3 août 1914 – 3 août 2014 : la sainte messe dans la Première Guerre mondiale

Le 3 août 1914, l’Allemagne déclarait la guerre à la France, l’Europe entrait alors dans 4 années d’une terrible boucherie qui décima les croyants dans tous les camps, éliminant la jeunesse vive de milliers de villes & villages, causant la perte d’une part notable des élites chrétiennes européennes. En mémoire de ce funeste centenaire, voici quelques photographies qui témoignent de la foi de ces hommes au milieu de l’horreur du front.

Souvenons-nous.

Requiem æternam dona eis Domine, & lux perpetua luceat eis.

La messe sur le front durant la Grande Guerre
« Car le Seigneur jugera son peuple, et se laissera fléchir aux prières de ses serviteurs. »
Psaume 134, 14.
Photo : La messe sur le front en France pendant la Première Guerre mondiale.

La messe au front pour les troupes françaises - New York Times du 14 février 1915
« J’ai été assiégé par les douleurs de l’enfer ; et les filets de la mort m’ont enveloppé. »
Psaume 17, 6.
Photo : la messe au front pour les troupes françaises – New York Times du 14 février 1915.

1915 - Une messe à la 43e batterie du 29e régiment d'artillerie entre Oostduinkerke et Nieuport
« Je vous aimerai, Seigneur ! vous ma force. Le Seigneur est mon ferme appui, mon refuge, et mon libérateur. »
Psaume 17, 2.
Photo : 1915 – Une messe à la 43e batterie du 29e régiment d’artillerie entre Oostduinkerke et Nieuport.

La sainte messe pour les troupes françaises sur le front de Champagne en 1915 - Collection Odette Carrez
« Mes yeux se sont affaiblis à force d’être attentifs à votre parole, vous disant sans cesse : Quand me consolerez-vous ? »
Psaume 118, 82.
Photo : la sainte messe pour les troupes françaises sur le front de Champagne en 1915 – Collection Odette Carrez.

1915 - le sous-lieutenant Pape (sic !) dit la sainte messe pour le 262ème régiment d'infanterie. Photographie d'Henri Terrier (1887 † 1918). Musée de l'Armée, Paris
« Le Seigneur donnera la force à son peuple : le Seigneur bénira son peuple en lui donnant la paix. »
Psaume 28, 11.
Photo : 1915 – le sous-lieutenant Pape (sic !) dit la sainte messe pour le 262ème régiment d’infanterie. Photographie d’Henri Terrier (1887 † 1918). Musée de l’Armée, Paris.

Des troupes allemandes assistent à la messe dans la cathédrale belge d'Anvers - New York Times du 21 mars 1915
« Vous serez le sujet de mes louanges dans une grande assemblée ; je rendrai mes vœux à Dieu en présence de ceux qui le craignent. »
Psaume 21, 26.
Photo : des troupes allemandes assistent à la messe dans la cathédrale belge d’Anvers – New York Times du 21 mars 1915.png

Des soldats autrichiens reçoivent la bénédiction du Saint-Sacrement en 1915 en Galicie russe
« C’est au Seigneur qu’appartient le salut ; daignez sur votre peuple répandre votre bénédiction. »
Psaume 3, 9.
Photo : des soldats autrichiens reçoivent la bénédiction du Saint-Sacrement en 1915 en Galicie russe. New York Times du 23 mai 1915.

Un prêtre russe célèbre la divine liturgie en 1915 pour les troupes russes - The War Illustrated Album DeLuxe, Vol. 1; Amalgamated Press, London, 1915
« J’invoquerai le Seigneur en le louant : et il me sauvera de mes ennemis. »
Psaume 17, 4.
Photo : un prêtre russe célèbre la divine liturgie en 1915 pour les troupes russes, les soldats ont formé un chœur qui chante la liturgie à côté de l’autel. The War Illustrated Album DeLuxe, Vol. 1; Amalgamated Press, London, 1915.

Un prêtre dit la messe pour les troupes italiennes dans les montagnes du Tyrol - New York Times du 27 février 1916
« J’ai levé mes yeux vers les montagnes d’où viendra mon secours. »
Psaume 120, 1.
Photo : un prêtre dit la messe pour les troupes italiennes sur le front italo-autrichien dans les montagnes du Tyrol – New York Times du 27 février 1916.

1916 - Prestation de serment des soldats du corps expéditionnaire russe au Mont-Athos
« Vos enfants seront appelés le peuple saint, la face rachetée par le Seigneur ; et vous ne serez plus appelée la ville abandonnée, mais la ville recherchée et chérie de Dieu. »
Isaïe 63, 12.
Photo : avril 1916 – Prestation de serment des soldats du corps expéditionnaire russe et vénération d’une icône & de la croix au monastère de Saint-Pantaleimon, Mont-Athos, Grèce. Photographe : Dubray.

Au camp Mirabeau près de Marseille, les hommes du premier régiment de la première brigade russe posent aux côtés de leur drapeau, orné du visage du Christ et frappé de la devise tirée d'Isaïe
« Dieu est avec nous. »
Isaïe 8, 10.
Photo : avril 1916 – au camp Mirabeau près de Marseille, les hommes du premier régiment de la première brigade russe posent aux côtés de leur drapeau, orné du visage du Christ et frappé de la devise tirée d’Isaïe et chantée aux grandes complies byzantines, en particulier le jour de Noël : С нами Бог – Dieu est avec nous.

Avril 1916 - Réunis sur la place d'armes du camp Mirabeau, près de Marseille, les hommes de la première brigade russe reçoivent la bénédiction du Pope avant leur départ pour le front
« Je sais que Dieu est mon Sauveur : j’agirai avec confiance, et je ne craindrai point ; parce que le Seigneur est ma force et ma gloire, et qu’il est devenu mon salut. »
Isaïe 12, 2.
Photo : avril 1916 – réunis sur la place d’armes du camp Mirabeau, près de Marseille, les hommes de la première brigade russe reçoivent la bénédiction du père Okouneff, aumônier du régiment, avant leur départ pour le front.

Réunis sur la place d'armes du camp Mirabeau, près de Marseille, les troupes du deuxième régiment de la première brigade d'infanterie russe fêtent Pâques célébrée par le père Okouneff, aumônier du régiment
« Le Seigneur est devenu le refuge du pauvre ; et il vient à son secours lorsqu’il en a besoin, et qu’il est dans l’affliction. »
Psaume 9, 10.
Photo : avril 1916 – Réunis sur la place d’armes du camp Mirabeau, près de Marseille, les troupes du deuxième régiment de la première brigade d’infanterie russe fêtent Pâques, la divine liturgie étant célébrée par le père Okouneff, aumônier du régiment. Les soldats ont formé un chœur qui chante la liturgie à côté de l’autel.

Voiture-chapelle Renault dédié à sainte Elisabeth, offerte par un homme d'affaire d'Anvers pour servir auprès des troupes belges
« Le sacrifice de louange est celui par lequel l’homme m’honore ; et c’est là la voie par laquelle je lui montrerai le salut de Dieu. »
Psaume 49, 23.
Photo : 1916 – voiture-chapelle Renault dédiée à sainte Elisabeth, offerte par un homme d’affaire d’Anvers pour servir auprès des troupes belges.

Des soldats français assistent à la messe avant d'aller à la bataille - Source = Vive la France - William Heinemann, Londres, 1916
« En ce temps-là l’homme s’abaissera devant celui qui l’a créé, il jettera les yeux sur le Saint d’Israël »
Isaïe 17, 7.
Photo : des soldats français assistent à la messe avant d’aller à la bataille – Source : Vive la France – William Heinemann, Londres, 1916.

La messe dans un hôpital militaire autrichien en 1916
« Ayez pitié de moi, Seigneur ! parce que je suis faible : Seigneur ! guérissez-moi, parce que mes os sont tout ébranlés. »
Psaume 6, 3.
Photo : la messe dans un hôpital militaire autrichien en 1916.

Le RP Doncœur, SJ célébre la messe à son autel dans les carrières de Confrécourt - Soissonnais
« Vous n’aurez plus le soleil pour vous éclairer pendant le jour, et la clarté de la lune ne luira plus sur vous ; mais le Seigneur deviendra lui-même votre lumière éternelle, et votre Dieu sera votre gloire. »
Isaïe 60, 19.
Photo : un prêtre, probablement le fameux R.P. Paul Doncœur, s.j., célèbre la messe à un autel – surnommé l’autel du Père Doncœur – creusé dans la Carrière du 1er Zouave, dans les carrières de Confrécourt dans le Soissonnais. Paul Doncoeur est un jésuite qui devint aumônier militaire en 1914. Il participa aux batailles de la Marne, de l’Aisne, de Champagne et de Verdun. Il fut grièvement blessé dans la Somme. Par la suite, il rejoint ces régiments pour les combats de Reims, des Flandres. Sa bravoure et son dévouement pour assurer une sépulture chrétienne aux soldats morts au champ d’honneur, lui vaudront une renommée immense : sept citations, la croix de guerre, la légion d’honneur. Cet autel fut sculpté par les 35e et 298e régiments d’infanterie en 1914. Il est écrit au dessus une inscription patriotique : « Dieu protège la France ». A droite, un escalier permettait d’accéder directement aux premières lignes.

Messe célébrée pour des prisonniers de guerre autrichiens - Illustrated War News, Vol. 1, Illustrated London News and Sketch, London, 1916
« Dans mon affliction j’ai invoqué le Seigneur, et j’ai poussé mes cris vers mon Dieu. »
Psaume 17, 7.
Photo : messe célébrée pour des prisonniers de guerre autrichiens – Illustrated War News, Vol. 1, Illustrated London News and Sketch, London, 1916.

Un aumônier prêche dans une église française transformée en hôpital
« Mais pour moi, je crie vers vous, Seigneur ! et je me hâte de vous offrir dès le matin ma prière. »
Psaume 87, 14.
Photo : un aumônier prêche dans une église française transformée en hôpital.

Messe dite dans la région de Soissons pour les troupes
« Ce qui m’a consolé dans mon humiliation, c’est que votre parole m’a donné la vie. »
Psaume 118, 50.
Photo : messe dite dans la région de Soissons pour les troupes.

La messe au front
« J’ai connu quel a été votre amour pour moi, en ce que mon ennemi ne se réjouira point sur mon sujet. »
Psaume 40, 12.
Photo : la messe au front.

Des soldats français entendent la messe dite dans une chapelle de tranchées - New York Times du 25 février 1917
« Offrez un sacrifice de justice, et espérez au Seigneur. »
Psaume 4, 6.
Photo : des soldats français entendent la messe dite dans une chapelle de tranchées – New York Times du 25 février 1917.

mars 1917 - M. l'Abbé Louis Lenoir (1882-1917), aumônier militaire au 4e régiment d'infanterie coloniale, célébrant la sainte messe pour ses troupes à Gravena (Macédoine grecque), peu de temps avant sa mort en mai 1917
« Venez, et voyez les œuvres du Seigneur, les prodiges qu’il a fait paraître sur la terre, en faisant cesser les guerres jusqu’au bout de l’univers. Il brisera l’arc, et mettra les armes en pièces ; et il brûlera les boucliers dans le feu. »
Psaume 45, 9.
Photo : mars 1917 – M. l’Abbé Louis Lenoir (1882-1917), aumônier militaire au 4e régiment d’infanterie coloniale, célébrant la sainte messe pour ses troupes à Gravena (Macédoine grecque), peu de temps avant sa mort en mai 1917.

messe sur le front italien en 1917
« Détournez-vous du mal, et faites le bien : recherchez la paix, et poursuivez-la. »
Psaume 33, 15.
Photo : messe sur le front italien en 1917.

Des prisonniers de guerre austro-hongrois assistent à la sainte messe dans un camp de prisonniers de guerre en Italie en 1917
« Tirez mon âme de la prison où elle est, afin que je bénisse votre nom : les justes sont dans l’attente de la justice que vous me rendrez. »
Psaume 141, 8.
Photo: des prisonniers de guerre austro-hongrois assistent à la sainte messe dans un camp de prisonniers de guerre en Italie en 1917. British Library.

Abbé Even, aumônier de la 51ème division, casque militaire
« Souvenez-vous de votre parole en faveur de votre serviteur, qui est le fondement de l’espérance que vous m’avez donnée. »
Psaume 118, 49.
Photo : l’Abbé Even, aumônier de la 51ème division. Photographié le 10 septembre 1917 par Paul Castelnau (1880 † 1944). Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, Paris.

Autel de campagne en 1917
« Tous les troupeaux de Cédar se rassembleront en vous, les béliers de Nabajoth seront employés pour votre service : on me les offrira sur mon autel comme des hosties agréables, et je remplirai de gloire la maison de ma majesté. »
Isaïe 60, 7.
Photo : autel de campagne pour la messe en plein air installé à l’arrière d’une voiture attelée en 1917. Photographe : Georges Pila.

22 juin 1918 - bénédiction des drapeaux polonais dans le bois de Beaulieu, Aube - photographe - Auguste Goulden
« Habitants du monde, vous tous qui demeurez sur la terre, lorsque l’étendard sera élevé sur les montagnes, vous le verrez, et vous entendrez le bruit éclatant de la trompette. »
Isaïe 18, 3
Photo : 22 juin 1918 – bénédiction des drapeaux polonais dans le bois de Beaulieu, Aube – photographe – Auguste Goulden.

Messe célébrée dans la cathédrale d'Amiens dont les murs ont été renforcés de sacs de sable pour les protéger des bombardements - 1918
« Vous chanterez alors des cantiques comme en la nuit d’une fête solennelle, et votre cœur sera dans la joie, comme est celui qui va au son des hautbois à la montagne du Seigneur, au temple du Fort d’Israël. »
Isaïe 30, 29.
Photo : messe célébrée dans la cathédrale d’Amiens dont les murs ont été renforcés de sacs de sable pour les protéger des bombardements – 1918.

L’intérieur de la cathédrale d’Amiens, avec des sacs de sable destinés à renforcer le bâtiment contre les obus - 1918
« Je vis le Seigneur assis sur un trône sublime et élevé, et le bas de ses vêtements remplissait le temple. »
Isaïe 6, 1.
Photo : l’intérieur de la cathédrale d’Amiens, avec des sacs de sable destinés à renforcer le bâtiment contre les obus – 1918.

Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

Le martyre de saint Eugène - fresque de Francisco Bayeu y Subías (1734 † 1795) - cloître de la cathédrale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 18 novembre 2018, procession des reliques de saint Eugène & messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération.
Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit, en la fête de saint Eugène.

A la messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Eugène. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Histoire de saint Eugène et de ses reliques

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – saints Galaction & Epistème – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 novembre 2018 du calendrier grégorien – 5 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Galaction et son épouse sainte Epistème.

Tous deux sont nés dans la ville d’Emèse, en Phénicie. La mère de Galaction était stérile jusqu’à ce qu’elle fut baptisée. Après son baptême, elle a amené son mari à la vraie foi et baptisé son fils Galaction, l’élevant en chrétien.

Lorsque le temps fut venu pour Galaction de se marier, son père, devenu veuf, le maria à une jeune fille païenne appelée Epistème. Galaction convertit rapidement son épouse Episteme à la foi au Christ et la baptisa lui-même. Comme d’autres chrétiens qui fuyaient les persécutions, les deux époux se réfugièrent au Sinaï, sur le mont Publion (Djebel El Deir). C’est là qu’ils furent arrêtés pour être conduits au martyre lors de la persécution de Dèce. Traduits en justice, flagellés, on leur coupa les mains et les pieds, et enfin la tête. C’était le 5 novembre 253 qu’ils reçurent la couronne du martyre.

Sur les lieux de leur résidence au Sinaï existe toujours un hermitage qui est dédié aux deux époux.

Le Martyrologe romain les fête aussi à la date du 5 novembre. En voici la notice :

A Emèse en Phénicie, saint Galaction et sainte Epistème son épouse, qui, dans la persécution de Dèce, furent déchirés à coups de fouets, eurent ensuite les mains, les pieds & la langue coupés ; enfin, ayant eut la tête coupée, ils achevèrent leur martyre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; ** notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire des saints, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints, ton 2 : Vous avez été comptés parmi les légions des martyrs du Christ, ayant lutté magnifiquement, * toi qui combattit vaillamment, ô glorieux Galacteon, * avec Episteme, ton épouse honorée, qui souffrit avec toi. ** Priez sans cesse le Dieu unique pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
R/. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
V/. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
V/. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
V/. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a guérie ; vas en paix.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Saint Galaktion / saint Galaction

Les 180 enfants de Saint-Eugène morts pour la France durant la Grande Guerre (1914-1919)

Les morts pour la France de Saint-Eugène

Souvenez-vous dans vos prières de :

  1. Georges ABADIE († 1914)
  2. Joseph ANDRIEU, aspirant († 1918)
  3. René AGOUST († 1915)
  4. Jean BADIER († 1915)
  5. René BALAUX, caporal († 1914)
  6. Hubert BALAUX († 1918)
  7. Marcel BALIN († 1915)
  8. Marcel BAUD († 1915)
  9. Henri BAUER († 1914)
  10. Fernand BEAUJON († 1914)
  11. Marcel BERGERY († 1914)
  12. Victor-Louis BERNAERT († 1915)
  13. André BERNARDDEL, sergent († 1918)
  14. Fernand BERTHELOT († 1915)
  15. Pierre BETHE († 1915)
  16. Marcel BLANCHE († 1916)
  17. Edouard BLOTIN († 1915)
  18. Félix BOIRÉ († 1916)
  19. Georges BOIZOT, caporal († 1917)
  20. Léon BONNET († 1914)
  21. Raymond BOSSARD, caporal († 1917)
  22. Auguste BOUCHER, lieutenant († 1918)
  23. Alexandre BRINGUIER († 1916)
  24. Adolphe BUCHET († 1916)
  25. Henri CADENNES († 1916)
  26. Jean CADET († 1917)
  27. Maurice CAILLAT († 1917)
  28. Raymond CAMURAT, caporal († 1915)
  29. Eugène CARLIER († 1917)
  30. Julien CHAMBON († 1917)
  31. Ferdinand CHANUDET († 1918)
  32. René CHAMPETIER DE RIBES († 1914)
  33. Alfred CHAMPETIER DE RIBES († 1916)
  34. P. CHANVALLON († 1914)
  35. Georges CHAPERON († 1916)
  36. Virgile CHARMOILLAUX, sergent († 1915)
  37. Emile CHEVALIER († 1914)
  38. Henri CHEVILLARD († 1916)
  39. René CLAIR, lieutenant († 1914)
  40. Jean-Auguste CLAIRSIN († 1918)
  41. Joseph CLANET, lieutenant († 1914)
  42. Edmond COILLY († 1916)
  43. Joseph COLIN, sergent († 1916)
  44. Jean E. COLLIGNON († 1918)
  45. Charles CORNÉ, sous-lieutenant († 1915)
  46. Léon CORNET, caporal († 1917)
  47. Georges COSTA († 1914)
  48. Emile CROSTE, lieutenant († 1918)
  49. Louis DA COSTA, adjudant († 1916)
  50. André DAJON († 1915)
  51. Marcel DAUFRESNE DE LA CHEVALERIE, lieutenant († 1916)
  52. Antoine DÉLÉANS († 1915)
  53. René DELPY, sergent († 1916)
  54. Georges-Marie-Léon DEMASUR, sergent († 1915)
  55. Alphonse DIEN († 1916)
  56. Charles-Henri DOHAN († 1914)
  57. Alfred DREUX († 1914)
  58. Albert DROUANT († 1915)
  59. Raymond DROUET, caporal († 1918)
  60. Henri DUBOIS († 1914)
  61. Robert DUPONCHEL, caporal († 1914)
  62. Jules DURUPT († 1915)
  63. Henri DUVERGER († 1916)
  64. René FAILLE, sergent († 1916)
  65. Paul FAILLE († 1918)
  66. Jules FERREZ († 1915)
  67. Gaston FESSARD, caporal († 1915)
  68. Henri FIORASKI, lieutenant († 1914)
  69. Marcel FOURDRIQUIER († 1916)
  70. Laurent FRANCK († 1914)
  71. Maurice FREYGEFOND († 1917)
  72. Lucien FREYGEFOND († 1918)
  73. Louis GARNIER, caporal († 1915)
  74. Fernand GAUSS († 1916)
  75. Henri GAUTRON, sergent († 1916)
  76. Georges GAVET († 1915)
  77. Louis GEOFFROY, sergent († 1916)
  78. Jean GERARD, caporal († 1916)
  79. Paul GÉRICOT († 1917)
  80. Maurice GIRARD († 1918)
  81. Louis GIRARDIN († 1918)
  82. Julien GOULLEY († 1917)
  83. Henri GROSSET-MAGAGNE († 1918)
  84. Louis GROULT († 1914)
  85. Marcel GUÉRÉMY († 1915)
  86. Maxime GUICHARD († 1918)
  87. Robert GUILLAUME, caporal († 1915)
  88. Léonce GUILLEMOT († 1914)
  89. Jean GUILLOT († 1916)
  90. Eugène HARDY († 1918)
  91. Georges HARDY († 1918)
  92. René HAREN († 1915)
  93. Marcel HERVÉ († 1918)
  94. Georges HUBRY († 1915)
  95. Gaston HURBRET († 1914)
  96. Gustave JOUCLAR († 1915)
  97. Paul JOUANNET († 1918)
  98. Abel LACROIX († 1917)
  99. Julien LACROIX († 1918)
  100. Honoré LAGIER († 1914)
  101. Robert LAILLEN († 1919)
  102. Albert LALLOUETTE († 1918)
  103. Léon LAURENT († 1915)
  104. Armand LECHALLE († 1915)
  105. Alexis LE DOURNER, caporal († 1916)
  106. Emile LEMARCHAND († 1914)
  107. Henri LEMARINIER, lieutenant († 1914)
  108. Maurice LEROY, sous-lieutenant († 1917)
  109. Abbé Félix LESEIBLE, lieutenant († 1918), vicaire à Pantin
  110. Robert LEVENT, caporal († 1915)
  111. Marcel LIBERGE, sergent († 1916)
  112. Henri LOGEARD, sergent († 1915)
  113. Henri LOISEL, sous-lieutenant († 1915)
  114. Emile MAGNIEN († 1915)
  115. Eugène MAHAULT († 1914)
  116. Ernest MAHY, caporal († 1917)
  117. Marcel MANGIN, sous-lieutenant († 1918)
  118. Raoul MAQUARD, sergent († 1914)
  119. Raphaël MAQUARD, caporal († 1914)
  120. Jean-Baptiste MARIANI, lieutenant († 1918)
  121. Jean MASSET, capitaine († 1918)
  122. Gustave MELIGNER, caporal († 1917)
  123. Louis MELIN, aspirant († 1915)
  124. Emile MERMINOD, sous-lieutenant († 1914)
  125. Henri MEUNIER, sergent († 1915)
  126. Jean MIGNON († 1915)
  127. Ernest MILLION († 1915)
  128. Jean MONTANARI († 1915)
  129. Henri MORISE († 1915)
  130. Guillaume MONTFORT († 1916)
  131. MOUREYRE († 1915)
  132. Paul MOUTON († 1917)
  133. Henri MUSY, pilote-aviateur († 1917)
  134. Raymond NAIS, caporal († 1916)
  135. Marcel PETEY († 1915)
  136. Pierre PERRICHET († 1917)
  137. Raoul PETIT, caporal († 1916)
  138. Georges PICHON, maréchal des logis († 1918)
  139. Charles PIRIOUX († 1915)
  140. Henri PLUMET, caporal († 1916)
  141. André POIRIER, sergent († 1916)
  142. Pierre POIRIER († 1915)
  143. Paul POMEYROL († 1915)
  144. Maurice POTTIER, caporal († 1914)
  145. Gustave POULLIN († 1916)
  146. Dr Jean-Marie POURTHOU, aide-major († 1915)
  147. Eugène PRÉVOTEAU († 1916)
  148. Georges PRIEUR, caporal († 1915)
  149. Louis RACINE († 1916)
  150. Frédéric RACINE († 1917)
  151. Jean REBECK, sergent († 1914)
  152. Antonin REBECK, sergent († 1915)
  153. André RICHAUME († 1916)
  154. Pierre RIGAULT, sergent († 1916)
  155. Lucien ROBILLARD, caporal († 1916)
  156. Philippe ROCQUES, sergent († 1914)
  157. Félix ROCQUES, sergent († 1915)
  158. Edouard ROUILLARD, sous-lieutenant († 1916)
  159. Antony ROUSSEAU, lieutenant († 1915)
  160. Aimé ROZ († 1916)
  161. J. R. M. SABOURDIN († 1914)
  162. H. J. SABOURDIN († 1918)
  163. Ange SICOT († 1918)
  164. Théodore SOREAU († 1916)
  165. Joseph SCHERER († 1916)
  166. François TAVERNIER († 1915)
  167. René TOURNÉ († 1915)
  168. Emile TROUPEL, caporal († 1916)
  169. Lucien UCCIANI, caporal († 1916)
  170. Joseph ULRICH († 1917)
  171. Jean VAISSADE († 1916)
  172. Léon VAN-DICK, pilote († 1918)
  173. Louis VASLET († 1917)
  174. Edouard VENGEON († 1915)
  175. Jules VERNE († 1916)
  176. Raoul VERNE, caporal († 1918)
  177. Félix VERNE, sous-lieutenant († 1918)
  178. Edouard VETEH, aspirant († 1918)
  179. André VUILLERMOZ († 1914)
  180. Joseph VUILLERMOZ, sergent († 1915)

REQUIESCANT IN PACE

Les morts pour la France de Saint-Eugène : priez pour eux !

La litanie de saint Martin – Dicamus omnes : Domine, miserere

Quelques diocèses français conservèrent pieusement jusqu’à la Révolution (ou même jusqu’au début du XIXème siècle) le chant d’une litanie qui commence par l’invitation Dicamus omnes et dont la saveur antique du texte est indéniable (on y prie pour l’empereur et l’armée romaine) et qu’on peut remonter de ce fait au IVème.

Cette litanie est probablement l’un des rares reliefs de l’ancien rit des Gaules qui a échappé à la suppression décidée par Pépin le Bref et Charlemagne en faveur du rit romain. Elle est connue dans des formes similaires dans les rits voisins de l’ancien rit des Gaules :

  • à Milan dans le rit ambrosien, où cette litanie est encore aujourd’hui chantée les dimanches de Carême pairs au début de la messe,
  • en Irlande dans l’ancien rit celtique, où elle était chantée entre l’épître et l’évangile.

Du reste, le Missel de Stowe (Manuscrit Dublin, Royal Irish Academy, D ii 3, f° 16) datant de la fin du VIIIème siècle, le plus précieux témoin de l’ancienne liturgie celte d’Irlande, nous apprend le nom de l’auteur de cette litanie en l’appelant « Deprecatio Sancti Martini pro populo »« Prière de saint Martin pour le peuple ». Cette importation d’une prière gallicane dans la liturgie celtique s’explique assez bien par les liens étroits entre le monachisme irlandais et le monachisme martinien.

La "Deprecatio Sancti Martini pro populo" du Missel de Stowe (fin du VIII<sup>ème</sup> siècle.

La « Deprecatio Sancti Martini pro populo » du Missel de Stowe (fin du VIIIème siècle.

L’attribution de cette prière litanique à saint Martin – l’Apôtre des Gaules, l’évêque de Tours et l’un des Pères du monachisme dans notre pays, né en Pannonie en 316, mort à Candes en Gaule le 8 novembre 397 – est parfaitement plausible : la saveur tout entière du texte nous ramène bien en effet « à l’époque où César régnait sur le monde ». Sans être un décalque strict des litanies diaconales orientales, byzantines en particulier, (en tout cas dans leur état actuel), la grande parenté des expressions usitées indique que le texte de la litanie de saint Martin est probablement une traduction et/ou une reformulation d’un modèle litanique originellement grec. La réponse du peuple est comme en Orient « Kyrie eleison », l’acclamation est ici toutefois traduite en latin : « Domine miserere » (ou dans la version celtique du Missel de Stowe « Domine exaudi et miserere ».

Voici le chant noté de la litanie de saint Martin tiré du Processional de Laon (Processionale Laudunense) de Jean-François-Joseph de Rochechouart, évêque duc de Laon (1755) : il conserve encore en plein milieu du XVIIIème siècle toute la beauté de la cantilène diaconale primitive, en mode de mi (IIIème ton et son antique chant du Domine miserere, le Kyrie eleison en latin. La litanie de saint Martin, qui devait former la prière diaconale de l’antique rit des Gaules (et qui devait probablement être chantée au tout début de la messe, comme la grande ecténie de paix du rit byzantin, et les litanies des dimanches de Carême du rit ambrosien), a pu survivre aux suppressions carolingienne, intégrée désormais comme d’autres textes de l’ancienne liturgie des Gaules parmi les chants des rogations, processions tenues les trois jours qui précèdent l’Ascension. Ces prières des rogations, originaires de Vienne en Provence au Vème siècle, étaient un trait proprement gallican curieusement passé par la suite dans l’usage de Rome.

Litanie de saint Martin de Tours - première partie

Litanie de saint Martin de Tours - seconde partie

Litanie de saint Martin de Tours - troisième partie

Voici le texte et la traduction de la litanie de saint Martin selon ce Processional de
Laon de 1755 :

V. Dicamus omnes, Domine, miserere. V. Disons tous : Seigneur, aie pitié.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Ex toto corde, & ex tota mente, adoramus te. V. De tout notre cœur, & de tout notre esprit, nous t’adorons.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Pro stabilissima pace, & prospera Imperii constitutione, supplicamus te. V. Pour la paix la plus durable, & une situation prospère pour l’Empire, nous te supplions.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Pro Congregatione Catholica, quæ est in hoc loco constituta, invocamus te. V. Pour l’Eglise Catholique, qui est établie en ce lieu, nous t’invoquons.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Pro imperatore nostro, & omni exercitu ejus, Rex regum. V. Pour notre empereur, & pour toute son armée, Roi des rois.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Pro aëris temperie, & fructibus ac fœcunditate terræ, largitor bone. V. Pour la salubrité de l’air et des fruits et pour la fécondité de la terre, bon dispensateur des biens.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Pro Civitate ista, & conservatione ejus, deprecamur te. V. Pour cette cité et sa préservation, nous te prions
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Pro his qui infirmantur & diversis languoribus detinentur, sana eos. V. Pour ceux qui son infirmes et ceux sont atteints de diverses maladies, guéris-les.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Pro remissione peccatorum, & emendatione eorum, invocamus te. V. Pour la rémission des péchés, & leur correction, nous t’invoquons.
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.
V. Exaudi nos, Deus, in omni oratione nostra, quia potens es. V. Exauce-nous, Dieu, en toutes nos prières, car tu es puissant.
V. Dicamus omnes : V. Disons tous :
R/. Domine, miserere. R/. Seigneur, aie pitié.

Moyennant quelques modifications textuelles (voyez par exemple le texte employé dans ce livret PDF à l’offertoire), nous chantons à Saint-Eugène la litanie de saint Martin, en particulier pour la fête de saint Apôtres des Gaules, ou encore aux Rogations, ou encore en ce 11 novembre 2018 pour le centenaire de l’Armistice ayant mis fin à la boucherie de la Première Guerre mondiale, occasion s’il en est de prier ardemment « pour la paix la plus durable, & une situation prospère pour la France ».

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – Te Deum pour le centenaire de l’Armistice

Vème dimanche après l'Epiphanie : le bon grain & l'ivraieSaint-Eugène, le dimanche 11 novembre 2018, grand’messe de 11h suivi du Te Deum pour le centenaire de la victoire de 1918. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Oraisons & lectures reprises du Vème dimanche après l’Epiphanie.
Le bon grain & l’ivraie.

Mais comme le Seigneur nous dit qu’ils ont été semés au milieu du blé, il semblerait bien qu’ils signifient ceux qui appartiennent à une même communion. D’autre part, le Seigneur interprète le champ comme étant non pas l’Église mais ce monde ; on peut aussi comprendre qu’il s’agit d’hérétiques car en ce monde, ils sont mêlés aux bons non pas dans la société d’une même Église ou dans celle d’une même foi, mais dans la société du seul nom chrétien. Quant à ceux qui, au sein d’une même foi, sont mauvais, il faut les regarder comme de la paille, plutôt que comme de l’ivraie, car la paille a la même souche que le blé et une racine commune. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

IIndes vêpres du XXVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus Domine – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
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Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.