Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Cantilène parisienne de l’épître de la fête de saint Denys, premier évêque de Paris

Si le rit romain – à Rome même – n’utilise que le recto tono sans aucune modulation (sauf pour le point d’interrogation) pour le chant de l’épître par le sous-diacre, les usages en France furent plus variés.

Nous présentons ici la cantilène parisienne traditionnellement en usage dans l’ancien rit parisien. Sa forme très simple, proche du recto tono romain, signale sa grande antiquité. Le chant ne connait que trois modulations :

  • A la médiante, la voix s’abaisse d’une tierce mineure sur la syllabe qui précède le second accent tonique avant la ponctuation.
  • A la cadence finale, la voix s’élève d’une tierce mineure sur le second accent tonique avant le point qui conclut la phrase.
  • La formule finale de la cantilène parisienne comprend un mouvement un peu moins simple : la voix s’abaisse d’une tierce inférieure sur la syllabe qui précède le troisième accent tonique avant le point final, puis, sur la troisième syllabe avant la fin, fait le mouvement sol-la-do pour revenir à la dominante qui conclut le chant.

Comme ces modulations sont très simples, avec un peu de pratique, le sous-diacre n’a réelleemnt pas besoin d’une notation musicale avec des notes sur une portée. Les anciens épistoliers parisiens ont un système pratique beaucoup plus simple : le texte des épîtres est surmonté des signes V – lorsque la voix s’abaisse – et Λ – lorsque la voix s’élève. La formule finale est marquée par un V suivie d’un *.

Nous suivons, pour l’établissement de l’épître de saint Denys selon la cantilène parisienne, les indications données par le Directorium Parisiense de 1656, publié par Martin Sonnet, chanoine de Notre-Dame, sous le pontificat de Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz (Caput IV De modo cantandi Epistolas, Prophetias et Evangelia).

Cantilène parisienne de l'épître de la fête de saint Denys

Cantilène parisienne de l'épître de la fête de saint Denys

Cantilène parisienne de l'épître de la fête de saint Denys

Vous pouvez télécharger le livret PDF noté à l’attention des sous-diacres qui voudraient employer ce ton parisien de l’épître de la saint Denys.

In diébus illis : Stans Paulus in médio Areopági, ait : Viri Atheniénses, per ómnia quasi superstitiosióres vos vídeo. Prætériens enim et videns simulácra vestra, invéni et aram, in qua scriptum erat : Ignóto Deo.

Quod ergo ignorántes cólitis, hoc ego annúntio vobis. Deus, qui fecit mundum et ómnia, quæ in eo sunt, hic cæli et terræ cum sit Dóminus, non in manufáctis templis hábitat, nec mánibus humánis cólitur índigens áliquo, cum ipse det ómnibus vitam et inspiratiónem et ómnia : fecítque ex uno omne genus hóminum inhabitáre super univérsam fáciem terræ, defíniens statúta témpora et términos habitatiónis eórum, qu.rere Deum, si forte attréctent eum aut invéniant, quamvis non longe sit ab unoquóque nostrum.

In ipso enim vívimus et movémur et su-mus : sicut et quidam vestrórum poëtárum dixérunt : Ipsíus enim et genus sumus.

Genus ergo cum simus Dei, non debémus æstimáre auro aut argénto aut lápidi, sculptúræ artis et cogitatiónis hóminis Divínum esse símile.

Et témpora quidem huius ignorántia despíciens Deus, nunc annúntiat homínibus, ut omnes úbique poeniténtiam agant, eo quod státuit diem, in quo judicatúrus est orbem in æquitáte, in viro, in quo státuit, fidem præbens ómnibus, súscitans eum a mórtuis.

Cum audíssent autem resurrectiónem mortuórum, quidam quidem irridébant, quidam vero dixérunt : Audiámus te de hoc íterum.

Sic Paulus exívit de médio eórum. Quidam vero viri adhæréntes ei, credidérunt : in quibus et Dionýsius Areopagíta, et múlier nómine Dámaris, et álii cum eis.

En ces jours-là : Paul, étant donc au milieu de l’Aréopage, leur dit : « Seigneur Athéniens, il me semble qu’en toutes choses, vous êtes religieux jusqu’à l’excès. Car ayant regardé en passant les statues de vos dieux, j’ai trouvé même un autel sur lequel il est écrit : Au dieu inconnu.

C’est donc ce Dieu que vous adorez sans le connaître, que je vous annonce. Dieu qui a fait le monde et tout ce qui est dans le monde, étant le Seigneur du ciel & de la terre, n’habite point dans les temples bâtis par les hommes. Il n’est point honoré par les ouvrages de la main des hommes, comme s’il avait besoin de ses créatures, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Il a fait naître d’un seul toute la race des hommes, et il leur a donné pour demeure toute l’étendue de la terre, ayant marqué l’ordre des saisons et les bornes de l’habitation de chaque peuple, afin qu’ils cherchassent Dieu, et qu’ils tâchassent de le trouver comme avec la main et à tâtons, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous. Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être ; et comme quelques-uns de vos poètes ont dit : Nous sommes même les enfants et la race de Dieu. Puisque donc nous sommes les enfants et la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre, dont l’art et l’industrie des hommes ont fait des figures. Mais Dieu, étant en colère contre ces temps d’ignorance, fait maintenant annoncer à tous les hommes et en tous lieux qu’ils fassent pénitence, parce qu’il a arrêté un jour où il doit juger le monde selon la justice, par celui qu’il a destiné à en être le juge, ce dont il a donné à tous les hommes une preuve certaine, en le ressuscitant d’entre les morts. »

Mais lorsqu’ils entendirent parler de la résurrection des morts, quelques-uns s’en moquèrent, et les autres dirent : « Nous t’entendrons une autre fois sur ce point. » Ainsi Paul sortit de leur assemblée. Quelques-uns néanmoins se joignirent à lui, et embrassèrent la foi, entre lesquels fut Denys l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.

 

Liber Epistolarum ad usum Ecclesiae Metropolitanae Parisiensis Anno MDCCLIII
Epistolier à l’usage de Notre-Dame de Paris, 1753 – les épîtres y sont notées avec les trois symboles traditionnels de la cantilène parisienne de l’épître.

Oremus pro pontifice nostro Leone (pro tempore paschali)

Oremus pro pontifice nostro Leone
Oremus pro pontifice nostro Leone !

℣. Prions pour notre Pontife Léon.
℟. Que le Seigneur le garde, lui donne une longue vie, le rende heureux sur la terre et ne l’abandonne point à la puissance de ses ennemis.

℣. Fiat manus tua super virum déxteræ tuæ.
℟. Et super fílium hóminis quem confirmásti ti-bi.
℣. Étendez votre main sur l’homme de votre droite.
℟. Et sur le fils de l’homme que vous vous êtes attaché.
(Psaume LXXIX, 18)
Orémus. Prions.
Devs, ómnium fidélium pastor et rector, fámulum tuum Leónem, quem pastórem Ecclésiæ tuæ præésse voluísti, propítius réspice : da ei, quæsumus, verbo et exémplo, quibus præ-est pro-cere ; * ut ad vitam, una cum grege sibi crédito, pervéniat sempi-térnam. Dieu, pasteur et conducteur de tous les fidèles, jetez un regard propice sur votre serviteur Léon, que vous avez daigné établir pasteur de votre Église ; daignez lui accorder, nous vous en supplions, de faire avancer, par la parole et par l’exemple, ceux qu’il gouverne, afin qu’il parvienne, avec le troupeau qui lui a été confié, à la vie éternelle.
Per Christum Dóminum nos-trum. Par le Christ notre Seigneur.
℟. Amen.  

Cette belle prière liturgique en l’honneur du Souverain Pontife sur ce ton joyeux propre au Temps pascal s’inscrit dans la tradition de prière constante de l’Église pour son chef visible, le Pape, évêque de Rome. L’invocation « Oremus pro Pontifice nostro » rappelle à chaque fidèle son devoir de soutenir spirituellement le successeur de Pierre, surtout en ces temps où l’Église a tant besoin d’unité et de clarté.

Source : Oremus pro pontifice nostro Leone – Cantus IV (Pro tempore paschali) – in Cantus selecti ad benedictionem SS.mi Sacramenti, Ex libris Vaticanis et Solesmensibus excerpti, Editio rhythmicis signis ornata, Desclée & Socii, S. Sedis Apostolicæ et Sacrorum Rituum Congregationis Typographi, Parisiis, Tornaci, Romæ, Neo-Eboraci, 1957, n°807 p. 284*.

Léon XIV : Oremus pro pontifice nostro Leone !
Oremus pro pontifice nostro Leone !

Antoine de Boësset – Ad cœnam Agni providi – Hymne du temps pascal

Attribuable à Antoine de Boësset, sieur de Villedieu (1587 † 1643).
Maître de la musique de la Reine.
Ad cœnam Agni providi, hymne du Temps pascal, à vêpres.
4 voix (SATB).
4 pages – Ré mineur (Ier ton).

Cette hymne pour le Temps pascal – Ad cœnam Agni providi – figure au verso du folio 211 du manuscrit « Deslauriers », fameux manuscrit de la Bibliothèque nationale de France (F-Pn / Rés Vma ms 571) qui pourrait avoir été le répertoire personnel d’André Péchon, maître de chapelle de la cathédrale de Meaux au XVIIème siècle, dans lequel celui-ci aurait consigné les œuvres des compositeurs qu’il admirait tout particulièrement.

Dans ce manuscrit, fondamental pour la connaissance de la musique française au temps de Louis XIII, un corpus de pièces se détachent très nettement par leur style et leur composition vocale insolite (le plus souvent 3 voix de femmes, basse & basse continue). En marge de certaines de ces œuvres, le copiste a indiqué le nom de Boësset.

L’attribution plus précise de ces œuvres a entraîné une dispute entre musicologues (et ce dès Sébastien de Brossard au XVIIIème siècle) : ces œuvres devaient-elles être attribuées à Antoine de Boësset, sieur de Villedieu (1587 † 1643), surintendant de la Musique du Roi Louis XIII, maître de la musique d’Anne d’Autriche et des bénédictines de Montmartre, ou bien à son fils Jean-Baptiste de Boësset, écuyer, sieur de Dehaut (1614 † 1685) qui occupa les mêmes fonctions à la cour que son père, étant de plus gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi ? La question parait définitivement tranchée en faveur du père depuis l’article que Peter Bennett fit paraître en 2005 dans la Revue française de Musicologie : Antoine Boësset’s sacred music for the royal abbey of montmartre : Newly identified polyphony and plain-chant musical from the « Deslauriers » Manuscript (F-Pn Vma ms. rés. 571). Se fondant sur une datation des différents papiers du manuscrit Deslauriers et sur la reprise des thèmes du plain-chant propre à Montmartre, l’auteur montre de façon convaincante le lien entre ce corpus et les bénédictines de Montmartre et dès lors son attribution au père (plus connu par ailleurs pour ses nombreux airs de cours publiés).

L’inédite répartition des voix dans ce corpus (deux dessus, un bas dessus, une basse, avec la basse continue) s’expliquerait donc par un usage dans un monastère féminin (la basse serait chantée par Boësset selon Peter Bennett (?!). Pourtant plusieurs musicologues s’étaient aperçus que si l’on répartissait les voix autrement, la marche harmonique de ces œuvres sonnaient nettement mieux. Denise Launay en particulier préconisait la mutation du second dessus en taille, ce que nous avons suivi ici pour cette transcription (et en effet, cela sonne parfaitement bien ainsi). En transcription moderne, il ne serait de toutes manières pas difficile de lire la partie de ténor par un soprano 2 et vice-versa.

Ad cœnam Agni providi - manuscrit Deslauriers p. 211 v°
Ad cœnam Agni providi – manuscrit Deslauriers p. 211 v°

Nous pensons devoir attribuer à Antoine de Boësset cette œuvre :

  • elle figure dans une série de pièces (et en particulier d’hymnes polyphoniques) qui utilisent les clefs qu’on rencontre dans les œuvres marquées « Boësset » dans le manuscrit Deslauriers : deux clefs de sol de dessus, une clef d’ut première ligne de bas dessus et une clef de fa troisième ligne de basse chantante,
  • elle utilise très manifestement, dans l’alto, comme d’autres compositions de Boësset, le plain-chant en usage à Montmartre, tel que noté dans l’Antiphonier bénédictin pour les religieuses du royal & célèbre monastère de Mont-Martre imprimé chez Louis Sevestre en 1646, lors d’une importante réforme de simplification du chant opérée par les Bénédictines de Montmartre (page 493 – cf. aussi cet autre exemplaire) :
Ad cœnam Agni providi - chant de Montmartre de 1646
Ad cœnam Agni providi – chant de Montmartre de 1646

Nous offrons plus bas une partition du plain-chant de Montmartre adaptée à toutes les strophes de l’hymne, afin de permettre une alternance avec la polyphonie de Boësset pour ceux qui le souhaiteraient. On peut aussi alterner en utilisant la ligne du bas dessus (alto) comme plain-chant (ce que nous faisons dans la vidéo en fin de cet article).

L’hymne Ad cœnam Agni providi est employée par le rit romain comme par le rit bénédictin pour les vêpres du Temps pascal. Son auteur parait être saint Nicétas, évêque de Rémesiana en Dacie aurélienne (c. 335 – 414) ; il remonte en tout cas à une époque suffisamment antique, de la primitive Eglise, où les catéchumènes étaient baptisés adultes et étaient revêtus du vêtement blanc, comme le laisse entendre suffisamment clairement la première strophe. Le texte déploie le mystère pascal dans toute son ampleur : le Christ y est présenté comme l’Agneau de l’Exode, immolé pour sauver les siens, mais aussi comme le Seigneur ressuscité qui donne sa chair en nourriture dans l’Eucharistie. On y retrouve le style des premières hymnes latines, sobre, fortement typologique. En voici le texte avec une traduction versifiée de Charles de Courbes (Cantiques Spirituels, 1622).

 

Ad cœnam Agni providi,
Et stolis albis candidi,
Post transitum maris rubri
Christo canamus principi.
En mangeant cet Agneau pascal,
Vêtus de blanc, en cœur loyal,
Et la Mer rouge ayant passé
Chantons à Christ de cœur haussé.
Cujus corpus sanctissimum,
In ara crucis torridum,
Cruore ejus roseo
Gustando vivimus Deo.
Duquel le corps fut autrefois
Brûlé sur l’autel de la Croix,
Dont par le pur sang d’iceluy
Nous vivons à Dieu aujourd’hui.
Protecti Paschæ vespere
A devastante Angelo,
Erepti de durissimo
Pharaonis imperio.
Sauvés de l’Ange qui jadis
En la vieille Pâque des Juifs
Fit de plusieurs, occision
Et délivra de Pharaon.
Jam Pascha nostrum Christus est,
Qui immolatus agnus est,
Sinceritatis azyma,
Caro ejus oblata est.
Car notre Pâque c’est le Christ,
Qui pour nous vrai agneau se fit,
Aussi son cher corps a été
L’Azyme de sincérité.
O vere digna hostia,
Per quem fracta sunt tartara,
Redempta plebs captivata,
Reddita vitæ præmia.
Ô digne hostie, cher Jésus,
Par qui les enfers sont rompus,
Le peuple ôté d’anxiété,
Et remis en sa liberté.
Consurgit Christus tumulo,
Victor redit de barathro,
Tyrannum trudens vinculo,
Et Paradisum reserans.
Christ ressuscité glorieux
Est des enfers victorieux,
Et rompt de Satan les liens,
Ouvrant le Paradis aux siens.
Quæsumus, Auctor omnium,
In hoc paschali gaudio,
Ab omni mortis impetu
Tuum defende populum.
Nous te prions, grand Dieu de tous
Qu’en ce temps pascal gai et doux,
Tu nous pardonnes les péchés,
Dont à la mort serions tachés.
Gloria tibi Domine,
Qui surexist’ a mortuis
Cum Patr’ et Sancto Spiritu,
In sempiterna sæcula. Amen.
Gloire soit à toi, ô Sauveur,
Qui est ressuscité vainqueur,
Au Père, et Saint Esprit divin,
Aux siècles des siècles sans fin. Amen.

À la Renaissance, le texte original fut défiguré dans un latin classicisant, voire néo-païen, par une commission de quatre jésuites humanistes réunie par le pape Urbain VIII, donnant naissance à une nouvelle version : Ad regias Agni dapes. L’antique hymne pascale, si pleine de foi et de simplicité, fut mutilée dans son esprit et dans sa lettre, pour plaire de façon pédante au goût païen du jour. Le fidèle qui chantait jadis : Ad cœnam Agni providi, entendait l’appel du Christ, l’Agneau pascal, à sa cène, à son banquet sacré ; on lui substitua Ad regias Agni dapes, tournure majestueuse, sans doute, mais plus abstraite, et qui perdait tout le charme biblique et patristique propre au latin chrétien du texte ancien. Le nouvel hymnaire, refusé par les basiliques romaines, la plupart des ordres religieux et des diocèses français (et par conséquent des compositeurs de musique), ne pénétra notre pays qu’au début du XXème siècle avec les nouvelles éditions des livres de chant liturgique (notons que les premiers de ces livres parus à cette époque donnaient toujours le texte antique des hymnes en appendice).

 

Les premières mesures de cette partition :

 
Ad cœnam Agni providi - polyphonie d'Antoine de Boësset
 

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition de l’hymne Ad cœnam Agni providi d’Antoine de Boësset en fichier PDF – ton original en Ré mineur

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition de l’hymne Ad cœnam Agni providi selon le plain-chant des Bénédictines de Montmartre en fichier PDF – Ier ton

Ad cœnam Agni providi - plain-chant de Montmartre de 1646
Ad cœnam Agni providi – plain-chant de Montmartre de 1646

L’hymne de Boësset chanté à Saint-Eugène en 2016 :

Vous téléchargez cette partition ? Vous appréciez notre travail ? Vous pouvez grandement nous aider en partageant cette page sur vos réseaux sociaux ! Merci par avance !

Leonardo Leo – Judica me Deus – introït du dimanche de la Passion – 1744

Leonardo Ortensio Salvatore de Leo (1694 † 1744), premier maître de la Chapelle Royale de Naples.
Judica me Deus – introït pour le dimanche de la Passion composé pour la Chapelle Royale de Naples pour le Carême 1744.
4 voix mixtes (SATB) & basse continue.
8 pages.

Leonardo Ortensio Salvatore de Leo est la forme la plus complète du nom du compositeur couramment appelé Leonardo Leo, une figure majeure de l’Ecole napolitaine du XVIIIème siècle. Celui-ci fut nommé organiste surnuméraire à la chapelle royale de Naples en 1713, âgé alors de 19 ans seulement et il en gravit tous les échelons avant d’en devenir le premier maître à la mort de Domenico Sarro, le 25 janvier 1744.

A la suite de cette nomination, il compose une série de polyphonies pour le propre des messes du Carême 1744 pour la cour de Naples où règne alors Charles de Bourbon, roi des Deux-Siciles : il met en musique l’introït, le graduel et la communion des messes du Mercredi des Cendres, des quatre dimanches du Carême et du dimanche de la Passion qui y fait suite. Dans cette série, il fait preuve de beaucoup d’inventivité, exploitant des styles variés dans ces différents opus.

L’introït Judica me Deus est composé en ut mineur. Il peut être utilisé en reprise polyphonique après le chant de l’introït et de son verset en plain-chant, en commençant le chant grégorien un ton plus bas. Leo fait déploie une grande inventivité harmonique dans cet introït, rendant de façon très expressive les deux premiers versets du Psaume XLII. Il allie une construction contrapuntique traditionnelle avec une harmonie moderne et raffinée, employant force chromatismes pour exprimer les souffrances du Psalmiste appliquées au Christ dans sa Passion. On notera en particulier l’emploi de la fameuse sixte napolitaine (accord de sixte augmentée, construit sur le degré II de la gamme – cet accord produit un effet harmonique expressif, souvent associé à une couleur mélancolique ou dramatique) si caractéristique des compositeurs du Royaume de Naples au XVIIIème, royaume alors porté par une fulgurante explosion économique et culturelle grâce à la dynamique politique du roi Charles de Bourbon.

Notons que le manuscrit signale pour la basse continue l’emploi de l’orgue, de basses instrumentales et du serpent.

L’œuvre est cataloguée KraL B.1.6 dans le catalogue des œuvres sacrées de Leo édité par l’allemand Ralf Krause en 1987.

Nous avons utilisé deux sources pour établir cette édition :
* Principalement le manuscrit côté IFN-10861406, p. 1v-3r de la Bibliothèque nationale de France,
* complété par le manuscrit Torr.Ms.C.59, p. 5-6 du Conservatoire de Musique « Benedetto Marcello » de Venise, qui comporte quelques variantes dans la basse, et ne note pas la basse continue.

JVDICA ME, * Deus, et discérne causam meam de gente non sancta : ab hómine iníquo et dolóso éripe me : quia tu es Deus meus, et fortitúdo mea. Juge-moi, Dieu, et sépare ma cause de celle d’une nation impie ; de l’homme inique et trompeur délivre-moi, car tu es mon Dieu et ma force.

Les premières mesures de cette partition :

Leonardo Leo, Judica me Deus - introït du dimanche de la Passion

Judica me Deus – introït de la Passion – Leonardo Leo – partition au format PDF

Vous téléchargez cette partition ? Vous appréciez notre travail ? Vous pouvez grandement nous aider en partageant cette page et en nous suivant sur les réseaux sociaux ! Merci par avance !


Sandrine Piau · Anne-Liese Solleid · Hilary Summers · Jean-Francois Novelli · Renaud Delaigue · Les Talens Lyriques · direction : Christophe Rousset – Miserere – Music from the Royal Chapel Naples ℗ 2002 Decca Music Group Limited

[Noveritis 2025] Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2025 le jour de l’Epiphanie

Noveritis 2024 - publication de la date de Pâques
La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.

Dans le rit romain, le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est obligatoirement reportée en France au dimanche qui suit – sauf bien sûr lorsque le 6 janvier tombe un dimanche), le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile, publication couramment appelée « Noveritis ». Comme chaque année, nous avons le plaisir d’offrir à nos lecteurs le Noveritis 2025.

RIT ROMAIN

En voici le chant pour 2025, réalisé par nos soins :

Noveritis Romanum 2025 : proclamation de la date de Pâques et des fêtes mobiles

En voici le texte & la traduction du Noveritis 2025 :

Novéritis, fratres caríssimi, quod annuénte Dei misericórdia, sicut de Nativitáte Dómini nostri Jesu Christi gavísi sumus, ita et de Resurrectióne ejúsdem Salvatóris nostri gáudium vobis annuntiámus.

Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

Die décima sexta Februárii erit Domínica in Septuagésima.

Le 16 février sera le dimanche de la Septuagésime.
Quinta Mártii dies Cínerum, et inítium jejúnii sacratíssimæ Quadragésimæ. Le 5 mars sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
Vigésima Aprílis sanctum Pascha Dómini nostri Jesu Christi cum gáudio celebríbitis. Le 20 avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
Vigésima nona Máii erit Ascénsio Dómini nostri Jesu Christi. Le 29 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Octáva Júnii Festum Pentecóstes. Le 8 juin sera la fête de la Pentecôte.
Décima nona ejúsdem Festum sacratíssimi Córporis Christi. Le 19 du même mois sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
Trigésima Novémbris Domínica prima Advéntus Dómini nostri Jesu Christi, cui est honor et glória, in sæcula sæculórum. Amen. Le 30 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

Livret PDF imprimable à l’attention du clergé.

RIT PARISIEN

Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2025 :

Noverit Parisiense 2025 - proclamation de la date de Pâques : 20 avril 2025

En voici le texte & la traduction pour 2025 :

Novérit cáritas vestra, fratres caríssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die vigésima mensis Aprílis Pascha Dómini celebrábimus.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 20 avril nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.

 

RIT AMBROSIEN

Voici le chant pour le rit ambrosien, pour 2025 :

Noverit Ambrosianum 2025 - proclamation de la date de Pâques : 20 avril 2025

En voici le texte & la traduction pour 2025 :

Novérit cháritas vestra, fratres charíssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die vigésima, mensis Aprílis Pascha Dómini cum gáudio celebrábimus. ℟. Deo grátias.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 20 avril, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Chant mozarabe – Post communionem : Refecti Christi Corpore – commun de la messe mozarabe

Refecti Christi Corpore et Sanguine - chant mozarabe

L’antienne Refecti Christi corpore et sanguine est chantée à la fin de la messe dans le rit hispanique, dit aussi rit wisigothique ou rit mozarabe (rappelons que le qualificatif mozarabe signifiait « ce qui n’est pas arabe » et désignait les communautés chrétiennes de la péninsule ibérique qui avaient gardé la foi de leurs pères sous la domination musulmane).

 

Refécti Christi córpore et sánguine, te laudámus, Dómine, alleluia, alleluia, alleluia. Restaurés par le corps & le sang du Christ, nous te louons, Seigneur. Alléluia, alléluia, alléluia.

Cette courte antienne de la liturgie mozarabe est une pièce propre à ce rit, qui exprime avec un bref mais intense mouvement de louange, la gratitude des fidèles après la réception du Christ dans l’Eucharistie. Cette pièce doit remonter à une haute ancienneté puisque l’antienne fait encore clairement allusion à la communion sous les deux espèces. Elle est commune à toutes les messes et ne varie pas.

La plupart des autres liturgies chrétiennes n’ont pas de chant immédiatement après la communion (le plus souvent, la pièce prévue par les livres liturgiques était chantée pendant la communion, non après). Cependant, son thème général — l’action de grâce et la louange après le don du Corps et du Sang du Christ — se retrouve dans d’autres traditions liturgiques chrétiennes, bien qu’avec des formulations et des contextes différents.

Cette Antiphona Post Communionem est immédiatement suivie de la dernière oraison de la messe mozarabe, appelée Completuria, qui correspond extactement à l’oraison appelée Post Communion de la messe romaine.

L’oraison Completuria comporte souvent une allusion au chant qui vient d’être exécuté. Voici à titre d’exemple la Completuria d’une des messes dominicales après la Pentecôte :

 

Refécti Christi córpore, sanguinéque páriter sanctificáti, Deo Patri omnipoténti grátias referámus ; ut in eádem refectióne sanctificatiónem habéntes hic, in futúro sæculo glóriam percipiámus. Restaurés par le Corps du Christ et pareillement sanctifiés par son sang, rendons grâces à Dieu le Père tout-puissant ; qu’en vertu de la sanctification que nous avons reçue en cette communion nous accédions à la gloire du siècle à venir.
℟. Amen. ℟. Amen.
Per grátiam pietátis ejus qui est benedíctus in sæcula sæculórum. Par la grâce de sa bonté, lui qui est béni dans les siècles des siècles.
℟. Amen. ℟. Amen.

Si Refecti Christi corpore et sanguine est propre au rit mozarabe dans son expression littéraire et musicale, son esprit d’action de grâce universel se retrouve dans toutes les traditions chrétiennes, car il reflète la centralité de l’Eucharistie dans la vie chrétienne.

Source : Cantoral mozarabe manuscrit de la Chapelle du Corpus Christi de la cathédrale de Tolède.

Marc-Antoine Charpentier – Regina cœli (H. 16)

Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
Regina cœli (H. 16).
2 voix égales (SA) & basse continue.
2 pages.

Composé autour de 1670 d’après les travaux de datation de Catherine Cessac, ce petit motet Regina cœli (H. 16) offre le texte de l’antienne à la Très-Sainte Vierge pour le Temps pascal à un chœur de femmes à deux parties accompagnées de la basse continue. Il figure en effet au premier volume relié des vingt-huit manuscrits autographes, les fameux Meslanges de Marc-Antoine Charpentier, vendus à la Bibliothèque du Roi par son neveu & héritier Jacques Édouard Charpentier en 1727 et grâce auxquels nous est parvenu l’essentiel de la musique de ce compositeur, qui aurait été perdue sans cela. Ce premier volume des Meslanges de Charpentier referme plusieurs autres pièces composées pour le même effectif féminin, dont l’hymne des fêtes des Vierges – Jesu corona virginum – déjà publié sur ce site.

Ecrit en fa majeur – classé comme « furieux et emporté » dans le tableau des énergies des modes par Charpentier lui-même, le motet s’ouvre par une première section joyeuse et pleine de dynamisme sur le premier vers du quatrain dont se compose l’antienne. Une soliste premier dessus chante ensuite les vers deux et trois de l’antienne (Quia quem meruisti portare / Resurrexit sicut dixit), et le chœur lui-répond avec les mêmes alléluias qui concluent le premier vers. Changement de caractère ensuite, les deux voix entremêlent de somptueux et suppliants retards harmoniques pour chanter « Ora pro nobis Deum », avant de conclure par le retour des mêmes joyeux alléluias.

L’écriture musicale de Charpentier dans ce motet est remarquable pour sa fraicheur d’inspiration et sa finesse harmonique. Les contrastes dynamiques entre l’oraison suppliante et la jubilation débordante sont subtilement marqués.

Regína cæli, laetáre, alleluia;
Quia quem meruísti portáre, alleluia,
Resurréxit, sicut dixit, alleluia:
Ora pro nobis Deum, alleluia.
Reine du Ciel, réjouis-toi, alléluia,
Car celui que tu as mérité de porter, alleluia,
Est ressuscité, comme il l’avait dit, alleluia,
Prie Dieu pour nous, alleluia.

Les premières mesures de cette partition :

 
Regina cœli de Charpentier H.16
 

Vous téléchargez cette partition ? Vous appréciez notre travail ? Vous pouvez grandement nous aider en partageant cette page sur vos réseaux sociaux ! Merci par avance !

Regina cœli de Charpentier (H. 16) – partition au format PDF, transposée un ton plus bas
 

Regina cœli (H. 16) de Marc-Antoine Charpentier
Regina cœli (H. 16) de Marc-Antoine Charpentier – le manuscrit du tome I. des Meslanges.

[Noveritis 2024] Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2024 le jour de l’Epiphanie

Noveritis 2024 - publication de la date de Pâques
La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.

Dans le rit romain, le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est obligatoirement reportée en France au dimanche qui suit – sauf lorsque le 6 janvier tombe un dimanche), le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile, publication couramment appelée « Noveritis ». Comme chaque année, nous avons le plaisir d’offrir à nos lecteurs le Noveritis 2024.

RIT ROMAIN

En voici le chant pour 2024, réalisé par nos soins :

Noveritis Romanum 2024 : proclamation de la date de Pâques et des fêtes mobiles

En voici le texte & la traduction du Noveritis 2024 :

Novéritis, fratres caríssimi, quod annuénte Dei misericórdia, sicut de Nativitáte Dómini nostri Jesu Christi gavísi sumus, ita et de Resurrectióne ejúsdem Salvatóris nostri gáudium vobis annuntiámus.

Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

Die vigésima octáva Januárii erit Domínica in Septuagésima.

Le 28 janvier sera le dimanche de la Septuagésime.
Décima quarta Februárii dies Cínerum, et inítium jejúnii sacratíssimæ Quadragésimæ. Le 14 février sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
Trigésima prima Mártii sanctum Pascha Dómini nostri Jesu Christi cum gáudio celebríbitis. Le 31 mars sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
Nona Máii erit Ascénsio Dómini nostri Jesu Christi. Le 9 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Décima nona ejúsdem Festum Pentecóstes. Le 19 du même mois sera la fête de la Pentecôte.
Trigésima ejúsdem Festum sacratíssimi Córporis Christi. Le 30 du même mois sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
Prima Décembris Domínica prima Advéntus Dómini nostri Jesu Christi, cui est honor et glória, in sæcula sæculórum. Amen. Le 1er décembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

Livret PDF imprimable à l’attention du clergé.

RIT PARISIEN

Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2024 :

Noverit Parisiense 2024 - proclamation de la date de Pâques : 31 mars 2024

En voici le texte & la traduction pour 2024 :

Novérit cáritas vestra, fratres caríssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die trigésima prima mensis Mártii Pascha Dómini celebrábimus.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 31 mars nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.

 

RIT AMBROSIEN

Voici le chant pour le rit ambrosien, pour 2024 :

Noverit Ambrosianum 2024 - proclamation de la date de Pâques : 31 mars 2024

En voici le texte & la traduction pour 2024 :

Novérit cháritas vestra, fratres charíssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die trigésima prima, mensis Mártii Pascha Dómini cum gáudio celebrábimus. ℟. Deo grátias.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 31 mars, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Domine, salvam fac Galliam – Prière pour la France du VIIIème ton en faux-bourdon parisien

Arrangements Henri de Villiers.
Prière pour la France : Domine, salvam fac Galliam du VIIème ton en faux-bourdon parisien.
3 voix égales (TBB) ou 4 voix mixtes (SATB).
1 page – La Majeur.

Sous l’Ancien Régime, la prière pour les autorités publiques utilisait le dernier verset du Psaume 19 : Domine, salvum fac Regem, & exaudi nos in die qua invocaverimus te. L’Empire transforma ce verset en Domine, salvum fac imperatorem nostrum Napoleonem, la République en Domine, salvam fac Rem Publicam. Le XXème siècle a chanté également Domine, salvum fac gentem Francorum. Le texte que nous utilisons, Domine, salvam fac Galliam – Seigneur, sauvez la France était déjà en usage au XIXème siècle.

De tradition, ce verset est chanté le dimanche à la grand’messe à la fin de la communion, les dimanches et certaines fêtes (comme le jour Noël selon le Cérémonial parisien de Martin Sonnet de 1662), ainsi qu’aux saluts du Très-Saint Sacrement. Il a été psalmodié sur divers tons, les Vème & VIème tons ayant eu aux XVIIIème & XIXème siècles les plus grandes faveurs. A Saint-Eugène, nous chantons ordinairement le Domine salvam fac dans le ton de l’antienne de communion qui le précède immédiatement (sauf aux grandes fêtes et aux temps festifs, où nous employons en général le VIème ton royal).

Le rythme de cette prière pour la France s’inspire directement de celui utilisé par Charles Gounod dans sa Messe solennelle de sainte Cécile (où le te final est considéré comme enclitique et déplace l’accent tonique d’invocavérimus). D’autres solutions rythmiques ont été utilisées du XVIIème au XIXème siècle pour la cadence finale.

Dans le faux-bourdon à 4 voix, les parties de dessus et de taille sont interchangeables à volonté. Le faux-bourdon parisien employé se retrouve dans de nombreuses éditions liturgiques de ce diocèse depuis le XVIIIème siècle. Il est néanmoins beaucoup plus ancien.

Voici le plain-chant sur lequel est établi ce faux-bourdon :

Domine, salvam fac Galliam - Prière pour la France du VIIIème ton en plain-chant parisien

Les premières mesures de cette partition :

 
Domine, salvam fac Galliam - Prière pour la France du VIIIème ton en faux-bourdon parisien
 

Dómine, salvam fac Gálliam : *
Et exáudi nos in die qua invocavérimus te. (ter).
Seigneur, sauve la France, *
Et exauce-nous au jour où nous t’invoquerons.
(trois fois)

Vous téléchargez cette partition ? Vous appréciez notre travail ? Vous pouvez grandement nous aider en partageant cette page sur vos réseaux sociaux ! Merci par avance !

 Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF

Domine, salvam fac Galliam – Prière pour la France du VIIème ton en faux-bourdon parisien

Arrangements Henri de Villiers.
Prière pour la France : Domine, salvam fac Galliam du VIIème ton en faux-bourdon parisien.
3 voix égales (TBB) ou 4 voix mixtes (SATB).
1 page – La Majeur.

Sous l’Ancien Régime, la prière pour les autorités publiques utilisait le dernier verset du Psaume 19 : Domine, salvum fac Regem, & exaudi nos in die qua invocaverimus te. L’Empire transforma ce verset en Domine, salvum fac imperatorem nostrum Napoleonem, la République en Domine, salvam fac Rem Publicam. Le XXème siècle a chanté également Domine, salvum fac gentem Francorum. Le texte que nous utilisons, Domine, salvam fac Galliam – Seigneur, sauvez la France était déjà en usage au XIXème siècle.

De tradition, ce verset est chanté le dimanche à la grand’messe à la fin de la communion, les dimanches et certaines fêtes (comme le jour Noël selon le Cérémonial parisien de Martin Sonnet de 1662), ainsi qu’aux saluts du Très-Saint Sacrement. Il a été psalmodié sur divers tons, les Vème & VIème tons ayant eu aux XVIIIème & XIXème siècles les plus grandes faveurs. A Saint-Eugène, nous chantons ordinairement le Domine salvam fac dans le ton de l’antienne de communion qui le précède immédiatement (sauf aux grandes fêtes et aux temps festifs, où nous employons en général le VIème ton royal).

Le rythme de cette prière pour la France s’inspire directement de celui utilisé par Charles Gounod dans sa Messe solennelle de sainte Cécile (où le te final est considéré comme enclitique et déplace l’accent tonique d’invocavérimus). D’autres solutions rythmiques ont été utilisées du XVIIème au XIXème siècle pour la cadence finale.

Dans le faux-bourdon à 4 voix, les parties de dessus et de taille sont interchangeables à volonté. Le faux-bourdon parisien employé se retrouve dans de nombreuses éditions liturgiques de ce diocèse depuis le XVIIIème siècle. Il est néanmoins beaucoup plus ancien.

Voici le plain-chant sur lequel est établi ce faux-bourdon :

Domine, salvam fac Galliam - Prière pour la France du VIIème ton en plain-chant parisien

Les premières mesures de cette partition :

 
Domine, salvam fac Galliam - Prière pour la France du VIIème ton en faux-bourdon parisien
 

Dómine, salvam fac Gálliam : *
Et exáudi nos in die qua invocavérimus te. (ter).
Seigneur, sauve la France, *
Et exauce-nous au jour où nous t’invoquerons.
(trois fois)

Vous téléchargez cette partition ? Vous appréciez notre travail ? Vous pouvez grandement nous aider en partageant cette page sur vos réseaux sociaux ! Merci par avance !

 Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF