Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – saint Michel Maleinos – ton 4

Icône de saint Michel MaleinosParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 juillet 2021 du calendrier grégorien, 12 juillet 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Michel Maleinos.

Notre saint de ce jour est né en 894 dans la puissante famille aristocratique des Maleinoi, fortement implantée en Anatolie, laquelle avait acquis sa renommée lors de la lutte contre les invasions musulmanes. Il reçut au saint baptême le prénom de Manuel (Μανουήλ Μαλεΐνος) et comptait dans sa parenté saint Eudocime Maleinos (probablement un grand oncle), officier militaire mort à 33 ans en odeur de sainteté, et sur le tombeau duquel à Constantinople se multipliaient les miracles. Le père de Manuel Maleinos s’appelait lui aussi Eudocime en honneur de ce saint membre de la famille, et sa mère Anastaso était parente de l’empereur Romain Ier Lecapène († 948). Le couple étant stérile, accomplit un pèlerinage à un sanctuaire marial à la suite duquel lui naquirent Manuel l’aîné et cinq autres frères et sœurs. L’une de ses sœurs épousa Bardas Phocas l’Ancien, père de l’empereur Nicéphore II Phocas († 969). L’un de ses frères, Constantin, fut un général fameux de l’armée impériale.

Manuel Maleinos adolescent fut envoyé vers 909 à la cour impériale de Constantinople, où il fut revêtu de la dignité de despatharocandidat. Le mort de l’empereur Léon VI le Sage en 912 produisit sur lui un profond bouleversement : convaincu de la vanité des honneurs de ce monde, il résolut alors de se faire moine. Alors qu’il allait visiter ses parents en Cappadoce, il faussa la compagnie à son escorte tandis qu’ils traversaient la Bithynie et reçut la tonsure monastique par un ascète, prenant le nom monastique de Michel. Son père Eudocime, furieux de cette décision, le fait rechercher et capturer pour le contraindre à rejoindre la maison paternelle. Cependant, confronté à la volonté ferme de son fils de ne pas revenir à l’état laïc, le père finit par consentir à le laisser partir.

Saint Michel reprit alors la route vers la Bithynie où il servit modestement trois ans à la table d’un monastère avant de recevoir, en 915, le grand habit en présence, cette fois-ci bienveillante, de son père et de sa mère (une fois veuve, celle-ci devint moniale). Michel passa quelques années d’exercices ascétiques dans la région de la Sainte Montagne de Kyminas (près de Pruse de l’Olympe, l’actuelle Brousse) puis, en 921, partit plus à l’est, dans les Bucellaires, fonder un monastère près de Pruse sur l’Hypios (Plousias). Puis en 925, il revint sur le Mont Kyminas et y fonda un second monastère. Ordonné prêtre, Michel dirigea cette laure qui portait son nom jusqu’à sa mort le 12 juillet 961. Il y reçut à de nombreuses reprises ses neveux, le futur empereur Nicéphore II et Léon Phocas, ainsi que d’autres personnages de la cour qui le pressaient de donner son avis sur la marche de l’Empire. Il prédit ainsi la défaite de son neveu Léon Phocas à la bataille d’Anchialos (917) contre les Bulgares et la chute de la dynastie des Lécapène. Un lointain parent, Athanase de Trébizonde, ami de Nicéphore Phocas, prend l’habit monastique dans la laure de Michel et y reçoit le nom d’Athanase. Disciple de saint Michel Maleinos, saint Athanase l’Athonite ira par la suite fonder la Sainte Montagne de l’Athos, sur le modèle de la Sainte Montagne de Kyminas en Bithynie.

La Vie de saint Michel Maleinos fut écrite par un autre de ses disciples (cf. le texte grec et une traduction française).

Michel Maleinos est le saint patron de l’empereur Michel Ier Fiodorovitch de Russie, le premier tsar de la dynastie des Romanov : il était né le 12 juillet 1596, et c’est l’usage courant en Russie de nommer l’enfant du nom du saint fêté le jour de sa naissance. De ce fait, saint Michel Maleinos fut particulièrement vénéré par la dynastie des Romanov et beaucoup de chapelles lui furent consacrées en Russie, en particulier au XVIIème siècle.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 4 :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : L’image de Dieu a été vraiment conservée en toi, ô Père, * car tu as pris la croix et suivi le Christ. * En agissant ainsi, tu nous as appris à ne pas tenir compte de la chair, car elle passe, * mais à prendre soin de l’âme, puisqu’elle est immortelle. ** C’est pourquoi ton esprit, ô Vénérable Père Michel, se réjouit avec les anges.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Par tes actes tu as flétri l’arrogance de la chair, * par l’illumination tu as donné des ailes à ton agilité d’esprit. * Tu as été révélé comme une demeure de la Trinité, * que tu vois maintenant clairement, Bienheureux, ** prie sans cesse pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Parce que si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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