Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Saint-Eugène, le mercredi 21 janvier 2025, Requiem solennel de 19h.
Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ». Louis XVI.
Procession d’entrée : De profundis – faux-bourdon parisien, composition remontant à Jean du Moulin, premier chapelain du roi Charles VI, maître de la Chapelle royale (en 1399)
Introït : de la messe de Requiem de l’Abbé Louis Homet (1691 † 1767), maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans puis de Notre-Dame de Paris
Kyrie : de la messe de Requiem de Louis Homet
Epître : II Macchabées XII, 43-46 : Car s’il n’avait espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient un jour, il eût regardé comme une chose vaine et superflue de prier pour les morts.
Graduel : de la messe de Requiem de Louis Homet
Trait : plain-chant grégorien
Séquence Dies iræ : de la messe de Requiem de Louis Homet
Evangile : jean VI, 37-40 : Or la volonté de mon Père qui m’a envoyé, est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Offertoire : : de la messe de Requiem de Louis Homet
Sanctus & Benedictus : de la messe de Requiem de Louis Homet
Agnus Dei : de la messe de Requiem de Louis Homet
Pendant la communion :
De profundis en faux bourdon (H. 156) de la Messe pour les Trépassés (H. 2) de Marc-Antoine Charpentier (composée pour le requiem du dernier duc de Guise en 1672)
Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21 – 3ème nocturne, 8ème leçon) – motet jésuite anonyme du XVIIème siècle
Communion : de la messe de Requiem de Louis Homet
Absoute : Libera me de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
Sortie : Domine salvum fac Regem – Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle
Saint-Eugène, le dimanche 18 janvier 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Le troisième mystère de l’Epiphanie :
les noces de Cana.
Le troisième Mystère de l’Épiphanie nous montre la consommation des plans de la divine miséricorde sur le monde, en même temps qu’il nous manifeste une troisième fois la gloire de l’Emmanuel.
L’Etoile a conduit l’âme à la foi, l’Eau sanctifiée du Jourdain lui a conféré la pureté, le Festin Nuptial l’unit à son Dieu.
Nous avons chanté l’Époux sortant radieux au-devant de l’Épouse ; nous l’avons entendu l’appeler des sommets du Liban ; maintenant qu’il l’a éclairée et purifiée, il veut l’enivrer du vin de son amour. »
Dom Guéranger.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Je me suis levé – 3ème noël de la suite III de noëls – Michel Corrette (1707 † 1795), organiste de Sainte-Marie-du-Temple et de Saint-Louis des Jésuites à Paris (Nouveau livre de noëls 1741)
Kyrie XI – Orbis factor
Gloria XI
Epître : Romains XII, 6-16 : Ne soyez point lâches dans votre devoir ; conservez-vous dans la ferveur de l’esprit ; souvenez-vous que c’est le Seigneur que vous servez.
Evangile : Jean II, 1-11 : Ce fut là le premier des miracles de Jésus, qui fut fait à Cana en Galilée ; et par là il fit éclater sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
Pendant les encensements de l’offertoire : Offertoire sur un noël espagnol – Alexandre Guilmant (1837 † 1911), organiste de la Trinité (Livre de noëls, op. 60, 4ème livraison, no. 1)
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
Chant final, de Noël : Te laudamus Domine omnipotens – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie
Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche ; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia. » Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : « Dans les cieux, quel astre radieux ? » Marche des rois – musique attribuée à Jean-Baptiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique de la Chambre du roi Louis XIV – texte traditionnel – harmonisation : Nicolas Vardon
Evangile : Matthieu II, 1-12 (Cantilène propre pour l’évangile de l’Epiphanie) : Et entrant dans la maison, ils trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère ; et se prosternant, ils l’adorèrent : puis ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Pendant les encensements de l’offertoire : Benedicat nos Deus – fin du grand motet « Deus misereatur nostri » (psaume LXVI) de Mi-chel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de musique de la Chapelle des rois Louis XIV et Louis XV – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande
« Aliam viam » – conformément à une antique tradition, la procession de ce jour retourne à la sacristie par un chemin différent de celui habituel, afin de marquer symboliquement que les Mages, divinement avertis, retournèrent chez eux « par une autre voie ». Les Pères de l’Eglise y ont vu l’image de la conversion des cœurs, après la rencontre de Jésus.
Procession de sortie : Pour sauver l’humanité – cantate sur le Noël « Bon Joseph écoutez-moi », d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
IIndes vêpres de l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : prose parisienne de l’Epiphanie : Ad Iesum accurite – Ier ton
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
Chant final, du temps de Noël et de l’Epiphanie : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme des XIIIème & XIVème siècles
La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.
Dans le rit romain, le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est obligatoirement reportée en France au dimanche qui suit – sauf bien sûr lorsque le 6 janvier tombe un dimanche), le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile, publication couramment appelée « Noveritis ». Comme chaque année, nous avons le plaisir d’offrir à nos lecteurs le Noveritis 2026 (notez que cette année 2026 reproduit les mêmes dates pour Pâques & toutes les fêtes mobiles que l’année 2015, il faut sinon remonter à 1953 pour avoir la même occurence).
RIT ROMAIN
En voici le chant pour 2026, réalisé par nos soins :
En voici le texte & la traduction du Noveritis 2026 :
Novéritis, fratres caríssimi, quod annuénte Dei misericórdia, sicut de Nativitáte Dómini nostri Jesu Christi gavísi sumus, ita et de Resurrectióne ejúsdem Salvatóris nostri gáudium vobis annuntiámus.
Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.
Die prima Februárii erit Domínica in Septuagésima.
Le 1er février sera le dimanche de la Septuagésime.
Décima octáva ejúsdem dies Cínerum, et inítium jejúnii sacratíssimæ Quadragésimæ.
Le 18 du même mois sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
Quinta Aprílis sanctum Pascha Dómini nostri Jesu Christi cum gáudio celebríbitis.
Le 5 avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
Décima quarta Máii erit Ascénsio Dómini nostri Jesu Christi.
Le 14 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Le 4 juin sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
Vigésima nona Novémbris Domínica prima Advéntus Dómini nostri Jesu Christi, cui est honor et glória, in sæcula sæculórum. Amen.
Le 29 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.
Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2026 :
En voici le texte & la traduction pour 2026 :
Novérit cáritas vestra, fratres caríssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die quinta mensis Aprílis Pascha Dómini celebrábimus.
Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 5 avril nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.
Novérit cháritas vestra, fratres charíssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die quinta, mensis Aprílis Pascha Dómini cum gáudio celebrábimus. ℟. Deo grátias.
Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 5 avril, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Saint-Eugène, le dimanche 4 janvier 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
« Contemporaine de Clovis et de saint Remi, Geneviève naît en 422 à Nanterre. À l’âge de sept ans, elle rencontre Germain, évêque d’Auxerre, et Loup, évêque de Troyes, qui faisaient halte dans cette bourgade avant de s’embarquer pour l’Angleterre pour y combattre, sur l’ordre du pape, l’hérésie de Pélage. La fillette est en prière dans l’église de Nanterre et Germain prophétise devant les parents de Geneviève le destin exceptionnel de l’enfant. Lorsque sa mère est frappée de cécité pour avoir donné un soufflet à Geneviève, celle-ci la guérit avec de l’eau qu’elle a bénite.
Geneviève promet à Germain de se consacrer au Christ, et, à quinze ans, elle reçoit le voile des vierges. À l’époque, en effet, il n’existait pas de monastères de femmes et celles qui souhaitaient se consacrer au Seigneur continuaient à vivre dans le monde, simplement distinguées par le voile de leur consécration. À la mort de ses parents, Geneviève vient habiter à Paris chez sa marraine. Elle vit dans le silence, la prière et la mortification, ne se nourrissant que deux fois par semaine. Elle est aussi favorisée de grâces extraordinaires, en lisant dans les consciences et en guérissant les corps au nom du Christ par des onctions d’huile.
Saint Germain la défend contre les calomnies. Geneviève fait construire la première basilique de Saint-Denis. Elle visite de nuit le chantier avec ses compagnes, quand le vent éteint le cierge qui éclairait le chemin du petit groupe. Geneviève prend le cierge, qui se rallume aussitôt, et sa flamme résiste à toutes les bourrasques.
En 451, Attila franchit le Rhin et envahit la Gaule. Les Parisiens prennent peur et veulent fuir. Geneviève les convainc de demeurer dans la ville. Elle rassemble les femmes de Paris dans l’église-baptistère près de Notre-Dame et leur demande de supplier le Ciel d’épargner leur ville. C’est ce qui se produit. Abandonnant la route de Paris, les Huns se dirigent vers Orléans qu’ils assiègent. Contraints par les armées du général romain Aetius, ils se replient vers le nord et sont définitivement vaincus aux Champs Catalauniques. Plus tard, lorsque les Francs assiègent Paris, Geneviève sauve cette fois la ville de la famine. Elle organise une expédition ingénieuse au moyen de bateaux qui, par la Seine, vont chercher le ravitaillement jusqu’en Champagne. Sa réputation s’étend jusqu’en Orient. Clovis et Clotilde lui voueront une grande vénération. Elle sera enterrée auprès du roi dans l’église des Saints-Apôtres que sainte Clotilde avait fait construire et qui prendra dès le VIIème siècle le nom de Sainte-Geneviève.
Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier
Laudamus te sur le vieux noël « Tous les bourgeois de Chastre »
Quoniam tu solus sanctus sur le vieux noël « Où s’en vont ces gays bergers »
Epître : II Corinthiens X, 17-18 & XI, 1-2 : Car j’ai pour vous un amour de jalousie, et d’une jalousie de Dieu ; parce que je vous ai fiancés à cet unique époux, qui est le Christ, pour vous présenter à lui comme une vierge toute pure.
Procession de sortie : Hymne des 2ndes vêpres de sainte Geneviève – au propre de Paris (plain-chant rythmé) – Gallicæ custos (ton i.) – hymne des secondes vêpres (autrefois des laudes) de sainte Geneviève, au propre de Paris – hymne entrée au Bréviaire de Paris de Mgr de Vintimille de 1736 – texte du P. Pinchon, chanoine régulier de l’Abbaye de Sainte-Geneviève (XVIIIème s.)
IIndes vêpres de la fête de sainte Geneviève, avec mémoire de la fête du Très-Saint Nom de Jésus. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Iesu dulcis memoria – hymne du Saint Nom de Jésus du XIème siècle – Ier ton
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Saint-Eugène, le jeudi 1er janvier 2026, messe solennelle de 11h. Couleur liturgique : blanc (rits romain & parisien).
Le 1er janvier constitue à la fois le jour octave de la fête de la Nativité mais aussi la fête de la Circoncision du Seigneur, puisque – selon la Loi – celle-ci intervient 8 jours après la naissance d’un enfant mâle. Lors de la circoncision, on imposait aussi à l’enfant son nom. Cette fête constitue donc la véritable fête du Saint Nom de Jésus, ainsi que le rappelle ci-contre la planche gravée pour cette fête par Jérôme Nadal, s.j. (1507-1580). L’autre fête du Très-Saint Nom de Jésus, fixée depuis 1911 au dimanche entre la Circoncision & l’Epiphanie – ou au 2 janvier si ce dimanche n’existe pas – n’est de fait qu’un doublon moderne de la fête de la Circoncision.
Mais parce que la fragilité de la chair et de l’esprit de l’homme l’emporte, par une pente naturelle de cupidité, vers le mal, et l’embarrasse ici-bas dans des vices inextricables, le huitième jour de la circoncision est la figure du temps de la résurrection, et de notre future délivrance de tout péché. C’est en effet le sens des paroles suivantes : « Tout mâle premier-né sera appelé, consacré au Seigneur. » Les termes de la loi expriment la promesse du fruit de la Vierge, fruit vraiment saint, car il est immaculé. Que ce soit là le fruit désigné par la loi, les paroles de l’Ange nous l’assurent : « La chose sainte, dit-il, qui naîtra de vous, sera appelée le Fils de Dieu. » Sermon de saint Ambroise, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de la fête de la Circoncision, au second nocturne.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Orgue – improvisation sur le Veni Creator
Pour implorer l’assistance du Saint Esprit pour l’année qui s’ouvre : Chant du Veni Creator Spiritus – alternances polyphoniques du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres – Aujourd’hui, on peut gagner une indulgence plénière aux conditions ordinaires par le chant public du Veni Creator
Evangile : Luc II, 21 : Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, il fut nommé Jésus, qui était le nom que l’ange avait annoncé avant qu’il fût conçu dans le sein.
Pendant les encensements de l’offertoire : Jesu dulcis memoria – hymne du Ier ton du saint Nom de Jésus – texte attribué à saint Bernard de Clairvaux (1099 † 1153)
Saint-Eugène, le mercredi 31 décembre 2024, messe de 19h.
Si l’année ecclésiastique commence aux premières vêpres du premier dimanche de l’Avent, le début de l’année civile au 1er janvier n’a reçu que tardivement quelques aménagements liturgiques, quand bien même les manuscrits liturgiques médiévaux commençaient par donner le calendrier des fêtes en commençant au premier janvier ; la coutume s’est introduite au XIXème de chanter au 31 décembre le Miserere mei Deus (Psaume L) pour demander pardon à Dieu des péchés commis durant l’année écoulée, le Te Deum laudamus pour le remercier des grâces qu’ils nous a accordées durant cette même année écoulée, et de commencer la nouvelle année le lendemain par le chant du Veni Creator pour demander au Saint-Esprit de nous éclairer. Une indulgence plénière aux conditions ordinaires est accordée pour le chant solennel du Te Deum le 31 décembre et pour celui du Veni Creator le 1er janvier.
Silvestre était romain, et son père se nommait Rufin. Dès sa jeunesse, il eut pour maître le Prêtre Cyrinus, dont il imita parfaitement la science et les mœurs. Tant que sévit la persécution, il demeura caché sur le mont Soracte ; mais à l’âge de trente ans, il fut ordonné Prêtre de la sainte Église romaine, par le Pontife Marcellin. Comme il s’acquittait de cet office d’une manière digne de toute louange, surpassant tous les autres clercs, il fut, dans la suite, choisi pour succéder au Pape Melchiade, sous l’empereur Constantin, qui venait d’accorder, par une loi la paix à l’Église du Christ. Dès qu’il eut pris en main le gouvernement de l’Église, il encouragea fortement Constantin (illustre déjà par l’apparition d’une croix dans le ciel et par sa victoire sur le tyran Maxence), à protéger et à propager la religion chrétienne. Comme une vieille tradition de l’Église romaine le rapporte, il lui fit reconnaître les portraits des Apôtres, le lava dans les eaux du saint baptême et le purifia de la lèpre de l’infidélité. IVème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.
Aussi le pieux empereur, à l’instigation de Silvestre, auquel il avait accordé la faculté de construire des temples publics pour les fidèles du Christ, confirma cette faculté de son propre exemple. Il érigea, en effet, beaucoup de basiliques : celle de Latran, dédiée au Christ Sauveur, de saint Pierre au Vatican, de saint Paul sur la voie d’Ostie, de saint Laurent dans l’Agro Verano, de la sainte Croix dans le palais Sessorianus, des saints Pierre et Marcellin et de sainte Agnès sur les voies Lavicane et Nomentane, et d’autres encore. L’empereur les orna avec splendeur d’images saintes, et les enrichit avec magnificence par les dons et les domaines qu’il leur assigna. Sous le pontificat de Silvestre fut tenu le premier concile de Nicée, où ses légats présidèrent et où Constantin assista. La sainte foi catholique y fut expliquée par trois cent dix-huit Évêques ; Arius et ses sectateurs furent condamnés. A la demande des Pères, Silvestre confirma encore ce concile dans un synode tenu à Rome, où Arius fut de nouveau condamné. Silvestre rendit beaucoup de décrets utiles à l’Église de Dieu, et qui restent connus sous son nom : à savoir, que l’Évêque seul consacrerait le Chrême ; que, dans l’administration du baptême, le Prêtre oindrait avec du Chrême le sommet de la tête du baptisé ; que les Diacres porteraient la dalmatique à l’église, qu’ils auraient sur le bras gauche le manipule de lin ; enfin que le sacrifice de l’autel ne serait offert que sur un voile de lin. Vème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.
On rapporte que saint Silvestre fixa aussi, pour tous ceux qui entreraient dans les ordres, un certain temps, durant lequel ils devraient exercer successivement leur ordre dans l’Église, avant d’être élevés au degré supérieur. Il statua encore qu’un laïque ne pourrait porter d’accusation contre un ecclésiastique, et qu’un clerc ne plaiderait pas sa cause devant un tribunal séculier. Il voulut qu’à l’exception du Samedi et du Dimanche, les jours de la semaine fussent désignés sous le nom de Féries, comme on avait déjà commencé à le faire auparavant dans l’Église, pour signifier que les clercs doivent ne s’occuper absolument que de Dieu seul, se dégageant de tout ce qui est étranger à son service. La grande sainteté de Silvestre, et sa bonté envers les pauvres, répondirent constamment à cette sagesse céleste avec laquelle il gouvernait l’Église. Il pourvut à ce que les ecclésiastiques dans le besoin vécussent en commun avec ceux qui étaient riches, et à ce que l’on procurât aux vierges consacrées les ressources nécessaires pour leur subsistance. Il vécut dans le pontificat vingt et un ans, dix mois et un jour. Il fut enterré dans le cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. En sept ordinations du mois de décembre, il ordonna quarante-deux Prêtres et vingt-cinq Diacres et consacra soixante-cinq Évêques pour divers lieux. VIème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.
A la sainte messe :
Avant la messe : chant solennel du Miserere mei Deus (Psaume L) pour demander pardon à Dieu des péchés commis durant l’année écoulée
Kyriale selon les anciens usages parisiens depuis au moins le XIIIème siècle
Kyrie XII – Pater cuncta
Gloria XI
Epître : I Pierre V, 1-4, 10-11 : Et lorsque le Prince des pasteurs paraîtra, vous remporterez une couronne de gloire qui ne se flétrira jamais.
Evangile : Matthieu XVI, 13-19 : Et moi aussi, je vous dis que vous êtes Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.
Ite missa est – ton parisien pour les doubles & semi-doubles
Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
Te Deum d’action de grâces pour les bienfaits reçus de Dieu durant l’année écoulée – une indulgence plénière est accordée aux conditions ordinaire pour le chant solennel de ce Te Deum le 31 décembre
Saint-Eugène, le dimanche 28 décembre 2025, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Nous célébrons aujourd’hui, mes très chers frères, la fête de ces enfants que l’Évangile nous dit avoir été tués par l’ordre du cruel roi Hérode. Que la terre se livre donc aux transports de la joie, elle qui est la mère féconde de ces célestes soldats et qui enfante de tels prodiges. Certes, ce tyran impie n’aurait jamais pu être aussi utile à ces bienheureux enfants par son affection, qu’il leur a été utile par sa haine. Car, comme le manifeste la sainte solennité de ce jour, autant l’iniquité a abondé contre ces bienheureux enfants, autant se sont répandues sur eux les grâces et les bénédictions célestes. Sermon de saint Augustin, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce jour, au second nocturne.
La fête des Saints Innocents est très ancienne dans l’Eglise d’Occident à la date du 28 décembre, 4ème jour dans l’octave de Noël. Elle apparait déjà en ce jour dans le calendrier de Carthage qui remonte vraisemblablement au Vème siècle ; comme nous l’avons vu dans la leçon ci-dessus, saint Augustin († 430) la célébrait. Nous possédons aussi des sermons de saint Pierre Chrysologue († avant 451) et de saint Césaire d’Arles († 543) pour cette fête. Elle figure également dans les Sacramentaires léonien (qui contient deux formulaires de messe), gélasien (où la collecte de notre missel est déjà présente) et bien sûr grégorien (qui contient les mêmes trois oraisons de la messe encore présentes aujourd’hui dans le missel de saint Pie V).
Il est probable que d’Afrique et de Rome, cette fête du cycle de la Nativité se soit diffusée en Orient, dans le sillage de l’acceptation par les Eglises orientales de la fête de Noël à partir de la fin du IVème siècle. Le rit byzantin comme le copte la placent au 29 décembre. Le rit mozarabe quant à lui préfère positionner la fête des Innocents le 8 janvier, deux jours après l’Epiphanie. Le rit syriaque en revanche l’anticipe au 23 septembre, déconnectant ainsi cette fête de celle de Noël.
Dans le rit romain, la fête des Saints Innocents connait une particularité liturgique unique :
Lorsque la fête du 28 décembre tombe en semaine, elle est célébrée en violet avec chasubles pliées pour le diacre et le sous-diacre, sans Te Deum à matines, sans Gloria, ni Alleluia (remplacé par un Trait) ni Ite missa est (remplacé par Benedicamus Domino) à la messe, et il était prescrit de faire maigre.
Lorsque la fête du 28 décembre tombe un dimanche (ou lorsqu’elle est célébrée dans une église dédiée aux Saints Innocents) ainsi que son jour octave le 4 janvier, elle est célébrée en rouge, avec dalmatique et tunique pour le diacre et le sous-diacre, Te Deum à matines, Gloria, Alleluia (sans Trait) & Ite missa est à la messe, sans abstinence.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Noël suisse – noël d’orgue de Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la Chapelle Royale & de Notre-Dame de Paris
Evangile : Matthieu II, 13-18 : Alors Hérode voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une grande colère ; et il envoya tuer dans Bethléhem, et dans tout le pays d’alentour, tous les enfants âgés de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis exactement des mages.
Pendant les encensements de l’offertoire : Puer natus in Bethlehem – trope du Benedicamus Domino (texte d’après le processional de l’abbaye bénédictine de Saint-Georges de Prague c. 1280-1320, mélodie moderne)
Saint-Eugène, le mercredi 24 décembre 2025, matines de Noël à 21h45, puis procession à la crèche & messe solennelle de minuit. Le jeudi 25 décembre 2025, messe basse de l’Aurore à 8h15 , messe solennelle du Jour de Noël de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Notre Sauveur, mes bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous. Il ne peut y avoir de tristesse au jour où naît la vie, qui, dissipant la crainte de la mort, répand en nos âmes la joie, par la promesse de l’éternité. Il n’y a personne qui n’ait sa part de cette allégresse. Tous ont un même motif de se réjouir, car notre Seigneur, destructeur du péché et de la mort, nous trouvant tous assujettis au péché, est venu pour nous affranchir tous. Qu’il tressaille, celui qui est saint : car la palme approche pour lui. Que le pécheur se réjouisse : voici qu’on l’invite au pardon. Que le Gentil prenne courage : car il est convié à la vie. En effet, le Fils de Dieu, dans la plénitude des temps fixée par les impénétrables profondeurs du conseil divin, a pris la nature humaine, pour la réconcilier avec son auteur, afin que l’inventeur de la mort, le diable, fût vaincu par où il avait triomphé. Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.
C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu. Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.
Matines de Noël
Chant des répons en polyphonie sur un ton parisien
Ière leçon : Isaïe IX, 1-6 : Car un petit enfant nous est né, et un fils nous a été donné ; l’empire repose sur ses épaules et il sera appelé Admirable, Conseiller, Dieu, Fort, Père du siècle futur, Prince de la paix.
IInde leçon : Isaïe XL, 1-8 : Et la gloire du Seigneur sera révélée, et toute chair verra en même temps que la bouche du Seigneur a parlé.
IIIème leçon : Isaïe XLII, 1-6 : A cause de cela, mon peuple connaîtra mon nom en ce jour-là : que moi-même qui parlais autrefois, me voici présent.
Evangile : Luc II, 1-14 : Et elle enfanta son Fils premier-né ; et l’ayant emmaillotté, elle le coucha dans une crèche ; parce qu’il n’y avait point de place pour eux dans l’hôtellerie.
Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
Sanctus : de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je en vie »
Agnus Dei : de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
Pendant la communion :
Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Nicolas Vardon
Voicy le jour solennel de Noël – noël d’orgue de Michel Corrette (1707 † 1795), organiste de Sainte-Marie-du-Temple et de Saint-Louis des Jésuites à Paris
Procession de sortie : Il est né le divin enfant – noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Messe solennelle du jour de Noël :
Procession d’entrée : 2nde suite de Noël de Claude-Bénigne Balbastre (1724 † 1799), organiste de Notre-Dame de Paris, de Saint-Roch, de l’abbaye de Panthémont et de Monsieur, frère du roi, claveciniste de Marie-Antoinette et du duc de Chartres : prélude – 1er noël : Voici le jour solennel de Noël
Epître : Hébreux I, 1-12 : Dieu ayant parlé autrefois à nos pères en divers temps et en diverses manières par les prophètes, nous a enfin parlé en ces derniers jours par son propre Fils.
Pendant la communion : 2nde suite de Noël de Claude-Bénigne Balbastre (1724 † 1799), organiste de Notre-Dame de Paris, de Saint-Roch, de l’abbaye de Panthémont et de Monsieur, frère du roi, claveciniste de Marie-Antoinette et du duc de Chartres : 2nd noël : Joseph est bien marié – 3ème noël : Où s’en vont ces guays bergers
Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
IIndes vêpres de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le vieux noël français « A la venue de Noël »
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton (« Moderne »)
Chant final, de Noël : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme des XIIIème & XIVème siècles
Saint-Eugène, le samedi 20 décembre 2025, premières vêpres à 17h45, le dimanche 21 décembre 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Couleur liturgique : violet (rit romain) / blanc (rit parisien).
Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.
Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. » Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.
Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin. Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
Epître : I Corinthiens IV, 1-5 : C’est pourquoi ne jugez point avant le temps, jusqu’à ce que le Seigneur vienne : c’est lui qui portera la lumière dans les ténèbres les plus profondes, et qui découvrira les plus secrètes pensées des cœurs ; et alors chacun recevra de Dieu la louange.
Evangile : Luc III, 1-6 : Et tout homme verra le Sauveur de Dieu.
Avant l’homélie : Vox clamantis in deserto – motet sur le texte de l’évangile du jour (Luc III, 4) – Diego de Las Muelas (1698 † 1743), maître de chapelle de la cathédrale d’Astorga, puis de celle de saint Jacques de Compostelle puis du Monastère royal de l’Incarnation de Madrid
Après l’homélie : Sol sub nube latuit – conduit à deux voix sur l’Incarnation – Poésie de Gautier de Châtillon, chancelier de l’Eglise de Reims puis chanoine d’Amiens – musique de l’Ecole de Notre-Dame de Paris : Magnus Liber Organi de Graduali et Antiphonario pro servitio divino, XIIème siècle
Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
IIndes vêpres du IVème dimanche de l’Avent.
A Magnificat, grande antienne O Oriens. Mémoire des vêpres de saint Thomas, Apôtre. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
A la Bienheureuse Vierge Marie : O Virgo virginum – IInd ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton