Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saints martyrs & confesseurs Gourias, Samonas & Habib – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 novembre 2010 du calendrier grégorien – 15 novembre du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints confesseurs & martyrs d’Edesse : Gourias, Samonas & Habib.

Les saints martyrs Gourias et Samonas étaient deux prêtres de la région d’Edesse en Osrohène. Lors de la persécution de Dioclétien, accusés de porter secours aux Chrétiens dans les prisons et d’encourager les fidèles à tenir fermes dans la foi, ils comparurent devant le gouverneur qui tenta de les faire apostasier. « Nous ne trahirons pas – dirent-ils – le Dieu unique, qui est au ciel, nous ne le troquerons pas contre une image faite de main d’homme. Nous adorons le Christ Dieu, qui par bonté nous a sauvés de l’erreur ; Il est notre lumière, notre médecin et notre vie. Nous ne mourrons pas, comme tu le dis, mais nous vivrons, selon notre foi, si nous faisons la volonté de Celui qui nous a créé, répondirent-ils. Tes tourments ne nous font pas peur. Ils sont de courte durée et passent sans laisser de trace. Mais nous redoutons les peines éternelles qui sont réservées aux impies et aux apostats. Notre Dieu nous accordera de supporter les tortures qui ne font souffrir qu’un temps, puis disparaissent quand l’esprit a quitté le corps ». Après diverses tortures, la sentence de mort fut prononcée le 15 novembre 289. Avant de leur trancher la tête, le bourreau leur dit: « Priez pour moi, je vous en supplie, parce que je fais le mal devant Dieu». Samonas et Gourias se mirent à genoux, tournés vers l’Orient, et s’adressèrent à Dieu en disant: « Père de notre Seigneur Jésus-Christ, reçois nos esprits et garde nos corps pour la résurrection. » La population de la ville d’Edesse recueillit leurs précieux restes et jusqu’à la poussière qui avait bu leur sang.

Saint Habib, – dont le nom en syriaque signifie « aimé » – était, lui, diacre à l’époque où Licinius déclencha, à la suite de Dioclétien, une nouvelle persécution contre les Chrétiens, l’an 309. Il parcourait clandestinement les villages de la région d’Edesse pour y rassembler les fidèles dans l’église, leur lire les Ecritures et les encourager à persévérer dans la vérité de la foi, sans crainte des persécuteurs. Le gouverneur fit saisir sa famille et les gens de son village. A cette nouvelle, Habib partit pour Edesse, où il se livra au commandant de la garde du gouverneur.

Après avoir subi diverses tortures, le gouverneur lui demanda : « Ta religion t’enseigne-t-elle à haïr ton propre corps et à te complaire dans les souffrances ? » – « Nous ne haïssons pas nos corps, répliqua Habib, mais nous nous réjouissons en contemplant les réalités invisibles, confirmés par cette promesse que les souffrances de cette vie ne sont rien auprès de la gloire réservée à ceux qui aiment le Christ ». Comme la mort par le glaive lui semblait trop douce, le gouverneur ordonna qu’on brûle le Saint à petit feu. On l’emmena, en le traînant par une lanière qu’on lui avait fixée à la bouche. Sa mère, vêtue de blanc comme pour un jour de fête, marchait à ses côtés. Arrivé au lieu de l’exécution, Habib pria, puis, se retournant, bénit la foule qui était venue l’accompagner et qui lui souhaita de trouver la paix. Quand le feu commença de crépiter, il ouvrit la bouche et rendit l’âme aussitôt. Les Chrétiens le tirèrent alors du feu, l’oignirent et le parfumèrent, puis le déposèrent sur les fagots. Son Saint corps fut enseveli dans le même tombeau où avait été déposés Gourias et Samonas, de là vient que ces trois martyrs sont célébrés ensembles.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, * l’Enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité * et, lorsque tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.
2. Tropaire des saints Gourias, Samonas & Habib, ton 5 : Saints anargyres & thaumaturges Côme & Damien, * visitez-nous lorsque nous frappe l’infirmité : * gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous, vous aussi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints Gourias, Samonas & Habib, ton 2 : Ayant reçu le pouvoir des guérisons, * à ceux qui en manquent vous conférez la vigueur : * illustres médecins, thaumaturges renommés, renversez aussi par votre visite l’audace des ennemis * & par vos miracles sauvez le monde entier.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
R/. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
V/. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Des saints Gourias, Samonas & Habib, ton 4 :
R/. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3)
Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
V/. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
V/. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Des saints Gourias, Samonas & Habib
V/. Voyez comme il est bon, comme il est doux d’habiter en frères tous ensemble ! (Psaume 133, 1)
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Gourias, Samonas & Habib : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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