Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – saints martyrs & confesseurs Gourias, Samonas & Habib – ton 6

Saints Confesseurs d'Edesse : Samonas, Gourias, HabibParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 novembre 2021 du calendrier grégorien – 15 novembre 2021 du calendrier julien – la divine liturgie n’est plus assurée publiquement en raison des décisions gouvernementales, les textes ici publiés le sont pour nourrir la prière des fidèles avec la prière liturgique de l’Eglise.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce jour marque le début du Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour les saints confesseurs d’Edesse : Gourias, Samonas & Habib.

Les saints martyrs Gourias et Samonas étaient deux prêtres de la région d’Edesse en Osrohène. Lors de la persécution de Dioclétien, accusés de porter secours aux Chrétiens dans les prisons et d’encourager les fidèles à tenir fermes dans la foi, ils comparurent devant le gouverneur qui tenta de les faire apostasier. « Nous ne trahirons pas – dirent-ils – le Dieu unique, qui est au ciel, nous ne le troquerons pas contre une image faite de main d’homme. Nous adorons le Christ Dieu, qui par bonté nous a sauvés de l’erreur ; Il est notre lumière, notre médecin et notre vie. Nous ne mourrons pas, comme tu le dis, mais nous vivrons, selon notre foi, si nous faisons la volonté de Celui qui nous a créé, répondirent-ils. Tes tourments ne nous font pas peur. Ils sont de courte durée et passent sans laisser de trace. Mais nous redoutons les peines éternelles qui sont réservées aux impies et aux apostats. Notre Dieu nous accordera de supporter les tortures qui ne font souffrir qu’un temps, puis disparaissent quand l’esprit a quitté le corps ». Après diverses tortures, la sentence de mort fut prononcée le 15 novembre 289. Avant de leur trancher la tête, le bourreau leur dit: « Priez pour moi, je vous en supplie, parce que je fais le mal devant Dieu». Samonas et Gourias se mirent à genoux, tournés vers l’Orient, et s’adressèrent à Dieu en disant: « Père de notre Seigneur Jésus-Christ, reçois nos esprits et garde nos corps pour la résurrection. » La population de la ville d’Edesse recueillit leurs précieux restes et jusqu’à la poussière qui avait bu leur sang.

Saint Habib, – dont le nom en syriaque signifie « aimé » – était, lui, diacre à l’époque où Licinius déclencha une nouvelle persécution contre les Chrétiens à partir de l’an 320, dans le contexte de son affrontement avec son co-empereur Constantin. Habib parcourait clandestinement les villages de la région d’Edesse pour y rassembler les fidèles dans l’église, leur lire les Ecritures et les encourager à persévérer dans la vérité de la foi, sans crainte des persécuteurs. Le gouverneur fit saisir sa famille et les gens de son village. A cette nouvelle, Habib partit pour Edesse, où il se livra au commandant de la garde du gouverneur.

Après avoir subi diverses tortures, le gouverneur lui demanda : « Ta religion t’enseigne-t-elle à haïr ton propre corps et à te complaire dans les souffrances ? » – « Nous ne haïssons pas nos corps, répliqua Habib, mais nous nous réjouissons en contemplant les réalités invisibles, confirmés par cette promesse que les souffrances de cette vie ne sont rien auprès de la gloire réservée à ceux qui aiment le Christ ». Comme la mort par le glaive lui semblait trop douce, le gouverneur ordonna qu’on brûle le Saint à petit feu. On l’emmena, en le traînant par une lanière qu’on lui avait fixée à la bouche. Sa mère, vêtue de blanc comme pour un jour de fête, marchait à ses côtés. Arrivé au lieu de l’exécution, Habib pria, puis, se retournant, bénit la foule qui était venue l’accompagner et qui lui souhaita de trouver la paix. Quand le feu commença de crépiter, il ouvrit la bouche et rendit l’âme aussitôt. Les Chrétiens le tirèrent alors du feu, l’oignirent et le parfumèrent, puis le déposèrent sur les fagots. Son martyre semble être survenu en 322. Son Saint corps fut enseveli dans le même tombeau où avait été déposés Gourias et Samonas, de là vient que ces trois martyrs sont célébrés ensembles. Saint Ephrem le Syrien, diacre d’Edesse, mentionne les trois confesseurs d’Edesse dans ses Chants de Nisibe. Ils sont mentionnés aussi dans un calendrier syriaque de 411.

Martyre de saint Habib d'Edesse - Ménologue de Basile II (c. 985) - Bibliothèque Apostolique Vaticane

Martyre de saint Habib d’Edesse – Ménologue de Basile II (c. 985) – Bibliothèque Apostolique Vaticane

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : seulement du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du dimanche, ton 6 :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Martyrs, ton 5 : Tu nous as donné les miracles de Tes martyrs * comme une enceinte imprenable, Christ Dieu. * Par leurs prières, dissipe les desseins des infidèles, * affermis le règne de la foi, ** car tu es seul bon et Ami des hommes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Martyrs, ton 2 : Des hauteurs ayant reçu la grâce, ô sages, * vous protégez ceux qu’éprouvent les épreuves, vous, dignes de toute louange ; * c’est pourquoi vous avez épargné à la jeune fille une mort amère; ** car vous êtes, en vérité, la gloire d’Édesse, et la joie du monde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et bénis ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi. (Psaume 27, 1).
[Des Martyrs, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),
℣. dit au Seigneur : « Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie » (Psaume 90, 2).
[Des Martyrs, ton 2 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.
[Des Martyrs : Luc (§ 64) XII, 8-12.
Or je vous déclare que quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – Synaxe de saint Michel et des autres puissances incorporelles – ton 5

Saint Michel ArchangeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 novembre 2021 du calendrier grégorien – 8 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi aujourd’hui la synaxe du saint archistratège Michel & des autres puissances incorporelles, et en particulier des autres archanges Gabriel, Raphael, Uriel, Jegudiel, Barachiel & Jérémiel. Le terme de « synaxe », qui désigne ici l’assemblée, la réunion de toutes les puissances angéliques, est aussi utilisé pour désigner l’assemblée des croyants se réunissant pour célébrer Dieu avec les saints et les anges.

  • Michael en hébreu signifie « Qui est comme Dieu ? ». L’Archange saint Michel est cité trois fois dans les chapitres X & XII du Livre de Daniel, il y est désigné comme le prince du peuple des Hébreux. L’Epître de saint Jude, reprenant une tradition hébraïque, le montre en conflit avec le Diable au moment de la mort de Moïse. L’Apocalypse de saint Jean le montre dans la guerre contre le Mal dans les derniers temps : « Il y eut un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon avec ses anges combattait contre lui » (Apocalypse XII, 7).
  • Gabriel signifie «Dieu est ma force» ou «la force de Dieu». Il est le héraut des mystères de Dieu, en particulier de l’Incarnation de Dieu et de tous les autres mystères qui y sont liés. Il apparait également dans le Livre de Daniel, où il annonce entre autres choses à ce prophète la venue du Christ.
  • Raphael signifie « Dieu guérit » ou « le remède de Dieu ». Cet Archange conduisit le jeune Tobie dans ses pérégrinations et lui donna le moyen de guérir son père, comme rapporté au Livre de Tobie.
  • Uriel signifie « Dieu est ma lumière », ou « Lumière de Dieu » (II Esdras IV, 1 & V, 20).
  • Selaphiel signifie « Intercesseur de Dieu ».
  • Jéhudiel signifie « Glorificateur de Dieu ».
  • Barachiel signifie « Béni par Dieu » ou « Bénédiction de Dieu ».
  • Jérémiel signifie « l’Exaltation de Dieu ». Il est parfois inclus dans la liste comme un huitième archange.

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    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Incorporels. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Incorporels. Kondakion : des Incorporels.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton V, 4 tropaires de la 3ème ode des Incorporels (œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749)) :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
    6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
    7. Seigneur immortel, tu as institué les puissants * capables d’accomplir ta sainte volonté, * ceux qui sans cesse devant toi ** se tiennent au plus haut des cieux.
    8. Des Anges qui ont annoncé, * ô Christ, ton incarnation * et ta sainte résurrection ** reçois la prière qu’ils t’adressent pour nous.
    9. Tu as donné aux hommes, * dans la tendresse de ton cœur, * ô Christ, des Anges gardiens ** assurant le salut de tes serviteurs.
    10. Ineffablement tu as conçu, * divine Epouse, le Seigneur et Sauveur * qui nous délivre de tout mal ** lorsqu’en vérité nous invoquons ton secours.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
    2. Tropaire des Incorporels, ton 4 : Archistratèges des célestes armées, * nous vous prions sans cesse, indignes que nous sommes : * par vos prières couvrez-nous * de l’ombre des ailes de votre gloire immatérielle * pour nous sauvegarder, nous qui nous prosternons devant vous avec ferveur et vous clamons : * « Délivrez-nous de tout danger, ** vous qui êtes le chef des puissances d’en haut ».
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des puissances incorporelles, ton 2 : Archistratèges de Dieu, * serviteurs de la gloire divine, * princes des anges et guides des hommes, * demandez ce qui nous est utile et la grande miséricorde, ** car vous êtes les Archistratèges des incorporels.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 5 :
    ℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
    Des Incorporels, ton 4 :
    ℟. Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).

    Epîtres
    Du dimanche : Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    Des Incorporels : Hébreux (§ 305) II, 2–10.
    Car si la loi qui a été annoncée par les anges est demeurée ferme, et si tous les violements et toutes les désobéissances ont reçu la juste punition qui leur était due ; comment pourrons-nous l’éviter, si nous négligeons le véritable salut ?

    Alleluia
    Du dimanche, ton 5 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    Des Incorporels, ton 5 :
    ℣. Louez le Seigneur, tous ses Anges, louez-le, toutes ses puissances (Psaume 148, 2).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
    Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.
    Des Incorporels : Luc (§ 51) X, 16–21.
    Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    Des Incorporels/a> : Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saints thaumaturges anargyres Côme & Damien – ton 4

Saints anargyres Côme & DamienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 novembre 2021 du calendrier grégorien – 1er novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints thaumaturges anargyres & martyrs Côme & Damien.

Ces deux médecins, arabes de naissance, soignaient gratuitement (d’où leur surnom d’anargyres : sans argent) & miraculeusement les malades qui se présentaient à eux dans la ville d’Egée en Cilicie. Pendant les persécutions de Dioclétien, Côme et Damien furent arrêtés sur l’ordre de Lysias, Préfet de Cilicie. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture, mais ceux-ci restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités. Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. Si les détails précis de la vie des deux frères thaumaturges ne nous sont guère connus, ils furent cependant très tôt l’objet de la large dévotion des peuples chrétiens – tant d’Orient que d’Occident -, et dès le IVème siècle, on voit fleurir des églises qui leur sont consacrées à Jérusalem, en Égypte et en Mésopotamie.

Leurs reliques furent une première fois translatées dans la ville de Cyr (Cyrrhus) en Syrie euphratésienne, entre la plaine d’Antioche et la Commagène, où elles étaient conservées dans une basilique magnifique (la ville gagna pour cette raison le surnom de Hagioupolis, la ville des saints). Il est possible que les deux saints fussent originaires de cette ville.

A Constantinople, une église dédiée aux saints Anargyres avait été fondée sous le règne de Théodose II le Jeune (408 † 450) à la pointe de la Corne d’Or, entre le quartier de Pera & celui des Blachernes, par Paulin, maître des offices (Magister officiorum) de l’Empire, la dédicace aurait été conduite par saint Proclus de Constantinople (434 † 446).

A la suite d’une guérison miraculeuse due à l’intercession de Côme et Damien (qui lui apparurent tandis qu’il était à l’article de la mort), l’empereur Justinien (527 † 565) fit reconstruire et redécorer en témoignage de gratitude cette église qui devint un lieu célèbre de pèlerinage. L’empereur fit transporter et déposer des reliques de saint Côme et de saint Damien dans la basilique reconstruite. Il fit également des embellissements dans la ville de Cyr.

A Rome le pape Félix IV (526 † 530) reconsacra en leur honneur vers l’an 528 la Bibliothèque de la Paix (Bibliotheca Pacis) sur le Forum de Vespasien, sur la Via Sacra, pour en faire la basilique Santi Cosma e Damiano ; celle-ci reste célèbre pour ses mosaïques du VIème siècle représentant les saints. La liturgie papale faisait station dans cette église le IVème jeudi de Carême et le second dimanche après Pâques.

Saint Grégoire de Tours (c. 538 † 594) rapporte de nombreuses guérisons obtenues par les prières des saints Côme et Damien, dont il fit placer des reliques dans la chapelle Saint-Martin de sa cathédrale de Tours.

Le second Concile de Nicée (787) de même cite un livre qui recensait les miracles et les guérisons obtenus par l’intercession de saint Côme et de saint Damien, et en rapporte trois d’entre eux.

De retour d’Orient, le croisé français Jean de Beaumont rapporta vers 1170 des reliques des saints Côme et Damien qu’il donna d’une part à Notre-Dame de Paris, d’autre part à la collégiale Saint-Côme-&-Damien de Luzarche (cette église était déjà dédiée à ces saints selon un diplôme de Charlemagne de l’an 775).

Les saints Anargyres sont fêtés trois fois dans le rit byzantin : le 1er juillet et le 1er novembre, à ces dates s’ajoute une mémoire le 17 octobre (ces différentes dates doivent représenter des anniversaires de translations de leurs reliques). Le rit romain les honore au 27 septembre et les cite au canon de la messe ainsi que dans les litanies des saints.

Abside de l'église Saint-Côme-Saint-Damien à Rome.

Abside de l’église Saint-Côme-Saint-Damien à Rome : Autour du Christ, les mozaïques figurent saint Pierre et saint Paul, saint Côme et saint Damien, et le saint Pape Félix (qui tient un modèle de l’église) ainsi que saint Théodore.

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire des Anargyres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 3, quatre tropaires de la IIIème ode du canon des Anargyres, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Le monde chante chaque jour * vos bienfaits si nombreux * et la multitude de vos miracles, * thaumaturges guérisseurs * qui vraiment ** êtes devenus les égaux des Anges.
8. Vous, les deux astres lumineux * qui brillez mystiquement sur la voûte de l’Eglise, * saints Cosme et Damien, * répandez, nous vous prions, ** votre clarté sur tous les cœurs.
9. Voici, de tous côtés * se rassemble le peuple * pour chanter vos dons sublimes * dans votre temple, saints Martyrs ; * en retour, exaucez ** les prières de tous.
10. Toi qui par la parole donnas corps * au Verbe de suprême sainteté, * délivre-moi de mes passions * si peu conformes à la raison, * moi qui te chante par des cantiques divins, ** Vierge sainte et Souveraine immaculée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Anargyres, ton 8 : Saints anargyres & thaumaturges Côme & Damien, * visitez-nous dans notre faiblesse : ** gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Anargyres, ton 2 : Ayant reçu la grâce des guérisons, * vous dispensez la vigueur à ceux qui en ont besoin : * médecins, thaumaturges très glorieux, * par votre visite brisez l’arrogance des ennemis, ** guérissez le monde par vos miracles.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Des Anargyres, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
Des Anargyres : I Corinthiens (§153) XII, 27 – XIII, 8.
Puis, ceux qui ont la grâce de guérir les maladies.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Anargyres :
℣. Voyez comme il est bon, comme il est doux d’habiter en frères tous ensemble ! (Psaume 133, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.
Les démons étant donc sortis de cet homme, entrèrent dans les pourceaux ; et aussitôt le troupeau courut avec violence se précipiter dans le lac, où ils se noyèrent.
Des Anargyres : Matthieu (§34) X, 1, 5-8.
Rendez la santé aux malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons : donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Anargyres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Saint Côme et saint Damien

Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – saints Marcien & Martyrius – ton 3

Saints martyrs Marcien et MartyriusParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 novembre 2021 du calendrier grégorien, 25 octobre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints Marcien & Martyrius, notaires, martyrisés l’an 358.

Marcien était chantre (psalte) et lecteur, Martyrius (ou Martyrios, ou Martyr) lui était sous-diacre. Tous deux étaient notaires (i.e. secrétaires) auprès de saint Paul, archevêque de Constantinople, sous l’empereur arien Constance II. Quand saint Paul fut exilé en Arménie, où il mourut étranglé par les Ariens, ces saints martyrs, proches compagnons du pieux archevêque de Constantinople furent dénoncés à Philippe, préfet de la ville impériale par Macédonius, évêque des Ariens de la capitale : ils furent chargés de fausses accusations de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Après un long interrogatoire, Marcien et Martyrius furent jetés dans un cachot privé de lumière. Affamés, on leur fit miroiter leur libération si ils professaient les erreurs d’Arius. Voyant qu’ils restaient fermes dans la profession de la foi véritable, Philippe les fit décapiter sous les murs de la ville, devant la porte dite Mélandissia (Mélandese) en 358. Il se fit rapidement de nombreux miracles sur leur tombe, et un grand nombre de possédés y trouvèrent leur délivrance, de sorte que saint Jean Chrysostome (398-404) fonda une église sur ce lieu, dont la construction fut achevée par Sisinios Ier (426-427). Ce martyrium devint rapidement un lieu de pèlerinages et de prière.

Saints martyrs Marcien et Martyrius de ConstanttinopleLe martyrologe romain les fête à la même date du 25 octobre :

A Constantinople, la passion des saints Martyre, sous-diacre, et Marcien, chantre, que les hérétiques massacrèrent sous l’empereur Constance.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des Martyrs, ton 4 : Ayant mené, dès la jeunesse, le bon combat, * Marcien & le sage Martyrius, * vous avez renversé Arius le félon, * sans faille conservant l’orthodoxe foi, * suivant l’enseignement de votre maître Paul ; * avec lui vous avez trouvé la vie, ** comme champions de la sainte Trinité.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
[Des Martyrs, ton 7 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Je vous déclare donc, frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 224) IV, 7–13.
Lui-même donc a donné à quelques-uns pour être apôtres, d’autres pour être prophètes, d’autres évangélistes, d’autres pasteurs et docteurs.]

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abris ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
[Des Martyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Abraham lui répondit : S’ils n’écoutent ni Moïse, ni les prophètes, ils ne croiront pas non plus, quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
[Des Martyrs : Matthieu (§ 34) X, 1–8.
Rendez la santé aux malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons : donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Martyre des saints martyrs Marcien et Martyrius de Constanttinople

Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saint Luc – ton 2

Apôtre saint et Evangéliste Luc - Fresque du XVIème siècle par  Théophane Strelídzas le Crétois - Monasère Saint-Nicolas des MétéoresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 31 octobre 2021 du calendrier grégorien, 18 octobre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. La divine liturgie sera suivie de la Slava à saint Luc selon la tradition serbe.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’Apôtre saint & Evangéliste Luc.

Luc était originaire d’Antioche et était médecin (cf. Colossiens IV, 14 – il exerçait donc toujours son art au moment où saint Paul écrivit cette épître). Il est probable qu’il n’était pas juif mais prosélyte (les Pères l’ont déduit de la lecture du chapitre IV de l’Epitre aux Colossiens, où saint Paul, après avoir cité les noms de plusieurs disciples, dit au verset 11 que ceux-là sont du nombre des circoncis ; puis il énumère une nouvelle liste de disciples, dont saint Luc : de là saint Jean Chrysostome, comme beaucoup d’autres Pères au témoignage de saint Jérôme, ont inféré que Luc n’était pas juif de naissance).

Certains Pères de l’Eglise, à la suite d’Origène, ont identifié saint Luc avec Lucius qui est cité à la fin de l’Epître aux Romains (XVI, 21) et qui y est décrit par saint Paul comme l’un de ses parents (la latinisation du nom de Luc qu’on voit dans l’Epître aux Romains y trouverait son parallèle avec la latinisation dans le même texte de Silas en Sylvanus). Cette identification n’a toutefois pas été retenue par les Ménées grecs ni par la liste des 70 disciples de saint Hippolyte de Rome, qui font de ce Lucius parent de saint Paul un personnage distinct de l’Evangéliste, et premier évêque de Laodicée en Syrie (fête le 22 avril).

Les Ménées grecs font de saint Luc un des 70 disciples (« apôtres ») du Christ et on le trouve ainsi en 15ème position dans la liste qui parait avoir été établie par saint Hippolyte de Rome. Cette opinion est soutenue par Adamance au début du IVème siècle puis par saint Epiphane. Certains, comme saint Grégoire le Grand, estiment que Luc était le disciple compagnon de Cléophas auquel le Christ apparait à Emmaüs le jour de sa résurrection. Toutefois, saint Irénée l’appelle le disciple des Apôtres, et Tertullien précise qu’il a reçu l’Evangile par saint Paul, laissant entendre donc qu’il n’a pas été un disciple direct du Christ. Cette dernière opinion semble corroborée par les premiers versets de l’Evangile de Luc, où celui-ci précise qu’il s’est informé auprès de témoins oculaires directs avant d’écrire son évangile, ce qui laisse entendre qu’il ne fut pas lui-même un témoin direct de la prédication et de la résurrection du Christ. Cette dernière opinion est celle d’Eusèbe, de saint Jérôme, de saint Augustin et de Théodoret.

Après sa conversion, Luc devint le compagnon de saint Paul dans l’évangélisation. Dans les Actes des Apôtres, il se met à employer la première personne du pluriel à partir du verset 10 du chapitre XVI, ce qu’il n’avait pas fait antérieurement :

« Nous nous disposâmes à passer en Macédoine, ne doutant point que Dieu ne nous y appelât pour y prêcher l’Évangile. »

Luc a donc dû rejoindre Paul à Troade en l’an 51, peu de temps après le départ de saint Barnabé, juste avant donc que leur petite troupe apostolique ne passe en Macédoine. Saint Irénée, dénombrant les voyages que Luc fit en compagnon de Paul, met ce voyage en premier. Après avoir séjourné avec Paul à Philippe de Macédoine, ils parcoururent ensemble les villes de la Grèce. Saint Paul nomme plusieurs fois saint Luc comme le compagnon de ses travaux, comme son coopérateur (cf. Philémon 24 et II Timothée IV, 11). Parfois, Paul envoya Luc comme légat, comme vers l’an 56 où il l’envoie avec Tite à Corinthe pour régler les affaires complexes de cette Eglise.

Cultivé & lettré tant en grec qu’en araméen (n’oublions pas que son métier de médécin suppose une excellente éducation), Luc rédigea le IIIème évangile ainsi que sa suite, les Actes des Apôtres : le style y est exact, pur, élégant. Comme les Actes des Apôtres s’arrêtent deux ans après l’arrivée de Paul à Rome, il y a lieu de penser que les deux ouvrages ont été rédigés avant l’an 63. Selon la tradition romaine, l’église Sainte-Marie-in-via-Lata est édifiée sur l’emplacement où Paul et Luc résidaient à Rome lorsque les Actes des Apôtres furent achevés.

L’évangile de saint Luc, même s’il fut rédigé en tenant compte des témoins oculaires des évènements, reflète aussi probablement la prédication de saint Paul, donc Luc était l’assistant, de façon étroite. On notera une certaine conformité des expressions dont tous les deux se sont servis en rapportant le récit de l’institution de l’Eucharistie (Luc XXII, 17 et I Corinthiens XI, 23-25) et l’apparition de Jésus-Christ à saint Pierre (Luc XXIV, 34 & I Corinthiens XV, 5). Son évangile est riche des récits de l’Incarnation, ce qui corrobore la tradition selon laquelle la Sainte Vierge connut saint Luc (une tradition rapporte aussi l’existence de portraits de la Vierge peints par saint Luc – la plus ancienne mention en est faite par l’historien Théodore Lecteur vers l’an 518 qui rapporte qu’on envoya de Jérusalem à l’Impératrice Pulchérie un portrait de la Sainte Vierge peint par saint Luc). La parabole de l’Enfant prodigue lui est propre également.

L’évangile de Luc fut peut-être édité avant son envoi par Paul comme légat avec Tite à Corinthe vers 56, comme pourraient l’indiquer les versets 18 & 19 du chapitre VIII de la seconde Epître aux Corinthiens :

Nous avons envoyé aussi avec lui notre frère qui est devenu célèbre par l’Évangile dans toutes les Églises ; et qui de plus a été choisi par les Églises pour nous accompagner dans nos voyages, et prendre part au soin que nous avons de procurer cette assistance, pour la gloire du Seigneur, et pour seconder notre bonne volonté.

Outre l’évangile et les Actes des Apôtres – qui se présentent comme deux volets du même ouvrage destiné à un certain Théophile (l' »Ami de Dieu » – la plupart des Pères ont considéré très tôt qu’il s’agissait d’une figure de style et non d’un personnage réel), saint Clément d’Alexandrie et saint Jérôme ajoutent que saint Luc a également traduit en grec l’Epître de saint Paul aux Hébreux. Il est vrai que le style littéraire de cet ouvrage se démarque beaucoup des autres épîtres de saint Paul, mais c’est de fait un élément favorable en faveur de son authenticité : alors que les autres épîtres étaient dictées directement en grec par saint Paul (leur style plus simple témoignent d’une dictée orale), celle pour les Hébreux a vraisemblablement été dictée en araméen, puis posément et ultérieurement traduite en grec par un assistant de Paul (fort probablement saint Luc) : le traducteur ayant plus de temps pour l’établissement de son texte, celui-ci est plus ciselé et plus littéraire, au contraire du style plus oral des autres épîtres de saint Paul.

Après avoir accompagné Paul à Rome pour son ultime voyage, Luc mourut martyr en Grèce, selon certains en Achaïe, selon d’autres à Thèbes en Béotie, à un âge fort avancé (84 ans selon saint Jérôme & les Ménées).

Les Grecs comme les Latins font la fête de saint Luc le 18 octobre. Notons que l’antique martyrologe hiéronymien indique lui une fête de saint Luc le 21 septembre et marque le 18 octobre comme la date d’une translation de ses reliques en Orient

Pourtant ce n’est pas le 18 octobre mais le 3 mars 357 que l’empereur Constance, fils de Constantin, fit transporter le corps de saint Luc à Constantinople et le fit déposer sous l’autel de l’église des Saints-Apôtres, auprès des saintes reliques des Apôtres André et Timothée. On distribua alors quelques portions de ces reliques de saint Luc : saint Gaudence de Bresse en procura à son église, saint Paulin en mit dans l’église de Saint-Félix à Nole et dans une autre à Fondi. A Constantinople même, une reconnaissance de ces reliques eut lieu sous l’empereur Justinien lorsque ce dernier entrepris de reconstruire la basilique des Saints-Apôtres construite par l’empereur Constantin et achevée sous son fils Constance. Saint Grégoire le Grand, apocrisiaire à Constantinople, apporta le chef de saint Luc à Rome (avec un bras de saint André) et déposa ces précieuses reliques dans l’église du monastère de Saint-André. D’autres reliques de saint Luc furent partagées au Mont-Athos et en Italie. Toutefois, lorsque le fanatisme des Turcs s’attacha à détruire la basilique impériale des Saints-Apôtres de Constantinople en 1461, le restant des reliques de l’Apôtre et Evangéliste fut jeté dans le Bosphore (du côté européen) avec des centaines d’autres ossements provenant des nombreux tombeaux des empereurs, patriarches et notables qui ornaient cette basilique-nécropole, parmi lesquels les restes mortels des empereurs saint Constantin, Justinien et Basile II.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : de l’Apôtre.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 2, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Ton Evangile, admirable Luc, * présente l’Orient venu d’en haut ** pour rendre visite à l’humanité.
8. Toi qui en fus aussi l’acteur, * des Actes des Apôtres fidèlement, ** excellent Disciple, tu écrivis le récit.
9. Le bienheureux apôtre Paul * tressa la couronne de tes éloges en premier ** et dans ses épîtres fit ta louange, saint Luc.
10. Elles te disent bienheureuse désormais, * Vierge pure, comme tu l’as prophétisé, ** toutes les générations, qui, par toi ont trouvé le salut.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 5 : Le chroniqueur des Actes des Apôtres * et le brillant rédacteur de l’Evangile du Christ, * Luc le très-loué, * qui pour l’Eglise, fut un intarissable écrivain, * par des hymnes sacrées louons-le * comme saint apôtre, * comme excellent médecin guérissant les humaines infirmités, * les naturelles douleurs & les spirituelles passions ** & sans cesse intercédant pour nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Prédicateur de la piété véritable * et rhéteur du mystère ineffable, * étoile de l’Eglise, Luc fut la louange divine. * Le Verbe l’a élu avec Paul, le sage docteur des nations, ** lui l’Unique qui connaît les cœurs.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De l’Apôtre, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
De l’Apôtre : Colossiens (§ 260) IV, 5–9, 14, 18.
Luc, médecin, notre très-cher frère, et Démas, vous saluent.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De l’Apôtre, ton 1 :
℣. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, la conservent, et portent du fruit par la patience.
De l’Apôtre : Luc (§ 51) X, 16–21.
Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Après la divine liturgie : slava de saint Luc selon la tradition serbe

Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Apôtre saints & Evangéliste Luc * prie le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.

Tropaires :
Ton 7 : Vous, saints Martyrs, * qui avez souffert & avez été couronnés, * intercédez auprès du Seigneur, ** afin qu’il sauve nos âmes.
Ton 7 : Gloire à Toi, Christ-Dieu, * fierté des Apôtres, * & allégresse des Martyrs, ** qui préchèrent la consubstantielle Trinité.
Ton 5 : Isaïe, danse d’allégresse, * la Vierge a conçu en son sein * et mis au monde un Fils, l’Emmanuel, * Dieu même se fait homme ; * Orient est nom. * Et nous, qui le glorifions, ** Vierge, nous te disons bienheureuse.

Stichères des laudes :
Ton 1 : Fidèles, vénérons * par des hymnes l’apôtre Luc, * le disciple du Christ, le sage rédacteur de l’Evangile divin, * la vivante marque du Vase d’élection ; * toute Eglise le loue * d’avoir annoncé les étonnantes merveilles de Dieu ** en éclairant des rayons de sa connaissance, dans la grâce, les mortels.
Ton 1 : Bienheureux Luc, ayant appris * la médecine des âmes en plus de celle des corps, * dans l’une et l’autre tu excellas, * toi que remplit la sagesse de Dieu ; * en elle guérissant les âmes et les corps, * tu appelles à sa connaissance les mor-tels, * tu les élèves, comme sur des ailes, vers son amour, * chaque jour tu les fais monter vers le ciel ** et tu intercèdes pour tous ceux qui te louent.
Ton 1 : A l’hameçon de la parole tu repêchas * du gouffre de l’ignorance, comme poissons, * ceux qui s’y étaient enfoncés * et les hissas vers la connaissance de Dieu ; * au Christ tu les offris * comme pièces de choix pour son vivier * et ils reçurent la récompense méritée, * bienheureux Luc, l’éternelle vie ; * car tu fus, toi aussi, un apôtre du Sauveur, * tu as écrit l’Evangile du Christ ** et rédigé les Actes de la grâce, après lui.
Ton 7 : Venez, terre entière, chantons * le véritable guérisseur des esprits, * le disciple du Sauveur, l’admirable apôtre Luc. * La maladie des sans-Dieu, il l’a guérie en effet * au baptistère du Christ avec le chrême de l’onction, * il a fait jaillir les divins fleuves de l’Evangile sur le monde habité ; * son message par toute la terre a retenti ; ** désormais il intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Ton 7 : Fidèles, tous ensemble réunis, * chantons à la manière de David * pour l’orateur mystique du Verbe, saint Luc : * Ta langue est le roseau d’un habile écrivain * illuminant les regards des païens * pour les amener à la connaissance de Dieu ; * ainsi tu as proclamé l’Evangile du Christ * et rédigé les Actes des Apôtres, tes compagnons ; * désormais en présence du seul Dieu, la Trinité, ** intercède pour le salut de nos âmes.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ton 7 : Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs : ** délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

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