Saint-Eugène, le vendredi 17 octobre 2025, grand’messe de 19h. La messe sera suivie de la bénédiction du nouveau Cadran de l’Archiconfrérie de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur de Jésus
Sainte Marguerite Marie Alacoque, à qui le Christ apparut à Paray-le-Monial pour lui montrer l’étendue de la miséricorde de son Sacré Cœur, mourut le 17 octobre 1690. Elle fut canonisée en 1920, et sa fête fut instituée en 1929 au 17 octobre, en son dies natalis. Les textes retenus pour composer sa nouvelle messe furent tout particulièrement heureux.
Marguerite-Marie Alacoque, née d’une famille honorable dans un bourg du diocèse d’Autun, donna dès son enfance des signes de sa sainteté future. Brûlant d’amour pour la Vierge Mère de Dieu et pour l’auguste sacrement de l’Eucharistie, la jeune adolescente voua à Dieu sa virginité. Avant toute chose, elle s’efforce de réaliser dans sa vie l’exercice des vertus chrétiennes. Elle a le plaisir de dépenser des heures dans les prières et dans la méditation sur les choses du ciel. Elle était humble et patiente dans l’adversité. Elle a exercé la pénitence physique. Elle a montré sa charité envers son prochain, en particulier les pauvres. Par tous les moyens dans les limites de son pouvoir, elle s’employa avec diligence à imiter les plus saints exemples laissés par notre divin Rédempteur.
IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.
Entrée dans l’Ordre de la Visitation, elle commença aussitôt à resplendir du rayonnement de la vie religieuse. Elle fut gratifiée par Dieu d’un don d’oraison très élevée, d’autres faveurs spirituelles et de visions fréquentes. La plus célèbre fut celle où, tandis qu’elle priait devant le Saint-Sacrement, Jésus se présenta lui-même à sa vue, lui montra, sur sa poitrine ouverte, son Divin Cœur tout embrasé et entouré d’épines et lui ordonna de faire en sorte, en raison d’un tel amour et pour réparer les outrages des hommes ingrats, qu’un culte public fût institué en l’honneur de son Cœur ; il promettait en retour de grandes récompenses puisées dans le trésor céleste. Lorsque, par l’humilité, elle a hésité d’entreprendre une telle tâche, son Sauveur très aimant l’a encouragé. En même temps, il a désigné Claude de La Colombière, un homme de grande sainteté, comme celui qui pourrait la guider et l’aider. Notre Seigneur l’a également conforté avec l’assurance qu’une très grande bénédiction s’étendrait sur l’Eglise grâce au culte de son divin Coeur.
Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.
Marguerite s’est ardemment dépensée à accomplir l’ordre du Rédempteur. Vexations, insultes ne lui manquèrent pas de la part de certains qui maintenaient qu’elle faisait l’objet d’aberrations mentales. Elle a non seulement porté ces souffrances patiemment, elle a même tiré profit, s’offrant elle-même dans l’angoisse et les douleurs comme une victime agréable à Dieu, supportant toute ces choses comme un moyen plus sûr de réaliser son but. Très estimée pour la perfection de sa vie religieuse et chaque jour plus unie au céleste Époux par la contemplation des réalités éternelles, elle s’envola vers lui, en la quarante-troisième année de son âge, l’an 1690 de la Rédemption. Elle fut glorifiée par des miracles ; Benoît XV l’inscrivit parmi les saints et Pie XI étendit son Office à l’Église universelle.
VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.
- Propre grégorien du jour
- Kyriale VIII – De Angelis
- A l’élévation : O salutaris Hostia
- Au dernier Evangile : Salve Regina
- Procession jusqu’à l’autel du Sacré Cœur : En, ut superba criminum – hymne des matines de la fête du Sacré Cœur – plain-chant français
- Invocation au Sacré Cœur : Cor Jesu sacratissimum, miserere nobis – plain-chant français
- Bénédiction du Cadran
- Procession de sortie : Dieu de clémence – « Cantique du Vœu national au Sacré Cœur » – texte composé en 1872 par Joannes Blanchon (1819 † 1897), musique révisée par Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse