Programme du XVème dimanche après la Pentecôte

Résurrection du fils de la veuve de NaïmSaint-Eugène, le dimanche 17 septembre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ».
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

  • Procession d’entrée : orgue
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Galates V, 25-26 & VI, 1-10 : Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.
  • Graduel – Bonum est confiteri Domino (ton v.)
  • Alleluia – Quoniam Deus magnus Dominus (ton vii.)
  • Evangile : Luc VII, 11-16 : Le Seigneur l’ayant vue, fut touché de compassion envers elle, et lui dit : Ne pleurez point.
  • Credo I
  • Offertoire – Exspectans exspectavi Dominum (ton v.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Vème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • A l’élévation : O salutaris de la Messe de sainte Cécile – plain-chant musical du R.P. Paul d’Amance, Triniaire, organiste du couvent de son ordre à Lisieux, dédié à Catherine de Scorailles de Roussille, Abbesse de Chelles (Paris, 1687)
  • Pendant la communion : Panis angelicus, plainc-chant musical du R.P. Paul d’Amance (Paris, 1707)
  • Communion – Panis quem ego dedero (ton i.)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Pendant le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers

IIndes vêpres du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sicut Myrrha, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

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Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – saint Babylas d’Antioche – saint prophète Moïse – ton 6

Saint hiérmoratyr Babylas et ses enfantsParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 septembre 2017 du calendrier grégorien, 4 septembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Babylas, évêque d’Antioche et trois enfants martyrs qu’il instruisait.

Saint Babylas fut le douzième successeur de saint Pierre sur le trône d’Antioche, il y succède à l’évêque Zébennos en l’an 237. Après saint Ignace, il s’agit du plus célèbre des évêques d’Antioche des trois premiers siècles.

Eusèbe de Césarée (Histoire Ecclésiastique Livre VI, chapitre XXIV) raconte que saint Babylas interdit l’accès à l’Eglise d’Antioche à l’empereur Philippe l’Arabe (empereur romain de 244 à 249) qui s’y présentait pour prier avec les fidèles pour la vigile pascale, accès refusé en raison de ses péchés. L’empereur confessa effectivement ses péchés et prit place alors avec les pénitents publics dans le narthex extérieur de la cathédrale. Cet épisode rapporté par Eusèbe laisse entendre que Philippe l’Arabe (issu d’une famille arabe de Syrie) aurait été le premier empereur chrétien bien avant Constantin. Il est plus probable que cet empereur pratiquait une politique de large tolérance envers les chrétiens, politique alliée à un syncrétisme religieux personnel, d’autant plus volontiers que la Syrie d’où il était originaire comportait déjà une proportion très élevée de chrétiens dans sa population. Toutefois les actes rendus au culte impérial ne cessèrent pas durant son règne (notamment au cours des cérémonies célébrant le millénaire de la fondation de Rome en 247).

Saint Babylas termina sa vie terrestre par le martyre durant la persécution de Dèce : ayant confessé sa foi, il fut chargé de chaînes (probablement en 250) et jeté en prison, avec trois jeunes disciples qu’il instruisait de la foi chrétienne, Urbanus, Barbadus et Apollonius. Saint Babylas mourut dans sa prison (probablement en 251), ayant demandé à être enterré avec ses chaînes, tandis que les saints Urbanus, Barbadus & Apollonius furent décapités, au témoignage de saint Jean Chrysostome, qui, alors qu’il était évêque d’Antioche, prononça un panégyrique sur son prédécesseur saint Babylas. Dans cette homélie, le saint docteur rapporte aussi les faits suivants, connus de tout son auditoire :

En 351, le césar Constantius Gallus fit bâtir à Daphnè (dans la banlieue d’Antioche), devant le temple d’Apollon de qui tombait alors en ruine, une église consacrée à saint Babylas, où il fit placer ses reliques. Mais en 362, son frère l’empereur Julien l’Apostat tenta de restaurer le temple païen et relancer l’oracle qui s’y tenait autrefois ; comme il ne recevait pas de réponse, il en conclut que la proximité du saint chrétien contrariait le dieu ; il fit exhumer les reliques de Babylas et les renvoya à Antioche où elles étaient primitivement enterrées. Durant cette translation des reliques, les chrétiens en procession chantèrent le psaume 96 (« Le feu marchera devant lui, et embrasera tout autour de lui ses ennemis. Ses éclairs ont paru dans toute la terre ; elle les a vus, et en a été toute émue. (…) Que tous ceux-là soient confondus qui adorent les ouvrages de sculpture, et qui se glorifient dans leurs idoles : adorez-le, vous tous qui êtes ses anges. »). Le lendemain, 22 octobre, la foudre frappa le temple d’Apollon, l’incendie qui en résultat détruisit le toit et l’idole d’Apollon ; l’empereur soupçonnant un acte de malveillance des chrétiens eux-mêmes, ordonna la fermeture de la cathédrale d’Antioche et le déclenchement d’une persécution. Mais Julien mourut peu après et le temple d’Apollon, complètement ruiné, ne fut jamais restauré.

Au début du Vème siècle, saint Marolus, évêque de Milan – qui était né en Mésopotamie et avait passé sa jeunesse en Syrie, où il fuyait la terrible persécution de Shapour II dans l’empire perse, – apporta une partie des reliques de saint Babylas à Milan, où il fit construire une basilique en son honneur. Cet édifice magnifique est toujours l’une des églises majeures de la capitale lombarde.

Basilique Saint-Babylas de Milan

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Saint Prophète MoïseNous fêtons également en ce jour le saint prophète Moïse.

Fils d’Amram et de Jocabed, de la tribu de Lévi, Moïse (en hébreu מֹשֶׁה, en grec Mωϋσῆς ou Μωσῆς, en slavon Моисей, en latin Moyses) est le premier des treize personnages à être nommé « homme de Dieu » (en hébreu איש האלוהים) dans la Bible et le premier à être considéré comme prophète dans l’Ancien Testament. Sa vie nous est connue principalement par le Livre de l’Exode et celui du Deutéronome.

Découvert dans un panier sur le Nil par la fille de Pharaon, celle-ci lui donne son nom, explicable en hébreu comme « sauvé des eaux » mais plus probablement d’origine égyptienne : la racine msy qui signifie « fils » et qui entre en composition dans beaucoup de noms de souverains égyptiens : Thoutmosis (« fils de Thot »), Ramsès (« fils de Ra »).

À quarante ans, Moïse constate la misère de son peuple réduit en esclavage et tue un contremaître égyptien qui battait un Hébreu. Il n’a d’autre choix que de s’enfuir dans le désert et trouve asile auprès de Jethro, prêtre de Madian. Moïse prête main-forte aux filles de Jethro et se marie avec l’une d’elles, Séphora. Il mène une vie de berger, faisant paître ses moutons loin dans le désert.

Lorsque Moïse atteint l’âge de 80 ans, Dieu se révèle à lui et lui dévoile sa mission : Le Seigneur lui apparut au milieu d’un buisson alors qu’il faisait paître les moutons de son beau-père et lui révèle son Nom (Exode III). Il fait sortir alors les Enfants d’Israël hors d’Égypte, leur faisant passer la Mer Rouge, (Exode XII à XV) puis après une errance de 40 ans au désert, les mène jusqu’à la Terre promise, le pays de Canaan, sur le seuil duquel il meurt, âgé de 120 ans (Deutéronome XXXIV).

Le saint prophète Moïse, qui apporta l’ancienne Loi à son peuple et le libéra de l’esclavage des Egyptiens est la figure du Christ, qui nous donne la Loi Nouvelle et scelle notre libération de la mort et du péché par sa passion et sa résurrection.

*

A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prophète. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 6 :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Babylas, , * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du Prophète, ton 2 : Tu es monté sur les hauteurs des vertus, ô Prophète Moïse, * et c’est pour cela aue tu fus choisi pour voir la gloire de Dieu ; * tu reçus les tablettes pleines de grâce de la loi, * et portant sur toi-même les traits de la grâce, * tu fus la gloire honorée des prophètes ** et le grand mystère de la piété.
4. Kondakion du Hiéromartyr, ton 8 : Comme un héraut de la foi et soutien de ceux qui souffrent, * l’Eglise radieuse en ce jour te glorifie, ô glorieux Babylas ; * puisque tu as de l’audace auprès du Seigneur, * afin que soient gardés dans une parfaite paix ceux qui te magnifient et te louent, ** demande-le au Christ, ô toi qui a beaucoup souffert.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Prophète, ton 2 : CLe chœur des prophètes, avec Moïse et Aaron, * se réjouit aujourd’hui * parce que la fin de leur prophétie a trouvé son accomplissement pour nous : * aujourd’hui la Croix brille, par laquelle Tu nous as sauvés. ** Par leurs prières, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
[Des Saints, ton 4 :
R/. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3)]

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.
[Des Saints : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[Des Saints, ton 4 :
V/. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.
[Des Saints : Luc (§ 67) XII, 32–40.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des Saints :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

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Programme de la fête du Très-Saint Nom de Marie

Saint Nom de MarieSaint-Eugène, le mardi 12 septembre 2017, messe de 20h célébrée dans le rit dominicain (messe de rentrée de l’association SOS Chrétiens d’Orient).

La fête du Très-Saint Nom de Marie fut instituée par le bienheureux pape Innocent XI en action de grâces pour l’éclatante victoire du dimanche 12 septembre 1683, au cours de laquelle, les troupes chrétiennes coalisées, sous la conduite de Jean III Sobieski, roi de Pologne, et de Charles, duc de Lorraine, écrasèrent les armées ottomanes qui assiégeaient la ville de Vienne pour la seconde fois (victoire de Kahlenberg), permettant la levée du siège de la ville et marquant le début de la reconquête des territoires autrichiens puis hongrois, et par là le commencement du reflux des Turcs hors d’Europe.

Les troupes chrétiennes avaient été galvanisées par le Bienheureux Marc d’Aviano. Au petit matin avant la bataille, Jean III Sobieski avait servi la messe de ce Bienheureux capucin, y avait communié et y avait armé son fils chevalier. On rapporte que le Bienheureux Marc d’Aviano remplaça même l’Ite missa est de la messe par ces mots : Ionnes vincet ! – Jean vaincra. Le roi de Pologne avait ensuite harangué les troupes chrétiennes, leur disant : « Aujourd’hui, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! », puis il chargea les Ottomans en criant :

Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam !
Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à Votre Nom donnez la gloire (Psaume CXIII).

Dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette, vénérée dans l’église des Augustins où l’on chanta un Te Deum. Le même jour à Rome, le Bienheureux Innocent XI, quoique malade, s’était attaché à suivre à pied la grande procession pénitentielle où l’on demandait à Dieu la victoire pour les Chrétiens, par l’intercession de la Vierge Marie. La nouvelle de la victoire ne parvint à Rome que le 24 septembre, où elle fut accueillie par des sonneries de cloches et des Te Deum, et dès le lendemain, le pape instituait la nouvelle fête du Très-Saint Nom de Marie, fixée au dimanche dans l’octave de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (le pape Pie X déplaça la fête au 12 septembre).

Ô vous, qui que vous soyez, qui vous sentez ici-bas ballotté au milieu des orages et des tempêtes, et non placé sur une terre ferme, ne détournez point vos yeux de cet astre plein d’éclat, si vous ne voulez pas être englouti par les flots. Si le vent des tentations se lève, si vous touchez les écueils des tribulations, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si vous êtes secoué par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si la colère, ou l’avarice, ou les séductions de la chair agitent le frêle esquif de votre âme, jetez un regard vers Marie. Si, troublé par l’énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé des sévérités du jugement, vous vous sentez entraîné dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pensez à Marie.
Sermon de saint Bernard, abbé, Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

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Messe en rit dominicain

Plain-chant romain (oratorien) – Salve Regina, ton simple

Ad Completorium
Antiphona B.M.V.
A primis Vesperi Festi Ss. Trinitatis
usque ad Nonam Sabbati ante Adventum inclusive

Salve Regina - ton simple (de l'Oratoire)

Salve Regina * mater miséricórdiæ : Vita, dulcédo, et spes nostra, salve.
Ad te clamámus, éxsules, filii Hevæ.
Ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle.
Eia ergo, Advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte.
Et Jesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde.
O clemens :
O pia :
O dulcis * Virgo María.
Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur & notre espérance, salut.
Vers vous nous crions, exilés, enfants d’Eve.
Vers vous nous soupirons, gémissants et pleurants, dans cette vallée de larmes.
De grâce donc, ô notre Avocate, vos regards miséricordieux, tournez-les vers nous.
Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montrez-le nous après cet exil.
O clémente,
ô miséricordieuse,
ô douce Vierge Marie.

Ce chant abrégé de l’antienne à la Vierge Salve Regina, conservé de façon orale dans l’usage populaire en France et diffusé à partir des éditions de Solesmes au début du XXème siècle, dérive de fait d’un plain-chant oratorien composé au début du XVIIème siècle par le R.P. François Bourgoing, lequel avait intégralement réécrit le chant en usage dans l’Oratoire de France (Brevis Psalmodiæ Ratio ad usum Presbyterorum Congregationis Oratorii, 1634) :

Salve Regina oratorien - 1634

Voici le même chant dans l’réédition de 1753 du même ouvrage sous le titre de Directorium Chori sive Brevis Psalmodiæ Ratio ad usum Presbyterorum Congregationis Oratorii D.N.J.C. :

Salve Regina oratorien - 1753

Plain-chant dominicain – Messe V pour les samedis, fêtes et octaves de la Bienheureuse Vierge Marie – Kyrie

Ordinarivm missæ V.
Sabbatis, Festis et Octavis B.M.V.
Kyrie

Kyrie - messe V en plain-chant dominicain

Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.
Seigneur, aie pitié.
Christ, aie pitié.
Seigneur, aie pitié.

Plain-chant dominicain – Messe V pour les samedis, fêtes et octaves de la Bienheureuse Vierge Marie – Gloria

Ordinarivm missæ V.
Sabbatis, Festis et Octavis B.M.V.
Gloria

Gloria - messe V en plain-chant dominicain

Gloria - messe V en plain-chant dominicain

Glória in excélsis Deo.
Et in terra pax homínibus bonæ voluntátis.
Laudámus te.
Benedícimus te.
Adorámus te.
Glorificámus te.
Grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam.
Dómine Deus, Rex cæléstis, Deus Pater omnípotens.
Dómine Fili unigénite, Jesu Christe.
Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris.
Qui tollis peccáta mundi miserére nobis.
Qui tollis peccáta mundi, súscipe deprecatiónem nostram.
Qui sedes ad déxteram Patris, miserére nobis.
Quóniam tu solus Sanctus.
Tu solus Dóminus.
Tu solus Altíssimus, Jesu Christe.
Cum Sancto Spíritu in glória Dei Patris.
Amen.
Gloire à Dieu au plus haut des cieux.
Et sur terre paix aux hommes de sa bienveillance.
Nous te louons.
Nous te bénissons.
Nous t’adorons.
Nous te glorifions.
Nous te rendons grâces pour ta grande gloire.
Seigneur Dieu, Roi céleste, Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur Fils unique, Jésus-Christ.
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père.
Qui ôtes les péchés du monde, aie pitié de nous.
Qui ôtes les péchés du monde, reçois notre prière.
Qui siège à la dextre du Père, aie pitié de nous.
Car toi seul es Saint.
Toi seul es Seigneur.
Toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ.
Avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Plain-chant dominicain – Messe V pour les samedis, fêtes et octaves de la Bienheureuse Vierge Marie – Sanctus

Ordinarivm missæ V.
Sabbatis, Festis et Octavis B.M.V.
Sanctvs

Sanctus - messe V en plain-chant dominicain

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt cæli, et terra glória tua.
Hosanna in excélsis.
Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu des Armées.
Les cieux et la terre sont pleins de ta gloire.
Hosanna dans les hauteurs !
Benedíctus qui venit in nómine Dómini.
Hósanna in excélsis.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna dans les hauteurs !