Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Serge & Bacchus – ton 1

Saints Serge & Bacchus : icône du VIIème siècle

Saints Serge & Bacchus : icône du VIIème siècle

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 octobre 2019 du calendrier grégorien, 7 octobre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Serge & Bacchus.

Serge était un officier militaire supérieur romain, commandant (primicerius) avec son officier adjoint Bacchus (secundarius) une troupe d’élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium, sur la frontière orientale de l’Empire, face à l’empire Parthe.

Martyre des saints Serge & Bacchus

Martyre des saints Serge & Bacchus

Aux alentours de l’an 303, durant la persécution de Dioclétien, le co-empereur Maximien en visite en Commagène (petite région au Nord-Est de l’ancien royaume d’Edesse, l’Osrhoène) voulut offrir des libations à Jupiter, mais Serge et Bacchus refusèrent d’y accompagner l’empereur du fait qu’ils étaient chrétiens. Ils confessèrent courageusement leur foi. Bacchus succomba assez rapidement sous la violence de la flagellation & des coups ; Serge subit de longs tourments. Parmi ceux-ci, il fut condamné à courir 18 miles chaussé de sandales dont la semelle intérieure avait été hérissée de pointes acérées. Pendant ce supplice, Bacchus lui apparut et l’encouragea à persévérer, lui disant qu’ils seraient rapidement réunis au ciel. Serge fut décapité à Resafa en Euphratésie de Syrie (à 200 km à l’Est d’Alep).

Leur martyre fut rapidement célèbre dans toute l’Eglise, comme en témoigne la présence de leur fête dans de nombreux martyrologes antiques et la grande vénération qui entoura leur reliques, ainsi que l’intérêt que leur porta plusieurs historiens ecclésiastiques, en particulier Théodoret.

Icône arabe des saints Serge & Bacchus

Icône arabe des saints Serge & Bacchus

Dès la paix de l’Eglise, la tombe des saints Serge & Bacchus dans la ville de Resafa devint rapidement le plus important centre de pèlerinage d’Orient : une magnifique basilique fortifiée fut élevée sur la tombe des martyrs & la ville pris le nom de Sergiopolis. Elle devint siège d’un évêché vers 431 et au début du VIème siècle c’était le siège d’un archevêché métropolitain avec 5 évêques suffragants. Sous le règne de Justinien, la ville était un centre de pèlerinage d’une richesse inouïe ; on y édifia des murailles magnifiques, des citernes et autres bâtiments imposants encore visibles. Une muraille de trois mètres d’épaisseur formant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres fut même construite pour protéger des voleurs les dons magnifiques que faisaient les pèlerins. Le pèlerinage attirait en particulier les tribus arabes chrétiennes du royaume des Ghassanides. La ville fut assiégée en 543 & pillée en 616 par les Perses & déclina après la conquête musulmane, mais le pèlerinage chrétien subsista jusqu’au XIIIème siècle et les ruines encore visibles aujourd’hui sont imposantes.

Corfou - icône des saints Serge, Bacchus & Justine peinte par Michel Damaskenos après la bataille de Lépante de 1571

Corfou – icône des saints Serge, Bacchus & Justine peinte par Michel Damaskenos après la bataille de Lépante de 1571

Serge & Bacchus étaient universellement vénérés dans l’Empire byzantin, et tenus comme protecteurs de l’armée ; l’empereur Justinien (527 † 565) bâtit en leur honneur des basiliques magnifiques à Constantinople et à Saint-Jean d’Acre. Celle de Constantinople, devenue hélas une mosquée après la chute de la Ville, est un chef d’œuvre de l’art byzantin. Sa construction dura de 527 à 536 sous la conduite des architectes Isidore de Millet & Anthemius de Tralles, qui édifièrent ensuite sur son modèle la basilique Sainte-Sophie.

Le monastère Saint-Serge-et-Saint-Bacchus dans la ville araménophone à majorité chrétienne de Maaloula en Syrie remonte au moins au Vème siècle et serait l’un des plus anciens du Moyen-Orient encore en activité. Son église daterait de 313-325 et fut édifiée à l’emplacement d’un ancien temple païen ; cette église serait la plus ancienne du monde encore en activité. Le 4 septembre 2013, ce monastère de Maaloula a été attaqué & incendié par les rebelles islamistes du front al-Nosra, ses icônes (certaines du Xème siècle), de renommée mondiale, ont été brûlées, volées ou détruites, dans l’indifférence générale.

Les saint Serge et Bacchus sont particulièrement vénérés par l’Eglise arménienne, qui fait précéder leur fête de trois jours de jeûne préparatoire.

Leur culte se développa également assez tôt en Occident. Le Sacramentaire Gélasien contient une messe pour leur fête, et 5 lieux de culte leur furent dédiés dans Rome ; le plus ancien fut établi dans le forum romain en 678 par le pape saint Agathon (678 † 681), il fut le siège de l’une des 7 diaconies cardinales de Rome. L’actuelle église des Saints-Serge-&-Bacchus-des-Monts est la paroisse romaine des Ukrainiens catholiques.

Des reliques de saint Serge parvinrent en Gaule dès le VIIème siècle et il existe toujours à Angers un monastère des saints Serge & Bacchus remontant à cette époque avec une abbatiale gothique qui leur est dédiées .

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie :

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 1 & 4 tropaires de la 3ème du canon des Martyrs, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrhophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Le Dieu qui seul connaît * tous les êtres avant leur création, * voyant vos dispositions envers lui, * abondamment vous a pourvus * de sagesse en vos propos, * de connaissance divine et de fermes sentiments, ** bienheureux soldats du Christ.
8. Ayant choisi de lutter * selon les règles, serviteurs du Christ, * après sage réflexion * et par amour du Créateur, * vous avez dédaigné l’éphémère gloire qui se corrompt, * le prince de ce monde et tout ce qui lui appartient, ** victorieux Athlètes martyrs.
9. Maintenant que devant Dieu * vous vous tenez, en la pure application de votre esprit, * comblés par la splendeur de l’au-delà, * et que vous jouissez clairement * de l’ineffable béatitude, saints Martyrs, * de toute épreuve délivrez ** les fidèles qui vous glorifient.
10. Jadis sous l’empire de la mort, * Adam est libre désormais * grâce à ton enfantement, divine Epouse immaculée, * car toi seule, tu as enfanté, * en dépassant la nature et la raison, * par l’union de sa personne avec la chair ** la véritable Vie personnifiée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire des Martyrs, ton 5 : Ornements de ceux qui ont souffert pour le Christ, * vous qui fûtes les yeux de l’Église du Christ, * illuminez les yeux de nos âmes, * Serge le très-éprouvés et Bacchus le très-glorieux. * Priez le Seigneur, pour que nous fuyions les ténèbres du péché * et que nous devenions participants à la lumière sans déclin ** par vos saintes prières.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Martyrs, ton 2 : Avec courage ayant affronté les ennemis, * vous avez fait détruit leur tromperie * et d’en haut ayant reçu la victoire, illustres Martyrs, * d’un même cœur vous vous êtes écriés : ** il est bon et agréable d’habiter avec Dieu.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
R/. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[II Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
[Des Martyrs : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
V/. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
V/. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[Des Martyrs, ton 2 :
V/. Voyez comme il est bon, comme il est doux d’habiter en frères tous ensemble ! (Psaume 133, 1)]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent..
[Des Martyrs : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire]

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 1.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

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Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte – saint Grégoire l’Illuminateur de la Grande Arménie – ton 8

Saint Grégoire l'Illuminateur et le baptême de l'ArménieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 octobre 2019 du calendrier grégorien – 30 septembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Grégoire, illuminateur de la Grande Arménie.

Le royaume d’Arménie avait reçu la semence de l’Evangile dès les temps apostoliques (notamment de l’apôtre saint Barthélémy). Néanmoins, les communautés chrétiennes n’avaient pu se développer et la masse du peuple, comme ses rois, étaient restés fidèles aux cultes idolâtres.

C’est saint Grégoire l’Illuminateur (en arménien Գրիգոր Ա Լուսաւորիչ, en grec Γρηγόριος Φωστήρ) (c. 257 † 331) qui est à bon droit tenu pour le saint évangélisateur de l’Arménie et qui en a été le premier catholicos.

Il naquit aux alentours de l’an 257. Grégoire était d’une famille de la noblesse parthe, branche cadette de l’ancienne famille impériale des Arsacides, fils du satrape Anak et de Okohe. Son père, sur l’ordre de l’empereur sassanide de Perse, avait égorgé Khosrov II (217 † 268), roi d’Arménie, de la dynastie arsacide (l’ancienne famille ayant régné sur la Perse avant les Sassanides). En châtiment de ce crime, toute la famille d’Anak fut exécutée par les nobles arméniens, à l’exception de Grégoire et de l’un de ses frères, encore enfants, que leur nourrice emmena en exil dans l’Empire romain à Césarée de Cappadoce. Cette ville était déjà fortement chrétienne depuis les travaux apostoliques du fameux saint Grégoire le Thaumaturge (c. 213 † c. 270) : ce saint avait trouvé dix-sept chrétiens quand il avait été sacré évêque de Césarée et avait laissé seulement dix-sept païens dans la ville au moment de son décès. C’est à Césarée que notre Grégoire découvrit la vraie foi et reçut le saint baptême. Il y épousa une jeune fille de sang royal, fille d’un prince arménien vivant en Cappadoce, qui lui donna deux fils : Aristakès et Verthanès.

Par la suite, Grégoire fut sacré évêque pour l’Arménie par le métropolite Léonce de Césarée. Ayant quitté Césarée avec les reliques de saint Jean-Baptiste et du saint martyr Athanagène, il retourna dans son pays et parut à la cour du roi Tiridate IV, fils de Khosrov II, que l’empereur romain Dioclétien avait rétabli sur le trône d’Arménie. Invité par le roi à sacrifier aux idoles païennes, mais ayant refusé de renier le Christ, Grégoire, après divers supplices particulièrement horribles, fut finalement jeté au fond d’une fosse à Khor Virap où il moisit près d’une quinzaine d’années. Le roi Tiridate étant tombé malade après avoir martyrisé la vierge Rhipsimé, fit sortir Grégoire de sa fosse pour lui demander la guérison. Grégoire pria et obtint de Dieu la guérison corporelle du roi d’Arménie, ce qui entraîna la guérison de son âme par la conversion & le saint baptême. La conversion du roi Tiridate entraîna la conversion rapide et massive de la population arménienne. En 301, le Christianisme est déclaré religion d’état, ce qui fait de l’Arménie la première nation au monde (si on omet l’éphémère royaume d’Edesse du roi Agbar) à adopter le christianisme comme religion d’Etat, 79 ans avant l’empire romain (par l’édit de Thessalonique de l’empereur Théodose Ier du 27 février 380). En 303, Saint Grégoire construisit une cathédrale dans la ville de Vagharshapat, la nommant Echmiadzin. Il s’agit toujours de nos jours du siège du catholicosat arménien. Après ses multiples travaux apostoliques, Grégoire se retira dans une grotte, au nord du confluent des deux branches de l’Euphrate et y mourut en paix, vers 326, reconnu comme l’apôtre de l’Arménie. L’histoire de saint Grégoire et de la conversion du roi Tiridate fut mise très tôt par écrit par l’historien Agathange.

Pendant plus d’un siècle, la direction de l’Eglise arménienne – le catholicossat – se transmis héréditairement dans la descendance de saint Grégoire. Afin d’assurer la vie de l’Église, Grégoire avait en effet consacré évêque son fils Aristakès, auquel succéda son autre fils Vertanès. Les deux fils de ce dernier furent évêques, l’aîné Houssik fut catholicos d’Arménie, puis à sa suite son petit-fils saint Nersès le Grand & son arrière petit-fils saint Sahak, dernier catholicos de la dynastie des Grégorides.

Reliquaire de la dextre de saint Grégoire l'Illuminateur

Reliquaire de la dextre de saint Grégoire l’Illuminateur

L’Église Arménienne a consacré trois fêtes à saint Grégoire l’Illuminateur : celle de son martyre et de son entrée dans le cachot, celle de la sortie du cachot profond et celle de l’invention des reliques de Saint Grégoire l’Illuminateur, le samedi avant le IVème dimanche après la Pentecôte.

Le canon de matines de la fête de saint Grégoire dans le rit byzantin chante également au dernier tropaire de chaque ode, outre saint Grégoire l’Illuminateur lui-même, la sainte martyre Rhipsimé (ou Hripsimé, en arménien Հռիփսիմէ). Vierge romaine convoitée par le roi arménien Tiridate IV, celui-ci, devant son refus, la fit mettre à mort en 301. La langue de Rhipsimé fut arrachée, son estomac ouvert, elle fut aveuglée puis tuée, et son corps fut taillé en morceaux. Le Christ apparut ensuite à saint Grégoire l’Illuminateur, lui indiquant l’endroit du martyre de Rhipsimé, où Grégoire fit alors élever un martyrium, détruit au VIIème siècle et remplacé par l’actuelle église Sainte-Hripsimé d’Etchmiadzin.

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie :

Béatitudes, ton 8 – Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 8, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du hiéromartyr, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Par les soufflets qu’ont reçus tes joues * tu brisas les mâchoires des lions spirituels * et par les flots de ton sang * tu arrêtas le sang offert aux démons ; * de fond en comble tu renversas ** les stèles des idoles, Père digne d’admiration.
8. Ni l’intensité de tes malheurs * ni les pires châtiments * ni ta longue captivité * dans la fosse ténébreuse ne vinrent à bout * de ton âme bien trempée, ** admirable Martyr.
9. A tes yeux tu n’as donné, * saint Martyr, de repos * que tu n’aies converti en fils du jour * ceux qu’avait pris misérablement * le sommeil du péché ** et qu’ils chantent : Seigneur, tu es saint.
10. La martyre Rhipsimé, * sachant que tu étais * la virginale Mère de Dieu, * fut charmée par ta beauté * et dans la splendeur de ses combats ** à ta suite fut présentée au Christ.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Grégoire, ** prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du Hiéromartyr, ton 2 : L’illustre hiérarque qui souffrit pour la vérité, * en ce jour, fidèles, célébrons-le par des cantiques & des hymnes, * ce pasteur vigilant et docteur Grégoire, * ce flambeau qui éclaire le monde et ce champion : ** car il prie le Christ pour que nous soyons sauvés.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très- miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
R/. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
V/. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
[Du Hiéromartyr, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Лк., 26 зач., VI, 31–36.

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
[Du Hiéromartyr : I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.
Faites avec amour tout ce que vous faites.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
V/. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
V/. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
[Du Hiéromartyr, ton 2 :
V/. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
Mais pour vous, aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans en rien espérer ; et alors votre récompense sera très-grande.
[Du Hiéromartyr : Matthieu (§ 103) XXIV, 42-47.
Qui est le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur tous ses serviteurs, pour leur distribuer dans le temps leur nourriture ?]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – Conception de saint Jean Baptiste – ton 7

Conception de saint Jean BaptisteParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 octobre 2019 du calendrier grégorien – 23 septembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Conception du vénérable & illustre Prophète, Précurseur & Baptiste Jean.

La Naissance de Notre Sauveur est fêtée par la liturgie le 25 décembre, précédé de 6 mois (le 24 juin) par celle de son cousin Jean Baptiste (cf. Luc I, 36). Aussi l’Eglise fête-t-elle neuf mois auparavant – le 23 septembre – la fête de la Conception du Baptiste & Précurseur Jean, rapportée par l’évangile de Luc (I, 5-25). Saint Jean Baptiste partage donc avec la Bienheureuse Vierge Marie et avec notre Seigneur le privilège d’être fêté liturgiquement pour leur conception, leur naissance et leur trépas, tandis que les autres saints ne sont fêtés qu’au jour de leur mort, leur naissance au ciel.

Notons que la date retenue pour la fête de la Conception de saint Jean Baptiste aurait pu être le 24 septembre, mais la date du 23 septembre qui a été retenue par l’Eglise de Constantinople avait une signification particulière dans l’Empire romain : c’était en effet l’ancienne date de la fête de la naissance d’Auguste dans le calendrier impérial païen et ce jour était regardé comme le premier jour de l’année dans beaucoup de contrées de la partie orientale de l’Empire. Cette date du 23 septembre avait ensuite été retenue en 312 par l’empereur Constantin pour marquer le commencement de l’Indiction, c’est à dire la fixation de l’impôt foncier annuel. Après la suppression de la fête de la naissance d’Auguste, l’Indiction fut déplacée à une date plus commode : le 1er septembre (on estime que le changement se fit le 1er septembre 462). Pendant un temps, l’Eglise de Constantinople garda l’ancienne date du 23 septembre comme premier jour de l’année ecclésiastique, y célébrant la fête de la Conception de saint Jean Baptiste, qui se trouve être le premier mystère historique de l’économie de la Nouvelle Alliance. Puis, l’Eglise byzantine s’aligna sur le pouvoir civil et démarra son nouvel an également au 1er septembre.

Si nous choisissons de nous étendre quelque peu sur cette question de la date du 23 septembre, c’est parce qu’elle a curieusement une incidence sur l’organisation de la lecture de l’évangile dans le rit byzantin. En effet, primitivement, on lisait à Byzance l’évangile de Matthieu en lecture continue les samedis & dimanches depuis la Pentecôte jusqu’au 23 septembre, et on passait à cette date à la lecture continue de l’évangile de Luc en commençant par ses premiers versets (I, 5-25) qui font justement le récit de la Conception de saint Jean Baptiste.

Le passage du 23 au 1er septembre pour marquer l’indiction et le début de l’année diminua l’importance de la fête de la Conception de saint Jean Baptiste et eut pour conséquence de troubler l’organisation de la lecture continue des évangiles. Plusieurs systèmes se mirent en place pour déterminer la date à laquelle il fallait faire ce que les typikaristes appellent « le saut de Luc », c’est-à-dire la fin de la lecture continue de Matthieu et le passage à la lecture continue de Luc. Certains se mirent à faire le saut de Luc au lendemain du nouvel an le 1er septembre ; d’autres, pour rester à une date plus proche du 23 septembre, fixèrent le saut de Luc au lundi qui suit le dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix. L’Eglise russe, elle, lisait l’évangile de Luc à partir du lundi suivant le XVIIIème dimanche après la Pentecôte. Toutefois l’usage de faire le saut de Luc après le dimanche qui suit l’Exaltation de la sainte Croix (14 septembre) – déjà attesté au XIème siècle par le Lectionnaire byzantino-géorgien (Sin. Géorg. 74) – avait finit par largement se diffuser dans les Eglises de tradition grecque. Le Patriarcat de Moscou prit la décision d’introduire cette pratique dans son ressort en 1957 sur l’initiative de l’évêque liturgiste Athanase Sakharov, ce qui sema une certaine confusion dans le clergé les premières années.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Précurseur.

A la divine liturgie :

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Précurseur :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. La Stérile en ce jour * conçoit le fruit sacré * qui dans la grâce bientôt * devra retrancher * comme avec la cognée ** toute âme stérile et sans fruit.
8. Dans le temple, à l’intérieur, * rendu muet, le grand prêtre Zacharie * par l’annonce redoutable reçoit * la Voix du Verbe et dans la joie * magnifie clairement ** le Seigneur compatissant.
9. Celui qui montre aux croyants * la sûre voie du repentir, * l’illustre Précurseur, * à la voix de l’Ange, par divine volonté, * se lève, contre tout espoir, ** dans le sein maternel.
10. Lorsqu’il reconnut le Christ * porté dans le sein virginal, * l’enfant de la Stérile tressaillit, * révélant d’avance la joie * qui sur terre venait ** délivrer tous les hommes du chagrin.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du Précurseur, ton 4 : Réjouis-toi, toi qui jadis fus stérile, * car tu as conçu en vérité * la Lampe qui précède le Soleil venant illuminer le monde malade de cécité ; * exulte, ô Zacharie et clame avec hardiesse : ** Voici le prophète du Très-Haut qui est appelé à naître.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Précurseur, ton 1 : Sois dans l’allégresse, ô illustre Zacharie, * avec Élisabeth, ton épouse toute glorieuse, * car vous avez dignement conçu Jean le Précurseur, * lui que l’archange annonça en se réjouissant * et que nous vénérons comme il convient, ** lui qui est initié au mystère de la grâce.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
R/. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
V/. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
[Du Précurseur, ton 7 :
Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.
[Du Précurseur : Galates (§ 210) IV, 22-31.
Car il est écrit : Réjouissez-vous, stérile, qui n’enfantiez point ; poussez des cris de joie, vous qui ne deveniez point mère : parce que celle qui était délaissée, a plus d’enfants que celle qui a un mari.]

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du Précurseur, ton 4 :
V/. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du Précurseur : Luc (§ 2) I, 5-25.
Car il sera grand devant le Seigneur ; il ne boira point de vin, ni rien de ce qui peut enivrer ; et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – Après-fête de l’Exaltation de la sainte Croix – sainte Euphémie – ton 6

Sainte Euphémie de ChalcédoineParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 septembre 2019 du calendrier grégorien – 16 septembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
– l’après-fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
– la fête de la sainte et illustre mégalomartyre Euphémie, qui reçut la palme du martyre vers l’an 304.

Sainte Euphémie est honorée du titre rare de mégalomartyre (grande martyre). Dans le rit byzantin, elle est fêtée à deux reprises au cours de l’année : le jour de son martyre, le 16 septembre, et le 11 juillet. Sainte Euphémie était de Chalcédoine et fut martyrisée avec un luxe de d’épreuves & de souffrances durant la persécution de Dioclétien ; sur son tombeau fut édifiée une grande basilique. C’est dans cette basilique de Chalcédoine que se tint le IVème concile œcuménique. Selon l’historien Nicéphore, les pères du concile, après des jours de discussions sans fin, décidèrent de demander à Dieu de trancher sur la question de la double nature (humaine et divine) du Christ. Chacun des deux camps déposa dans la tombe d’Euphémie l’exposé de sa doctrine, et les pères se mirent en prière. Quand ils ouvrirent le tombeau, la thèse orthodoxe se trouvait sur la poitrine de la sainte, et la thèse hérétique à ses pieds. C’était le 11 juillet 451. La deuxième fête de sainte Euphémie commémore donc ce miracle.

Sainte Euphémie fut tenue très tôt en grand honneur tant en Orient qu’en Occident. Saint Ambroise de Milan parle ainsi de sainte Euphémie :

Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre. Priscus son adversaire est vaincu. Cette vierge sort intacte d’une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l’état de cendre ; les bêtes féroces s’adoucissent et se baissent devant elle. Sa prière lui fait surmonter toute espèce de supplice. Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux chœurs célestes. Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église ; qu’elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos vœux.

Sainte Euphémie est également fêtée au 16 septembre – jour de sa naissance au ciel – par le rit romain :

A Chalcédoine, l’anniversaire de sainte Euphémie, vierge & martyre. Sous l’empereur Dioclétien & le proconsul Prisque, elle supporta courageusement pour le Christ les tortures, la prison, les fouets, les supplices de la roue & du feu, le poids des pierres, les bêtes, la flagellation, les scies aiguës, les poêles bouillantes. De nouveau ramenée à l’amphithéâtre pour y être exposée aux bêtes, comme elle priait le Seigneur de recevoir son âme, une de ces bêtes mordit son saint corps, tandis que les autres léchaient ses pieds, et elle remit à Dieu son âme immaculée.
Martyrologe romain au 16 septembre.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mégalomartyre. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie :

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 6, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de la fête & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de la mégalomartyre.
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Figurant le mystère, * le bâton qui fleurit désigne comme prêtre Aaron ; * de même dans l’Église jadis stérile, fleurit l’arbre de la Croix, ** sa force et son soutien.
6. Alors qu’il fut frappé, * le rocher fit jaillir de l’eau pour le peuple insoumis et dur de cœur ; * il manifesta le mystère de l’Église élue de Dieu ** dont la croix est la force et le soutien.
7. Lorsque le côté très pur fut percé de la lance, * il en jaillit de l’eau et du sang * pour renouveler l’Alliance et purifier du péché ; * car la Croix est louange des fidèles, ** leur force et leur soutien.
8. Jadis dans le désert, * Moïse a changé par le bois les sources d’eau amère, * préfigurant que c’est par la Croix ** que les nations se tourneraient vers la vraie foi.
9. Illustre Martyre qui nourrissais * en un cœur de femme de virils sentiments, ** tu méprisas les monstres qui se cachent dans les eaux.
10. Tu as vaincu l’orgueil du tyran, Martyre invincible, * en demeurant sauve comme Jonas dans les eaux, ** parmi les monstres dévorants.
11. Comme il avait sauvé de la fosse Daniel, * le Seigneur t’arracha aux fauves dévorants ** pour exaucer ta prière, Euphémie.
12. Toi qui seule par la parole enfantas * dans la chair la Parole de Dieu, ** sauve nos âmes du filet de l’Ennemi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde les tiens ** par ta Croix.
3. Tropaire de la mégalomartyre, ton 4 : Ta brebis, ô Jésus, Euphémie, * crie d’une voix forte : * « Mon époux, c’est toi que j’aime, * c’est pour te chercher que je combats, * c’est avec toi que je suis crucifiée * et ensevelie par ton baptême. * Pour toi je souffre, afin de régner avec toi. * Pour toi je meurs, afin de vivre en toi. * Accueille, comme victime sans tache, * celle qui par amour est immolée pour Toi ». ** Par son intercession, parce que tu es miséricordieux, sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de la mégalomartyre, ton 4 : En ton martyre tu as bien combattu, * après ta mort tu nous sanctifiés * par les flots de tes miracles, Euphémie ; * c’est pourquoi nous vénérons ta sainte dormition, * nous tenant avec foi près de tes reliques sacrées * afin de préserver nos âmes de toute maladie ** et de puiser la grâce des miracles auprès de toi.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * qui porte ton Nom, ô Christ Dieu. * Réjouis les chrétiens orthodoxes par ta puissance * et donne-leur la victoire sur les ennemis ; * ayant pour secours ton arme de paix ** et trophée invincible.

Prokimen
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 7 :
R/. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
V/. Le Seigneur règne, que les peuples en soient émus de colère (Psaume 98, 1).
[De la mégalomartyre, ton 7 :
R/. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
[Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.]
[De la Mégalomartyre : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]

Alleluia
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 1 :
V/. N’oublie pas ton peuple que tu as racheté dès l’origine (Psaume 72, 2).
V/. Dieu, qui est notre Roi depuis tant de siècles, a opéré notre salut au milieu de la terre (Psaume 72, 12).
[De la Mégalomartyre, ton 1 :
V/. J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, et il écouta mon cri (Psaume 39, 1).]

Evangile
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
[Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.]
[De la mégalomartyre : Luc (§ 33) VIII, 36-50.
Cette femme se voyant ainsi découverte, s’en vint toute tremblante, se jeta à ses pieds, et déclara devant tout le peuple ce qui l’avait portée à le toucher, et comment elle avait été guérie à l’instant. Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.]

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore, ton 8
Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Tu es, * ô Mère de Dieu, * le paradis spirituel * qui sans semence as fait germer le Christ ; * c’est par Lui que l’arbre vivifiant de la Croix * a été planté sur la terre ; ** aussi l’exaltant maintenant, * nous nous prosternons devant lui ** et te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[De la Mégalomartyre : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – saints Joachim & Anne – ton 5

Saints Joachim & Anne, parents de la Mère de DieuParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 septembre 2019 du calendrier grégorien, 9 septembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Le rit byzantin célèbre usuellement au lendemain des grandes fêtes les protagonistes secondaires de l’évènement qui vient d’être fêté. Aussi est-ce tout naturellement que les parents de la Mère de Dieu, saints Joachim & Anne, soient fêtés le 9 septembre, au lendemain de la grande fête de la Nativité de la Sainte Vierge.

Nous sommes dans les 4 jours d’après-fête de la Nativité de la Mère de Dieu. Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres. Aussi ce dimanche combine le XIVème dimanche après la Pentecôte, ton IV, l’après-fête de la Nativité, les saints Joachim & Anne et le dimanche avant la Croix.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Saints. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie :

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, 4 tropaires de la 1ère ode du 1er canon de la fête, œuvre de Côme le Moine, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Saints, œuvre attribuée à saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. Venez, fidèles, nous réjouissant * dans l’Esprit divin, par nos hymnes vénérons * la Toujours-Vierge qui en ce jour * est issue d’un infertile sein ** pour le salut des mortels.
6. Exulte d’allégresse, Joachim, * avec Anne, car de ton flanc * est issue la Vierge choisie par Dieu, * celle dont naquit ** le Christ notre Seigneur.
7. Réjouis-toi, ô Mère immaculée * et servante du Christ notre Dieu, * toi qui procures au genre humain * son antique félicité : ** en nos hymnes nous te glorifions, comme il se doit.
8. En ce jour est enfantée la passerelle de la vie : * par elle ayant trouvé le salut * après leur chute dans l’Hadès, * en leurs hymnes, les mortels ** glorifient le Christ qui donne la vie.
9. Anne, jadis stérile, ayant reçu * la fertile semence de la divine illumination, * fut à même d’enfanter ** la Souveraine de l’entière création.
10. Stérile qui enfantes maintenant, * tu obéis à la volonté divine en recevant * la Vierge enfantant sans le vouloir de la chair, ** Dieu lui-même l’ayant voulu expressément.
11. Isaïe, dans la lumière de l’Esprit, * vit le fruit produit par Anne et Joachim * comme le livre nouveau ** où fut écrit le Verbe incarné.
12. Le mystère précède le mystère : * la grâce, d’abord stérile, en effet * engendre la virginité ** dont la naissance nous assure le salut.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
3. Tropaire des saints, ton 1 : Etant justes dans la grâce de la Loi, * Joachim & Anne pour nous ont fait naître l’enfant donné par Dieu ; * c’est pourquoi la sainte Eglise en ce jour, * exulte, radieuse, & fête dans la joie * votre mémoire vénérable, ** en louant Dieu qui nous suscite une force de salut dans la maison de David.
4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, toi le Tout-Puissant, * et avec toi tu as ressuscité les morts, ô Créateur ; * tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. ** Aussi te clamons-nous : Seigneur, sauve-nous.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des saints, ton 2 : Anne se réjouit maintenant * que les chaînes de sa stérilité sont brisées ; * elle nourrit la Vierge tout-immaculée, * invitant l’univers à célébrer * Celui qui donne aux hommes comme fruit de son sein ** la seule Vierge Mère et Epouse inépousée.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et bénis ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Des Saints, ton 4 :
R/. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
Et c’est lui aussi qui nous a marqués de son sceau, et qui pour arrhes nous a donné le Saint-Esprit dans nos cœurs.]
[Des Ancêtres de Dieu : Philippiens (§ 210) IV, 22–31.
Car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, qui n’enfantais point ; pousse des cris de joie, toi qui ne devenais point mère : parce que celle qui était délaissée, a plus d’enfants que celle qui a un mari.]

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Des Saints, même ton :
V/. Le salut des justes vient du Seigneur, il est leur appui au temps de l’affliction. (Psaume 36, 39).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
[Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.]
[Des Ancêtres de Dieu : Luc (§ 36) VIII, 16–21.
Mais il leur répondit : Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent.]

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, de la fête
Verset : Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu.
Hirmos de la 9ème ode du second canon de matines, œuvre de saint André de Crète, évêque de Gortyne (c. 660 † 740) : Étrangères aux mères, la virginité,* et étranger aux vierges, l’enfantement ; * mais en toi, Mère de Dieu, * les deux merveilles sont unies * et toutes les familles des nations, ** d’âge en âge nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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