Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – Clôture de la fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – Saint Clément – ton 8

PresentationAuTempleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 décembre 2019 du calendrier grégorien – 25 novembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la clôture de la fête l’Entrée au Temple de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu.

La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu célébrée le 21 novembre constitue l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine (la 2nde des 5 grandes fêtes dédiées à la Sainte Vierge). Elle est précédée dans le rit byzantin d’un jour d’avant-fête le 20 novembre et suivie de 4 jours d’après-fête qui se clôturent le 25 novembre.

L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie non décrite dans l’Évangile, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en mauvais latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convie tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux Protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par Sixte-Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

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Saint hiéromartyr Clément, Pape de Rome - icône du Vieux-LadogaNous fêtons aussi en ce jour le hiéromartyr saint Clément, pape de Rome.

La plus ancienne liste des évêques de Rome – que nous tenons de saint Irénée de Lyon au IInd siècle dans son Adversus haereses – donne saint Clément de Rome comme le troisième successeur de saint Pierre :

Ayant donc fondé et édifié l’Eglise, les bienheureux apôtres remirent à Lin la charge de l’épiscopat ; c’est de lui que Paul parle dans ses lettres à Timothée ; il eut Anaclet pour successeur. Après Anaclet, le troisième après les apôtres, Clément obtint l’épiscopat.

Le canon romain garde le même ordre au memento des vivants : Lin, Clet, Clément.

Saint Irénée de Lyon rapporte aussi que saint Clément avait connu les bienheureux Apôtres et avait conversé avec eux ; il avait encore dans l’oreille la prédication apostolique et leur souvenir devant les yeux.

Dans la première moitié du troisième siècle, Origène, décrit Clément comme disciple des apôtres et l’identifie avec ce collaborateur que saint Paul cite dans la lettre aux Philippiens (IV, 2-3) : Clément et mes autres collaborateurs dont les noms se trouvent au Livre de vie.

Telle était aussi l’opinion de l’historien Eusèbe de Césarée, qui date le pontificat de saint Clément de 92 à 101. Eusèbe note :

La douzième année du règne de Domitien, Anaclet, ayant été évêque des Romains douze ans, a pour successeur Clément que l’Apôtre, dans sa lettre aux Philippiens, désigne comme le compagnon de ses labeurs par ces mots : « avec Clément et mes autres collaborateurs dont les noms sont au livre de vie. » Il existe de celui-ci, acceptée comme authentique, une épître longue et admirable. Elle a été écrite au nom de l’église de Rome à celle de Corinthe à propos d’une dissension qui s’était alors élevée à Corinthe. En beaucoup d’Eglises, depuis longtemps et encore de nos jours, on la lit publiquement dans les réunions communes.

Sous le règne de Trajan (98-117), le pape Clément fut déporté avec 2000 chrétiens au delà du Pont-Euxin, dans les mines proches de Chersonèse de Tauride (dans l’actuelle Crimée, non loin de l’actuelle ville de Sébastopol) et, pour le punir de continuer son apostolat auprès des prisonniers, on lui attacha une ancre au cou avant de le précipiter dans la Mer Noire. La tradition du martyre de saint Clément est rapportée par Rufin, les papes Télesphore (+ 136) Zosime (+ 418) et le sixième concile de Vaison (442), de plus, il n’a jamais été fait mention de son tombeau à Rome. Saint Cyrille et saint Méthode, en mission à Chersonèse, ramenèrent ensuite le corps de saint Clément à Rome.

On possède donc de saint Clément de Rome une admirable lettre qu’il adresse aux Corinthiens divisés. Comme l’indique à bon droit le pape Benoît XVI dans la catéchèse qu’il consacra à ce saint, Nous pourrions donc dire que cette lettre constitue un premier exercice du Primat romain après la mort de saint Pierre.

Cette intervention du Pape de Rome dans les affaires de l’église de Corinthe est d’autant plus notable qu’était encore en vie le dernier Apôtre (et Evangéliste), Jean, celui que Jésus aimait, qui gouvernait alors les Eglises d’Asie, après être revenu, à la mort de Domitien, de l’île où il avait été exilé, ce que confirme saint Clément d’Alexandrie. On notera ici que l’Eglise de Corinthe, si proche de l’Apôtre Jean qui, aux dires de saint Clément d’Alexandrie, allait sur invitation dans les pays voisins, s’adresse au successeur de Pierre, l’évêque de Rome, ou, du moins, si celui-ci, de son propre chef, intervient dans ses affaires, c’est qu’il représente bien plus que l’évêque d’une église locale. Il suffit d’ailleurs de considérer le texte de la lettre clémentine pour voir que le pape est d’autant plus sûr de son autorité que le ton y est tranquille et serein et que, loin d’expliquer pourquoi il intervient, il se contente de s’excuser de n’avoir pu faire plus tôt son devoir… On notera aussi que les Corinthiens reçurent si bien cette épître romaine que bien des communautés antiques la mettront presque au rang des Ecritures comme le souligne Eusèbe de Césarée : en beaucoup d’Eglises, depuis longtemps et encore de nos jours, on la lit publiquement dans les réunions communes.

Le pape Clément, en bon disciple des apôtres, s’appuie solidement sur les Ecritures qu’il connaît et manie parfaitement dans de longues citations ; ceci étant, en bon lettré helléniste autant que latin, il ajoute des exemples et des maximes qui relèvent de l’univers antique où affleurent Platon, Sophocle et Cicéron ; enfin, en bon romain, il admire la bonne administration romaine et l’ordre des légions qui la fonde. Clément de Rome est en admiration devant l’harmonie et la beauté de la création, sa prière est lyrique et son verbe délicat et sensible. Certes, il commande sans hésitations mais aussi sans brusquerie, modérant son énergie par une douceur soutenue et, graduellement, par de longs développements il enveloppe ses lecteurs pour les mener patiemment jusqu’à l’acceptation de la correction dont personne ne doit s’irriter.

Invention des reliques de saint Clément un an après son martyre - les fidèles récupèrent son corps dans la Mer NoireAlors que saint Clément est fêté le 24 novembre par le rit byzantin (et le 23 novembre par le rit romain), les Russes (ainsi que l’Eglise copte d’Egypte) le fêtent le 25 novembre. La dévotion envers saint Clément est importante en Ukraine et en Russie, en raison même du lieu de son martyre en Crimée. Le tropaire et le kondakion employés par les Russes diffèrent aussi de ceux employés dans les livres grecs actuels. Le tropaire russe fait référence aux circonstances de la découverte du corps de saint Clément par ses disciples au fond de la Mer Noire, à 300 mètres du rivage, selon une passion écrite au Vème siècle.

Ordinairement, saint Pierre d’Alexandrie est également fêté par l’Eglise russe au 25 novembre, mais lorsque ce jour tombe un dimanche, la combinaison de l’office du dimanche avec celui de l’après-fête de l’Entrée au Temple et de celui de saint Clément de Rome fait que la mémoire de saint Pierre d’Alexandrie est omise.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 9ème ode du 1er canon de la fête, œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Ô pure Mère de Dieu, toi qui possèdes * la lumineuse beauté d’une âme pure, * emplie de la céleste grâce de Dieu, * tu ne cesses d’illuminer d’une lumière éternelle * ceux qui te clament : * Tu es en vérité plus élevée que tous, ** ô Vierge pure.
8. Tes merveilles, pure Mère de Dieu, * ne peuvent s’exprimer en paroles, * car je reconnais que ton corps est inaccessible à l’emprise du péché ; * aussi plein de reconnaissance je te clame : * Tu es en vérité plus élevée que tous, ** ô Vierge pure.
9. L’ancienne Loi te figurait merveilleusement comme le tabernacle, * le vase de la manne divine, * l’arche admirable, * le voile, le bâton d’Aaron, * le temple indestructible et la porte de Dieu ; * aussi nous enseigne-t-elle à te clamer : * Tu es en vérité plus élevée que tous, ** ô Vierge pure.
10. David dans ses chants proclamait * et t’appelait fille du Roi, * voyant la beauté des tes vertus, * lorsque tu te tenais à la droite de Dieu * parée de vêtements aux riches couleurs. * Aussi annonça-t-il en clamant : * Tu es en vérité plus élevée que tous, ** ô Vierge pure.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu * et l’annonce du salut des hommes. * Dans le Temple de Dieu, la Vierge se montre clairement * et, d’avance, elle annonce le Christ à tous. * Et nous, clamons-lui d’une voix forte : ** Réjouis-toi, accomplissement de l’économie du Créateur.
3. Tropaire du hiéromartyr Clément, ton 4 : Avec les miracles de Dieu tu as glorieusement étonné les extrémités de la terre. * ô saint athlète ; * au-delà des lois de la nature, * tu as fait se retirer les eaux de la mer * au jour honoré de ta mémoire, * pour ceux qui étaient venus avec ferveur à l’église divinement construite, * portant tes précieuses reliques. * Après leur départ, tu as merveilleusement fait reprendre sa place à la mer. * très admirable Clément, ** prie le Christ Dieu afin qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très- miséricordieux.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du hiéromartyr Clément, ton 2 : Comme un cep de la vigne divine vêtue de sainteté, tu as été manifesté, * exsudant la douceur de la sagesse * par tes supplications, ô très Honorable ; * afin que nous puissions t’offrir telle une robe tissée de pourpre * une hymne noétique ; saint Clément, sauve tes serviteurs !
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Le temple très pur du Sauveur, * la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, * le trésor sacré de la gloire de Dieu * est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur * elle y introduit avec elle la grâce de l’Esprit Divin ; * les anges de Dieu lui chantent : ** « Elle est un tabernacle céleste ».

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
R/. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
V/. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
De la fête, ton 3 :
R/. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.
De la fête : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.
Après le second voile était le tabernacle, appelé, le Saint des saints.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
V/. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
V/. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
De la fête :
V/. Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
V/. Voyant l’entrée de la Très-pure, / les anges furent émerveillés : * comment la Vierge est-elle entrée dans le Saint des Saints.
Hirmos : Celle qui est l’Arche vivante de Dieu * que jamais n’y touche une main profane, * mais que les lèvres des fidèles * ne cessent de clamer à la Mère de Dieu la parole de l’ange, * et que dans leur joie ils lui crient : * Tu es en vérité plus élevée que tous, ** ô Vierge pure.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, et j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Menas, Victor, Vincent, Stéphanide & Théodore Studite – ton 6

Saints Menas, Victor, Théodore Studite et VincentParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 novembre 2019 du calendrier grégorien – 11 novembre 2093 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour d’une part les saints martyrs Menas, Victor, Vincent et la sainte martyre Stéphanide, d’autre part notre vénérable père saint Théodore Studite.

Les 4 martyrs dont les fêtes sont regroupées en ce jour n’ont pas vraiment de rapports entre eux : saint Menas est un martyr de la persécution de Dioclétien en Phrygie, saint Victor et sainte Stéphanide ont été martyrisés à Damas lors d’une persécution sous le règne d’Antonin, saint Vincent est le célèbre diacre de Sarragosse martyrisé sous la persécution de Dioclétien en Espagne.

Le Christ et saint Mennas - icône copte du VIème siècle du monastère de Bawit en Moyenne Egypte (l'une des plus anciennes icône existante) - collection du Musée du LouvreSaint Menas (ou Mennas) le Mégalomartyr était un soldat d’origine égyptienne, né à Nikiou (aujourd’hui Menouf, en Basse-Egypte), de parents chrétiens, dans la seconde moitié du IIIème siècle. Il s’engagea de bonne heure dans l’armée romaine et suivit le détachement auquel il appartenait à Cotyée, petite ville de la Phrygie Salutaire (Κοτύαιον, l’actuelle Kütahya). En 291, sentant le durcissement de la politique de Dioclétien contre les chrétiens, Menas se retire du service de l’empereur et séjourne 5 ans dans un désert près de Cotyée, menant une vie solitaire & de pénitence, se préparant à livrer la grande bataille du martyre. Le jour de la naissance des empereurs, que le peuple célébrait par des spectacles, Ménas s’avança dans l’arène entre deux tournois et se mit à crier ce verset du prophète Isaïe :

« J’ai été découvert par ceux qui ne me cherchaient pas, et j’ai été manifesté à ceux qui ne me réclamaient nullement « .

Le martyre de saint Menas - fresque du monastère de Vatopedi au Mont AthosIl fut pris, lié et condamné le lendemain par le préfet Pyrrhus. Après l’avoir cruellement flagellé avec des lanières de cuir, on le tourmenta sur le chevalet ; on lui brûla les flancs avec des torches, on frotta ses plaies avec un rude cilice, on le traîna pieds et mains liés sur des claies hérissées de pointes de fer, on le meurtrit en le frappant avec des fouets plombés, enfin on le tua d’un coup d’épée. C’était un 11 novembre 296. Pendant toute sa passion, Menas demeura constant et plein d’espérance, priant pour ses bourreaux. Des chrétiens récupérèrent son corps et le portèrent en son pays, comme le saint leur avait demandé avant de mourir. L’église qui abrita son corps devint un grand lieu de pèlerinage. De nombreuses apparitions du saint après sa mort sont rapportées par Timothée Ier, patriarche d’Alexandrie (380 † 384).

Il faut remarquer qu’il y eut sous le même règne de Dioclétien et Maximien un autre saint Menas martyrisé à Alexandrie et qui est fêté avec ses compagnons Hermogène & Eugraphe le 10 décembre. Le corps de saint Menas d’Alexandrie a été transporté à Constantinople, tandis que celui de saint Menas de Cotyée fut ramené après sa mort en Egypte. Aussi, beaucoup d’auteurs ont eu tendance à les confondre et à n’en faire qu’un des deux.

Saint Mennas de Cotyée est fêté au Martyrologe romain à la même date du 11 novembre :

A Cotyée en Phrygie, le glorieux martyre de saint Mennas, soldat égyptien ; qui, pendant la persécution de Dioclétien, après avoir renoncé à la profession des armes, se retira dans le désert pour y servir le Roi du ciel et venir à lui par la prière. Depuis, ayant reparu en public et confessé hautement qu’il était chrétien, il fut éprouvé par de cruels tourments ; enfin, s’étant mis à genoux pour prier, et rendant grâces à Notre Seigneur Jésus-Christ, il fut décapité, et devint après sa mort, célèbre par de nombreux miracles.

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Martyr de saint Victor et de sainte Stéphanide de DamasSaint Victor (aussi Mégalomartyr) était un soldat romain originaire d’Italie, il fut affecté dans la région de Damas. Dénoncé pour sa foi en Jésus-Christ, on lui fit boire un mélange de chaux vive et de vinaigre, puis on le laissa pendu par les pieds jusqu’à la mort. Sa douloureuse agonie dura trois jours. Sainte Stéphanide était une jeune & pieuse veuve chrétienne qui vivait dans le jeûne & la prière depuis la mort de son époux. Elle assista au martyre de saint Victor. A la vue de ce spectacle, comme elle rendait gloire à la bravoure du soldat-martyr, elle fut elle aussi arrêtée. Attachée entre deux palmiers qu’on avait courbés et retenus par des cordes, on libéra les arbres qui reprirent brutalement leur position et déchirèrent ainsi en deux son corps.
Tous deux subirent leur passion vers l’an 160, soit sous le règne d’Antonin soit sous celui de Marc-Aurèle.

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Saint Vincent de Sarragosse - fresque grecque du XIème siècleLe diacre martyr saint Vincent appartenait à l’église de Saragosse dans la Tarraconaise (Espagne). Il rendit son témoignage au Christ sous l’empereur Maximien vers 304 à Valence dans la Carthaginoise. Il connut très tôt une exceptionnelle dévotion en Occident et en Orient, dont saint Augustin en est déjà le témoin au début du Vème siècle :

« Partout où s’étend l’Empire romain et retentit le nom chrétien, quel est le pays, quelle est la province où l’on ne célèbre avec joie l’anniversaire de Vincent ? » (Sermon 276, chap. 4. Migne, Patr. lat., t. XXXVIII, col. 1257)

Du reste on lisait sa Passion à la messe dans l’Eglise d’Hippone, au jour de sa fête. Saint Vincent est né à Saragosse, en Espagne, où il fut diacre de l’évêque Valère. Ce dernier vieillissant souffrait d’un défaut d’élocution, aussi chargea-t-il Vincent de sa mission de prêcher et d’instruire les fidèles, fonction normalement dévolue à l’évêque. Lorsque vinrent les persécutions sous Dioclétien et Maximien, l’évêque et le diacre furent arrêtés et emprisonnés. Le procurateur Dacien les fit comparaitre, et Vincent prit la parole pour confesser leur foi commune. Dacien condamna alors Valère à l’exil et Vincent à la torture, en exemple. Ce dernier conserva un calme inaltérable face aux tortures nombreuses & raffinées qu’on lui fit subir, avant de mourir le 22 janvier 304. Vincent ayant été torturé sur une maie de pressoir, il est devenu le saint patron des vignerons. Pour éviter la vénération des fidèles, le procurateur Dacien tente à deux reprises de se débarrasser du corps de Vincent, mais celui-ci est à chaque fois miraculeusement protégé.

Saint Vincent de Sarragosse - fresque grecque de 1192Childebert, roi de Paris, fils de Clovis, rapporta comme trophée du siège de Saragosse de 531 (où il était allé châtier son indigne beau-frère, Amalaric, roi des Wisigoths, une étole du diacre saint Vincent. Il fonda pour la garder, aux portes de sa capitale, un monastère sous le vocable de Saint-Vincent, qui prit par la suite le nom de Saint-Germain-des-Prés.

La fête de saint Vincent fut d’abord célébrée dans le rit byzantin le 22 janvier, comme en Occident (ainsi que l’atteste le Synaxaire Constantinopolitain du Xème-XIème siècle, qui connait aussi au 6 août l’anniversaire de la dédicace de l’église de Saint-Vincent-sous-les-murs-de-Constantinople). Cette fête fut ensuite basculée à la date du 11 novembre dans le rit byzantin. Il est possible que cette date corresponde à une translation des reliques du saint à Gaète, en Italie méridionale, ville alors située dans la sphère d’influence byzantine, translation probablement survenue après l’invasion musulmane de l’Espagne.

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Saint Théodore Studite - mosaïque du XIème siècle du monastère de Nea Moni à ChiosOutre les 4 martyrs susdits, le rit byzantin fête en ce jour saint Théodore Studite, né à Constantinople en 759, mort sur l’île de Prinkipo le 11 novembre 826, une des plus grandes figures de l’Église d’Orient.

Nous citerons la merveilleuse catéchèse que donna sur la vie de ce saint le Saint Père Benoît XVI en 2009 :

Chers frères et sœurs !

Le saint que nous rencontrons aujourd’hui, saint Théodore le Studite, nous conduit en plein Moyen-Age byzantin, à une période assez tourmentée du point de vue religieux et politique. Saint Théodore naquit en 759 dans une famille noble et pieuse : sa mère, Théoctiste, et un oncle, Platon, abbé du monastère de Saccoudion en Bithynie, sont vénérés comme des saints. Ce fut précisément son oncle qui l’orienta vers la vie monastique, qu’il embrassa à l’âge de 22 ans. Il fut ordonné prêtre par le patriarche Tarasius, mais rompit ensuite la communion avec lui en raison de la faiblesse dont celui-ci fit preuve à l’occasion du mariage adultérin de l’empereur Constantin VI. La conséquence en fut l’exil de Théodore, en 796, à Thessalonique. La réconciliation avec l’autorité impériale advint l’année suivante sous l’impératrice Irène, dont la bienveillance conduisit Théodore et Platon à s’installer dans le monastère urbain de Stoudios, avec une grande partie de la communauté des moines de Saccoudion, pour éviter les incursions des sarrasins. C’est ainsi que débuta l’importante « réforme studite ».

Saint Théodore et le monastère du StoudionToutefois, l’histoire personnelle de Théodore continua d’être mouvementée. Avec son énergie habituelle, il devint le chef de la résistance contre l’iconoclasme de Léon V l’Arménien, qui s’opposa de nouveau à l’existence d’images et d’icônes dans l’Eglise. La procession d’icônes organisée par les moines de Stoudios (dans les jardins du monastère du Stoudion le dimanche des Rameaux le 25 mars 815) déchaîna la réaction de la police. Entre 815 et 821, Théodore fut flagellé, incarcéré et exilé en divers lieu de l’Asie Mineure. En fin de compte, il put rentrer à Constantinople, mais pas dans son monastère. Il s’installa alors avec ses moines de l’autre côté du Bosphore. Il mourut, semble-t-il, à Prinkipo, le 11 novembre 826, jour où il est célébré dans le calendrier byzantin. Théodore se distingua dans l’histoire de l’Eglise comme l’un des grands réformateurs de la vie monastique et également comme défenseur des images sacrées pendant la deuxième phase de l’iconoclasme, aux côtés du patriarche de Constantinople, saint Nicéphore. Théodore avait compris que la question de la vénération des icônes avait à voir avec la vérité même de l’Incarnation. Dans ses trois livres Antirretikoi (Réfutations), Théodore établit une comparaison entre les relations éternelles intratrinitaires, où l’existence de chaque Personne divine ne détruit pas l’unité, et les relations entre les deux natures en Christ, qui ne compromettent pas, en lui, l’unique Personne du Logos. Et il argumente : abolir la vénération de l’icône du Christ signifierait effacer son œuvre rédemptrice elle-même, du moment que, assumant la nature humaine, l’invisible Parole éternelle est apparue dans la chair visible humaine et de cette manière a sanctifié tout le cosmos visible. Les icônes, sanctifiées par la bénédiction liturgique et par les prières des fidèles, nous unissent avec la Personne du Christ, avec ses saints et, par leur intermédiaire, avec le Père céleste et témoignent de l’entrée dans la réalité divine de notre cosmos visible et matériel.

Théodore et ses moines, témoins du courage au temps des persécutions iconoclastes, sont liés de façon inséparable à la réforme de la vie cénobitique dans le monde byzantin. Leur importance s’impose déjà en vertu d’une circonstance extérieure : le nombre. Tandis que les monastères de l’époque ne dépassaient pas trente ou quarante moines, nous apprenons de La vie de Théodore l’existence de plus d’un millier, au total, de moines studites. Théodore lui-même nous informe de la présence dans son monastère d’environ trois cents moines ; nous voyons donc l’enthousiasme de la foi qui est né autour de cet homme réellement informé et formé par la foi elle-même. Toutefois, plus que le nombre, c’est le nouvel esprit imprimé par le fondateur à la vie cénobitique qui se révéla influent. Dans ses écrits, il insiste sur l’urgence d’un retour conscient à l’enseignement des Pères, surtout à saint Basile, premier législateur de la vie monastique et à saint Dorothée de Gaza, célèbre père spirituel du désert palestinien. La contribution caractéristique de Théodore consiste à insister sur la nécessité de l’ordre et de la soumission de la part des moines. Au cours des persécutions, ceux-ci s’étaient dispersés, s’habituant à vivre chacun selon son propre jugement. A présent qu’il était possible de reconstituer la vie commune, il fallait s’engager pleinement pour faire du monastère une véritable communauté organisée, une véritable famille ou, comme il le dit, un véritable « Corps du Christ ». Dans cette communauté se réalise de façon concrète la réalité de l’Eglise dans son ensemble.

Saint Théodore StuditeUne autre conviction de fond de Théodore est la suivante : les moines, par rapport aux séculiers, prennent l’engagement d’observer les devoirs chrétiens avec une plus grande rigueur et intensité. Pour cela, ils prononcent une profession particulière, qui appartient aux hagiasmata (consécrations), et est presque un « nouveau baptême », dont la vêture représente le symbole. En revanche, par rapport aux séculiers, l’engagement à la pauvreté, à la chasteté et à l’obéissance est caractéristique des moines. S’adressant à ces derniers, Théodore parle de façon concrète, parfois presque pittoresque, de la pauvreté, mais celle-ci, dans la suite du Christ, est depuis le début un élément essentiel du monachisme et indique également un chemin pour nous tous. Le renoncement à la possession des choses matérielles, l’attitude de liberté vis-à-vis de celle-ci, ainsi que la sobriété et la simplicité valent de façon radicale uniquement pour les moines, mais l’esprit de ce renoncement est le même pour tous. En effet, nous ne devons pas dépendre de la propriété matérielle, nous devons au contraire apprendre le renoncement, la simplicité, l’austérité et la sobriété. Ce n’est qu’ainsi que peut croître une société solidaire et que peut être surmonté le grand problème de la pauvreté de ce monde. Donc, dans ce sens, le signe radical des moines pauvres indique en substance également une voie pour nous tous. Lorsqu’il expose ensuite les tentations contre la chasteté, Théodore ne cache pas ses expériences et montre le chemin de lutte intérieure pour trouver le contrôle de soi et ainsi, le respect de son corps et de celui de l’autre comme temple de Dieu.

Mais les renoncements principaux sont pour lui ceux exigés par l’obéissance, car chacun des moines a sa propre façon de vivre et l’insertion dans la grande communauté de trois cents moines implique réellement une nouvelle forme de vie, qu’il qualifie de « martyre de la soumission ». Ici aussi, les moines donnent uniquement un exemple de combien celui-ci est nécessaire pour nous-mêmes, car, après le péché originel, la tendance de l’homme est de faire sa propre volonté, le principe premier est la vie du monde, tout le reste doit être soumis à sa propre volonté. Mais de cette façon, si chacun ne suit que lui-même, le tissu social ne peut fonctionner. Ce n’est qu’en apprenant à s’insérer dans la liberté commune, à la partager et à s’y soumettre, à apprendre la légalité, c’est-à-dire la soumission et l’obéissance aux règles du bien commun et de la vie commune, qu’une société peut être guérie, de même que le moi lui-même, de l’orgueil d’être au centre du monde. Ainsi, saint Théodore aide ses moines et en définitive, nous aussi, à travers une délicate introspection, à comprendre la vraie vie, à résister à la tentation de placer notre volonté comme règle suprême de vie, et de conserver notre véritable identité personnelle – qui est toujours une identité avec les autres – et la paix du cœur.

Saint Théodore Studite et saint Etienne le Nouveau - fresque du XIVème siècle du monastère serbe de Gratchnitsa au KosovoPour Théodore le Studite, une autre vertu, aussi importante que l’obéissance et que l’humilité, est la philergia, c’est-à-dire l’amour du travail, dans lequel il voit un critère pour éprouver la qualité de la dévotion personnelle : celui qui est fervent dans les engagements matériels, qui travaille avec assiduité, soutient-il, l’est également dans les engagements spirituels. Il n’admet donc pas que, sous le prétexte de la prière et de la contemplation, le moine se dispense du travail, également du travail manuel, qui est en réalité, selon lui et selon toute la tradition monastique, le moyen pour trouver Dieu. Théodore ne craint pas de parler du travail comme du « sacrifice du moine », de sa « liturgie », et même d’une sorte de Messe à travers laquelle la vie monastique devient angélique. C’est précisément ainsi que le monde du travail doit être humanisé et que l’homme à travers le travail devient davantage lui-même, plus proche de Dieu. Une conséquence de cette vision singulière mérite d’être rappelée : précisément parce qu’étant le fruit d’une forme de « liturgie », les richesses tirées du travail commun ne doivent pas servir au confort des moines, mais être destinées à l’assistance des pauvres. Ici, nous pouvons tous saisir la nécessité que le fruit du travail soit un bien pour tous. Bien évidemment, le travail des « studites » n’était pas seulement manuel : ils eurent une grande importance dans le développement religieux et culturel de la civilisation byzantine comme calligraphes, peintres, poètes, éducateurs des jeunes, maîtres d’école, bibliothécaires.

Bien qu’exerçant une très vaste activité, Théodore ne se laissait pas distraire de ce qu’il considérait comme strictement lié à sa fonction de supérieur: être le père spirituel de ses moines. Il connaissait l’influence décisive qu’avaient eu dans sa vie aussi bien sa bonne mère que son saint oncle Platon, qu’il qualifiait du titre significatif de « père ». Il exerçait donc à l’égard des moines la direction spirituelle. Chaque jour, rapporte son biographe, après la prière du soir, il se plaçait devant l’iconostase pour écouter les confidences de tous. Il conseillait également spirituellement de nombreuses personnes en dehors du monastère lui-même. Le Testament spirituel et les Lettres soulignent son caractère ouvert et affectueux, et montrent que de sa paternité sont nées de véritables amitiés spirituelles dans le milieu monastique et également en dehors de celui-ci.

Saint Théodore Studite - fresque de la cathédrale de la Trinité à Kostroma - 2005La Règle, connue sous le nom d’Hypotyposis, codifiée peu après la mort de Théodore, fut adoptée, avec quelques modifications, sur le Mont Athos, lorsqu’en 962 saint Athanase Athonite y fonda la Grande Lavra, et dans la Rus’ de Kiev, lorsqu’au début du deuxième millénaire, saint Théodose l’introduisit dans la Lavra des Grottes. Comprise dans sa signification authentique, la Règle se révèle singulièrement actuelle. Il existe aujourd’hui de nombreux courants qui menacent l’unité de la foi commune et qui poussent vers une sorte de dangereux individualisme spirituel et d’orgueil intellectuel. Il est nécessaire de s’engager pour défendre et faire croître la parfaite unité du Corps du Christ, dans laquelle peuvent se composer de manière harmonieuse la paix de l’ordre et les relations personnelles sincères dans l’Esprit.

Il est peut-être utile de reprendre, pour conclure, certains des éléments principaux de la doctrine spirituelle de Théodore. Amour pour le Seigneur incarné et pour sa visibilité dans la Liturgie et dans les icônes. Fidélité au baptême et engagement à vivre dans la communion du Corps du Christ, entendue également comme communion des chrétiens entre eux. Esprit de pauvreté, de sobriété, de renoncement ; chasteté, maîtrise de soi, humilité et obéissance contre le primat de sa propre volonté, qui détruit le tissu social et la paix des âmes. Amour pour le travail matériel et spirituel. Amitié spirituelle née de la purification de sa propre conscience, de son âme, de sa propre vie. Cherchons à suivre ces enseignements qui nous montrent réelle la voie de la vraie vie.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * Théodore, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. ** Intercède auprès du Christ Dieu afin qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion des Martyrs, ton 4 : T’arrachant à l’armée temporelle, * victorieux athlète Ménas, * c’est le compagnon des armées célestes * que fit de toi le Christ notre Dieu, ** l’immarcescible couronne des Martyrs.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père, ton 2 : Ta vie ascétique et angélique, tu l’éclairas * par la splendeur de tes exploits athlétiques ; * partageant désormais la demeure des Anges dans le ciel, * bienheureux Père Théodore, avec eux * tu intercèdes sans cesse en faveur de nous tous ** auprès du Christ notre Dieu.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et bénis ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi. (Psaume 27, 1).
[Des Saints, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.
Du vénérable Père : Hébreux (§ 335) XIII, 17–21.
Priez pour nous : car nous osons dire que notre conscience ne nous reproche rien, n’ayant point d’autre désir que de nous conduire saintement en toutes choses.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
V/. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),
V/. dit au Seigneur : « Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie » (Psaume 90, 2).
[Des Saints, ton 2 :
V/. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.
[Des Martyrs : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 ; XIX, 27-30..
Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.
Du vénérable Père : Matthieu (§ 10), IV, 25 – V, 12.
Réjouissez-vous, et tressaillez de joie ; parce qu’une grande récompense vous est réservée dans les cieux.]

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Des saints : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saints Térence & Néonile – Saint Etienne le Sabbaïte – ton 4

Martyre des saints Térence & Néonile et de leurs sept enfants Sarbèle, Photos, Théodule, Hiérax, Nitas, Vilos & EunicéeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 novembre 2019 du calendrier grégorien, 28 octobre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque.

Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Térence & Néonile et leurs sept enfants : leurs six fils nommés Sarbèle (Charbel), Photos, Théodule, Hiérax, Nitas, Vilos & leur fille Eunicée.

Ces saints furent décapités en Syrie sous la persécution de Dèce au IIIème siècle, non sans avoir subi des tortures multiples et raffinées.

Prions cette sainte famille syrienne en nos temps troublées tant pour la famille que pour la Syrie !

*

Saint Etienne le SabbaïteNous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Etienne le Sabbaïte – appelé également saint Etienne le Mélode, compositeur de canons et neveu de saint Jean Damascène. Il vécut une cinquantaine d’années dans la laure de Saint-Sabbas en Palestine, où vécurent également son oncle saint Jean Damascène et son oncle par adoption saint Côme de Maïouma.

Saint Etienne le Sabbaïte est né à Damas comme son oncle en l’an 725. Dans sa dixième année, il vint à la laure de Saint-Sabbas et fut placé sous la direction de son oncle Jean pendant quinze ans. Après quoi, il remplit différents emplois dans le monastère avant de se retirer au désert pour y mener la vie érémitique.

Saint Etienne dû assister au pillage de la laure de Saint-Sabbas par les Musulmans infidèles le 20 mars 787 qui y mirent le feu, martyrisant vingt moines. Il relata cette agression et écrivit des hymnes à la gloire de ces martyrs.

Il composa, sur le modèle de ses oncles Jean et Côme, de nombreux canons et également – avec André l’Aveugle – les apostiches idiomèles de matines et de vêpres pour les jours de semaine durant la période du Triode : ces idiomèles expriment parfaitement la théologie du Grand Carême. Voici par exemple l’apostiche idiomèle du lundi soir, premier jour du grand Carême :

Jeûnons du jeûne que reçoit et qu’aime le Seigneur : * le vrai jeûne est le rejet du mal, * la tempérance de la langue, l’abstention de la colère * l’éloignement des désirs, de la médisance, du mensonge, du parjure. * Rompre avec ces choses est le vrai jeûne que reçoit Dieu.

Il mourut probablement en 807.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des martyrs. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie :

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Guide de l’Orthodoxie, maître de piété et de sainteté * luminaire de l’univers, ornement des pontifes, inspiré par Dieu, * Etienne, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’Il sauve nos âmes.
4. Kondakion des martyrs, ton 4 : Pour la Joie du monde entier, * revient en ce jour la sainte mémoire des martyrs * Térence, Néonile, et leurs enfants: * accourons donc avec ferveur * pour recevoir les guérisons, * car l’Esprit Saint leur a donné le pouvoir * de guérir les maux et les passions de nos âmes.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Ayant planté le paradis des vertus * et l’ayant arrosé sous les flots de tes pleurs, * illustre Père, toi qui as trouvé l’Arbre de Vie, * sauve de la ruine, par tes prières, tout ton troupeau; * délivre du péril ceux qui te vénèrent avec ardeur, * car en toi, sage Etienne, nous possédons, * nous les fidèles, un très grand protecteur.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epître
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Mais lorsqu’il a plu à Dieu, qui m’a choisi particulièrement dès le ventre de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de me révéler son Fils, afin que je le prêchasse parmi les nations, je l’ai fait aussitôt.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.
Les démons étant donc sortis de cet homme, entrèrent dans les pourceaux ; et aussitôt le troupeau courut avec violence se précipiter dans le lac, où ils se noyèrent.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – saint Hilarion le Grand – ton 3

Saint Hilarion le GrandParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 novembre 2019 du calendrier grégorien, 21 octobre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Hilarion le Grand.

Saint Hilarion le Grand est l’un des disciples de saint Antoine le Grand et l’un des Pères des origines du monachisme au IVème siècle. Sa vie a été écrite par saint Jérôme, qui nous donne de nombreux détails sur les nombreux miracles qu’il opéra.

Hilarion est né de parents païens vers l’an 291 dans le village palestinien de Tabatha, non loin de Gaza. Envoyé à Alexandrie pour y étudier, il y découvre le Christ et demande le baptême. Après avoir entendu un compte rendu de la vie angélique de saint Antoine le Grand, Hilarion se mit quelques mois à son école et devint son disciple. Revenu avec quelques compagnons en sa terre natale pour découvrir que ses parents étaient morts, il distribue son héritage aux pauvres & à ses frères moines et se retire dans le désert près de la ville de Maïouma (le port de Gaza). Il n’était alors âgé que de 15 ans.

Pratiquant des jeunes austère au désert, il triomphe des tourments que les démons tentaient de l’affliger ; on dit de lui qu’il pouvait réciter toute l’Ecriture par cœur. Un jour que des brigands l’abordaient en disant : « Que ferais-tu si des voleurs venaient à toi ? », il répondit « Un homme qui n’a rien n’a point peur des voleurs. » Ceux-ci renchérirent : « Mais ils te peuvent tuer ! » – « Ils le peuvent sans doute, répliqua le saint, mais cela ne fait pas que je les craigne, parce que je suis tout préparé à la mort ». Confondus, les brigands promirent au saint de changer de vie.

A partir de 22 ans, saint Hilarion commence à opérer de nombreux miracles par le nom de Jésus-Christ : il guérit les malades, rend la vue aux aveugles & délivre les possédés du démon. Autour de sa hutte dans le désert de Maïouma se forme une importante communauté monastique et les foules accourent au désert ! Lors des terribles années du règne de Julien l’Apostat, son monastère est ruiné par les habitants de Gaza et commence pour Hilarion une longue pérégrination, initialement pour fuir la persécution des païens, mais aussi pour fuir les foules des fidèles qui cherchent auprès de lui à recevoir miracles & guérison. Le saint se réfugie en Libye puis en Sicile, en Dalmatie et enfin à Chypre. Il y rendit à Dieu l’esprit, à plus de 80 ans, et ses dernières paroles avant d’expirer furent : « Sors mon âme, que crains-tu ? Sors mon âme, de quoi as-tu peur ? Tu as servi Jésus-Christ près de soixante-dix ans, & tu crains la mort ? »

Il est aussi fêté à la même date du 21 octobre par le rit romain :

En Chypre, l’anniversaire de saint Hilarion, abbé. Saint Jérôme a écrit sa vie pleine de vertus et de miracles.
Martyrologe romain du 21 octobre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Ayant guéri l’enflure des passions, * bienheureux Hilarion, par ton ascèse continue * tu les fis dépérir en t’écriant : * Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu, ** nul n’est juste comme toi, Seigneur.
8. Avec le glaive de la tempérance tu as déchiré * les tuniques de peau, symboles de la mort * et tu as tissé le vêtement du salut * en disant au Créateur : Tu es mon Dieu, ** nul n’est juste comme toi, Seigneur.
9. Fortifié par l’espérance de l’éternité, * Père théophore, tu fus conduit vers Dieu * par les mains du bienheureux Antoine ; * l’ayant imité, toi-même tu devins un flambeau ** rayonnant de miracles, vénérable Hilarion.
10. Celui qui façonna toute chose par sa seule volonté * a daigné prendre notre forme * et se laisser façonner, divine Mère, dans ton sein ; * nous lui disons : Tu es notre Dieu, ** nul n’est saint comme toi, Seigneur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Hilarion notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 3 : Comme un astre sans déclin, du mystique Soleil * tous ensemble nous, * t’acclamons par des hymnes en ce jour : * sur ceux qui gisaient dans les ténèbres de l’ignorance tu as brillé, * faisant monter vers la hauteur divine les fidèles s’écriant : ** Réjouis-toi, Père Hilarion, en qui les moines ont un appui.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
R/. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
V/. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
[Du vénérable Père, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
[Du vénérable Père : II Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.]

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
V/. En toi, Seigneur, j’ai mon abris ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
V/. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
Du vénérable Père :
V/. Heureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements. (Psaume 111, 1)

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Mais Abraham lui répondit : Fils, souvenez-vous que vous avez reçu vos biens dans votre vie, et que Lazare n’y a eu que des maux ; c’est pourquoi il est maintenant dans la consolation, et vous dans les tourments.
[Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – Pères du concile de Nicée II – ton 2

Pères du Concile de Nicée II de l'an 787Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 octobre 2019 du calendrier grégorien, 14 octobre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons en ce dimanche les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène sous la présidence du patriarche de Constantinople Taraise, en présence des deux légats du pape Hadrien Ier pour régler la crise iconoclaste. Le concile réunit 365 évêques, dont 37 venaient d’Europe (principalement de Sicile). Les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem – alors sous la domination musulmane – envoyèrent des locum tenens.

Le refus de l’icône par les iconoclastes n’était pas une hérésie anodine puisqu’elle équivalait de fait à un refus de l’Incarnation, puisque « le Christ est l’icône du Dieu invisible, le Premier Né de la création » (Colossiens I, 15). De plus la naissance de l’iconoclasme par la volonté impériale de Léon III l’Isaurien en 730 s’est faite probablement par contamination de la pensée islamique avec laquelle les byzantins étaient entrés en contact. Les Pères du second concile de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.

Voici la définition faite par les Pères du Concile de Nicée II :

Nous affirmons en toute certitude et justesse que, tout comme la représentation de la vénérable Croix source de vie, les icônes saintes et vénérables, qu’elles soient en peinture, en mosaïque ou en tout autre matériau approprié, devraient être exposées dans les saintes églises de Dieu, sur les objets et vêtements liturgiques, sur les murs ou sur des panneaux, dans les maisons et autres édifices, de même que les images de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, de la Vierge Marie, la sainte Mère de Dieu, des anges dignes d’honneur et de tous les saintes et dévotes personnes. Plus souvent celles-ci seront vues en tant que représentations figurées, plus les croyants s’élèveront et, se souvenant des personnes qui les ont inspirés, soupireront après leurs prototypes; de telle sorte que celles-ci doivent faire l’objet de vénération (προσκύνησις) mais non d’adoration (λατρεία), chose réservée par notre foi à Dieu seul. Nous nous devons de leur offrir encens et cierges comme nous le faisons à l’endroit de la vénérable Croix source de vie, aux livres des Évangiles et aux autres objets consacrés suivant l’ancienne tradition. C’est ainsi que l’honneur rendu aux icônes se transmet à ce que les icônes représentent de telle sorte qu’en vénérant les icônes, nous vénérons aussi les originaux. »

L’hérésie iconoclaste ne fut toutefois définitivement réglée que 56 ans plus tard, au moment du Triomphe de l’Orthodoxie le 11 marc 843, lorsque l’impératrice Théodora et le patriarche Méthode rétablirent la vénération des saintes icônes.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2 & 4 tropaires de la 3ème du canon des saints Pères, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Les divins Pasteurs du troupeau, * ayant reçu du Christ cette révélation * que son Eglise indivise ne chancellera pas, * ont chassé, comme sectateurs de l’Antéchrist, ** de l’assemblée des croyants ceux qui voulaient l’ébranler.
8. Puisant aux sources du salut, * l’assemblée des Pères nettoya * les torrents troubles et chargés de boue ; * alors le peuple du Christ, assoiffé, ** put boire aux flots de leurs purs enseignements.
9. Dans l’illustre ville de Nicée, * contre les iconoclastes, ces gens détestables, * se tint le septième concile des amis du Christ * dont les empereurs Constantin et Irène ** se firent les défenseurs.
10. Qu’ils aillent au feu éternel, * les impies qui refusent de vénérer * la sainte icône de la Mère de Dieu * et de reconnaître qu’elle a mis au monde ** le Christ, homme et Dieu à la fois.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Pères, ton 8 : Tu es glorifié au-dessus de tout, ô Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour éclairer la terre ; * et par eux, Tu nous as tous guidés vers la vraie foi. ** Ô Très-miséricordieux, gloire à toi.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des Pères, ton 6 : Le Fils qui a indiciblement resplendi du Père, * et qui en deux natures est né d’une femme, * nous le contemplons et ne refusons pas de représenter son visage, * mais le reproduisant avec piété, nous le vénérons avec foi. * C’est pourquoi, fidèle à la foi véritable, ** l’Église embrasse l’icône de l’Incarnation du Christ.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
R/. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
V/. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Des saints Pères, ton 4 :
R/. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
Des Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
V/. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
V/. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Des saints Pères, ton 1 :
V/. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant. (Psaume 49, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, la conservent, et portent du fruit par la patience.
Des Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

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