Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la vigile de la Pentecôte

Vigile de la Pentecôte : Veni Sancte SpiritusSaint-Eugène, le samedi 27 mai 2023, grand’messe de 15h.

Dans les premiers temps de l’Eglise, la vigile de la Pentecôte était l’un des moments choisis par les Pères pour procéder aux baptêmes des catéchumènes, comme la vigile pascale. Sa forme suit donc celle de la vigile pascale, en comportant une première partie catéchétique. Les six prophéties de cette première partie font en effet partie de l’antique catéchèse baptismale donnée aux néophytes.

Notre Seigneur, en disant : “Je prierai mon Père et il vous donnera un autre Paraclet”, fait voir que lui-même est aussi un Paraclet. Paraclet se traduit en latin par advocatus (avocat) ; or, il a été dit du Christ : “Nous avons pour avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste”. Le Sauveur déclare que le monde ne peut recevoir l’Esprit-Saint, dans le même sens où il a été dit : “La prudence de la chair est ennemie de Dieu ; car elle n’est pas soumise à la loi et ne peut l’être”. C’est comme si nous disions : L’injustice ne peut être la justice. Par ces mots “le monde”, il désigne ici ceux qui sont pleins de l’amour du monde, amour qui ne vient pas du Père. C’est pourquoi, à l’amour de ce monde, que nous avons tant de peine à diminuer et à détruire en nous, est opposé “l’amour de Dieu, que répand dans nos cœurs l’Esprit-Saint, qui nous a été donné”.
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce samedi, au troisième nocturne.

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Voir aussi sur notre site La Pentecôte – Fête élaguée ou restaurée ? La suppression de l’antique vigile baptismale de la Pentecôte

Programme de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France

La France Délivrée par sainte Jeanne d'ArcSaint-Eugène, le dimanche 12 mai 2024, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Jeanne d’Arc est née à Domrémy, autrefois du diocèse de Toul, maintenant de Saint-Dié, de parents remarquables par leur foi et l’intégrité de leurs mœurs, en 1412. Elle avait à peine treize ans et ne connaissait que les occupations du foyer, le travail des champs et les premiers éléments de la religion, quand elle fut avertie qu’elle était choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale. Après que, pendant cinq ans, l’Archange saint Michel et les saintes vierges Catherine et Marguerite, dont elle recevait de fréquentes visites, lui eurent appris comment elle exécuterait ce qui lui était ordonné, elle reconnut qu’elle devait obéir à Dieu. Elle demanda au gouverneur de Vaucouleurs et, après quelques refus, en obtint des hommes qui devaient la conduire au roi Charles.
IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Obéissant aux avertissements divins, après avoir surmonté les difficultés d’un long voyage, elle arriva au château de Chinon, en Touraine, et, ayant convaincu le roi Charles de la vérité de sa mission divine, elle partit pour Orléans. En peu de jours, par un terrible assaut, elle infligea trois défaites aux ennemis, prit leurs places fortes et fit triompher son étendard. De là, après quelques faits de guerre où le secours de Dieu se manifesta de façon merveilleuse, elle conduisit Charles à Reims pour y recevoir l’onction du sacre royal. Elle ne pensa pas pour autant qu’elle devait se reposer ; mais comme elle avait reçu du ciel l’annonce que, par la permission de Dieu, elle devait tomber au pouvoir de l’ennemi, elle accepta de bon cœur ce qui devait nécessairement arriver.
Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Jeanne, faite prisonnière à Compiègne, vendue aux ennemis, bientôt conduite à Rouen, y fut traduite en jugement et accusée de toutes sortes de crimes, sauf de fautes contre la chasteté. Pour Jésus, elle supporta tout avec patience. Le procès ayant été conduit par des juges très corrompus, la vierge innocente et douce fut condamnée à la peine du feu. Ayant donc reçu le réconfort de la sainte Eucharistie qu’elle avait désirée si longtemps, les yeux tournés vers la croix et répétant très souvent le nom de Jésus, elle s’envola au ciel, le 30 mai, n’ayant pas encore accompli sa vingtième année. L’Église Romaine, qu’elle avait toujours aimée et à qui elle en avait souvent appelé, prit soin de la justifier de tout crime, sous le pontificat de Calixte III. Vers la fin du dix-neuvième siècle, Léon XIII permit d’introduire la cause de la Pucelle d’Orléans. Puis le Souverain Pontife Pie X la mit au rang des Bienheureuses, et Benoît XV au nombre des saintes Vierges. Enfin Pie XI, accédant aux vœux des évêques français, la déclara et institua patronne secondaire de la France, après la Très Sainte Vierge en son Assomption.
VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, avec mémoire du dimanche dans l’octave de l’Ascension. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Regina cœli, du VIème ton
  • En l’honneur de sainte Jeanne d’Arc : Concordent nostris cælica, cantique à Sainte Jeanne d’Arc de Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié († 1930)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro du VIème ton, pour le Temps pascal.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum – Psaume XVI – plain-chant du XVIIIème siècle

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres de sainte Jeanne d’Arc.
Télécharger le livret de la mémoire des IIndes vêpres du Vème dimanche après Pâques.

Programme du dimanche de Thomas – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 mai 2024 du calendrier grégorien – 29 avril 2024 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Huit jours après Pâques, le rit byzantin (comme le rit romain) célèbre la confirmation de la Résurrection à l’incrédule Apôtre Thomas et sa magnifique profession de foi dans laquelle il confesse la divinité du Christ. L’évangile (Jean XX 19-31) nous dit en effet que cet événement eut lieu huit jour après Pâques et que cela arriva alors que toutes les portes du lieu où ils se trouvaient étaient closes. Aussi ce dimanche s’appelle-t-il dans la tradition byzantine le Dimanche de Thomas, mais aussi le Dimanche des portes fermées : les portes de l’iconostase, qui étaient restées grandes ouvertes pendant toute la Semaine du Renouveau afin de signifier la pleine ouverture de la grâce lors de la résurrection du Christ, sont à nouveau fermées (précisément avant none dites devant les vêpres de ce dimanche, hier soir). On l’appelle aussi le dimanche de l’Antipâques (Antipascha).

A matines

Versets du matin, ton 7
1. Tropaire de la fête, ton 7 : Le sépulcre étant scellé, * toi qui es la Vie, Tu t’es levé du tombeau, ô Christ Dieu, * et les portes étant fermées, * Tu t’es présenté devant tes disciples, toi, la Résurrection de tous, * et par eux Tu as renouvelé en nous l’Esprit de Vérité, ** dans ta grande miséricorde. (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. et de nouveau le tropaire de la fête, ton 7.

Cathisme, ton 1
Voyant mon côté et les marques des clous, ô Thomas, * pourquoi ne crois-tu pas à ma résurrection, * disait le Seigneur ressuscité des morts * quand ineffablement Il apparut aux apôtres ; * alors le Didyme crut et clama au Créateur : ** Tu es mon Dieu et Seigneur.

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Loue, Jérusalem, le Seigneur, * loue ton Dieu, Sion. (Psaume CXLVII, 1).
℣. Car Il a renforcé les verrous de tes portes. (Psaume CXLVII, 2).

Ier évangile de la Résurrection : Matthieu (§ 116) XXVIII, 16-20.
Allez donc, et instruisez tous les peuples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Chant de la Résurrection (trois fois). Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon de la fête, ton 1, œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † c. 787). Catavasies de Pâques.

Après la 3ème ode : Hypakoï de la fête, ton 6 : De même que Tu es apparu, Sauveur, * au milieu de tes disciples pour leur donner la paix, * viens aussi parmi nous ** et sauve-nous.

Après la 6ème ode : Kondakion de la fête, ton 8 : De sa dextre curieuse, l’apôtre Thomas explora ton côté vivifiant, ô Christ notre Dieu, * et, toutes portes étant fermées, * lorsque tu vins au milieu des disciples, il te cria : ** Tu es mon Seigneur et mon Dieu.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire de la fête, ton 7

Conclusion des matines

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Programme de l’Ascension

Saint-Eugène, le jeudi 9 mai 2024, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Catéchisme sur l’Ascension.

Saint Augustin estimait que la fête de l’Ascension était d’institution apostolique. Cette fête est en effet très ancienne, même si dans les tous premiers temps de l’Eglise, l’Ascension du Seigneur était célébrée au jour de la Pentecôte, jointe à la descente de l’Esprit-Saint sur les Apôtres (cette disposition, qui nous paraîtra aujourd’hui curieuse, est encore attestée au début du IVème siècle par Eusèbe de Césarée et le récit de la pèlerine Egérie). L’institution d’une fête propre au 40ème jour après Pâques paraît remonter au dernier quart du IVème siècle, probablement après le premier Concile œcuménique de Constantinople de 381 qui défendit la divinité de l’Esprit-Saint (on voulut sans doute alors réserver la fête de la Pentecôte à la célébration seule du mystère de l’Esprit-Saint) – et il est possible que saint Grégoire de Nysse – dont on possède l’homélie pour l’Ascension de l’année 388 – fusse, sinon l’initiateur – du moins l’un des premiers propagateurs d’une célébration de l’Ascension au 40ème jour après Pâques au lieu du 50ème jour. La fixation de la célébration liturgique de l’Ascension au jeudi qui est le 40ème jour après Pâques, commune à partir de la fin du IVème siècle à tous les rits d’Orient & d’Occident, n’est bien sûr pas le fruit du hasard, notre Seigneur s’étant élevé vers le ciel 40 jours après sa résurrection ainsi que le rapporte saint Luc dans les Actes des Apôtres (“Il s’était aussi montré à eux depuis sa passion, et leur avait fait voir, par beaucoup de preuves, qu’il était vivant, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant du royaume de Dieu.” Actes I, 3). Selon une tradition patristique ancienne (attestée par les Constitutions Apostoliques, livre V, chap. XIX.), l’ascension du Seigneur s’est produite à midi (sixième heure du jour), aussi l’heure de sexte revêt une solennité particulière en ce jour. A Rome, après la messe célébrée sur l’autel de Saint-Pierre, le Pape était couronné par les cardinaux et, vers l’heure de sexte, se rendait en procession solennelle jusqu’au Latran, accompagné par les évêques et tout le clergé. A Oxford en Angleterre, la coutume voulait que l’on chantât l’office de sexte en haut des tours et clochers des églises le jour de l’Ascension.

La liturgie traditionnelle connait en ce jour un symbole fort : afin de signifier le départ de notre Maître & Seigneur, après le chant par le diacre de l’évangile à la messe de ce jour, on éteint “le Cierge pascal, que nous vîmes allumer dans la nuit de la résurrection, et qui était destiné à figurer, par sa lumière de quarante jours, la durée du séjour de notre divin Ressuscité au milieu de ceux qu’il a daigné appeler ses frères” (dom Guéranger).

L’Ascension est une fête d’obligation pour l’Eglise universelle, ce qui signifie que l’assistance à la messe et la sanctification du jour en sont obligatoires, à l’instar d’un dimanche.

Puisque l’ascension du Christ est notre propre élévation, et que le corps a l’espérance d’être un jour où l’a précédé son glorieux chef, tressaillons donc, mes bien-aimés, dans de dignes sentiments de joie, et réjouissons-nous par de pieuses actions de grâces. Car nous n’avons pas seulement été affermis aujourd’hui comme possesseurs du paradis  mais en la personne du Christ, nous avons pénétré au plus haut des cieux ; et nous avons plus obtenu par sa grâce ineffable, que nous n’avions perdu par l’envie du diable. En effet, ceux que le venimeux ennemi avait bannis de la félicité de leur première demeure, le Fils de Dieu se les est incorporés, et il les a placés à la droite du Père, avec qui étant Dieu, il vit et règne en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de l’Ascension. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Prose de l’Ascension au propre de Paris
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Regina cœli, du VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro du VIème ton, pour le Temps pascal.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum – plain-chant musical du XVIIIème siècle

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Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres de l’Ascension.

La libération d’Orléans par sainte Jeanne d’Arc – 8 mai 1429

La libération d'Orléans par sainte Jeanne d'Arc - 1429
Libération d’Orléans par sainte Jeanne d’Arc – le Siège d’Orléans par les Anglais – 1428-1429 – miniatures ornant “Les Vigiles de la mort du roi Charles VII” par Martial d’Auvergne.

Le 8 mai 1429, sainte Jeanne d’Arc monte avec ses troupes à l’assaut des Anglais qui assiégeait la ville d’Orléans depuis huit mois. Défaites, les troupes anglo-bourguignonnes lèvent le siège. Cet éclatant succès de la libération d’Orléans valut par la suite à Jeanne son surnom de la Pucelle d’Orléans.

*

Si les Anglo-Bourguignons avaient décidé d’assiéger Orléans, c’était en raison de sa situation stratégique fondamentale : la ville tenait l’unique pont jeté sur la Loire qui permettrait aux ennemis de fondre ensuite sur les possessions du Dauphin Charles au Sud. Ce pont est défendu par la bastide des Tourelles, qui est enlevée par les troupes anglaises le 24 octobre 1428 qui décident ensuite d’entamer le siège de la ville et vont la ceinturer d’une série de bastions fortifiés. Les troupes anglaises sont commandées par Talbot, après que leur premier commandement, Thomas Montagu, comte de Salisbury, fut tué par un boulet de canon tiré par les Français.

La libération d'Orléans - Mort du comte de Salisbury
Mort du comte de Salisbury, tué par un boulet de canon français – Vigiles de la mort du roi Charles VII par Martial d’Auvergne.

Le 12 février 1429 se produit la piteuse et humiliante “Journée des harengs” : les troupes françaises d’Orléans décident une sortie pour attaquer un convoi de trois cents chariots chargés de harengs destinés à ravitailler le camp anglais. Ce convoi était faiblement escorté, mais malgré leur nombre supérieur, les troupes françaises, commandées par Jean Dunois, comte de Longueville, dit le Bâtard d’Orléans (fils illégitime de feu le duc Louis d’Orléans) sont écrasés par la petite escorte anglaise. Après cette défaite cuisante, la chute d’Orléans semble n’être qu’une question de jours.

La Journée des Harengs
Journée des Harengs – Vigiles de la mort du roi Charles VII par Martial d’Auvergne.

Quelques jours après, le 25 février 1429, à Chinon, sainte Jeanne d’Arc parvient à convaincre le roi légitime Charles VII de lui accorder une petite troupe afin d’engager la libération d’Orléans. Mais ce n’est qu’en avril suivant qu’elle se présente devant eux dans son armure de capitaine. Lorsqu’elle leur annonce qu’ils vont libérer Orléans de son siège, ses troupes rient dans un premier temps, mais son énergie incroyable va parvenir progressivement à les galvaniser pour l’accomplissement de ce beau projet. Jeanne obtient même de ses troupes qu’ils cessent de jurer & qu’ils renvoient leurs prostituées.

La petite troupe de Jeanne arrive devant Orléans, et parvient à entrer le 29 avril dans la ville en passant au travers des lignes anglaises. Jeanne y défile à la tête de ses troupes, en compagnie du Bâtard d’Orléans qui défend la ville depuis le début du siège. Elle va mener des attaques ciblées sur les lignes anglaises pour les forcer à s’enfermer dans leurs différents bastions. Puis, isolés les uns des autres, ces différents bastions tombent progressivement. Le 7 mai, le dernier bastion anglais, celui du pont des Tourelles, tombe, même si Jeanne est blessée à l’épaule d’une flèche. Le lendemain, les reliefs de l’armée anglaise tente d’imposer une ultime bataille dans la plaine, mais Jeanne refuse car ce jour est un dimanche. Les troupes ennemies decident alors de battre en retraite. La victoire est totale et Orléans est à nouveau reliée aux possessions du roi de France.

La libération d'Orléans - Entrée des Français dans Orléans
Après la prise du dernier bastion anglais des Tourelles, les Français entrent vainqueurs dans Orléans – Vigiles de la mort du roi Charles VII par Martial d’Auvergne.

Les miniatures qui illustrent le manuscrit des Vigiles de la mort du roi Charles VII nous donnent un écho direct et illustré de la libération d’Orléans. Le manuscrit fut rédigé par Martial d’Auvergne vers 1483 comme un panégyrique en vers du roi défunt. Ce précieux manuscrit enluminé est conservé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Fr.5054.

Programme des Rogations ou Litanies mineures

Procession des Rogations - image d'EpinalSaint-Eugène, le lundi 6 mai 2024, procession puis messe des Rogations de 19h.

Les Rogations, processions de supplications et de pénitence qui précèdent l’Ascension et demandent à Dieu de répandre son Esprit Saint et de répondre à nos demandes multiples, furent instituées la première fois en Gaule par saint Mamert, évêque de Vienne vers 470, tandis que cette ville était frappée de calamités extraordinaires. Le succès de ces processions de supplication fut immédiat dans la toute jeune France, puisque dès 511, le Concile d’Orléans réuni par le roi Clovis en parle dans ses 27ème & 28ème canons comme d’une institution bien établie. L’empereur Charlemagne quittait ses chausses comme les plus simples fidèles, et marchait aux Rogations nu-pieds à la suite de la croix, depuis son palais jusqu’à l’église de la Station. En 816, le pape Léon III les adopta à Rome et elles fut bientôt étendues à toute l’Église d’Occident.

A la procession :

  • Antienne Exsurge Domine
  • Litanies des saints

A la messe :

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Programme du Vème dimanche après Pâques – Vocem jucunditatis

Saint-Eugène, le dimanche 5 mai 2024, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Par son évangile, ce dimanche nous prépare déjà à la supplication des Rogations (qui a lieu les trois jours suivants : lundi, mardi & mercredi précédant l’Ascension), par laquelle nous demandons au Père de nous donner l’Esprit Saint.

Jusqu’à présent, dit notre Seigneur, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète.” Cette joie qu’il appelle une joie pleine, n’est pas une joie des sens, mais une joie spirituelle, et quand elle sera si grande qu’on ne pourra plus rien y ajouter, alors, sans le moindre doute, elle sera pleine. Nous devons donc demander au nom du Christ ce qui tend à nous procurer cette joie si nous comprenons bien la nature de la grâce divine, si l’objet de nos prières est la vie véritablement heureuse. Demander toute autre chose, c’est ne rien demander : non pas qu’il n’existe absolument autre chose, mais parce qu’en comparaison d’un si grand bien, tout ce que l’on désire en dehors de lui n’est rien.
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du cinquième dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

Lundi 6 & mardi 7 mai à 19h : procession & messe des Rogations.

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Télécharger le livret du commun des IIndes vêpres du dimanche durant le Temps pascal.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres du dimanche du Vème dimanche après Pâques.

Programme du dimanche de Pâques – la lumineuse résurrection du Christ

La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi
4 mai 2024 du calendrier grégorien – 22 avril 2024 du calendrier julien, vêpres & liturgie de saint Basile ( = vigile pascale) à 10h, office nocturne à 21h – procession de la résurrection et matines de Pâques à 21h30, suivies de [l’heure pascale & de] la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

L’office du matin – avec ses 15 lectures précédant l’épître et l’évangile – correspond à la vigile pascale du rit romain avec ses 12 prophéties d’avant les réformes de Pie XII. Les ornements aux couleurs sombres du Carême sont changés en ornements blancs entre l’épître et l’évangile de la résurrection qui comprend l’intégralité du dernier chapitre de saint Matthieu (Matthieu XXVIII, 1-20 – seuls les 7 premiers versets sont cantilés à la vigile pascale latine).

Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

Ne pleure pas, O Mère, bien que tu aies vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière après avoir chanté le tropaire pascal, qui sera chanté de très nombreuses fois au cours de la nuit pascale :

Le Christ est ressuscité des morts, par la mort, il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie !

Démarrent alors les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici les hirmi de ce célèbre canon :

Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques :

Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

Les différents rits d’Orient et d’Occident depuis une haute antiquité ont réservé la lecture de l’évangile de Jean durant le temps pascal. Le rit byzantin commence donc sa lecture en ce jour de la Résurrection par le Prologue de saint Jean. Selon la tradition russe, celui-ci est chanté en grec et en slavon, ainsi qu’en un grand nombre d’autres langues pour signifier l’universalité du salut qu’offre à l’humanité la résurrection du Christ :

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

Le souhait pascal rententira de nombreuses fois durant la nuit pascale et pendant tout le temps pascal, les chrétiens se salueront ainsi :

Христо́с воскре́се! – Вои́стину воскре́се!
Le Christ est ressuscité ! En vérité il est ressuscité !

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2 mai – saint Athanase – Livre d’Heures dit de Charles V

Saint Athanase - Heures dites de Charles V - BM Tours 0218
Saint Athanase – Heures dites de Charles V – BM Tours 0218

Saint Athanase (né vers 298, mort le 2 mai 373) fut évêque (“Pape”, patriarche) d’Alexandrie, il est l’un des Docteurs de l’Eglise. En raison de l’éminence de ses travaux théologiques, il est compté parmi les quatre principaux Pères de l’Eglise grecque, avec saint Basile le Grand, évêque de Césarée, saint Grégoire le Théologien, évêque de Nazianze, et saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople.

Encore jeune diacre, saint Athanase prit part au premier concile œcuménique réunit à Nicée en 325. Il y brilla en défendant la vrai foi – à savoir que le Christ est consubstantiel (“homoousios”) au Père (cf. Jean XIV, 9), et pas une simple créature comme le prétendaient les Ariens. Par la suite, il dû lutter âprement contre  le prêtre Arius – qui avait été déposé par son prédécesseur l’évêque saint Alexandre d’Alexandrie – et contre le parti arien, qui eut parfois les faveurs du gouvernement impérial, ce qui lui valut de connaître cinq longues périodes d’exil, le plus souvent en Occident. Il ne put paître en toute quiétude son troupeau alexandrin, qui l’aimait profondément, que quelques années avant sa mort. Ses reliques sont vénérées dans l’église Saint-Zacharie de Venise au-dessus du corps de saint Zacharie, le père de saint Jean-Baptiste. On lui doit probablement le symbole qu’il a pu composer lors de l’un de ses exils en Occident.

Bien connu en Orient, saint Athanase ne fut pas fêté de bonne heure en Occident : sa fête n’apparaît dans le Nord de la France qu’au milieu du XIIème siècle, et elle n’est pas reçue à Rome avant le XVIème siècle. Fête simple inscrite au Bréviaire romain de 1550, elle devient double lors de la publication du Bréviaire romain normatif de saint Pie V en 1568. En raison de cette entrée tardive au sanctoral de l’Eglise romaine, on trouve assez difficilement des représentations de saint Athanase dans les manuscrits médiévaux occidentaux.

Cette belle miniature est extraite d’un Livre d’Heures à l’usage de Rome réalisé probablement à Bruges dans les Flandres vers 1450. Ce riche manuscrit dont toutes les pages sont splendidement décorées ne fut pas possédé par le roi Charles V (ce qui est une attribution fautive – pour ne pas dire frauduleuse – et bien tardive). Par sa reliure, on sait qu’il appartint à Philippe de Béthune (1565 † 1649), comte de Selles, marquis de Chabris, & marquis de Béthune puis à la Chartreuse Saint-Jean du Liget au diocèse de Tours. A la révolution, le volume fut versé dans les collections de la Bibliothèque municipale de Tours où il figure toujours sous la côte 0218.

Saint Athanase - manuscrit 0218 de la BM de Tours. Le folio 165 v° complet.
Saint Athanase – manuscrit 0218 de la BM de Tours. Le folio 165 v° complet.

Saint Athanase est représenté en évêque latin par l’artiste. Il tient sa croix d’archevêque métropolitain et ses gants de pontife, porte une mitre latine, une aube parée, une dalmatique et une chape par dessus, et tient l’un de ses nombreux écrits, signifiant par là son rôle de docteur de l’Eglise.

Si cette miniature figure dans ce manuscrit, c’est qu’elle est au regard du Symbole de saint Athanase. Ce symbole de foi se récite à l’office de prime chaque dimanche matin. En voici le début – les cinq premiers articles -, visible au folio 166 r° :

Symbole de saint Athanase (Quicumque vult salvus esse)
Symbole de saint Athanase (Quicumque vult salvus esse).
Quicumque vult salvus esse, * ante omnia opus est ut téneat cathólicam fidem : Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique.
Quam nisi quisque íntegram inviolatámque serváverit, * absque dúbio in ætérnum períbit. Celui qui ne la garde pas entière et inviolée, périra sans aucun doute pour l’éternité.
Fides autem cathólica hæc est : ut unum Deum in Trinitáte, * et Trinitátem in unitáte venerémur : Or la foi catholique la voici : nous adorons un seul Dieu en trois personnes et la Trinité dans l’unité.
Neque confundéntes persónas, * neque substántiam separántes. Sans confondre les personnes ni diviser la substance.
Alia est enim persóna Patris, ália Fílii, * ália Spíritus Sancti. Car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle de l’Esprit Saint.

Lire la suite du Symbole de saint Athanase.

Mois de mai – Livre d’heures de Marie Manuel de Mello – XVIème siècle

En ce premier jour du beau mois de mai, nous vous présentons les deux pages consacrées à ce mois dans le calendrier par lequel s’ouvre ce beau livre d’heures du XVIème siècle, peint et réalisé en France, commande de François Manuel de Mello pour sa sœur Marie.

C’est une tradition constante des bréviaires depuis le Moyen-Age, tradition ultérieurement reprise par leur version allégée pour les laïcs que sont ces livres de prières connus sous le nom de livres d’heures, de commencer l’ouvrage par un calendrier qui présente en particulier la liste des saints célébrés chaque jour de chaque mois. D’un diocèse à l’autre, ce sanctoral présentait des variantes, ce qui permet en général de localiser la provenance du livre de façon assez fiable. Le calendrier de ce livre d’heures fait plutôt pencher pour une provenance au Sud de la France.

Voici le sanctoral présenté pour les 31 jours de mai dans le livre d’heures de Marie de Mello, nous présenterons succinctement chacun des saints mentionnés :

Première partie du mois de mai

Mois de mai - Livre d'Heures de Marie Manuel de Mello - 1ère partie.
Calendrier de mai – Livre d’Heures de Marie Manuel de Mello – 1ère partie.
  • 1er mai : saints Philippe et Jacques le Mineur, Apôtres.
    Cette fête est universelle en Occident à cette date jusqu’en 1955 où Pie XII tente de christianiser la fête du travail en instituant une fête de saint Joseph ouvrier. La fête remonte à la dédicace à Rome de la basilique des Saint-Apôtres le 1er mai 570 par Jean III (561-574), que l’on célébra en y déposant les reliques de Philippe et de Jacques le Mineur.
  • 2 mai : saint Sigismond, roi des Burgondes au VIème siècle – saint Athanase, archevêque d’Alexandrie au IVème siècle, père et docteur de l’église.
    Saint Sigismond est mort décapité le 1er mai 524. Empêchée par la fête plus ancienne de saint Philippe et saint Jacques, sa fête est traditionnelle au 2 mai. La fête de saint Athanase apparaît dans le nord de la France vers le milieu du XIIème siècle mais elle ne fut pas reçue à Rome avant le XVIème siècle.
  • 3 mai : invention de la Sainte Croix par l’impératrice sainte Hélène.
    La fête célèbre la découverte (sens premier du mot “Invention”) le 3 mai 326 par l’impératrice à la suite de fouilles effectuées à Jérusalem.
  • 4 mai : saint Monique, mère de saint Augustin.
    La mère de saint Augustin, qui par la constance de ses prières obtint la conversion de son fils, mourrut à Ostie en 387. Les Ermites de St Augustin fêtaient la Conversion de leur saint patron le 5 mai, d’où le choix du 4 mai pour en fêter celle qui en fut l’instrument. La fête se développa au XVème</sup siècle et finit par être inscrite au calendrier romain par le pape saint Pie V en 1568.
  • 5 mai : saint Gothard, évêque et confesseur.
    Mort le 5 mai 1038, cet évêque qui fut un propagateur de la réforme clunisienne, fut aussi le premier saint bavarois.
  • 6 mai : saint Jean devant la Porte Latine.
    Cette fête commémore le supplice de l’huile bouillante que subit l’Apôtre saint Jean, rapporté par Tertullien. Elle rappelle sans doute la date de la dédicace de la basilique romaine de Saint-Jean-Porte-Latine au début du VIème siècle.
  • 7 mai : saint Clet, pape et martyr.
    Clet ou Anaclet, fut le troisième pape, à la suite de saint Pierre et de saint Lin. Il mourut martyr lors de la persécution de Domitien.
  • 8 mai : Apparition de saint Michel Archange.
    Cette fête célèbre l’apparition de l’Archange saint Michel au Mont-Gargan en Italie au Vème siècle et la dédicace de la basilique magnifique qui y fut édifiée.
  • 9 mai : saint Grégoire le Théologien, évêque.
    Saint Grégoire de Nazianze, l’un des trois Pères cappadociens, est mort en 379-380. Très célèbre en Orient, sa fête ne fait que commencer à se répandre à cette date du 9 mai en Occident, à partir du XVIème siècle.
  • 10 mai : saints Gordien et Epimaque, martyrs.
    Ces martyrs romains furent inhumés sur la via Latina dans le cimetière qui portait leur nom. Ils sont mentionnés dès le Martyrologe hiéronymien (IVème siècle. Depuis leur fête est constante dans les livres liturgiques occidentaux.
  • 11 mai : saint Mamert, évêque et confesseur.
    Cet archevêque de la ville de Vienne (en Gaule), mort en 475, créa la procession des Rogations ou Litanies mineures qui se tient au cours des trois jours qui précèdent l’Ascension. Sa fête a toujours été célébrée le 11 mai depuis les plus anciens martyrologes. Il est l’un des trois saints de glace, avec saint Pancrace et saint Servais.
  • 12 mai : saints Nérée, Achille et Pancrace, martyrs.
    A l’origine à Rome existaient deux fêtes distinctes, celle des saint Nérée et Achille d’une part, celle de saint Pancrace de l’autre, toutes les deux célébrées le même jour (saint Grégoire le Grand a prêché pour les deux fêtes). L’unification des deux fêtes en une ne s’accomplit qu’avec le Missel de la Curie Romaine au XIIIème siècle. Clément VIII y ajouta en 1597 la sainte Vierge Domitille dont Nérée et Achille furent les chambellans. Elle n’est pas encore mentionnée par notre livre d’heures.
  • 13 mai : sainte Théodora, vierge & saint Mucius, martyr.
    Ces deux saints sont assez rarement célébrés. Mucius fut un prêtre martyrisé à Byzance lors de la persécution de Dioclétien au IVème siècle. Sainte Théodora est ici probablement la vierge qui souffrit sa passion à Alexandrie, également lors de la persécution de Dioclétien. Elle est normalement fêté le 28 avril.
  • 14 mai : saint Boniface, martyr.
    Ce martyr de Tarse en Cilicie lors de la persécution de Dioclétien est honoré à Rome depuis le VIIème siècle par une église qui lui est dédiée, édifiée sur l’Aventin.
  • 15 mai : saint Isidore, martyr glorieux.
    Ce martyr fut jeté dans un puis sur l’ile de Chio. L’eau de ce puis, sur lequel on avait édifié une basilique, guérissait les malades.

Seconde partie du mois de mai

Mois de mai - Livre d'Heures de Marie Manuel de Mello - 2nde partie
Calendrier de mai – Livre d’Heures de Marie Manuel de Mello – 2nde partie.
  • 16 mai : saint Ubald, évêque & confesseur.
    Evêque de Gubbio en Italie, mort en 1160, il fut canonisé en 1192. Sa fête fut reçue à Rome en 1605.
  • 17 mai : saint Tropez, martyr et sainte Maxime, vierge.
    Saint Torpet/Torpetius/Tropez est l’un des tous premiers chrétiens de Rome, il est cité dans saint Paul dans son Epître aux Romains. La ville de Saint-Tropez lui est dédiée et célèbre chaque année sa fête par une “bravade” les 16, 17 et 18 mai. La fête de sainte Maxime de Callian, vierge, est selon la tradition la sœur de saint Tropez. Sa fête est normalement le 16 mai.
  • 18 mai : saint Félix, évêque et martyr.
    À Salone en Dalmatie, l’an 299, saint Félix reçut la gloire du martyre lors de la persécution de Dioclétien.
  • 19 mai : sainte Pudentienne, vierge, saint Pierre Célestin, pape.
    Sainte Potentienne que cite ici notre manuscrit est plus connue sous le nom de sainte Pudentienne. Sa fête est connue à Rome depuis au moins l’an 645. Elle connaîtra une rapide diffusion en France au XIème siècle. L’ermite saint Pierre de Corone devint pape sous le nom de Célestin V. Il renonça à sa charge deux ans avant de mourir et fut canonisé à Avignon par Clément V en 1313.
  • 20 mai : saint Bernardin de Sienne, confesseur.
    Mort à l’Aquila le 20 mai 1444, ce célèbre prédicateur fut canonisé en 1450 par Nicolas V. C’est l’un de saints les plus récents inscrits dans le calendrier de ce manuscrit.
  • 21 mai : sainte Hélène, reine, saint Secondat, martyr.
    Curieusement, notre manuscrit cite ici sainte Hélène (normalement au 18 août)n au lieu et place de la fête de son époux le saint empereur Constantin. Saint Second fut martyrisé en Egypte le jour de la Pentecôte 357, tué par des Ariens.
  • 22 mai : sainte Julie, martyre glorieuse.
    Cette saint patronne de la Corse, avec sainte Dévote, fut martyrisée en subissant le supplice de la crucifixion.
  • 23 mai : saint Didier, évêque et martyr.
    Ce saint évêque de Langres fut martyrisé par les Vandales en 407.
  • 24 mai : saint Servule, martyr du Seigneur.
    Ce saint – peu célébré – fut martyrisé dans la ville de Trieste en Istrie.
  • 25 mai : saint Urbain, pape et martyr.
    Saint Urbain fut le 17ème pape et il mourut martyr en 230.
  • 26 mai : saint Eleuthère, pape et martyr.
    13ème pape, Eleuthère mourut en 189.
  • 27 mai : saint Jean, pape et martyr.
    Le 27 mai est l’anniversaire de la translation des reliques de saint Jean Ier, 53ème pape, martyrisé par le roi Théodoric des Ostrogoths, qui le fit mourir de faim.
  • 28 mai : saint Germain, évêque et confesseur.
    Saint Germain de Paris fut le principal et plus célèbre évêque de Paris au VIème siècle. Il mourut en 576.
  • 29 mai : saint Maxime, évêque de Padoue.
    Notre manuscrit assigne ce saint à ce jour, alors qu’il est normalement inscrit au 2 août. Il s’agit probablement d’une confusion avec saint Maxime, évêque de Vérone, qui est bien inscrit par le Martyrologe romain au 29 mai.
  • 30 mai : saint Félix, pape et martyr.
    Le 26ème pape fut martyrisé sous l’empereur Aurélien en 274.
  • 31 mai : sainte Pétronille, vierge, saint Crescentien, martyr.
    On voyait encore au VIIème siècle au cimetière de Domitille le tombeau de sainte Pétronille, fille de saint Pierre (fille spirituelle car baptisée par lui selon certains). Sa fête se diffusa en France à partir du XIème siècle. Saint Crescentien reçut le martyre à Sassari en Sardaigne sous l’empereur Hadrien.

Quelques détails particulièrement charmants

L’artiste qui a somptueusement peint les miniatures du livre d’heures de Marie de Mello a choisi d’orner le calendrier de scènes profanes, de rinceaux, de fleurs, de plantes et d’animaux. En voici quelques détails qui permettent de juger de la finesse de son travail :

Le manuscrit dans les collections de la Huntington Library

Retrouvez les miniatures de ce livre d’heures manuscrit en ligne.

Cet ouvrage fait partie des collections de The Huntington Library, Art Museum, and Botanical Gardens, communément appelé “The Huntington”. Celu-ci est un complexe culturel et éducatif situé à San Marino, en Californie, aux États-Unis. Fondé par Henry E. Huntington au début du XXème siècle, The Huntington est devenu l’un des centres culturels les plus prestigieux du pays.

The Huntington est composé de plusieurs composantes principales :

  • La bibliothèque : La Huntington Library possède une collection de recherche exceptionnelle comprenant des livres rares, des manuscrits, des cartes, des photographies et des documents historiques. Les collections de la bibliothèque couvrent une vaste gamme de sujets, dont l’histoire de l’Amérique et de l’Europe, la littérature anglaise et américaine, l’histoire de l’art, la science et bien d’autres.
  • Le musée d’art : Le musée abrite une importante collection d’œuvres d’art européennes et américaines, allant du Moyen Âge au XIXe siècle. Les visiteurs peuvent y admirer des peintures, des sculptures, des arts décoratifs et d’autres formes d’art.
  • Les jardins botaniques : The Huntington possède environ 120 acres (environ 48 hectares) de magnifiques jardins botaniques, où les visiteurs peuvent se promener et découvrir une grande variété de plantes, de fleurs et de paysages, représentant différentes régions du monde. Parmi les jardins notables, on trouve le jardin chinois, le jardin japonais, le jardin du désert et le jardin de roses.

En plus de ses collections et de ses jardins, The Huntington organise également des expositions spéciales, des conférences, des événements éducatifs et des programmes publics pour promouvoir la recherche, la culture et les arts.

Grâce à la générosité et à la vision de son fondateur, The Huntington continue de jouer un rôle important dans l’enrichissement culturel et éducatif des Etats-Unis.