Programme de la solennité de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

saint Denis portant sa tête - Maître de Sir John Fastoff (c. 1430 - 1440), Getty MuseumSaint-Eugène, le dimanche 15 octobre 2017, grand’messe de 11h en rit dominicain. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Denis est le premier évêque de Paris, il mourut martyr avec ses compagnons saint Rustique, prêtre, et saint Eleuthère, diacre.

Selon le texte le plus ancien de sa Passion, mise en forme vers 500, Denys a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, de 88 à 97. Parvenu à Paris avec deux disciples, Rustique & Eleuthère, Denys y construit la première cathédrale, prêche la foi véritable aux habitants et les convertit au Christ. Les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denys et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Selon la tradition, les trois saints souffrirent le martyre à Montmartre (= le mont des Martyrs). Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetés dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s’en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété au Nord de Lutèce. La tombe de saint Denys devint très tôt lieu de pèlerinage et de nombreux chrétiens se firent ensevelir au plus près de celle-ci dès la paix de l’Eglise survenue au IVème siècle sous le règne de Constantin. Sainte Geneviève fit construire vers 520 une première église sur la sépulture de saint Denys, qui devint par la suite l’Abbaye royale de Saint-Denis, lieu de sépulture des rois de France.

Fête double de 1ère classe dans l’archidiocèse de Paris, elle surpasse le XIXème dimanche après la Pentecôte, dont on fait mémoire.

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saints Cyprien & Justine – ton 2

Saint Cyprien & sainte JustineParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 octobre 2017 du calendrier grégorien, 2 octobre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Cyprien & la sainte martyre Justine.

Né au IIIème siècle, Cyprien (qu’il faut distinguer du saint évêque de Carthage de ce nom) avait été initié dès sa jeunesse aux mystères païens, à la divination, à la magie & à l’astrologie, principalement à Athènes, puis sur l’Olympe et enfin chez les Chaldéens, où il se lie au diable et met à son service une phalange de démons. Il s’établit ensuite à Antioche (non Antioche la Grande, mais plus vraisemblablement à Antioche de Phénicie, dite aussi Antioche de Pieria, l’actuelle ville-île d’Arouad, en face de Tartous en Syrie) où il exerce en tant que mage occulte. Un jeune païen nommé Aglaïdas à recours à ses services afin de séduire par des charmes magiques la vierge Justine, récemment convertie au christianisme et qui refuse ses avances. Mais Cyprien ne tarde pas lui aussi à tomber sous le charme de Justine, et déploie tous ses arts démoniaques pour tenter de vaincre sa résistance. Mais la foi vaillante de Justine et le signe de la croix suffisent à disperser tous les assauts démoniaques.

Cyprien consulte alors le diable afin de connaître la raison de ces échecs et de le sommer d’intervenir lui-même. Mais le démon lui répond qu’aucun de ses artifices ne réussirait contre les vrais adorateurs du Christ. Impressionné par cette réponse, Cyprien commençe dès lors à regretter les égarements de sa vie passée, et, laissant de côté la magie et reniant le diable, il se convertit pleinement à la foi du Christ, notre Seigneur, et brûle ses anciens livres de magie.

Il reçoit le baptême puis entre dans la hiérarchie ecclésiastique, étant ordonné diacre puis prêtre par l’évêque d’Antioche Anthime et finalement il est sacré évêque de cette ville à la suite d’Anthime.

Martyre de saint Cyprien et de sainte Justine - Ménologue de Basile II

Martyre de saint Cyprien et de sainte Justine – Ménologue de Basile II

Durant une persécution, Cyprien fut arrêté à Antioche, de même que la vierge Justine à Damas. Tous deux furent souffletés et accablés de coups, après quoi on les jeta en prison, dans l’espoir qu’ils renonceraient à leur résolution. Mais lorsque, plus tard, on les en fit sortir, ils se montrèrent fermement décidés à persévérer dans la religion chrétienne ; alors on les plongea dans une chaudière remplie de poix, de graisse et de cire en fusion, mais il résistèrent à ce supplice. Le juge ne sachant que faire, les envoya près de l’empereur à Nicomédie où on finit par les frapper de la hache, en compagnie d’un troisième martyr nommé Théoctiste. Leurs corps abandonnés sans sépulture, demeurèrent six jours dans cet état ; des matelots, durant la nuit, les placèrent secrètement sur leur navire et les portèrent à Rome. Ils furent d’abord ensevelis dans la propriété de Rufine, noble dame romaine de la gens Claudia ; puis transférés dans la Ville même et déposés dans la basilique du Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), auprès du baptistère. Une partie des reliques de saint Cyprien fut apportée ultérieurement à Toulouse où s’élève toujours le quartier Saint-Cyprien (Sant Çubran en occitan).

Saint Cyprien & sainte JustineL’histoire de Cyprien et de Justine nous est connue par diverses sources anciennes : le récit de sa conversion, appelé Confession de saint Cyprien date des environs de l’an 350, il fut complété par celui de son martyre à la fin du IVème siècle ou au début du Vème siècle. En 379, saint Grégoire de Nazianze, le Théologien, prononce une célèbre homélie en l’honneur de saint Cyprien et de sainte Justine, au jour de leur fête, qui cite le texte de la Confession. Au siècle suivant, l’impératrice Eudocie († 460), épouse de Théodose II, écrit plusieurs poèmes consacrés à l’histoire des saints Cyprien & Justine, cite la Confession et apporte des détails supplémentaires sur les circonstances du martyre, et le poète chrétien espagnol Prudence de même consacre à la passion de saint Cyprien le 13ème chapitre de son fameux Peristephanon consacré à la gloire des martyrs.

Les Ménées grecs et certains auteurs médiévaux placent en général la passion de ces saints sous le règne de Dèce et leur martyre à Nicomédie sous Claude II le Gothique. Toutefois l’Abbé Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, se fondant sur le témoignage de premier plan de l’impératrice Eudocie et sur les éléments intrinsèques du récit de la passion de saint Cyprien, parvient à établir avec vraisemblance la date du martyre à Nicomédie à l’automne 304.

Les saints Cyprien et Justine sont fêtés le 26 septembre dans le rit romain traditionnel.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2 et 4 tropaires du canon des saints :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Comme Paul, convertissant * le désir de ton âme vers le Christ, * très-sage Cyprien, ** tu es devenu son disciple.
8. Au lieu de la tunique des passions * le Christ t’a donné pour son repas nuptial * l’ornement de gloire, le vêtement ** de la seconde naissance.
9. Ayant excellé auparavant * dans l’ascèse, illustre Cyprien, * par la suite tu es devenu ** un stoïque Témoin de la vérité.
10. Hautement nous vénérons en toi, * nous les fidèles, la divine Mère, en vérité, * car tu as enfanté, ** Vierge toute-pure, le Dieu incarné.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Cyprien , * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Saints, ton 3 : Passant de la sorcellerie à la connaissance de Dieu, * O divinement sage, * tu t’es montré un médecin très sage pour le monde, * accordant des guérisons à ceux qui t’honorent, O Cyprien, avec Justine. ** Prie avec elle le Maître Ami des hommes, afin qu’il sauve nos âmes.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
R/. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
V/. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
[Des Saints, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
[Des Saints : I Timothée (§ 280) I, 12–17.]

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
V/. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
V/. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
[Des Saints, ton 2 :
V/. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31–36.
Traitez les hommes de la même manière que vous voudriez vous-mêmes qu’ils vous traitassent.
[Des Saints : Jean (§ 36) X, 9–16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des Saints : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).]
Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF

Saint Denys (9 octobre) – Ières vêpres – antiennes – Offices notés complets de Paris – 1899

Antiennes des vêpres de saint Denys

Saint Denys (9 octobre) – Ières vêpres – Hymne – Offices notés complets de Paris – 1899

Hymne des vêpres de saint Denys

Saint Denys (9 octobre) – Ières vêpres – Antienne de Magnificat – Offices notés complets de Paris – 1899

Antienne de Magnificat des Ières vêpres de saint Denys

Saint Denys (9 octobre) – Introït – Offices notés complets de Paris – 1899

Introït de saint Denys

Saint Denys (9 octobre) – Graduel – Offices notés complets de Paris – 1899

Graduel de saint Denys

Saint Denys (9 octobre) – Alleluia – Offices notés complets de Paris – 1899

Alleluia de saint Denys

Saint Denys (9 octobre) – Prose – Offices notés complets de Paris – 1899

Prose de saint Denys

Le texte de cette prose est attribué au roi de France Robert Ier le Pieux. Le texte original qui se chantait à l’abbaye Royale de Saint-Denys a été modifié au cours du XVIIIème siècle dans les livres parisiens de Mgr de Vintimille. Voici les variantes les plus notables :

* A la strophe 1, le texte original est :
Gaude prole, Græcia;
Glorietur Gallia
Patre Dionysio.
(L’origine grecque de saint Denys, pourtant indiquée assez par son nom, a été contestée au XVIIIème siècle)

* A la strophe 3, le texte original est :
Speciali gaudio
Gaude, felix Concio
Martyrum præsentia.
(Le texte felix Concio désignant proprement l’Abbaye de Saint-Denys, qui pouvait chanter la prose devant les reliques présentes de saint Denys).

* A la strophe 18, le texte original est :
Se cadaver mox erexit;
Trunctus truncum caput vexit,
Quod ferentem, huc direxit
Angelorum legio.
(Sous l’effet de la critique rationaliste, on a modifié cette strophe qui témoignait de la tradition ancienne selon laquelle saint Denys avait porté sa tête après son martyre jusqu’au lieu de la future abbaye. Le huc du texte ne se comprend du reste que chanté à Saint-Denys même, ailleurs, on modifiait souvent le texte en chantant : Quo ferente, hoc direxit).

Saint Denys (9 octobre) – Offertoire – Offices notés complets de Paris – 1899

  • Offertoire de saint Denys
  • Saint Denys (9 octobre) – Communion – Offices notés complets de Paris – 1899

    Communion de saint Denys

    Saint Denys (9 octobre) – Antienne de Magnificat des IIndes vêpres – Offices notés complets de Paris – 1899

    2ndes vêpres de saint Denys

    Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 8 octobre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    La guérison du paralytique.

    Alors, pourquoi refuse-t-il pour lui-même les services de la mer, et recourt-il à ceux d’un batelier pour traverser un si petit lac ? « Il monta dans une barque, dit l’Évangile, et il passa sur l’autre rive. » Et quoi d’étonnant, frères ? Le Christ est venu se charger de nos faiblesses et nous donner sa force, chercher ce qui est humain, accorder ce qui est divin, accepter des injures, rendre des dignités, porter des maux, apporter la guérison ; car le médecin qui ne porte pas l’infirmité ne sait pas guérir, et celui qui n’a pas été malade avec le malade ne peut pas apporter au malade la guérison. »
    Homélie de saint Pierre Chrysologue, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    A la messe :

    Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Serge de Radonège – ton 1

    Saint Serge de Radonège et l'ours - fresque de la porte d'entrée de la Laure de la Trinité-Saint-SergeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 octobre 2017 du calendrier grégorien, 25 septembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour le trépas de notre Vénérable Père Serge, higoumène de Radonnège, thaumaturge de toutes les Russies.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du Vénérable Père.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 1 & 4 tropaires de la 3ème du canon du Vénérable Père :
    1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
    6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
    7. A tes disciples tu t’es donné en image du bien * et tu menas nombre d’âmes au salut : * celles qui, rejetant les mondaines passions, * ont trouvé consolation ** dans les délices du Paradis.
    8. Bienheureux Serge, dans la maison du Seigneur * tu as poussé comme un fertile olivier * dont l’huile fait resplendir les âmes te chantant * et dans la foi s’écriant pour le Christ : ** Nul n’est saint, hormis toi, le seul Ami des hommes.
    9. Par la vigilance de tes veilles * tu endormis les funestes passions, * bienheureux Serge, sage en Dieu ; * à cause d’elles tu habites la chambre des cieux ** et tu as reçu le charisme des guérisons.
    10. Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne peut cerner, ** et nous fidèles, par nos hymnes nous te disons bienheureuse.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
    2. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Tu as excellé dans les œuvres bonnes * comme un vrai soldat du Christ Dieu, * et, en cette vie, tu as combattu avec ardeur les passions ; * par les chants, les veilles et les jeûnes, * tu fus un modèle pour tes disciples. * C’est pourquoi l’Esprit Saint fit en toi sa demeure * et, par son action, tu fus brillamment orné. * Alors que tu as l’audace de t’adresser à la sainte Trinité, * souviens-toi du troupeau que, dans ta sagesse, tu as rassemblé * et, selon ta promesse, n’oublie pas de visiter tes enfants, ** vénérable Serge, notre père.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : Blessé par l’amour du Christ, ô vénérable Père, * tu L’as suivi dans ton désir irréversible. * Tu as méprisé tous les plaisirs charnels * et, comme un soleil, tu as brillé sur ta patrie ; * aussi le Christ t’a enrichi du don des miracles. * Souviens-toi de nous qui célébrons ta lumineuse mémoire et te clamons : ** « Ô Serge inspiré de Dieu, réjouis-toi. »
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

    Prokimen
    1. Du dimanche, ton 1 :
    R/. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    Du Vénérable Père, ton 7 :
    R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epîtres
    Du dimanche : II Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
    Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
    Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
    Or ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    V/. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
    V/. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
    Du Vénérable Père, ton 6 :
    V/. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
    Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
    Du Vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
    Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

    Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
    Il est digne en vérité, ton 1.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du Vénérable Père : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes au format PDF

    Programme du Samedi des Quatre-Temps de septembre à la cathédrale de Meaux

    Pèlerinage à la cathédrale Saint-Etienne de Meaux, le samedi 23 septembre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Notre Seigneur et Rédempteur, dans son Évangile, s’adresse à nous tantôt par des paroles, tantôt par des faits ; quelquefois il parle d’une façon en paroles, d’une autre, en actions ; parfois il exprime la même chose en paroles qu’en actions. Vous avez en effet, mes frères, entendu parler de deux choses dans- la lecture de l’Évangile : d’un figuier stérile, et d’une femme courbée : au sujet de l’un et de l’autre, notre piété doit s’exercer. Le Sauveur cite le figuier en forme de comparaison, il guérit la femme par un miracle visible aux yeux. Mais le figuier stérile signifie la même chose que la femme courbée, et le figuier qui obtient un délai la même chose que la femme redressée. »
    Homélie de saint Grégoire, pape, Ière leçon des vigiles nocturnes de ce samedi.

    A la messe :

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XVème dimanche après la Pentecôte

    Résurrection du fils de la veuve de NaïmSaint-Eugène, le dimanche 17 septembre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

    Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    A la messe :

    • Procession d’entrée : orgue
    • Introït – Inclina Domine (ton i.)
    • Kyriale : Missa XI Orbis factor
    • Epître : Galates V, 25-26 & VI, 1-10 : Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.
    • Graduel – Bonum est confiteri Domino (ton v.)
    • Alleluia – Quoniam Deus magnus Dominus (ton vii.)
    • Evangile : Luc VII, 11-16 : Le Seigneur l’ayant vue, fut touché de compassion envers elle, et lui dit : Ne pleurez point.
    • Credo I
    • Offertoire – Exspectans exspectavi Dominum (ton v.)
    • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Vème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
    • A l’élévation : O salutaris de la Messe de sainte Cécile – plain-chant musical du R.P. Paul d’Amance, Triniaire, organiste du couvent de son ordre à Lisieux, dédié à Catherine de Scorailles de Roussille, Abbesse de Chelles (Paris, 1687)
    • Pendant la communion : Panis angelicus, plainc-chant musical du R.P. Paul d’Amance (Paris, 1707)
    • Communion – Panis quem ego dedero (ton i.)
    • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
    • Ite missa est XI
    • Pendant le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
    • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers

    IIndes vêpres du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sicut Myrrha, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
    • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des chants des dimanches après la Pentecôte au format PDF.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.

    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – saint Babylas d’Antioche – saint prophète Moïse – ton 6

    Saint hiérmoratyr Babylas et ses enfantsParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 septembre 2017 du calendrier grégorien, 4 septembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Babylas, évêque d’Antioche et trois enfants martyrs qu’il instruisait.

    Saint Babylas fut le douzième successeur de saint Pierre sur le trône d’Antioche, il y succède à l’évêque Zébennos en l’an 237. Après saint Ignace, il s’agit du plus célèbre des évêques d’Antioche des trois premiers siècles.

    Eusèbe de Césarée (Histoire Ecclésiastique Livre VI, chapitre XXIV) raconte que saint Babylas interdit l’accès à l’Eglise d’Antioche à l’empereur Philippe l’Arabe (empereur romain de 244 à 249) qui s’y présentait pour prier avec les fidèles pour la vigile pascale, accès refusé en raison de ses péchés. L’empereur confessa effectivement ses péchés et prit place alors avec les pénitents publics dans le narthex extérieur de la cathédrale. Cet épisode rapporté par Eusèbe laisse entendre que Philippe l’Arabe (issu d’une famille arabe de Syrie) aurait été le premier empereur chrétien bien avant Constantin. Il est plus probable que cet empereur pratiquait une politique de large tolérance envers les chrétiens, politique alliée à un syncrétisme religieux personnel, d’autant plus volontiers que la Syrie d’où il était originaire comportait déjà une proportion très élevée de chrétiens dans sa population. Toutefois les actes rendus au culte impérial ne cessèrent pas durant son règne (notamment au cours des cérémonies célébrant le millénaire de la fondation de Rome en 247).

    Saint Babylas termina sa vie terrestre par le martyre durant la persécution de Dèce : ayant confessé sa foi, il fut chargé de chaînes (probablement en 250) et jeté en prison, avec trois jeunes disciples qu’il instruisait de la foi chrétienne, Urbanus, Barbadus et Apollonius. Saint Babylas mourut dans sa prison (probablement en 251), ayant demandé à être enterré avec ses chaînes, tandis que les saints Urbanus, Barbadus & Apollonius furent décapités, au témoignage de saint Jean Chrysostome, qui, alors qu’il était évêque d’Antioche, prononça un panégyrique sur son prédécesseur saint Babylas. Dans cette homélie, le saint docteur rapporte aussi les faits suivants, connus de tout son auditoire :

    En 351, le césar Constantius Gallus fit bâtir à Daphnè (dans la banlieue d’Antioche), devant le temple d’Apollon de qui tombait alors en ruine, une église consacrée à saint Babylas, où il fit placer ses reliques. Mais en 362, son frère l’empereur Julien l’Apostat tenta de restaurer le temple païen et relancer l’oracle qui s’y tenait autrefois ; comme il ne recevait pas de réponse, il en conclut que la proximité du saint chrétien contrariait le dieu ; il fit exhumer les reliques de Babylas et les renvoya à Antioche où elles étaient primitivement enterrées. Durant cette translation des reliques, les chrétiens en procession chantèrent le psaume 96 (« Le feu marchera devant lui, et embrasera tout autour de lui ses ennemis. Ses éclairs ont paru dans toute la terre ; elle les a vus, et en a été toute émue. (…) Que tous ceux-là soient confondus qui adorent les ouvrages de sculpture, et qui se glorifient dans leurs idoles : adorez-le, vous tous qui êtes ses anges. »). Le lendemain, 22 octobre, la foudre frappa le temple d’Apollon, l’incendie qui en résultat détruisit le toit et l’idole d’Apollon ; l’empereur soupçonnant un acte de malveillance des chrétiens eux-mêmes, ordonna la fermeture de la cathédrale d’Antioche et le déclenchement d’une persécution. Mais Julien mourut peu après et le temple d’Apollon, complètement ruiné, ne fut jamais restauré.

    Au début du Vème siècle, saint Marolus, évêque de Milan – qui était né en Mésopotamie et avait passé sa jeunesse en Syrie, où il fuyait la terrible persécution de Shapour II dans l’empire perse, – apporta une partie des reliques de saint Babylas à Milan, où il fit construire une basilique en son honneur. Cet édifice magnifique est toujours l’une des églises majeures de la capitale lombarde.

    Basilique Saint-Babylas de Milan

    *

    Saint Prophète MoïseNous fêtons également en ce jour le saint prophète Moïse.

    Fils d’Amram et de Jocabed, de la tribu de Lévi, Moïse (en hébreu מֹשֶׁה, en grec Mωϋσῆς ou Μωσῆς, en slavon Моисей, en latin Moyses) est le premier des treize personnages à être nommé « homme de Dieu » (en hébreu איש האלוהים) dans la Bible et le premier à être considéré comme prophète dans l’Ancien Testament. Sa vie nous est connue principalement par le Livre de l’Exode et celui du Deutéronome.

    Découvert dans un panier sur le Nil par la fille de Pharaon, celle-ci lui donne son nom, explicable en hébreu comme « sauvé des eaux » mais plus probablement d’origine égyptienne : la racine msy qui signifie « fils » et qui entre en composition dans beaucoup de noms de souverains égyptiens : Thoutmosis (« fils de Thot »), Ramsès (« fils de Ra »).

    À quarante ans, Moïse constate la misère de son peuple réduit en esclavage et tue un contremaître égyptien qui battait un Hébreu. Il n’a d’autre choix que de s’enfuir dans le désert et trouve asile auprès de Jethro, prêtre de Madian. Moïse prête main-forte aux filles de Jethro et se marie avec l’une d’elles, Séphora. Il mène une vie de berger, faisant paître ses moutons loin dans le désert.

    Lorsque Moïse atteint l’âge de 80 ans, Dieu se révèle à lui et lui dévoile sa mission : Le Seigneur lui apparut au milieu d’un buisson alors qu’il faisait paître les moutons de son beau-père et lui révèle son Nom (Exode III). Il fait sortir alors les Enfants d’Israël hors d’Égypte, leur faisant passer la Mer Rouge, (Exode XII à XV) puis après une errance de 40 ans au désert, les mène jusqu’à la Terre promise, le pays de Canaan, sur le seuil duquel il meurt, âgé de 120 ans (Deutéronome XXXIV).

    Le saint prophète Moïse, qui apporta l’ancienne Loi à son peuple et le libéra de l’esclavage des Egyptiens est la figure du Christ, qui nous donne la Loi Nouvelle et scelle notre libération de la mort et du péché par sa passion et sa résurrection.

    *

    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prophète. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 6 :
    1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
    2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
    3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
    4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
    5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
    6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
    7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
    8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Babylas, , * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
    3. Tropaire du Prophète, ton 2 : Tu es monté sur les hauteurs des vertus, ô Prophète Moïse, * et c’est pour cela aue tu fus choisi pour voir la gloire de Dieu ; * tu reçus les tablettes pleines de grâce de la loi, * et portant sur toi-même les traits de la grâce, * tu fus la gloire honorée des prophètes ** et le grand mystère de la piété.
    4. Kondakion du Hiéromartyr, ton 8 : Comme un héraut de la foi et soutien de ceux qui souffrent, * l’Eglise radieuse en ce jour te glorifie, ô glorieux Babylas ; * puisque tu as de l’audace auprès du Seigneur, * afin que soient gardés dans une parfaite paix ceux qui te magnifient et te louent, ** demande-le au Christ, ô toi qui a beaucoup souffert.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion du Prophète, ton 2 : CLe chœur des prophètes, avec Moïse et Aaron, * se réjouit aujourd’hui * parce que la fin de leur prophétie a trouvé son accomplissement pour nous : * aujourd’hui la Croix brille, par laquelle Tu nous as sauvés. ** Par leurs prières, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 6 :
    R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
    [Des Saints, ton 4 :
    R/. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3)]

    Epîtres
    Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
    Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.
    [Des Saints : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 6 :
    V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    [Des Saints, ton 4 :
    V/. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
    Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.
    [Des Saints : Luc (§ 67) XII, 32–40.]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    [Des Saints :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

    Télécharger le livret des choristes au format PDF.