Le Patriarche Alexis II à Notre-Dame de Paris – reportage photos

Cet après-midi, après avoir été reçu à l’Elysée par le président de la République, & après avoir rencontré Mme Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur en charge des cultes, Sa Sainteté le Patriarche Alexis II de Moscou & de toutes les Russies s’est rendu à Notre-Dame de Paris afin d’y vénérer la Sainte Couronne d’Epines.

Clin d’œil de la Providence, alors que je sortais de cours, j’ai eu la joie d’escorter en Vélib sur plusieurs centaines de mètres la voiture officielle du patriarche – m’inclinant pour sa bénédiction -, l’intense circulation sur les quais empêchant le cortège officiel d’avancer ! ! ! ;-)

La visite du Patriarche (qui rappelons-le est à la tête de la plus grande église orthodoxe au monde) a été particulièrement émouvante, & a donné lieu à un grand concours de peuples (catholiques comme orthodoxes) & de clergés (3 cardinaux, de nombreux évêques catholiques & orthodoxes).

En voici quelques photos parmi la centaine que je pris.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Discours de Sa Sainteté le Patriarche Alexis II.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Avec S.E. Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Sa Sainteté Alexis II offre à Mgr Vingt-Trois une copie de l’icône miraculeuse de Notre-Dame de Vladimir, qui délivra la Russie au XIVème siècle de l’invasion de Tamerlan.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Dans les stalles de Notre-Dame.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Idem ac supra.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Encensement de la Sainte Couronne d’Epine du Christ.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Chant d’un petit office d’action de grâces byzantin. Les officiants russes ont des voix extraordinaires, celle du diacre en particulier est magnifique. Ils savent proclamer la liturgie, voilà tout.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Vénération de la Sainte Couronne par le Patriarche de Moscou.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Fin de l’office.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Retour de la Sainte Couronne au trésor de Notre-Dame.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Prélats & évêques latins dans la procession de sortie.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Idem ac supra.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Evêques orientaux dans la procession de sortie.

Le chœur russe qui a chanté était proprement extraordinaire, leur chant particulièrement soignée : articulations parfaites du texte, nuances, puissance vocale, plénitude des harmoniques. Je n’ai pas jusqu’alors ou௠de chant ecclésiastique slavon aussi techniquement parfait & à la spiritualité véritablement immédiate. J’ignore si c’était le chœur patriarcal, le site du diocèse de Chersonèse parle simplement d’une « chorale d’hommes venue de Moscou ».

En face d’une perfection liturgique russe, les Occidentaux ont fait bien pâle figure. Pour moi, c’est symptomatique du naufrage de nos traditions liturgiques occidentales & de la décadence liturgique & musicale qui afflige notre Eglise. A l’entrée, une schtroumphette tentait de faire chanter à la foule cet épouvantable Laudate Dominum composé par quelqu’un qui n’a jamais su ce qu’était le latin & qui ne peut même pas imaginer que cette langue possède une accentuation. L’orgue, privé de tout rôle véritablement liturgique, s’est cantonné à quelques conduits sans grandeurs durant les processions. La maîtrise s’est bornée à chanter à l’arrivée de la Sainte Couronne un motet qui pouvait bien être un Adoramus te, tant l’intelligence du texte en est demeurée mystérieuse. Le chant du Pater noster était musicalement totalement raté, surtout au regard du sublime Otche Nach pris immédiatement après par les Orthodoxes. (Ne parlons pas du grotesque nouvel encensoir de Notre-Dame). Comment pouvons-nous donner envie aux Orthodoxes de nous fréquenter ?

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