Programme du dimanche des Rameaux – Entrée du Seigneur à Jérusalem

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 avril 2019 du calendrier grégorien – 8 avril 2019 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 8h55.

Le dimanche des Rameaux – ou l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, selon la terminologie des livres liturgiques byzantins – est une fête du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Sa célébration supprime donc l’office habituel du dimanche dans l’Octoèque. En raison du caractère festif de ce jour, c’est l’un des très rares jours où l’usage du poisson est autorisé au cours du grand Carême byzantin.

La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.

Evangile de matines
De la fête : Matthieu (§ 83), XXI, 1-11, 15-17.
Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.

[Aux heures
A tierce & à sexte : 1er tropaire de la fête. Gloire au Père. 2nd tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.]

A LA DIVINE LITURGIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Première antienne, Psaume 114, ton 2
J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
R/. Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
R/. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui trônes sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Tropaire, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Autre tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, * nous avons été rendus dignes de la vie immortelle par ta résurrection * et nous te clamons cette louange : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ».
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 6 : Porté sur un trône dans le ciel et par un ânon sur la terre, ô Christ Dieu, * tu as reçu la louange des anges * et le chant des enfants qui Te clament : ** Béni sois-tu, Toi qui viens rappeler Adam.

Prokimen
De la fête, ton 4 :
R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
V/. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Philippiens (§ 247) IV, 4-9.
Réjouissez-vous dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous dans le Seigneur.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
V/. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
V/. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)

Evangile
De la fête : Jean (§ 41), XII, 1-18.
Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non-seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu. Convoquez une fête et venez vous réjouir, faisons au Christ un triomphe de nos palmes, de nos branches et de nos chants, l’acclamant : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur ! »

Verset de communion
De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du Vème dimanche de Carême – Sainte Marie l’Egyptienne – ton 5

Sainte Marie l'EgyptienneParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 avril 2019 du calendrier grégorien – 1er avril 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. En ce jour, Vème dimanche de Carême, le rit byzantin fait mémoire de sainte Marie l’Egyptienne, modèle de la pénitence.

Marie est née en Égypte dans les premiers siècles de la chrétienté, et vécut à Alexandrie où elle arriva alors qu’elle avait 12 ans. Elle vivait dans la luxure, se prostituant dans tous les lieux de débauche de la ville. Un jour, alors qu’elle allait avoir 29 ans, elle rencontra des pèlerins qui partaient pour Jérusalem sur un bateau. Elle décida de les suivre en payant son passage de ses charmes. Ils arrivèrent tous devant la Basilique de la Résurrection, le jour de l’Exaltation de la Sainte Croix. Tous y entrèrent pour faire leurs dévotions. Mais Marie ne put en franchir le seuil, une force invisible la repoussait chaque fois qu’elle voulait entrer dans le Saint-Sépulchre. Désespérée, elle se tourna alors vers une icône de la Vierge Marie qui gardait la porte et la supplia d’intercéder en sa faveur. Elle put alors enfin entrer dans la basilique, tandis qu’une voix lui disait : « Si tu passes le Jourdain, tu y trouveras le repos ». Elle communia saintement, et partit au-delà du Jourdain, dans le désert. Elle vécut là 47 ans, sans rencontrer âme qui vive, n’ayant pour seule ressource que quelques pains rapportés de Jérusalem, aux prises à de pénibles et intenses tentations.

La communion de sainte Marie l'Egyptienne par saint ZosimeAu bout de cette longue pénitence, elle croise dans le désert l’anachorète saint Zosime qui, après avoir entendu son récit, lui donna la Communion. Marie lui demanda de revenir l’année suivante, au même endroit, afin de lui apporter de nouveau ce sacrement. Saint Zosime revint, et découvrit la sainte couchée sur le sol, morte, la tête tournée vers Jérusalem. Près d’elle se trouvait un message lui demandant de l’ensevelir à la place où elle était. Mais le sol du désert était trop sec et trop dur, et Zosime ne put creuser la tombe. Un lion s’approcha, le saint lui demanda de l’aide, et tous deux purent creuser une fosse et enterrer Marie.

Funérailles de sainte Marie l'Egyptienne par saint Zosime aidé par un lion du désert

La fête de sainte Marie l’Egyptienne est fixée au 1er avril, mais à partir du XIème siècle, on tint à la commémorer également en ce 5ème dimanche de Carême, afin d’exhorter, par son exemple, les pécheurs à la pénitence.

Cette année, une rare et parfaite coïncidence fait tomber le Vème dimanche de Carême le 1er avril.

Il y avait à Paris, jusqu’à la révolution française, une église dédiée à sainte Marie l’Egyptienne (rue de La Jussienne, dont le nom est une déformation de « L’Egyptienne »). La dévotion des parisiens envers cette sainte orientale, sans doute née au moment des Croisades, était grande, aussi le rit parisien contenait-il un office complet de sainte Marie l’Egyptienne. Il reste quelques souvenirs de cette église dont deux magnifiques statues de la sainte déposées à Saint-Germain-L’Auxerrois et une évocation romantique par une fresque de Chasseriau à Saint-Merry.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (Vénérable Mère Marie l’Egyptienne). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (Vénérable Mère Marie l’Egyptienne). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode (Vénérable Marie l’Egyptienne).

Divine liturgie de saint Basile le Grand

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire de la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 8 : En toi, Mère, la création à l’image de Dieu a été vraiment sauvegardée, * car ayant pris ta croix, tu as suivi le Christ * et tu as enseigné par tes actes à dédaigner la chair car elle passe, * et à prendre soin de l’âme qui est immortelle ; ** c’est pourquoi avec les anges se réjouit, Vénérable Mère Marie, ton esprit.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 3 : Autrefois tu t’adonnais à toutes sortes de débauches, * aujourd’hui par le repentir tu es devenue épouse du Christ ; * imitant la vie des anges, * par l’arme de la Croix tu as écrasé les démons ; ** c’est pourquoi tu es devenue épouse du Royaume, ô glorieuse Marie.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, toi le Tout-Puissant, * et avec toi tu as ressuscité les morts, ô Créateur ; * tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. ** Aussi te clamons-nous : Seigneur, sauve-nous.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
R/. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
V/. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 4 :
R/. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epîtres
Du cinquième dimanche de Carême : Hébreux (§ 3211) IX, 13–20.
Et il y est entré, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne : Galates (§ 208) III, 23-29.
Il n’y a plus maintenant ni de Juif, ni de gentil: ni d’esclave, ni de libre ; ni d’homme, ni de femme ; mais vous n’êtes tous qu’un en Jésus-Christ.

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[De la vénérable Mère Marie l’Egyptienne, ton 1, ad libitum :
V/. J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, et il écouta mon cri (Psaume 39, 1).]

Evangiles
Du cinquième dimanche de Carême : Marc (§ 47) X, 32-45.
Mais Jésus leur répondit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ?
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne: Luc (§ 33) VIII, 36-50.
Cette femme se voyant ainsi découverte, s’en vint toute tremblante, se jeta à ses pieds, et déclara devant tout le peuple ce qui l’avait portée à le toucher, et comment elle avait été guérie à l’instant. Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.

Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, ô Pleine de grâce, toute la création, la hiérarchie des anges et la race des hommes. Ô Temple sanctifié, ô Jardin spirituel, ô Gloire virginale, c’est en toi que Dieu s’est incarné, en toi qu’est devenu petit enfant celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De ton sein il a fait un trône, il l’a rendu plus vaste que les cieux. Ô Pleine de grâce, toute la création se réjouit en toi, gloire à toi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Vénérable Mère Marie l’Egyptienne : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Sainte Marie l'Egyptienne

Liturgie des Présanctifiés du mercredi de la cinquième semaine de Carême

Abraham, père de la multitude des croyantsParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le mercredi 10 avril 2019 du calendrier grégorien – 28 mars 2019 du calendrier julien, divine liturgie de saint Grégoire le Dialogue des Saints Dons Présanctifiés de 18h30.

Les vêpres de ce jour, qui ouvrent de fait le Jeudi du Grand Canon (œuvre pénitentielle majeure de saint André de Crète), ont une suite de stichères d’une longueur tout à fait inhabituelle, comportant un total de 29 stichères. 24 d’entre eux forment un poème alphabétique que le Triode slave attribue à saint André de Crète.

Lucernaire, ton 8 :

V/. Les impies tomberont ensemble dans leurs filets, jusqu’à ce que Je passe.

Premier stichère, du Triode, ton 8 : Tombé sous les voleurs, mes propres pensées * l’esprit dévasté, malheureux * durement blessé, toute mon âme meurtrie * je gis dépouillé des vertus sur la route de l’existence * Le prêtre me voyant souffrir de mes plaies * se détourna de mon mal inguérissable * Ne supportant pas la souffrance qui corrompt l’âme * le lévite se détourna aussi et passa * Mais Toi, Christ Dieu qui par ton amour de l’homme * as voulu T’incarner non dans la Samarie mais dans la Vierge ** donne moi la guérison, versant sur moi ton grand amour.

V/. De ma voix j’appelle le Seigneur. De ma voix j’implore le Seigneur.

Second stichère, du Triode, ton 8 (le même) : Tombé sous les voleurs, mes propres pensées * l’esprit dévasté, malheureux * durement blessé, toute mon âme meurtrie * je gis dépouillé des vertus sur la route de l’existence * Le prêtre me voyant souffrir de mes plaies * se détourna de mon mal inguérissable * Ne supportant pas la souffrance qui corrompt l’âme * le lévite se détourna aussi et passa * Mais Toi, Christ Dieu qui par ton amour de l’homme * as voulu T’incarner non dans la Samarie mais dans la Vierge ** donne moi la guérison, versant sur moi ton grand amour.

V/. Je répands devant Lui ma peine, je découvre devant Lui mon tourment.

Troisième stichère, du Triode, ton 8 : S’il est une vertu, s’il est une louange, elle est due aux saints * Ils ont incliné leurs nuques sous le glaive * pour Toi qui as incliné les cieux et es descendu * Ils ont versé leur sang, pour Toi qui T’es dépouillé Toi même * et qui as pris la forme de l’esclave * Ils se sont abaissés jusqu’à la mort, ils ont imité ta pauvreté ** Par leurs prières en ta grande compassion, Dieu, aie pitié de nous.

V/. Quand mon esprit se consume en moi, * Tu connais ma route.

Quatrième stichère, du Triode, ton 8 (de Joseph) : Seigneur, Tu as fait de tes saints disciples des cieux spirituels * Par leurs médiations, délivre moi du mal de la terre * Elève ma pensée dans la tempérance et la prudence devant les passions ** en ta miséricorde et ton amour de l’homme.

V/. Sur le chemin où je marche, ils m’ont caché un piège.

Cinquième stichère, du Triode, ton 8 (de Joseph) : Le temps du jeûne nous aide tous * à mener à bien les actions divines * Pleurons du fond du cœur et appelons le Sauveur * Par tes disciples, Seigneur d’amour ** sauve ceux qui célèbrent dans la crainte ton grand amour de l’homme.

V/. Regarde à droite et vois on ne me connaît pas.

Sixième stichère, du Triode, ton 8 (de Théodore) : Glorieux apôtres vous intercédez pour le monde * vous guérissez les malades et protégez nos santés * Des deux côtés gardez nous qui traversons le temps du jeûne * vivant ensemble dans la paix divine * et l’esprit délivré des passions ** afin que nous chantions tous au Christ l’hymne de sa glorieuse Résurrection.

V/. Ma fuite est perdue. On n’a pas souci de mon âme.

Poème de Siméon Métaphraste, en 24 stichères selon l’alphabet grec.
Le Triodion slave attribue ce poème à saint André de Crète.

Septième stichère, du Triode, ton 4 : Avec les prostituées et les publicains * j’ai dépensé toute ma vie * Pourrai-je même en ma vieillesse me repentir de mes fautes ? * Créateur de l’univers, Toi qui guéris les malades ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Seigneur je T’appelle. J’ai dit : Tu es mon refuge, mon sort sur la terre des vivants.

Huitième stichère, du Triode, ton 4 : Je suis accablé sous le poids de la négligence * roulé dans la boue, percé par la flèche du malin * et j’ai souillé ma ressemblance à l’image * Toi qui fais revenir les négligents et délivre les déchus ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Fais sortir mon âme de la prison, pour que je célèbre ton nom.

Neuvième stichère, du Triode, ton 4 : Plus que tous j’ai péché, et je suis abandonné * Le souci de la chair s’oppose à mon âme et me couvre de ténèbres * Lumière de ceux qui sont dans les ténèbres et guide des égarés ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Les juges viendront m’entourer, quand Tu m’auras récompensé.

Dixième stichère, du Triode, ton 4 : Que mon âme vive, disait le prophète * et elle Te louera, Seigneur * Recherche moi, la brebis perdue, compte moi parmi ton troupeau * Donne moi le temps du repentir, pour que je puisse T’implorer ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Des profondeurs je T’appelle. Seigneur, entends ma voix.

Onzième stichère, du Triode, ton 4 : J’ai péché, j’ai péché, transgressant tes ordres, Christ, Dieu * Pardonne moi dans ta bonté * Que je puisse voir par les yeux de l’âme, fuir les ténèbres * et dans la crainte T’appeler ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Que tes oreilles soient attentives à la voix de ma prière.

Douzième stichère, du Triode, ton 4 : Les bêtes sauvages m’ont entouré * Mais d’elles, Maître, délivre moi * Car tu veux nous sauver tous et nous mener à la connaissance de la vérité * Créateur, sauve tous les hommes et avec tous sauve moi ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Si tu gardes le souvenir des fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais auprès de Toi est le pardon.

Treizième stichère, du Triode, ton 4 : Guéris moi en ta bonté * Rédempteur mon Sauveur, ne m’écarte pas * vois moi couché dans les injustices * Mais relève moi en ta toute puissance * afin que je puisse révéler mes œuvres et T’appeler ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. A cause de ton Nom, j’ai supporté ta rigueur. J’espère dans le Seigneur. Mon âme espère en sa parole.

Quatorzième stichère, du Triode, ton 4 : J’ai caché le talent que Tu m’avais donné. Comme le serviteur ingrat je l’ai enfoui dans la terre * et comme l’inutile je suis condamné et je n’ose rien Te demander * Mais aie pitié de moi dans ta patience quand moi aussi je T’appelle ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Depuis la garde du matin jusqu’à la nuit, depuis la garde du matin, qu’Israël espère dans le Seigneur.

Quinzième stichère, du Triode, ton 4 : Quand elle toucha le bord de ton manteau * Tu as asséché le marais de souffrances de celle qui perdait son sang * D’une foi résolue je vais à Toi recevoir le pardon des fautes * Accueille moi comme elle et guéris ma douleur ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Car près du Seigneur est l’amour, et près de Lui l’abondance de la Rédemption. C’est Lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Seizième stichère, du Triode, ton 4 : Tu viendras siéger sur le Trône * Toi qui par la parole as créé le ciel et la terre * Et nous devons tous aller devant Toi révéler nos péchés * Mais avant ce jour reçois moi dans le repentir ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Louez le Seigneur, toutes les nations. Célébrez-le, tous les peuples.

Dix-septième stichère, du Triode, ton 4 : Regarde moi dans ta miséricorde, pardonne moi, seul Sauveur * Donne à ma pauvre âme les eaux des remèdes * Essuie les souillures de mes œuvres, pour que je chante ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Car Son amour est fort sur nous. La vérité du Seigneur demeure dans les siècles.

Dix-huitième stichère, du Triode, ton 4 : Le malin a préparé son glaive pour prendre ma pauvre âme * Il m’a fait étranger à la lumière de la connaissance de ta face, Compatissant * Mais en ta force puissante, de ses pièges enlève moi ** Seigneur, avant que Je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Je lève mes yeux vers Toi qui demeures dans les cieux. Comme les yeux des serviteurs vers la main de leurs maîtres, comme les yeux de la servante vers la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux vers le Seigneur notre Dieu, jusqu’à ce qu’Il ait compassion de nous.

Dix-neuvième stichère, du Triode, ton 4 : J’étais tout entier asservi aux passions * J’avais abandonné la loi et les divines Ecritures * Mais guéris moi tout entier en ta bonté * Dieu bon qui pour moi es devenu comme moi * Fais moi revenir, Compatissant qui détruis les passions ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous. Nous avons tant été rassasiés de mépris. Mon âme a tant été rassasiée de l’outrage des inertes et du mépris des orgueilleux.

Vingtième stichère, du Triode, ton 4 : La prostituée versa ses larmes sur tes pieds sacrés * nous exhortant à venir recevoir le pardon de nos fautes * Donne moi sa foi, Sauveur, pour moi aussi T’appeler ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-et-unième stichère, du Triode, ton 4 : Purifie la souillure de mon âme * Toi qui pour nous T’es appauvri * T’es fait enfant dans la chair * Envoie sur ma faiblesse et mon cœur brisé * Christ, les pluies de ton amour * lave moi de la souillure, guéris moi qui suis malade ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-deuxième stichère, du Triode, ton 4 : Donne à mon âme, Maître * la force de Te suivre et de Te servir toujours * Car Tu es mon refuge, ma garde, ma défense, mon secours * Dieu Verbe, rends moi digne de T’appeler en confiance ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-troisième stichère, du Triode, ton 4 : Sois notre rempart indestructible, * Jésus sauveur, Dieu Compatissant * Nous étions tombés dans les œuvres du mensonge * Mais ressuscite la créature en ta bonté * pardonne nous dans ta compassion ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-quatrième stichère, du Triode, ton 4 : J’étais le fils prodigue qui dispersa la richesse Et maintenant je suis épuisé par la faim * Dans ta retraite Père bon, je me réfugie * Comme lui reçois moi à ta table * et rends moi digne de T’appeler ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-cinquième stichère, du Triode, ton 4 : Le malin dans sa jalousie * fit sortir du paradis la première créature * Mais en disant sur l’Arbre de la croix : souviens toi * Le larron a recouvré le Paradis * Dans la foi et la crainte je Te dis aussi : souviens Toi ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-sixième stichère, du Triode, ton 4 : Dieu, tends moi la main comme à Pierre et tire moi de l’abîme * Donne moi la grâce et l’amour par l’intercession * de la Mère toujours innocente qui sans semence T’a enfanté, et de tous les saints ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-septième stichère, du Triode, ton 4 : Reçois moi qui Te chante chaque jour * Agneau qui enlèves mon péché * je remets entre tes mains toute mon âme et tout mon corps * Il faut jour et nuit que je T’appelle ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. Слава Отцу и Сыну и Святому Духу. (Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit).

Doxastikon, du Triode, ton 4 : Ô ton ineffable miséricorde, Seigneur bon, résigné * Ô infaillible et compatissant, ne m’écarte pas de ta face * que je puisse me réjouir en Toi et Te chanter ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

V/. И ныне и присно и во веки веков. Аминь. (Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen).

Theotokion, du Triode, ton 4 : Ô l’ineffable descente parmi nous * Ô l’étrange et merveilleux enfantement * Ô comment la Vierge peut-elle Te porter * dans ses bras comme un enfant, Dieu Créateur qui dans ta bonté as voulu T’incarner en elle ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

Premier prokimen
Du psaume 923 ton 4 :
R/. Dieu de justice, Seigneur, * Dieu de justice, parais (Psaume XCIII, 1).
V/. Lève Toi, Juge de la terre (Psaume XCIII, 2).

Lecture de la Genèse
Genèse XVII, 1-9.
Vous ne vous appellerez plus Abram, mais vous vous appellerez Abraham, parce que je vous ai établi pour être le père d’une multitude de nations.

Second prokimen
Du psaume 93, ton 4 :
R/. Chantez au Seigneur un chant nouveau * chantez au Seigneur, toute la terre (Psaume XCV, 1).
V/. Chantez au Seigneur. Bénissez Son Nom. Annoncez de jour en jour son salut (Psaume XCV, 2).

Lecture des Proverbes
Proverbes XV, 20 – XVI, 9.
L’iniquité se rachète par la miséricorde et la vérité ; et on évite le mal par la crainte du Seigneur.

Télécharger le livret des choristes pour les Présanctifiés de ce cinquième mercredi de Carême.

Programme du IVème dimanche de Carême – Annonciation – ton 4

Chevetogne - l'AnnonciationParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 avril 2019 du calendrier grégorien – 25 mars 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Annonciation de la Très-Sainte Mère de Dieu.

Le quatrième dimanche de Carême coïncide cette année avec la fête de l’Annonciation, dont le nom grec est littéralement Evangile, c’est-à-dire littéralement « bonne annonce » (Ευαγγελισμός – Evangelismos, Благове́щение en slavon d’Eglise). L’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantin, l’Annonciation – rapportée par l’évangile selon saint Luc I, 26-38, rappelle la venue de l’Archange Gabriel à Nazareth chez la Vierge Marie pour lui annoncer qu’elle concevra le Sauveur.

La fête de l’Annonciation tombe généralement pendant le Grand Carême. C’est le seul jour – avec le dimanche des Rameaux – qui voit l’abstinence quadragésimale tempérée par l’autorisation de l’usage du poisson (le Carême byzantin est intégralement végétalien, à l’exception donc de ces deux jours). La fête est précédée d’un jour d’avant-fête le 24 mars et suivi d’un seul jour d’après-fête – qui forme donc la clôture de la fête – le 26 mars, avec synaxe de l’Archange Gabriel (le rit byzantin commémore toujours les lendemains de fêtes les acteurs secondaires de celle-ci).

Il arrive du reste très rarement que l’Annonciation coïncide avec le jour de Pâques (la dernière fois dans le calendrier julien en 1991, année qui vit l’effondrement du système communiste de l’Union soviétique – il faudra attendre 2075 pour une prochaine concordance similaire, qu’on appelle « Kyriopascha »)

Cette année, l’office de saint Jean Climaque est empêché en ce quatrième dimanche de Carême, en raison de l’occurence de la grande fête de l’Annonciation. L’office est entièrement du IVème dimanche de Carême combiné avec l’Annonciation, sans mention de saint Jean Climaque. L’office de saint Jean Climaque est transféré aux complies du vendredi précédant ce dimanche.

Le 25 mars est aussi la fête nationale de la Grèce. Ce jour commémore le début de la révolution, le 25 mars 1821, qui libéra au bout de neuf années de guerre le pays du joug de l’occupant turc ottoman, et plus exactement la bénédiction ce jour-là des insurgés et de leurs étendards par le métropolite Germanos de Patras.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Annonciation. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de l’Annonciation.

Divine liturgie de saint Basile le Grand

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’Annonciation (œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845), qui établit un dialogue entre l’Ange et la Mère de Dieu) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. La Mère de Dieu : Il n’y a plus de prince en Juda ; * le temps est venu où apparaîtra l’espoir des nations, le Christ. * Dis-moi donc plus clairement ** comment L’enfanterai-je en restant vierge ?
8. L’Ange : Tu cherches à apprendre de moi, ô Vierge, * le mode de ta conception, * mais il est inexplicable. * C’est l’Esprit Saint qui l’accomplira, ** en te couvrant de sa puissance créatrice.
9. La Mère de Dieu : Mon aïeule, en suivant le conseil du serpent, * fut chassée loin des délices divines. * Aussi ai-je peur de ton étrange salutation, ** craignant d’être séduite.
10. L’Ange : Moi qui me tiens devant Dieu, * je suis envoyé pour te révéler le dessein divin. * Pourquoi me crains-tu, ô Toute-immaculée, * alors que ce serait plutôt à moi de te craindre. * Pourquoi me montres-tu du respect, ô Souveraine,** alors que c’est moi qui suis empli de respect devant toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de l’Annonciation, ton 4 : Aujourd’hui, c’est l’aurore de notre salut, * et le mystère d’avant les siècles est révélé : * le Fils de Dieu devient fils de la Vierge * et Gabriel fait la bonne annonce de la grâce. * Avec lui clamons à la Mère de Dieu : * Réjouis-toi, Pleine de grâce, ** le Seigneur est avec toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de l’Annonciation, ton 8 : À toi invincible stratège victorieuse * nous adressons de dignes actions de grâces, * car tu nous as délivrés des malheurs, * et tu as sauvé ta ville, ô Mère de Dieu : * Toi dont la puissance est invincible, * délivre-nous de tout péril, afin que nous te clamions : ** Réjouis-toi, Épouse inépousée.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
De l’Annonciation, ton 4 :
R/. Annoncez de jour en jour le salut de notre Dieu. (Psaume 95, 2)

Epîtres
Du quatrième dimanche de Carême : Hébreux (§ 314) VI, 13–20.
L’espérance sert à notre âme comme d’une ancre ferme et assurée, et qui pénètre jusqu’au [sanctuaire qui est au] dedans du voile, où Jésus comme précurseur est entré pour nous, ayant été établi pontife éternel selon l’ordre de Melchisédech.
De l’Annonciation : Hébreux (§ 306) II, 11-18.
C’est pourquoi il a fallu qu’il fût en tout semblable à ses frères, pour être envers Dieu un pontife compatissant et fidèle en son ministère, afin d’expier les péchés du peuple.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
De l’Annonciation, ton 1 :
V/. Il descendra comme la pluie sur la toison, comme l’ondée qui arrose la terre. (Psaume 71, 6)

Evangiles
Du quatrième dimanche de Carême : Marc (§ 40) IX, 17-31.
Cependant il instruisait ses disciples, et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir, et il ressuscitera le troisième jour après sa mort.
De l’Annonciation : Luc (§ 3) I, 24-38.
Or, comme Élisabeth était dans son sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé de Dieu en une ville de Galilée, appelée Nazareth.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête) (9ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749))
Verset : Annoncez sur la terre une grande joie * et chantez dans les cieux, ** célébrez la gloire de Dieu.
Hirmos : À celle qui est l’Arche vivante de Dieu * que jamais n’y touche une main profane, * mais que les lèvres des fidèles * ne cessent de clamer à la Mère de Dieu la parole de l’ange, * et que dans leur joie ils Lui crient : * Réjouis-toi, Pleine de grâce, ** le Seigneur est avec toi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De l’Annonciation : Le Seigneur a fait choix de Sion, il a voulu ce siège pour lui (Psaume 131, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

*

La divine Liturgie de saint Grégoire le Grand des saints dons présanctifiés sera célébrée – comme chaque mercredi de Carême – ce mercredi 10 avril 2019 à 18h30.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du IIIème dimanche de Carême – Adoration de la Croix – ton 3

Croix près du lac SengilParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 31 mars 2019 du calendrier grégorien – 18 mars 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. En ce troisième dimanche de Carême, le rit byzantin présente aux fidèles l’adoration de la sainte, précieuse & vivifiante Croix. Cette tradition, qui tire son origine de la pratique de l’Eglise de Jérusalem où la vraie Croix fut longtemps conservée, connaît son exact équivalent le Vendredi Saint dans le rit romain avec le rite de l’adoration de la Croix. Du reste, au cours de l’adoration de la Croix le Vendredi saint romain, on chante la même antienne qu’au rit byzantin pour la même cérémonie :

Crucem tuam adoramus, Domine, et sanctam ressurectionem tuam laudamus.
Ta Croix, nous l’adorons, ô Maître, & ta sainte Résurrection, nous la chantons.

De plus, si l’on considère que ce dimanche du Carême byzantin correspond de fait exactement au IVème dimanche de Carême du rit romain, d’autres parallélismes peuvent être observés entre les deux rits : à Rome, la station se fait ce jour en la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem, afin d’y vénérer les reliques de la vraie Croix et du Golgotha déposées là par l’impératrice sainte Hélène. Il n’est pas impossible que le fleurissement des croix qui a lieu ce jour chez les byzantins ait pu influencer l’Eglise romaine qui use du rose dans les ornements liturgiques de ses ministres en ce dimanche de Lætare, au cours duquel le Pape bénit la rose d’or.

Voici comment se déroule l’adoration de la Croix dans le rit byzantin : vers la fin des vigiles de toute la nuit de ce dimanche, pendant la grande doxologie, le célébrant, revêtu de tous ses vêtements liturgiques, encense trois fois l’autel sur lequel a été déposée la sainte croix. Durant le chant du Trisaghion, il fait une triple prosternation devant la croix, la soulève au dessus de sa tête, fait le tour de l’autel et sort du sanctuaire par la porte du nord précédé du porte-cierge et de l’encensoir. Devant les portes royales il proclame : « Sagesse, soyons attentifs », et le chœur chante trois fois le tropaire apolytikion de la Croix : « Sauve, Seigneur ton peuple ». Le célébrant dépose la croix sur un lutrin au centre de l’église et l’encense trois fois. Enfin, il procède à la triple prosternation devant la sainte croix en entonnant le tropaire du ton 5 : « Devant Ta croix nous nous prosternons, ô Maître – et Ta sainte Résurrection, nous la glorifions ». Le clergé et les fidèles se prosternent alors devant la Croix. La Croix restera au centre de l’église jusqu’au vendredi suivant.


Célébration pontificale de l’adoration de la Croix à la cathédrale du Christ-Sauveur de Kaliningrad en 2016.

L’hymnodie de ce dimanche développe le thème de la victoire et de la joie de la Croix, et non pas celui la souffrance. Pour les Pères de l’Église, la Croix, emblème de notre rédemption, est l’arbre de la vie, source vivifiante au milieu du pèlerinage du Carême. Elle est l’arbre planté au jardin du nouvel Eden ; elle rappelle aux fidèles tant le bonheur d’Adam que la manière dont il l’a perdu.

La Croix est plantée au milieu de l’Église également pour réconforter et encourager ceux qui participent au Grand Carême. Pour l’Église, l’apparition de la Croix au milieu des fidèles rappelle les bannières et symboles qui précèdent le retour d’un roi triomphant. La lecture en ce jour à la liturgie de l’Épître aux Hébreux explique la prêtrise du Christ et la lecture de l’Évangile est un passage de Marc qui finit par les mots : Et il leur disait : « En vérité je vous le dis, il en est d’ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance ».


L’adoration de la Croix au célèbre monastère d’Optina Pustyn en 2011.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (de la Croix). Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du Triode (de la Croix).

Divine liturgie de saint Basile le Grand

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent et quatre tropaires de la 3ème ode du canon du Triode, œuvre de saint Théodore Studite (759 † 826) (suivant les indications du Triode ; le Typikon préconisant lui quatre tropaires de la 6ème ode) :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Venez fidèles, puisons * non à la fontaine qui verse l’eau de la corruption * mais à la source de la lumière ** par la vénération de la croix du Christ, en laquelle nous nous glorifions.
8. Embrassant maintenant Ta croix que Moïse figura de ses mains * Christ, Maître, nous renversons l’Amalek spirituel ** et par elle nous sommes sauvés.
9. Dans la pureté des yeux et des lèvres * fidèles, disons notre réjouissance ** vénérons la croix du Seigneur et chantons de joie.
10. Je vénère en trois Personnes un seul Dieu sans commencement * indivisible dans la forme de l’Etre * le Père, le Fils et l’Esprit vivant ** en qui nous sommes baptisés.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de la Croix, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la Croix, ton 7 : Désormais le glaive de feu ne garde plus la porte de l’Eden, * car le bois de la Croix l’empêche de flamboyer ; l’aiguillon de la mort est émoussé, * la victoire échappe à l’Hadès ; * Dieu Sauveur, tu es venu dire * aux captifs de l’Enfer : ** Entrez à nouveau dans le Paradis.

A la place du Trisaghion, on chante en ce jour :
Ta Croix, nous l’adorons, ô Maître, & ta sainte Résurrection, nous la chantons.

Prokimen
De la Croix, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).

Epître :
Du troisième dimanche de Carême : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.
Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de la grâce, afin d’y recevoir miséricorde, et d’y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins.

Alleluia
De la Croix, ton 8 :
V/. Souviens-toi de ta communauté, que tu as acquis à l’origine. (Psaume 73,2)
V/. Et Dieu notre Roi depuis l’éternité, a réalisé notre salut au milieu de la terre. (Psaume 73,12)

Evangile :
Du troisième dimanche de Carême : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.

Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, ô Pleine de grâce, toute la création, la hiérarchie des anges et la race des hommes. Ô Temple sanctifié, ô Jardin spirituel, ô Gloire virginale, c’est en toi que Dieu s’est incarné, en toi qu’est devenu petit enfant celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De ton sein il a fait un trône, il l’a rendu plus vaste que les cieux. Ô Pleine de grâce, toute la création se réjouit en toi, gloire à toi.

Verset de communion
De la Croix : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7). Alléluia, alléluia, alléluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.
Télécharger le livret des choristes pour le commun de la liturgie des dimanches de Carême.