Programme de la messe solennelle de Requiem pour Louis XVI

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LouisXVI

Saint-Eugène, le lundi 22 janvier 2018, Requiem solennel de 19h.

Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ».
Louis XVI.

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Quelques photos des années passées :

Charles Gounod (1818-1893) – 3e partie : Le compositeur face à la mort.

Il est peu courant qu’un compositeur n’ait pas, dans sa production, une messe de Requiem polyphonique, il est, en revanche, extrêmement rare qu’il en compose plusieurs. Parmi les plus connus, Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) fait partie de ceux-là, Charles Gounod, lui, en écrira cinq.

Une telle prolixité étonne, mais elle s’égrène tout au long de sa vie : un premier en mineur (2 novembre 1842), un Requiem inachevé en 1856, une Messe Brève pour les Morts, en Fa Majeur en 1873 qu’il remanie en 1876, une messe funèbre à 4 voix parodiée par Jules Dormois, d’après les Sept Paroles de Notre Seigneur en 1882, et enfin la Messe des Morts en Ut Majeur en 1891, à la mémoire de son petit-fils ; Gounod, après l’avoir chanté une ultime fois, rentrera dans le coma. Il fut dirigé la première fois, lors de la messe de requiem du bout de l’an du compositeur, par Gabriel Fauré.

La mort tient chez Gounod une importance considérable, non comme une épreuve terrible – exceptée la disparition de ses proches – mais bien plutôt comme une délivrance.

Ainsi, il indiquait le 28 avril 1865, lors de l’anniversaire du décès de son père :

Quand on pénètre un peu cette grande question de la mort et qu’on sent vivre en soi avec une inébranlable espérance l’idée de la vie qui est l’acte éternel de Dieu, on se dit que ce grand travail de la dissolution qui s’accomplit sous nos pieds, n’est qu’un immense et merveilleux laboratoire où les acteurs de notre destruction ne sont que les artisans de notre grande toilette, et dégagent de son enveloppe et de sa chrysalide ce beau et riche papillon jusqu’alors captif, et dont nous sentons si souvent les ailes impatientes de ce ciel bleu, de lumière et de liberté. » in Mémoires d’un artiste p.213.

Le souhait – exaucé – pour ses obsèques, était qu’il fût inhumé au son du plain-chant grégorien. Elle traduit chez lui une forme de dépouillement total face à sa propre mort. En revanche, ses obsèques –  le 27 octobre 1893 – furent nationales, à La Madeleine, et l’émotion, venant de toute l’Europe, « plus de dix civières ne suffiront pas à porter toutes les couronnes envoyées de toute l’Europe par les souverains » in Charles Gounod, Gérard Condé. p.252.

Cortège funéraire de Charles Gounod de l’église de La Madeleine, en 1893.

Il écrira également plusieurs fragments de messe comme deux Pie Jesu, un Offertoire de la messe des Morts, un Dies irae… qui s’adjoignent à l’étonnante trilogie sacrée Mors et Vita, dont la première partie « Mors » est un Requiem quasi-complet. Cette dernière, que nous interpréterons à plusieurs reprises dans de larges extraits est particulièrement hors-norme, tant dans sa puissance artistique comme véritable chef-d’œuvre, mais plus encore dans sa symbolique et son catholicisme affirmé.

Mors et vita : « Mors »

Œuvre de 1885, elle correspond à la dernière période de la vie de Charles Gounod, comme un prolongement eschatologique de l’oratorio La Rédemption, créé en 1882.
Cette trilogie sacrée est dédiée à Sa Sainteté le Pape Léon XIII, adoubée par le souverain pontife, ce dernier étant fin lettré:

Il ne me reste plus qu’à déposer l’hommage respectueux de ma vénération et de ma gratitude profondes aux pieds de l’éminent Pontife, sa sainteté le Pape Léon XIII, qui m’a fait le suprême honneur d’accepter la dédicace d’une œuvre dont le seul orgueil sera d’être placée sous une telle protection. »

Dans un aspect symbolique, lors des obsèques à La Madeleine de Charles Gounod, Gabriel Fauré dirige la Maîtrise, Camille Saint-Saëns improvise sur des thèmes de Mors et Vita à l’entrée du cercueil, Théodore Dubois… à la sortie.

La première partie, « Mors » est un requiem à part entière, avec un prologue saisissant où les paroles du Ego sum Resurrectio et Vita, chantées par le chœur en homorythmie, surplombent les accords de l’orgue.
La particularité de Mors et Vita reprend, au sein de sa structure interne, le principe développé chez Berlioz de « l’idée fixe  » comme dans sa Symphonie Fantastique. Cela consiste à percevoir, au cours de l’œuvre, des motifs musicaux récurrents, qui correspondent à une symbolique, une idée forte telles que :

  1. « la terreur qu’inspire le sentiment de la Justice seule et par suite l’angoisse du châtiment » par la succession de trois secondes Majeures descendantes aux trombones, instrument symbolique des trompettes du Jugement Dernier.
  2. Le changement do ré mi♭ si♮ en do ré mi♮si♮, passant de la tristesse et des larmes, à la consolation et les joies.
  3. Le motif la si do♯ ré fa♯ mi exprime la félicité des bienheureux, que l’on retrouve particulièrement développé à la voix de soprano soliste au dona eis requiem de l’Agnus Dei.

Loin des aspects spectaculaires et démesurés de ses contemporains comme Berlioz, Verdi, voire celui de Saint-Saëns, Charles Gounod renvoie à une sobriété proche du texte latin, qui fait référence au Repos Éternel.
L’évolution de l’œuvre se dirige donc de la Mort vers la Vie Éternelle jusqu’à l’Hosanna final en fugue. Toutefois, l’Introït commençant en Ut mineur, pourrait dériver sur une atmosphère sombre, il n’en est rien:
celui-ci est presque a cappella, très doux et, subtilement, Gounod utilise le balancement modal vers le IIIe degré qui donne à entendre une douceur harmonique figurant ce « repos éternel ».

Il complète l’audace harmonique par une montée au ton napolitain avant d’animer le verset aux solistes. Cet Introït s’enchaîne directement sur le Kyrie devenu lumineux par le ton homonyme d’Ut Majeur, contrasté par le mouvement chromatique descendant du Christe.

Le Sanctus rappelle celui de la Messe en l’honneur de Sainte Cécile, alternant entre le ténor solo et le chœur, toujours dans un mouvement ascendant, très souvent arpégé, donnant une grandeur toujours plus lumineuse. A contrario, la douleur extatique du Pie Jesu surprend par son long développement d’abord chromatique descendant puis dans un travail plus contrapuntique où domine la mélopée de la voix de soprano toute gounodienne. 

L’Agnus Dei poursuit le développement de la ligne de la soprano soliste vers la joie de donner le repos éternel jusqu’au si♭ aigu, avant une conclusion harmonique des plus audacieuses, qui colorent une forme de dissolution du thème musical exposé. Gounod écrit enfin l’antienne de communion Lux æterna, qui s’achève sur un épilogue dont Saint Saëns dira :

Puis le morceau s’éteint lentement dans un long decrescendo aux sonorités mystérieuses, dont l’effet de calme pénétrant dépasse tout ce que l’on peut imaginer. C’est la volupté de la mort, l’entrée ineffable dans le repos éternel…Et alors commence, s’élève, s’élargit, un prodigieux épilogue. L’âme lève du doigt le couvercle de pierre et s’envole… La lumière a brillé, un bonheur inconnu inonde l’âme délivrée des liens terrestres ; toutes les forces de l’orchestre se réunissent pour porter l’émotion à son comble. » in La Revue de Paris, 1897.

 

L’Année Gounod à Saint-Eugène

 

1ère partie : le temps de l’Avent
2nde partie : le temps de Noël
3ème partie : le compositeur & la mort

Programme de la solennité de l’Epiphanie

Le baptême du Christ par Navarrete El MudoSaint-Eugène, le dimanche 7 janvier 2018, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la fête de l’Epiphanie.

« Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia. »
Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.

Vigile de Noël

Nativite de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 6 janvier 2018 du calendrier grégorien – 24 décembre 2017 du calendrier julien, vigile de toute la nuit à 18h30.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël tombe le 7 janvier. Le 6 janvier, l’office solennel des vigiles de Noël ouvre la célébration de la fête de la Nativité.

Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit (et dure environ deux heures et demi de nos jours), ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 7 janvier donc, à 9h15).

Cet office comprend deux parties essentielles : l’office des grandes vêpres suivi de celui des matines de Noël.

Aux grandes vêpres

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1er stichère (de saint Germain de Constantinople, † 740) : Venez, réjouissons-nous dans le Seigneur, * en relatant le mystère de ce jour. * Le mur de séparation est renversé ; * l’épée flamboyante se retire * et les chérubins s’éloignent de l’arbre de vie. * Et moi, je goûte à la nourriture du paradis, * duquel m’avait chassé la désobéissance. * Car l’image immuable du Père, * l’empreinte de Son éternité, * prend forme d’esclave * en naissant d’une mère qui ne connut point le mariage, * et sans Lui-même subir de changement. * Ce qu’il était, Il l’est demeuré, * Dieu véritable ; * ce qu’Il n’était pas, il l’a assumé, * s’étant fait homme par amour pour le genre humain. * Chantons-Lui : ** Dieu né de la Vierge, aie pitié de nous.
2nd stichère (de saint Anatolius de Constantinople, † 458) : Le Seigneur Jésus étant né de la sainte Vierge, * toutes choses ont été illuminées. * Tandis que les pasteurs veillaient dans la plaine, * que les mages L’adoraient, * que les anges Le chantaient, * Hérode s’agitait * parce que Dieu était apparu dans la chair ** en Sauveur de nos âmes.
3ème stichère : Ton Royaume, Christ Dieu, * est un royaume de tous les siè̀cles * et Ta souveraineté dure de génération en génération. * Toi qui T’es incarné par le Saint-Esprit * et qui es devenu homme en naissant de la toujours Vierge Marie, * Tu fis briller la lumière pour nous, ô Christ Dieu, par Ton avènement. * Lumière de Lumière, * éclat du Père, * Tu as illuminé toute créature. * Tout souffle Te loue, * Toi qui es l’empreinte de la gloire du Père, * Toi qui es et as toujours été, * Toi qui à brillé d’une Vierge ** Dieu, aie pitié de nous.
4ème stichère : Que T’offririons-nous, ô Christ, * parce que Tu t’es fait voir sur terre comme homme ? * Chacune des créatures sorties de Toi Te présente en effet sa gratitude : les anges, leur chant ; * les cieux, l’étoile ; * les mages, leurs dons ; * les pasteurs, leur émerveillement, * la terre, la grotte ; * le désert, la crèche ; * mais nous, une Mère Vierge ! * Ô Toi qui es d’avant les siècles, ** Dieu, aie pitié de nous.
Despotikon (de sainte Cassienne de Constantinople, 810 † 865) : Auguste régnant seul sur le monde, * la pluralité des pouvoirs humains cessa, * et, lorsque Tu t’incarnas de l’Immaculée, * le polythéisme des idoles fut aboli. * C’est à un seul royaume universel que furent soumises les cités * et c’est dans la seule souveraineté de la Divinité que crurent les nations. * Les peuples furent recensés sur l’ordre de César ; * nous croyants, fûmes inscrits au nom de Ta Divinité, * ô notre Dieu incarné. ** Grande est Ta miséricorde, Seigneur, gloire à toi !

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Le Seigneur règne, il s’est revêtu de beauté (Psaume 92, 1).
V/. Le Seigneur s’est revêtu de puissance, et il s’est ceint. (Psaume 92, 1).
V/. Car il a créé le monde, & il ne sera pas ébranlé (Psaume 92, 1).
V/. A ta maison convient la sainteté, Seigneur, pour la longueur des jours. (Psaume 92, 5).

Premier tropaire & versets des Parémies : Tu es né caché dans une grotte, * mais le ciel T’annonça à tous en employant, ô Sauveur, * l’étoile comme une bouche. * Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Ses fondations reposent sur les saintes montagnes ; * le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les tentes de Jacob. * On a dit de toi des choses glorieuses, cité de Dieu. * Je ferai mémoire de Rahab et de Babylone devant ceux qui me connaissent.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Voici que les étrangers, et Tyr, et le peuple de l’Éthiopie, * tous y sont nés. * Mais Sion est notre mère, peut dire chacun, * car en elle tout homme est né, * et Lui-même, le Très-Haut, en a posé les fondements.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Le Seigneur inscrira au registre les peuples * et les princes qui y sont nés. * Car tous ceux qui exultent de joie ont leur demeure en toi.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Et maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Tu es né caché dans une grotte, * mais le ciel T’annonça à tous en employant, ô Sauveur, * l’étoile comme une bouche. * Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.

Second tropaire & versets des Parémies : Tu as surgi d’une Vierge, ô Christ, Soleil spirituel de Justice ; * et une étoile T’a montré dans la grotte, Toi l’Incirconscriptible devenu circonscrit. * Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. * Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Le Seigneur a régné, Il s’est revêtu de beauté, * le Seigneur s’est revêtu de puissance, * Il a noué une ceinture à Ses reins. * Car Il a affermi l’univers, * et il ne sera pas ébranlé.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, * les fleuves ont élevé leur voix. * Les fleuves ont soulevé, * dans le fracas des eaux innombrables.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; * admirable est le Seigneur dans les hauteurs. * Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; * à Ta maison convient la sainteté, Seigneur pour la suite des jours.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Et maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Tu as surgi d’une Vierge, ô Christ, Soleil spirituel de Justice ; * et une étoile T’a montré dans la grotte, Toi l’Incirconscriptible devenu circonscrit. * Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. * Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.

Prokimen
De la fête, ton 1 :
R/. Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, * Moi, aujourd’hui, je T’ai engendré (Psaume 2, 8).
V/. Demande, et je Te donnerai les nations en héritage, pour domaine, les extrémités de la terre (Psaume 2, 9).

Epître
De la fête : Hébreux (§ 303) I, 1-12.
Dieu ayant parlé autrefois à nos pères en divers temps et en diverses manières par les prophètes, nous a enfin parlé en ces derniers jours par son propre Fils, qu’il a fait héritier de toutes choses, et par qui il a même créé les siècles.

Alleluia
De la fête, ton 5 :
V/. Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds (Psaume 109, 1).
V/. Le Seigneur T’enverra de Sion le sceptre de Ta puissance (Psaume 109, 2).
V/. De mon sein je T’ai engendré avant l’étoile du matin. Le Seigneur l’a juré, et Il ne s’en repentira pas (Psaume 109, 3).

Evangile
De la fête : Luc (§ 5) II, 1-20.
C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

Litie
1er stichère idiomèle, ton 1 (de saint Jean Damascène, † 780) : Que le ciel et la terre se réjouissent prophétiquement en ce jour, anges et hommes fêtons spirituellement la solennité, car Dieu est apparu dans la chair à tous ceux qui étaient assis dans les ténèbres et l’ombre, en naissant de la Vierge ; la grotte et la crècheL’accueillirent.Lespasteurs proclament la merveille ; d’Orient, les mages apportent les dons à Bethléem. Quant à nous, de nos lèvres indignes nous Lui apportons la louange angélique: gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur la terre : l’attente des peuples est arrivée, venant nous sauver de l’asservissement de l’ennemi.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Despotikon, ton 6 (de saint Germain de Constantinople, † 740) : Tous les anges chantent en chœur dans le ciel et les hommes se réjouissent en ce jour : toute la création exulte à cause de notre Sauveur et Seigneur qui est né à Bethléem : car toute illusion des idoles a cessé et le Christ règne dans les siècles.

Apostiches idiomèles
1er apostiche idiomèle, ton 2 (de saint Germain de Constantinople, † 740) : Une grande et admirable merveille s’accomplit en ce jour : la Vierge enfante et son sein ne subit aucune corruption : le Verbe s’incarne et ne se sépare pas du Père. Les anges et les pasteurs rendent gloire, et nous, avec eux, nous nous écrions : Gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur terre.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Despotikon, ton 4 (de saint Anatolius de Constantinople, † 458) : Tu as habité une grotte, Christ Dieu, et une crèche T’a reçu ; les pasteurs et les mages T’ont adoré. C’est alors que s’accomplissait l’oracle prophé- tique et les puissances angéliques frappées d’étonnement chantaient et criaient : « Gloire à Ta condescendance, seul Ami des hommes ».

Tropaire apolytikion, ton 4
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Aux matines

Canon des matines de Noël, de saint Côme de Maïouma

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Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2018

La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.

Dans le rit romain, le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est obligatoirement reportée en France au dimanche qui suit – soit le dimanche 7 janvier cette année), le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile.

RIT ROMAIN

En voici le chant pour 2018, réalisé par nos soins :

En voici le texte & la traduction pour 2018 :

Novéritis, fratres caríssimi, quod annuénte Dei misericórdia, sicut de Nativitáte Dómini nostri Jesu Christi gavísi sumus, ita et de Resurrectióne ejúsdem Salvatóris nostri gáudium vobis annuntiámus.

Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

Die vigésima octáva Januárii erit Domínica in Septuagésima.

Le 28 janvier sera le dimanche de la Septuagésime.
Décima quarta Februárii dies Cínerum, et inítium jejúnii sacratíssimæ Quadragésimæ. Le 14 février sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
Prima Aprílis sanctum Pascha Dómini nostri Jesu Christi cum gáudio celebríbitis. Le 1er avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
Décima Máii erit Ascénsio Dómini nostri Jesu Christi. Le 10 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Vigésima ejúsdem Festum Pentecóstes. Le 20 du même mois sera la fête de la Pentecôte.
Trigésima prima ejúsdem Festum sacratíssimi Córporis Christi. Le 31 du même mois sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
Secúnda Decémbris Domínica prima Advéntus Dómini nostri Jesu Christi, cui est honor et glória, in sæcula sæculórum. Amen.

Le 2 décembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

Plus de détails sur la Publication de la date de Pâques à l’Epiphanie.

Livret PDF imprimable à l’attention du clergé.

RIT PARISIEN

Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2018 :

Noverit Parisiense 2018

En voici le texte & la traduction pour 2018 :

Novérit cáritas vestra, fratres caríssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die prima mensis Aprílis Pascha Dómini celebrábimus.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 1er avril nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.

RIT AMBROSIEN

Voici le chant pour le rit ambrosien, pour 2018 :

Noverit Ambrosianum 2018

En voici le texte & la traduction pour 2018 :

Novérit cháritas vestra, fratres charíssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die prima, mensis Aprílis, Pascha Dómini cum gáudio celebrábimus. R/. Deo grátias.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 1er avril, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. R/. Rendons grâces à Dieu.

Programme de la fête de la Circoncision du Seigneur – octave de Noël

Circoncision du ChristSaint-Eugène, le dimanche 31 décembre 2017, premières vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Le lundi 1er janvier 2018, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le 1er janvier constitue à la fois le jour octave de la fête de la Nativité mais aussi la fête de la Circoncision du Seigneur, puisque – selon la Loi – celle-ci intervient 8 jours après la naissance d’un enfant mâle. Lors de la circoncision, on imposait aussi à l’enfant son nom. Cette fête constitue donc la véritable fête du Saint Nom de Jésus, ainsi que le rappelle ci-contre la planche gravée pour cette fête par Jérôme Nadal, s.j. (1507-1580), ci-contre. L’autre fête du Très-Saint Nom de Jésus, fixée depuis 1911 au dimanche entre la Circoncision & l’Epiphanie – ou au 2 janvier si ce dimanche n’existe pas – n’est qu’un doublon moderne de la fête de la Circoncision.

Mais parce que la fragilité de la chair et de l’esprit de l’homme l’emporte, par une pente naturelle de cupidité, vers le mal, et l’embarrasse ici-bas dans des vices inextricables, le huitième jour de la circoncision est la figure du temps de la résurrection, et de notre future délivrance de tout péché. C’est en effet le sens des paroles suivantes : « Tout mâle premier-né sera appelé, consacré au Seigneur. » Les termes de la loi expriment la promesse du fruit de la Vierge, fruit vraiment saint, car il est immaculé. Que ce soit là le fruit désigné par la loi, les paroles de l’Ange nous l’assurent : « La chose sainte, dit-il, qui naîtra de vous, sera appelée le Fils de Dieu. »
Sermon de saint Ambroise, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de la fête de la Circoncision, au second nocturne.

Ières vêpres de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Sur le vieux noël « A la venue de Noël »
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • Pour demander le pardon de nos péchés durant l’année civile écoulée : Psaume L – Miserere mei Deus – ton parisien
  • Pour rendre grâces à Dieu de ses bienfaits durant l’année civile écoulée : Te Deum – IVème ton simple
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – IIIème ton
  • Chant final, de Noël : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme du XIIIème & XIVème siècles

A la messe :

IIndes vêpres de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Jesu dulcis memoria – hymne du Ier ton du saint Nom de Jésus – texte attribué à saint Bernard de Clairvaux (1099 † 1153)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – IIIème ton
  • Chant final, de Noël : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme du XIIIème & XIVème siècles

Télécharger le livret des Ières vêpres & du salut au format PDF.
Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres & du salut au format PDF.

Programme de la messe du dimanche dans l’octave de la Nativité

Saint-Eugène, le dimanche 31 décembre 2017, grand’messe de 11h. Premières vêpres de la fête de la Circoncision & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La grandeur des œuvres divines est, mes très chers frères, bien au-dessus des ressources de l’éloquence humaine, et la difficulté de s’exprimer vient ici de la raison même qui nous défend de garder le silence ; car ces paroles du Prophète : « Qui racontera sa génération ? » se doivent entendre non seulement de la divine essence de Jésus-Christ, mais aussi de la nature humaine qui est en lui. Si la foi ne croit que ces deux natures sont unies dans une seule personne, la parole ne peut l’expliquer. Aussi ce sujet de louanges est-il intarissable, parce que le talent de celui qui loue reste toujours insuffisant.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

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