante le Gloria in excelsis Deo).

4. On peut toutefois continuer à toucher l’orgue seul (jusqu’au Mercredi des Cendres).

5. Les auteurs ne s’accordent pas sur le maintien de la dalmatique du diacre et de la tunique du sous-diacre. La plupart notent qu’on continue à utiliser ces vêtements liturgiques (qui sont signes de joie), quelques uns néanmoins indiquent qu’il faut passer aux chasubles pliées, utilisées pour les jours de pénitence. Il est vrai que la rubrique du Missel (Partie I, titre 19, n°6) n’indique l’emploi des chasubles pliées pour les jours de jeûne et que le temps de la Septuagésime n’est pas jeûné (historiquement, on n’y jeûnait que le mercredi, le vendredi & le samedi comme le reste de l’année) ; la même rubrique précise l’emploi des chasubles pliées aux dimanche de Carême (qui ne sont pas jeûnés) sans faire remonter cet usage aux dimanches de Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime.

Au dimanche de la Septuagésime, à l’office nocturne, l’Eglise romaine démarre la lecture de la Bible dans l’ordre, en commençant par le livre de la Genèse : la création du monde et la chute d’Adam. On trouvera des allusions à ces thèmes dans diverses pièces de l’office divin et de la messe.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Trisaghion, polyphonie polonaise du XVIème siècle
  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie salve
  • Epître : I Corinthiens IX, 24-27 ; X, 1-5 : Ne savez-vous pas, que quand on court dans la carrière, tous courent, mais un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous remportiez le prix.
  • Trait : faux-bourdon du VIIIème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Evangile : Matthieu XX, 1-16 : Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers : parce qu’il y en a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime, attribué à Notker le Bègue, moine de Saint-Gall († 912)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris « arménien », d’après le Vardapet Komitas (1869 † 1935), Saint Sacrifice, 1912 – adaptation Henri de Villiers
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Super flumina Babylonis, S. 13 – Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (édition de 1739)
  • Benedicamus Domino XVII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

Ières vêpres de la fête de la Purification. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum Corpus – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362) – VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Prose Ave plena gratia – au propre de Paris
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
  • Cantique final d’action de grâces : Lumen ad revelationem gentium & Cantique de Siméon – Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – VIIIème

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Dimanche de la Septuagésime - Parabole des ouvriers de la dernière heure

Programme du dimanche du Publicain & du Pharisien – ton 1

Le Publicain & le PharisienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 janvier 2018 du calendrier grégorien – 15 janvier 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour, IVème dimanche avant le Carême, l’Eglise byzantine commence la période d’Avant-Carême et démarre l’usage du livre liturgique appelé Triode de Carême.

Ce dimanche correspond à la Septuagésime latine et n’a pas d’incidence encore sur la discipline du jeûne & de l’abstinence, mais il avertit les fidèles que le grand Carême s’approche.

L’évangile de la parabole du Publicain & du Pharisien qui caractérise ce dimanche était auparavant lu dans la tradition palestinienne au IIIème dimanche de Carême.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Dans le stade de la vie * le Pharisien, le Publicain * ont couru pareillement ; * mais le premier, gonflé d’orgueil, * est tombé honteusement ** et l’autre fut sauvé par son humilité.
8. Parcourant de cette vie * la voie étroite et resserrée, * imitons du Publicain * les sentiments dignes d’envie * et, pour vivre, fuyons ** le méprisable orgueil du Pharisien.
9. Recherchons les gestes du Sauveur Jésus et son humilité * nous qui désirons trouver la demeure infinie de la joie ** entrer dans le pays des vivants.
10. Maître, Tu as montré à tes disciples l’humilité qui élève * en ceignant tes reins d’un linge et en lavant leurs pieds ** Tu leur apprenais comment T’imiter.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion du Triode, ton 4 : Fuyons la prétention du pharisien, * apprenons du publicain la grandeur des paroles d’humilité * et clamons avec repentir : * Sauveur du monde, ** purifie-nous, tes serviteurs.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).

Epître
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : 2 Timothée (§ 296) III, 10-15.
Aussi tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).

Evangile
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : Luc (§ 89) XVIII, 10-14.
Le publicain, au contraire, se tenant éloigné, n’osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il frappait sa poitrine, en disant : Dieu ! ayez pitié de moi, pécheur.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 1.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du IIIème dimanche après l’Epiphanie

3ème dimanche après l'Epiphanie - guérison de l'esclave du centurionSaint-Eugène, le dimanche 25 janvier 2026, grand’messe de 11h.

La guérison du lépreux et celle du serviteur du centurion – Domine non sum dignus.

Après le premier miracle, aux noces de Cana, l’évangile de ce jour nous montre la manifestation de la puissance de Dieu à l’œuvre au travers des deux premières guérisons effectuées par le Christ au début de sa vie publique. Ce déploiement de la puissance divine, prolongement logique de la manifestation divine fêtée à l’Epiphanie – est chanté par les textes de la messe, en particulier par l’offertoire, tiré du psaume CXVII :

Déxtera Dómini * fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini.
La dextre du Seigneur a fait éclater sa puissance, la dextre du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai pas mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

La guérison du serviteur du centurion de Capharnaüm constitue aussi le prémice symbolique de la vocation des gentils, d’Orient et d’Occident, au salut, comme l’annonce Notre Seigneur lui-même dès ce passage. L’humble confession de foi du centurion a été reprise dans la liturgie romaine, et nous faisons nôtres ses paroles avant que de communier au Verbe de vie :
Dómine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur ánima mea.
Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dit seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Tandis qu’il descend de la montagne, les foules vont au devant du Seigneur ; car elles n’ont pu gravir les sommets. Et le premier qui vient à sa rencontre est un lépreux : à cause de sa lèpre il ne pouvait entendre le si long discours prononcé par le Sauveur sur la montagne. Il faut noter qu’il est le premier cas spécial de guérison : le second rang revient au serviteur du centurion, le troisième à la belle-mère de Pierre accablée par la fièvre à Capharnaüm, le quatrième aux possédés du démon qui sont présentés au Seigneur et dont les esprits sont chassés par sa parole lorsqu’il guérit aussi tous les malheureux.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche après l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après la Théophanie – sainte Tatiana – ton 8

Sainte Tatiana de Rome, martyreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 janvier 2026 du calendrier grégorien – 12 janvier 2026 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après la Théophanie, aussi plusieurs pièces de la liturgie du jour sont-elles propres à ce dimanche, qui se situe encore dans les jours d’après-fête, laquelle se clôture le 14 janvier. Ce dimanche est aussi le dimanche où se lit l’évangile de Zachée, prélude de la période du Triode (et de l’Avant-Carême en particulier, qui démarre dans une semaine).

Nous fêtons aussi en ce jour la sainte martyre Tatiana de Rome.

Tatiana est un prénom tellement usité en Russie qu’on penserait cette sainte originaire de l’Orient. Pourtant c’est bien d’une sainte romaine dont il s’agit, son nom est du reste bien latin : il s’agit de la forme féminine de Tatianus, dérivé lui-même de Titus Tatius, roi des Sabins au VIIIème siècle avant Jésus-Christ.

Sainte Tatienne de Rome rasée avant d'être décapitée - miniature du ménologue de Basile II (circa 1000)Sainte Tatiana (ou Tatienne) fut arrêtée à Rome pendant la persécution de l’empereur Sévère Alexandre (qui régna de 222 à 235). Elle est condamnée comme chrétienne par le préfet du prétoire et célèbre juriste, Ulpien, second personnage de l’empire. Attachée au chevalet, Tatiana a les côtés déchirés par les ongles de fer. Détachée, on la jette aux lions dans l’amphithéâtre, mais ceux-ci respectent son innocence. Le juge ordonne de la jeter au feu mais le brasier refuse de la consumer. Après qu’elle fut rasée, le glaive du bourreau vint mettre fin à l’horreur de ces supplices en la décapitant, lui obtenant la couronne glorieuse du martyre. C’était un 12 janvier 226.

Comment cette sainte romaine est-elle devenue si populaire en Russie ? Par des circonstances assez fortuites, sainte Tatiana est devenue la patronne des étudiants russes.

Sainte Tatiana de RomeEn effet c’est un 12 janvier 1724 que Pierre le Grand fonda l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg mais c’est surtout le 12 janvier 1755 que choisit sa fille l’impératrice Elisabeth Ière pour fonder l’Université de Moscou. En 1791, le tsar Nicolas Ier fait du 12 janvier la fête de l’Université et place celle-ci sous la protection de sainte Tatiana. La sainte avait son église dans l’université, et les étudiants venaient assister à la divine liturgie solennelle au matin de sa fête, liturgie qui était suivie de la cérémonie de la distribution des prix. Finalement, le soir les étudiants et les professeurs se dispersaient dans les rues et tavernes de Moscou pour embrasser toutes les Tatiana (et pour toutes sortes d’autres folies !). C’était le seul jour où l’on ignorait la hiérarchie académique et où la police tsariste était responsable d’accompagner les étudiants ivres jusqu’à chez eux, au lieu de les raccompagner au poste comme à l’ordinaire ! Fortement ancrées dans la mentalité russe, ces traditions estudiantines de la Sainte-Tatiana ont repris vigueur depuis la chute du communisme qui avait tenté de les faire disparaître.

En Occident, sainte Tatienne est représentée traditionnellement avec les instruments de son martyre : peignes de fer, lion ou glaive. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 12 janvier :

A Rome, sainte Tatienne, martyre, qui, sous l’empereur Alexandre, fut déchirée avec des ongles & des peignes de fer, exposée aux bêtes, & jetée dans le feu, sans néanmoins en recevoir aucune atteinte ; enfin, ayant péri par le glaive, elle s’en alla au ciel.

A matines

Versets du matin, ton 8
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 8
Les femmes myrrhophores se tenant près du tombeau du Donateur de vie, * cherchaient parmi les morts le Maître immortel ; * ayant reçu de l’ange la bonne et joyeuse nouvelle, * elles annoncèrent aux apôtres : le Seigneur est ressuscité, ** accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Le Seigneur régnera pour les siècles ; * Il est ton Dieu, ô Sion, d’âge en âge (Psaume 145, 10).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 145, 2).

XIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 67) XXI, 15-25.
Jésus lui dit : Paissez mes agneaux.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50 « Ouvre-moi les portes de la pénitence », ton 8.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), du premier canon de la Fête, ton 2, œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † c. 787) (4 tropaires), & de la Martyre, ton 2 (4 tropaires). Catavasies de la Fête, ton 2.

Après la 3ème ode : Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.
Kondakion de la Martyre, ton 4 : En tes luttes brillamment tu resplendis, * victorieuse Martyre, toute bariolée de ton sang * et comme charmante colombe tu gagnas * à tire-d’aile, Tatiana, le ciel ; ** intercède sans cesse pour les fidèles te glorifiant.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection * et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 8

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 8

Conclusion des matines

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Oraison funèbre du Requiem du 21 janvier 2026 par le R.P. Thomas, s.j.

Oraison funèbre
pour la Messe solennelle de Requiem
pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI

Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile, Paris
21 janvier 2026

Requiem pour Louis XVIAu Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mes chers Frères,

Lorsque le sang de ses fils coule dans un pays par décision de ceux qui le gouvernent, à la tristesse s’ajoutent la malédiction et le malheur. Si le père lui-même est immolé par un régime politique, ce dernier, – à moins de se repentir -, ne pourra plus que laisser derrière lui dévastation et décadence. La Révolution ne fut ni une révolte, ni une rébellion. Elle ne fut point la fièvre mais la maladie. Ce ne sont pas les barricades qui bouleversent une nation mais l’écroulement des puissances spirituelles voulues et programmées par ceux qui saisissent le pouvoir. Louis XVI, dans sa dure montée vers l’échafaud, racheta ses erreurs politiques en s’offrant sans réserve pour le sacrifice, un sacrifice expiatoire. Le 11 juin 1775, au jour de son sacre en la cathédrale de Reims, le jeune roi impressionna les assistants par son attitude recueillie et sa foi sincère, à tel point que le duc de Croÿ, témoin de la cérémonie, rapportera :

« Dans ce moment (de l’intronisation), des larmes de joie coulèrent à chacun, et le saisissement fut tel, que, ce qui n’était jamais arrivé, des claquements de mains sans nombre se joignirent aux cris de « Vive le roi ! » et tout le monde fut transporté hors de lui-même. Je sais bien que je n’ai jamais vu un enthousiasme pareil : je fus tout étonné de me trouver en pleurs et de voir tout le monde de même. »

Tel fut donc le jour des Rameaux, l’entrée triomphale à Jérusalem, de ce lieutenant du Christ qui posa ainsi le pied sur le chemin de la Passion. Sur ce corps oint par le sacre reposa alors la survie de la vocation spirituelle de la France. Quelle est-elle d’ailleurs ? Georges Bernanos la définit ainsi :

« [Elle] ne consiste pas en quelque moyen d’ébranler le monde par des doctrines neuves et surprenantes. Moins encore à exercer par la force ou le prestige, une sorte de dictature des consciences. Il est beaucoup plus juste de dire que sa mission providentielle est de maintenir le monde dans les limites de l’humain, de le circonscrire dans le cercle des valeurs humaines que le christianisme divinise. […] Que signifie maintenir le monde dans l’humain, sinon le défendre contre l’inhumain, contre les grandeurs inhumaines ? Et que peuvent être ces grandeurs inhumaines, sinon des divinités féroces et cupides, implacables, impitoyables ? Il y a des siècles que la France se voit mise en face de ces bêtes redoutables, comme Jeanne d’Arc en face de ses juges. »

Requiem pour Louis XVIComme aussi Louis, fils de Louis, en face de ses juges iniques. L’homme, marqué du sceau de Dieu, est debout devant le tribunal d’hommes qui ont choisi de servir des idoles en sacrifiant l’humain.

Le bourreau Charles Henri Sanson, confiant son témoignage à Théodore de Lameth après la terrible exécution, transmet fidèlement les dernières paroles de Louis XVI sur le point d’être immolé :

« Vous savez tous que je suis innocent, mais si le sacrifice de ma vie peut être utile au repos de mon peuple, je le fais volontiers. »

Il s’agit bien d’un sacrifice, non point pour son salut personnel, mais pour le repos de la France. Cependant la France ne trouva plus le repos depuis car elle ne confessa jamais son crime et elle continue de graver dans le marbre de ses lois tout ce qui offense l’essence de l’homme et la grandeur de Dieu, la sacralité de la vie humaine et l’inviolabilité de la nature et du surnaturel. Tant que le roi vivait, même écrasé par les humiliations, les injures, dépossédé de son nom et de son titre, la mèche fumait encore et le roseau à demi rompu n’était point brisé, pour reprendre l’image utilisée par Notre Seigneur (Evangile selon saint Matthieu XII, 20).

Louis XVI prit au sérieux le fait d’être un fils de saint Louis. Résonne encore la voix de Bossuet prêchant au Louvre devant Louis XIV le dimanche des Rameaux 1662 :

« Rien de plus grand dans les grands, que cette noble obligation de vivre mieux que les autres. Car ce qu’ils feront de bien ou de mal dans une place si haute, étant exposé à la vue de tous, sert de règle à tout leur empire. Et c’est pourquoi, dit saint Ambroise, « le prince doit bien méditer qu’il n’est pas dispensé des lois, mais que lorsqu’il cesse de leur obéir, il semble en dispenser tout le monde par l’autorité de son exemple. »

Quel pontife, en notre temps, ose encore s’adresser de la sorte à ceux qui gouvernent le monde ? Seul un roi très chrétien est capable d’entendre, d’écouter, de mettre en pratique et de se repentir du mal commis si cela est nécessaire.

Requiem pour le Roi 2022 - Le catafalque pour Louis XVI.Louis XVI avait une âme semblable à celle des chrétiens de Rome attachés à l’enseignement de saint Paul, à celle des fidèles soutenus par saint Justin ou Tertullien au cœur des persécutions, une âme sensible à la description de la lutte des deux cités, – celle de Dieu et celle des hommes -, par saint Augustin. Il est habité par une inaltérable douceur, une patience invincible, une inviolable fidélité envers la foi.

Depuis sa prime jeunesse, il avait pris l’habitude d’assister à la sainte messe chaque jour, communiant régulièrement grâce à une confession fréquente. La figure de son dernier confesseur, au temps mauvais, le marquera profondément, guidant ses décisions pour corriger les malheurs spirituels du temps. Le P. François-Louis Hébert, supérieur général des Eudistes, remplaça dans cette tâche Jean-Jacques Poupard, curé de Saint-Eustache qui avait prêté serment à la constitution civile du clergé. Aussitôt, il invita le roi à prêter vœu au Sacré Cœur afin de contrer les méfaits de la Révolution. Aux côtés du monarque jusqu’au 10 août 1792, il mourra martyr à Saint-Joseph-des-Carmes lors du massacre des prêtres le 2 septembre de la même année. Ce sont les journaux jacobins qui relatent le fait que toutes les victimes portaient sur elles une image avec le double cœur, Sacré Cœur de Jésus et Cœur immaculé de Marie, ainsi qu’une prière à la Très Sainte Vierge pour le roi. Le P. Hébert connaissait dans le détail l’âme de son pénitent et la prière qu’il composa ainsi est révélatrice de la haute opinion qu’il avait de Louis XVI. Dans le numéro de septembre 1792 des Révolutions de Paris, organe des persécuteurs, l’intégralité du texte est reproduite, ceci afin de souligner le fanatisme religieux de ces prêtres réfractaires. Il faudrait lire toutes ces lignes si émouvantes. En voici un court extrait :

« Considérez, Mère très pure, Vierge remplie de clémence, que ce bon prince n’a jamais été souillé par celui de tous les vices que vous avez le plus détesté : qu’il n’a été ni un homme de sang, ni le tyran de son peuple. Vierge toute puissante, le canal de tous les dons et de toutes les vertus, c’est par vous que ses mœurs sont pures, qu’il aime la droiture, la probité, et que la bonté de son âme s’est toujours refusée à permettre que l’on répandît le sang d’un seul homme pour mettre sa propre vie à couvert. […] Augmentez et perfectionnez sans cesse ses vertus chrétiennes et ses vertus royales. Sanctifiez surtout ses épreuves et ses sacrifices, et faites-lui mériter une couronne plus brillante et plus solide que les plus belles couronnes de la terre. »

Moins de cinq mois plus tard, les derniers mots adressés à Louis gravissant les marches menant à la guillotine furent, de la bouche de l’abbé Edgeworth de Firmont, – comme rapportés encore par le bourreau Sanson :

« Fils de saint Louis, montez au ciel ! ».

En cette année où nous célébrons le 800ème anniversaire du sacre de saint Louis, nous ne pouvons que nous incliner devant la mémoire de ces deux rois, l’un canonisé par l’Eglise, l’autre martyr de la foi, qui partagèrent tous deux un identique attachement à la mission reçue par l’onction de Reims. Saint Louis prit Louis XVI par la main jusqu’à la décapitation afin de l’introduire dans un Royaume autrement plus lumineux que celui de France et de Navarre. Nous connaissons les dernières paroles de Notre Seigneur en croix, dont

« Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » (Evangile selon saint Luc XXIII, 34).

En écho, Louis XVI, malgré les tambours qui tentèrent de couvrir sa voix, prononça distinctement, avec une voix assurée, à l’adresse des spectateurs de sa mort, et, au-delà d’eux, de tous les peuples de France, ces paroles mémorables, que vous connaissez tous :

« Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. »

Cette insistance sur le pardon est présente aussi dans le Testament que nous avons de nouveau entendu avec émotion, texte rédigé le jour de Noël 1792, alors que le souverain sait que son sort sera bientôt scellé :

« Je pardonne de tout cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis. […] Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. […] Et à ceux qui par un faux zèle ou par un zèle malentendu m’ont fait beaucoup de mal. » (ses frères qui ont trahi et abandonné et une grande partie de la noblesse)

En ses derniers jours, Louis XVI reçoit des grâces particulières qui, à la fois, le soutiennent dans son sacrifice et qui lui révèlent le sort funeste réservé au pays, comme il le dit, le 20 janvier, à son fidèle valet Cléry :

« Je vois le peuple livré à l’anarchie, devenir la victime de toutes les factions, les crimes se succéder, de longues dissensions déchirer la France. »

Le 18 janvier, il avait confié à Malesherbes :

« La nation est égarée, et je suis prêt à m’immoler pour elle. »

Ajoutant après un silence :

« Le sacrifice de ma vie est peu de chose à côté de sa gloire et de son bonheur (gloire et bonheur de la France). »

Il n’est point angoissé, triste pour lui-même : il souffre pour ses peuples. Au soir du 20 janvier, se préparant à l’exécution, il souffle à Cléry :

« Je suis soulagé de voir s’achever enfin une si longue agonie. »

Requiem pour Louis XVI du 21 janvier 2021.

Admirable imitation de Notre Seigneur dont l’âme, triste à en mourir, fut percée pour nous, insensés. Jean de Viguerie parlera de Louis XVI comme du « roi bienfaisant ». Le qualificatif est approprié : un roi faisant le bien pour le bien commun, ceci au-delà et au-dessus de la sphère politique toujours entachée d’imperfections. Il avait parfaitement conscience, à la suite de saint Augustin, que l’Etat avec majuscule n’est qu’immoralité organisée. Louis XVI ne marche pas au martyre pour ce gros animal impitoyable, pour la patrie chantée par les révolutionnaires. Les pharisiens déjà étaient des patriotes prêts à tuer le Messie pour sauver la Nation. Louis XVI, à la suite du Christ, refusa de participer aux guerres de l’iniquité, demandant à tous ceux qui eurent l’intention de le délivrer, de ne point tenter l’utilisation de la violence. Les régénérations, les restaurations, les contre-révolutions ne s’opèrent qu’avec son propre sang, et non point avec le sang des autres. Comment Notre Seigneur a-t-Il « restauré toutes choses au ciel et sur la terre » (Saint Paul, Epître aux Colossiens I, 19-20) ? In proprio sanguine. Il n’a renversé aucune puissance de la terre faisant pacte avec les ténèbres, Il ne s’est appuyé sur aucun instrument temporel. Louis XVI a appliqué à lui-même ce modèle du Maître, sans cesser d’espérer mais en sachant que le combat était d’ordre surnaturel et que ses armées ne serviraient de rien. Parfois tout semble définitivement détruit et désolé, et soudain, il suffit d’un rien, d’une étincelle provenant du Ciel par le canal de la charité, de l’humilité et de la sainteté, pour que la source recommence à jaillir. Dans le Livre de Job, se trouve cette image poétique :

« Un arbre a de l’espoir : si on le coupe, il reverdit, et ses rameaux poussent. Quand sa racine aurait vieilli dans la terre, quand son tronc serait mort dans la poussière, à l’odeur de l’eau, il germera, et portera des feuilles comme auparavant, lorsqu’il fut planté. » (Job XIV, 7-9)

L’odeur de l’eau, voilà quelque chose de bien ténu, impalpable, imprévisible, immatériel, d’un autre ordre que celui du monde. Ainsi la marque d’un vrai chrétien posant ses sandales dans la poussière de la terre. Tout peut reverdir. L’aiguille est la vie politique, quel que soit le régime. Le fil est non seulement le moral mais aussi le spirituel : l’aiguille passe et le fil demeure. Si l’aiguille n’a pas de fil, elle ne peut rien coudre. Parfois elle croit se suffire à elle-même, mais sans le secours du fil, elle est inutile. Certes, en politique, Dieu semble être plus faible que l’Adversaire car les grands édifices chrétiens se sont souvent écroulés. Pourtant le matériel n’est qu’apparence. Louis XVI n’a pas déposé son espérance dans les institutions séculaires de la monarchie. Leur disparition n’a pas ébranlé sa foi parce qu’il savait que le prince de ce monde n’aurait jamais sur lui aucun pouvoir car déjà vaincu, une fois pour toutes, sur la Croix. Il sentait « l’odeur de l’eau » tandis que ses contemporains se laissaient emporter par l’utopie d’un âge nouveau ou bien sombraient dans la terreur des écroulements. Une prière du XIIème siècle exprime magnifiquement et sobrement ce qui soutint Louis, fils de saint Louis jusqu’à cette heure sombre et glacée sur la place Louis XV. Permettez-moi de la lire afin que nous puissions la faire nôtre :

« Ô Dieu tout puissant, qui avez établi l’Empire des Francs pour être l’instrument de votre divine volonté dans le Monde entier, le Porte-Glaive et le Rempart de votre Sainte Eglise, nous vous en supplions, que Votre céleste lumière prévienne partout et toujours les fils des Francs tournés vers Vous, afin que, voyant ce qu’il importerait de faire pour établir votre royaume en ce monde, ils aient le courage de l’accomplir avec une énergie et une charité que rien ne lasse. Ainsi soit-il. »

Il nous incombe de réaliser cette promesse, de poursuivre l’œuvre initiée par nos rois, de travailler au règne de Dieu sur terre et d’aspirer au Royaume des cieux par la pratique d’une intense charité, reliquaire de toutes les autres vertus. Que chacun puisse entendre, en sa dernière heure, une voix céleste l’invitant ainsi : « Fils de France, montez au Ciel ! » Ainsi soit-il.

Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

P. Jean-François Thomas s.j.
13 janvier 2026
Octave de l’Epiphanie, Baptême de Notre Seigneur

Programme de la messe solennelle de Requiem pour Louis XVI

LouisXVI

Saint-Eugène, le mercredi 21 janvier 2025, Requiem solennel de 19h.

Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ».
Louis XVI.

  • Procession d’entrée : De profundis – faux-bourdon parisien, composition remontant à Jean du Moulin, premier chapelain du roi Charles VI, maître de la Chapelle royale (en 1399)
  • Introït : de la messe de Requiem de l’Abbé Louis Homet (1691 † 1767), maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans puis de Notre-Dame de Paris
  • Kyrie : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Epître : II Macchabées XII, 43-46 : Car s’il n’avait espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient un jour, il eût regardé comme une chose vaine et superflue de prier pour les morts.
  • Graduel : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Trait : plain-chant grégorien
  • Séquence Dies iræ : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Evangile : jean VI, 37-40 : Or la volonté de mon Père qui m’a envoyé, est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
  • Offertoire : : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Sanctus & Benedictus : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Agnus Dei : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Pendant la communion :
    • De profundis en faux bourdon (H. 156) de la Messe pour les Trépassés (H. 2) de Marc-Antoine Charpentier (composée pour le requiem du dernier duc de Guise en 1672)
    • Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21 – 3ème nocturne, 8ème leçon) – motet jésuite anonyme du XVIIème siècle
  • Communion : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Absoute : Libera me de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
  • Sortie : Domine salvum fac Regem – Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle

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Les vidéos des années passées :
2025

2024 :

2023 :

2022 :

https://www.youtube.com/watch?v=btGUtjNkcHk

2021 :

2020 :

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2018 :

Quelques photos des années passées :

Programme de la fête de la Théophanie

Fête de la Théophanie - baptême du Christ au JourdainParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 janvier 2026 du calendrier grégorien – 5 janvier 2026 du calendrier julien, grandes vêpres & bénédiction des eaux à 19h30, le lundi 19 janvier 2026 du calendrier grégorien – 6 janvier 2026 du calendrier julien, tierce & sexte à 11h40, divine liturgie de saint Basile le Grand à 12h.

La fête de l’Epiphanie (« manifestation ») est aussi appelée dans le rit byzantin fête de la Théophanie (« manifestation de Dieu »), car Dieu s’est manifesté dans sa gloire Trinitaire au jour du baptême du Christ dans le Jourdain (ce terme de Théophanie se retrouve aussi en Occident très fréquemment dans les manuscrits liturgiques latins médiévaux comme synonyme d’Epiphanie).

Cette fête est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

A l’origine, les chrétiens orientaux fêtaient la Nativité du Christ le 6 janvier, et l’Eglise arménienne du reste est la seule à avoir conservé cette disposition primitive jusqu’à aujourd’hui. En Occident, et à Rome en particulier, on fêtait la Nativité du Christ le 25 décembre. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que la date du 25 décembre choisie par les Romains avait été déterminée en consultant les archives impériales des recensements effectués sous le règne d’Auguste ; il témoigne qu’Antioche avait décidé de suivre Rome quelques années avant son épiscopat. Désormais, les Eglises d’Orient fêteraient Noël le 25 décembre et garderaient au 6 janvier la fête du baptême du Christ. En contrepartie, si l’on peut dire, les chrétiens d’Occident accueillaient la fête de l’Epiphanie, y célébrant l’adoration des mages (le Christ est manifesté comme Dieu à des païens), le baptême au Jourdain (le Christ est manifesté comme Dieu à son baptême par la voix du Père et la venue de l’Esprit Saint) et les noces de Cana (le Christ manifesté comme Dieu par son premier miracle).

Dans le rit byzantin, comme dans la plupart des autres rits chrétiens (éthiopien, copte, syriaque par exemple, et même romain, même si cela est tombé de l’usage commun), on procède à la bénédiction solennelle des eaux dans la nuit de la Théophanie (normalement celle-ci intervient après le chant des grandes vêpres). Les textes employés par le rit byzantin pour cette bénédiction ont été admirablement composés par saint Sophrone, patriarche de Jérusalem de 634 à 638.

Mais pourquoi n’est-ce pas le jour de la naissance du Sauveur plutôt que celui de son baptême qui est appelé Epiphanie ? Car c’est en ce jour qu’il fut baptisé et qu’il sanctifia les eaux. Aussi, dans cette solennité, vers le milieu de la nuit, tous vont puiser de l’eau qu’ils mettent en réserve dans leurs maisons, pour la garder l’année entière, en mémoire de ce qu’à pareil jour, les eaux ont été sanctifiées. Et par un miracle évident, le temps n’a aucune influence sur la nature de cette eau, car après un an, quelquefois deux et même trois, elle demeure pure et fraîche, et malgré cet espace de temps, on né la distingue pas de celle qui vient d’être prise à la source. Mais pour quelle cause ce jour est-il appelé manifestation ? Parce que Notre-Seigneur fut manifesté aux hommes, non le jour de sa naissance, mais le jour de son baptême, car jusque-là il était à peu près inconnu. Qu’il n’ait pas été généralement connu, et que la plupart aient ignoré qui il était, c’est ce qui ressort de ces paroles de Jean-Baptiste Il y a quelqu’un au milieu de vous que vous ne connaissez pas. (Jean, 1, 26.) Et faut-il s’étonner si les autres ne le connaissaient pas quand Jean-Baptiste lui-même l’ignorait jusqu’à ce jour ? Et je ne le connaissais pas moi-même, dit-il, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : Celui sur qui vous verrez descendre et demeurer le Saint-Esprit, est celui qui baptise dans le Saint-Esprit. (Jean, I, 33.)
Saint Jean Chrysostome, Homélie sur la Théophanie.

Aux grandes vêpres & à la bénédiction des eaux

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1er & 2nd stichères (de saint Jean Damascène (676 † 749)) : Voyant notre Lumière qui éclaire tout homme * s’approcher de lui pour être baptisé, * le Précurseur se réjouit en son âme tandis que tremble sa main ; * il montre et dit aux peuples : * Voici le Rédempteur d’Israël, * celui qui nous libère de la corrupti-on ! * O Seigneur sans péché, ** O Christ notre Dieu, gloire à toi.
3ème & 4ème stichère (de saint Jean Damascène) : C’est un serviteur qui baptise le Rédempteur * et par sa présence l’Esprit lui rend témoignage ; * ce que voyant, les armées angéliques frémissent d’effroi ; * du ciel le Père fait entendre sa voix : * Celui sur qui le Précurseur impose la main, * c’est mon Fils bien-aimé, en lui je me complais ! ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
5ème & 6ème stichère (de saint Jean Damascène) : Les flots du Jourdain * te reçurent, toi qui es la Source, * sous forme de colombe descendit le Paraclet ; * il incline la tête, celui qui fit pencher les cieux, * le limon de la terre crie à celui qui l’a façonné : * Pourquoi m’imposer ce qui est trop haut pour moi ? * C’est moi qui de ton Baptême ai besoin. * O Seigneur sans péché, ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
7ème & 8ème stichère (de saint Jean Damascène) : Voulant sauver l’homme égaré, * tu n’as pas dédaigné de revêtir l’aspect du serviteur, * car il te convenait, Seigneur notre Dieu, * d’assumer pour nous l’humaine condition ; * Rédempteur, en te laissant baptiser dans ta chair, * tu nous as jugés dignes du pardon ; * c’est pourquoi nous te crions : ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
Doxastikon (de Byzas, hymnographe du Xème siècle) : En inclinant la tête devant le Précurseur, * tu as écrasé la tête des démons, * descendu dans les flots, tu as illuminé l’univers, * pour qu’il te glorifie, Sauveur, ** illumination de nos âmes.

Prokimen du dimanche

Premier tropaire & versets des Parémies : Toi qui fis le monde, dans le monde tu es apparu * afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que Dieu nous prenne en grâce & nous bénisse, faisant luire sur nous sa face, & qu’il ait pitié de nous. Pour qu’on connaisse sur la terre ta voie, parmi toutes les nations ton salut.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que les peuples te confessent. Que les nations soient dans la joie et l’allégresse, car tu juges les peuples avec droiture, et sur la terre tu guides les nations.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que tous les peuples te confessent. La terre a donné son fruit ; que Dieu, notre Dieu, nous bénisse. Que Dieu nous bénisse, & que tous les confins de la terre le craignent.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.

Second tropaire & versets des Parémies : C’est aux pécheurs, aux publicains * qu’en l’immensité de ton amour * tu as voulu te montrer ; * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Le Seigneur règne, il s’est revêtu de beauté ; le Seigneur s’est revêtu de puissance, il a mis une ceinture à ses reins. Car il affermis l’univers, et il ne sera pas ébranlé. Ton trône est préparé depuis l’origine ; depuis l’éternité, tu es.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, les fleuves ont élevé leur voix ; les fleuves ont soulevé leurs flots dans le fracas des eaux inombrables.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; admirable est le seigneur dans les hauteurs. Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; à ta maison convient la sainteté, Seigneur, pour la longueur des jours.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

A la bénédiction des eaux
Stichères idiomèles de saint Sophrone, patriarche de Jérusalem (c. 550 † 638) :
1. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, disant : * « Venez, recevez tous * l’Esprit de sagesse, l’Esprit d’intelligence, * l’Esprit de la crainte de Dieu, ** du Christ qui s’est manifesté.
2. En ce jour, la nature de l’eau est sanctifiée, * et le Jourdain interrompt son cours * et retient ses propres eaux en voyant ** le Seigneur être baptisé.
3. En tant qu’homme, dans le fleuve, * tu descends, Christ-Roi, * et tu te hâtes de recevoir le baptême, toi qui es Bon, * des mains du Précurseur, * à cause de nos péchés, Ami des hommes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon : A la voix criant dans le désert : * « Préparez les chemins du Seigneur, » * toi qui as pris, Seigneur, * la forme d’un esclave * tu vins demander le baptême, sans avoir connu le péché. * Les eaux te virent & prirent peur, * le Précurseur fut saisi d’effroi, * et il s’écria : * Comment le chandelier éclairerait-il la lumière ? * Comment l’esclave imposerait-il les mains sur son Maître ? * Sanctifie-moi ainsi que les eaux, Sauveur, ** Toi qui ôtes les péchés du monde.

Prokimen
De la bénédiction des eaux, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

Alleluia
De la bénédiction des eaux, ton 4 :
℣. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, sur les grandes eaux.

Après la consécration des eaux :
Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Stichère final, ton 6 : Chantons, fidèles, * la grandeur de l’économie de Dieu pour nous, * il s’est fait homme pour accomplir * il s’est fait homme pour accomplir * notre purification dans le Jourdain, * Lui le seul pur et sans souillure, * il me sanctifie, ainsi que les eaux * et il brise les têtes des dragons dans cette eau. * Puisons donc de cette eau avec allégresse, frères ! * car la grâce de l’Esprit, aux fidèles, est donnée * invisiblement à ceux qui y puisent par le Christ Dieu, ** et le Sauveur de nos âmes.

Aux heures
A tierce & à sexte Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Basile le Grand

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la divine liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 1 – Psaume CXIII
℣. Quand Israël sortit d’Egypte, * la maison de Jacob de chez un peuple barbare (Psaume 113, 1).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Juda devint son peuple saint, * Israël son domaine (Psaume 113, 2).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La mer le vit & s’enfuit, * le Jourdain retourna en arrière (Psaume 113, 3).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Qu’as-tu, mer, à t’enfuir, * Jourdain, à retourner en arrière ? (Psaume 113, 5)
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume CXIV
℣. J’aime ! car le Seigneur * écoute les accents de ma prière (Psaume 114, 1).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Car il a incliné son oreille vers moi * & moi, je l’invoquerai chaque jour (Psaume 114, 2).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. La mort m’avait enveloppé dans ses rets, * déjà m’avait saisi l’angoisse de la tombe. * En proie à la détresse & à la douleur, * j’ai invoqué le nom du Seigneur (Psaume 114, 3-4).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Le Seigneur est miséricordieux & juste, * & notre Dieu est plein de compassion (Psaume 114, 5).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume CXVII
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 1).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison de Jacob, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 2).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison d’Aaron, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 3).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’ils le disent ceux qui craignent le Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 4).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

A la place du Trisaghion :
℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur es Dieu, & il nous est apparu (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Tite (§ 302) II, 11-14; III, 4-7.
Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Apportez au Seigneur, enfants de Dieu, apportez au Seigneur les petits des béliers (Psaume 28, 1).
℣. La voix du Seigneur a retenti sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur est sur les eaux innombrables (Psaume 28, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 6) III, 13-17.
Et au même instant une voix se fit entendre du ciel, qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, dans lequel j’ai mis toute mon affection.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
De la fête : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11). Alléluia, alléluia, alléluia.

Aux grandes vêpres
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