Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Lettre du pape Benoit XVI aux évêques

Chers frères dans l’Episcopat,

C’est avec beaucoup de confiance et d’espérance que je remets entre vos mains de Pasteurs le texte d’une nouvelle Lettre Apostolique « Motu Proprio data », sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Ce document est le fruit de longues réflexions, de multiples consultations, et de la prière.

Des nouvelles et des jugements formulés sans information suffisante, ont suscité beaucoup de confusion. On trouve des réactions très diverses les unes des autres, qui vont de l’acceptation joyeuse à une dure opposition, à propos d’un projet dont le contenu n’était, en réalité, pas connu.

Deux craintes s’opposaient plus directement à ce document, et je voudrais les examiner d’un peu plus près dans cette lettre.

En premier lieu il y a la crainte d’amenuiser ainsi l’Autorité du Concile Vatican II, et de voir mettre en doute une de ses décisions essentielles – la réforme liturgique.

Cette crainte n’est pas fondée. A ce propos, il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale – la Forma ordinaria – de la liturgie Eucharistique. La dernière version du Missale Romanum, antérieure au Concile, qui a été publiée sous l’autorité du Pape Jean XXIII en 1962 et qui a été utilisée durant le Concile, pourra en revanche être utilisée comme Forma extraordinaria de la Célébration liturgique. Il n’est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s’il s’agissait de « deux Rites ». Il s’agit plutôt d’un double usage de l’unique et même Rite.

Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forma extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. Lors de l’introduction du nouveau Missel, il n’a pas semblé nécessaire de publier des normes propres concernant la possibilité d’utiliser le Missel antérieur. On a probablement supposé que cela ne concernerait que quelques cas particuliers, que l’on résoudrait localement, au cas par cas. Mais, par la suite, il s’est vite avéré que beaucoup de personnes restaient fortement attachées à cet usage du Rite romain, qui leur était devenu familier depuis l’enfance. Ceci s’est produit avant tout dans les pays où le mouvement liturgique avait donné à de nombreuses de personnes une remarquable formation liturgique, ainsi qu’une familiarité profonde et intime avec la Forme antérieure de la Célébration liturgique. Nous savons tous qu’au sein du mouvement conduit par l’Archevêque Mgr Lefebvre, la fidélité au Missel ancien est devenue un signe distinctif extérieur ; mais les raisons de la fracture qui naissait sur ce point étaient à rechercher plus en profondeur. Beaucoup de personnes qui acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II, et qui étaient fidèles au Pape et aux Evêques, désiraient cependant retrouver également la forme de la sainte Liturgie qui leur était chère ; cela s’est produit avant tout parce qu’en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel ; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité ; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise.

C’est pour ce motif que le Pape Jean-Paul II s’est vu dans l’obligation de donner, avec le Motu Proprio « Ecclesia Dei » du 2 juillet 1988, un cadre normatif pour l’usage du Missel de 1962; ce cadre ne contenait cependant pas de prescriptions détaillées, mais faisait appel de manière plus générale à la générosité des Evêques envers les « justes aspirations » des fidèles qui réclamaient cet usage du Rite romain. A cette époque, le Pape voulait ainsi aider surtout la Fraternité Saint Pie X à retrouver la pleine unité avec le successeur de Pierre, en cherchant à guérir une blessure perçue de façon toujours plus douloureuse. Cette réconciliation n’a malheureusement pas encore réussi; cependant, une série de communautés a profité avec gratitude des possibilités offertes par ce Motu Proprio. Par contre, en dehors de ces groupes, pour lesquels manquaient des normes juridiques précises, la question de l’usage du Missel de 1962 est restée difficile, avant tout parce que les Evêques craignaient, dans ces situations, que l’on mette en doute l’autorité du Concile. Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entretemps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement. C’est ainsi qu’est né le besoin d’un règlement juridique plus clair, que l’on ne pouvait pas prévoir à l’époque du Motu Proprio de 1988; ces Normes entendent également délivrer les Evêques de la nécessité de réévaluer sans cesse la façon de répondre aux diverses situations.

En second lieu, au cours des discussions sur ce Motu Proprio attendu, a été exprimée la crainte qu’une plus large possibilité d’utiliser le Missel de 1962 puisse porter à des désordres, voire à des fractures dans les communautés paroissiales. Cette crainte ne me paraît pas non plus réellement fondée. L’usage de l’ancien Missel présuppose un minimum de formation liturgique et un accès à la langue latine; ni l’un ni l’autre ne sont tellement fréquents. De ces éléments préalables concrets découle clairement le fait que le nouveau Missel restera certainement la Forme ordinaire du Rite Romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles.

Il est vrai que les exagérations ne manquent pas, ni parfois des aspects sociaux indûment liés à l’attitude de certains fidèles liés à l’ancienne tradition liturgique latine. Votre charité et votre prudence pastorale serviront de stimulant et de guide pour perfectionner les choses. D’ailleurs, les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’usus antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.

J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Eglise. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité ; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation : faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit: « Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre cœur s’est grand ouvert. Vous n’êtes pas à l’étroit chez nous; c’est dans vos cœurs que vous êtes à l’étroit. Payez-nous donc de retour ; & ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi ! » (2Co 6,11-13). Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place.

Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. Evidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté.

Pour conclure, chers Confrères, il me tient à cœur de souligner que ces nouvelles normes ne diminuent aucunement votre autorité et votre responsabilité, ni sur la liturgie, ni sur la pastorale de vos fidèles. Chaque Evêque est en effet le « modérateur » de la liturgie dans son propre diocèse (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 22 : « Sacrae liturgiae moderatio ab Ecclesiae auctoritate unice pendet : quae quidem est apud Apostolicam Sedem et, ad normam iuris, apud Episcopum »).

Rien n’est donc retiré à l’autorité de l’Evêque dont le rôle demeurera de toute façon celui de veiller à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité. Si quelque problème devait surgir et que le curé ne puisse pas le résoudre, l’Ordinaire local pourra toujours intervenir, en pleine harmonie cependant avec ce qu’établissent les nouvelles normes du Motu Proprio.

Je vous invite en outre, chers Confrères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l’entrée en vigueur de ce Motu Proprio. Si de sérieuses difficultés étaient vraiment apparues, on pourrait alors chercher des voies pour y porter remède.

Chers Frères, c’est en esprit de reconnaissance et de confiance que je confie à votre cœur de Pasteurs ces pages et les normes du Motu Proprio. Souvenons-nous toujours des paroles de l’Apôtre Paul, adressées aux prêtres d’Ephèse : « Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l’Esprit-Saint vous a établis gardiens, pour paître l’Eglise de Dieu, qu’il s’est acquise par le sang de son propre Fils » (Ac 20,28).

Je confie à la puissante intercession de Marie, Mère de l’Eglise, ces nouvelles normes, et j’accorde de tout mon cœur ma Bénédiction Apostolique à vous, chers Confrères, aux curés de vos diocèses, et à tous les prêtres vos collaborateurs ainsi qu’à tous vos fidèles.

Fait auprès de Saint-Pierre, le 7 juillet 2007.

Le motu proprio sur le missel de saint Pie V est imminent

Le motu proprio sur le missel de saint Pie V dévoilé en avant première à Rome à des évêques.

cardinal Bertone

Hier mercredi dans le Palais Apostolique, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat, a donné – en avant-première -communication du fameux motu proprio à 30 évêques venus des quatre coins du monde. Ces évêques, spécialement invités pour l’occasion, représentaient diverses conférences épiscopales. Le Pape est venu ensuite à leur rencontre. Le document en lui-même ferait trois pages. Une longue introduction du Pape le présenterait.

La publication du motu proprio parait imminente & certaines rumeurs laissent entendre qu’il paraîtrait dans l’Osservatore Romano le 7 juillet 2007 (le jour du triple 7 !!! 🙂 ).

Oremus !

A Niafles, les émeutiers montrent leur vrai visage

Les derniers développements de la crise niaflaise montrent bien que les opposants à la messe tradtionnelle dans cette paroisse rurale sont surtout & avant tout des opposants à la foi catholique.

Après la fracture violente de la sacristie dimanche, & celle des portes de l’église à 2h30 cette nuit, on espère bien que Mgr l’évêque de Laval portera l’affaire en justice !

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Une photographie des « dangereux » résistants catholiques !!! 🙂

L’affaire de Niafles semble emblématique de la haine cathophobe qui se développe de jour en jour en France & qui ne fera que s’amplifier dans les prochaines décennies.

=>>> PREPARONS-NOUS AU MARTYRE !!! 🙁

A l’occasion de ce post, je vous signale le site web Indignations, qui recense les attaques dont nos églises font l’objet & dont les médias ne parlent que fort peu,

Annonce de la visite en France du patriarche de Moscou

Première visite officielle en France de Sa Sainteté Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies

Le patriarche Alexis II se rendra pour la première fois en visite officielle en France en octobre prochain, annonce le service de presse du diocèse de Chersonèse.

Le 2 octobre, le primat de l’Eglise orthodoxe russe parlera devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à l’invitation de son président.

Le 3 octobre 2007, le patriarche Alexis sera à Paris. Il visitera la cathédrale Notre-Dame de Paris pour y vénérer la sainte Couronne. Sa Sainteté se rendra à l’église des Trois Saints Docteurs, qui est l’église cathédrale du diocèse de Chersonèse (diocèse du patriarchat de Moscou – cette église est sise au 26 de la rue Péclet, Paris XV). Il devrait y célébrer un molebien, office d’actions de grâces, avec les fidèles de l’Eglise orthodoxe russe demeurant en France. Le soir du 3 octobre, à l’issue de l’office à Notre-Dame, le diocèse de Chersonèse organisera au Palais de la Conciergerie une réception privée à l’occasion de la visite du primat de l’Eglise orthodoxe russe en France. Le programme prévoit également des rencontres avec les représentants du monde religieux, culturel et politique de France.

Je suivrai bien sûr de très près la visite parisienne du patriarche de Moscou le 3 octobre prochain. Sachant la grande vénération de l’Orient byzantin pour l’impératrice sainte Hélène, il serait de bon ton que les organisateurs incluent une vénération des reliques de la mère de l’empereur Constantin, reliques qui sont conservées dans l’église parisienne Saint-Leu – Saint-Gilles.

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Sa Sainteté Alexis II (né Alexeï Mikhailovich von Ridiger à Tallinn en Estonie le 23 février 1929) est depuis 1990 le 15ème patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, avec le titre de Patriarche de Moscou et de toutes les Russies.

Il est issu d’une ancienne famille de la noblesse germano-balte, ayant embrassé l’orthodoxie au XVIIIe siècle.

Alexis II avait entretenu une relation très difficile avec Jean-Paul II, refusant la venue de celui-ci à Moscou, lui reprochant les développement d’une structure hiérarchique latine en Russie, ainsi que la restauration de la hiérarchie de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine.

Toutefois, un très net dégel des relations entre Rome & Moscou semble s’observer depuis le pontificat de Benoît XVI.

Ainsi, après l’aide apportée par le pape Benoît XVI pour la reconstruction de l’église de la Trinité d’Izmaïlovo, à Saint-Pétersbourg, le patriarche Alexis II avait écrit au Pape en novembre dernier une lettre fort touchante de remerciements, dans laquelle il disait :

 » Je considère Votre participation à la restauration de cette maison du Seigneur comme un signe de l’amour sincère à l’égard de l’Eglise orthodoxe russe ce qui, sans aucun doute, sera le gage du développement de nos relations dans l’esprit de fraternité et d’entraide chrétiennes.

Profitant de l’occasion j’aimerais exprimer à Votre Sainteté mon plus profond respect et souhaiter l’aide de Dieu dans Votre haut ministère. « 

Alexis II semblerait même souhaiter rencontrer Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ce qui serait une première œcuménique & un évènement majeur dans le rapprochement de l’Orient & de l’Occident chrétiens.

Nota : Vous remarquerez que le diocèse parisien du Patriarcat de Moscou s’intitule diocèse de Chersonèse (du nom d’un ancien diocèse disparu) & non diocèse de Paris. Les orthodoxes ont toujours eu cette grande courtoisie ecclésiale de reconnaître les hiérarchies qu’ils trouvaient en place en Occident. Pour eux, il ne peut y avoir qu’un seul évêque de Paris, qui est l’évêque catholique.

L’affaire de Niafles

Niafles est un petit village de moins de 300 habitants situé en Mayenne.

Est-ce parce qu’Alfred Jarry est natif de Niafles que cette commune est actuellement secouée par une crise totalement ubuesque ?

Cette affaire qui la place sous les feux de l’actualité commence le 6 mars 2007 avec la mort de l’abbé Chéhère à l’âge de 94 ans. Ce vieux curé célébrait la messe en latin à Niafles depuis 40 ans.

L’assistance, motivée et plutôt rurale, se montait à quelques deux cents personnes, ce qui est assez nombreux aujourd’hui pour une région rurale.

Au décès de l’abbé Chéhère, l’abbé Loddé, de la Fraternité Saint-Pierre, a pris le relais avec l’accord de l’évêque. L’abbé Loddé est jeune & dynamique, la communauté paroissiale se développe très rapidement. Ceci déplait au maire socialiste de Niafles, Michel Montécot, qui ne souhaite pas que la messe en latin se poursuive dans sa commune. Celui-ci demande alors à l’évêque de Laval l’arrêt de la messe à Niafles.

L’évêque, Mgr Armand Maillard, se plie à la demande du maire & fait cesser la messe à l’église de Niafles.

Un groupe de paroissien décide d’occuper l’église le jeudi 24 mai 2007. Mgr Maillard fait alors un geste en leur offrant la possibilité de célébrer la messe selon les rits romain & dominicain traditionnels (en alternance) dans une église de Laval. Les fidèles de Niafles jugent ce lieu trop éloigné, et campent sur leurs positions. Un prêtre indépendant, l’abbé Néri, est alors appelé par les paroissiens pour continuer à dire la messe le dimanche.

A la suite d’une manifestation conduite par le maire socialiste (baptisé Pepone par les fidèles 😉 ), les catholiques ont été délogés de l’église de Niafles dimanche dernier 24 juin, en la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste. Vers 10h, une cohorte de 150 à 200 manifestants est venue crier « l’église aux Niaflais » et « Intégristes Ouste ». Alors que les fidèles n’étaient pas encore arrivés pour la messe, les protestataires fort excités ont envahi le parvis. Il a fallu attendre qu’ils aient fracturé une porte de l’église (celle de la sacristie) pour que les gendarmes se décident à stopper leur marche belliqueuse. Monsieur l’abbé Néri, arrivant sur ces entrefaites a été bousculé et physiquement pris à partie par les plus excités.

Les fidèles (dont un a même été mordu au sang) ont fait preuve d’une grande maîtrise de soi, ne rendant aucun coup, aucune insulte. Tous ses faits sont advenus à l’instigation manifeste du maire de Niafles. Les gendarmes, qui n’avaient pas reçu ordre d’expulser les catholiques, ont heureusement évité le pire en faisant tampon.

Voici une vidéo réalisée dimanche dernier. On admirera le calme & la classe de l’abbé Néri. Il est plus que probable que les sectateurs violents qui manifestent pour « reprendre » (?) leur (?) église n’iront jamais y faire la moindre petite prière & sans doute seront même très heureux de la détruire d’ici quelques années. On admirera en tout cas leur sens du dialogue, de l’écoute & de la tolérance…

La messe a finalement pu être célébrée un peu plus tard dans la cour d’un paroissien. Voici la dernière homélie (admirable !) de Monsieur l’abbé Néri & quelques vues de la messe au chant du coq. 😉

Cette guerre de la messe, au XXIème siècle & à la veille d’un motu proprio qui doit officialiser l’usage du rit traditionnel un peu partout, a quelque chose de totalement irréel. A noter que si la mairie est bien propriétaire de l’église (depuis la loi de séparation), la jouissance du lieu appartient bien à l’Eglise catholique, qui en est seule affectataire.

  • l’article de Wikipedia sur l’affaire de Niafles
  • la Gazette de Niafles
  • Ordinations sacerdotales à Saint-Louis, Missouri

    Le vendredi 15 juin, la cathédrale de Saint Louis dans le Missouri – qui est également basilique mineure – a été le cadre d’un événement dont nous nous faisions ici-même l’écho : les premières ordinations sacerdotales aux Etats-Unis de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Deux diacres de l’ICRSP, les abbés Avis and Talarico ont donc été ordonnés prêtres par S.E. Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint-Louis, en présence de deux autres évêques & d’un grand concours de clercs & de fidèles (1100 à 1200 personnes).

    Voici quelques photographies de cette cérémonie trouvées sur la blogosphère tradie, & que je reproduis volontiers ici car elles montrent certaines particularités liturgiques rarement vues en France :

    Ordinations ICRSP 2007

    Procession d’entrée avec le pavillon basilical.
    Le pavillon est l’une des marques d’honneur
    permettant de distinguer une église basilique.
    Il est toujours de soies aux couleurs du sénat romain.
    On remarquera sur ce pavillon les armes du pape Jean-Paul II.

    Ordinations ICRSP 2007

    Entrée de Mgr Burke dans sa cathédrale, revêtu de sa cappa magna.

    Ordinations ICRSP 2007

    Une fois vêtu de ses ornements pontificaux, Mgr Burke s’avance vers l’autel.

    Ordinations ICRSP 2007

    Pendant le chant des litanies des saints, les ordinants sont prosternés.

    Ordinations ICRSP 2007

    Monitions du pontife aux impétrants.

    Ordinations ICRSP 2007

    Encensement de la croix & de l’autel par Mgr Burke à l’offertoire,
    assisté du diacre à droite & du prêtre assistant en chape à gauche.
    Au premier plan, le sous-diacre entre les deux diacres d’honneur.
    On admirera le magnifique pontifical blanc néo-gothique
    employé pour cette cérémonie,
    qui comporte des cols parés pour le célébrant, le diacre & le sous-diacre
    (antique usage assez commun jusqu’à la fin du Moyen-Age).

    Sources, crédits photographiques & informations complémentaires :

  • Saint Louis Catholic du 15 juin 2007,
  • A Catholic Life du 15 juin 2007,
  • The New Liturgical Movement du 16 juin 2007,
  • Fish Eaters forum du 17 juin 2007.
  • Apprendre à dire la messe traditionnelle à Oxford !

    La Latin Mass Society organise cet été une importante session de formation à l’université de Merton, Oxford (Royaume Uni), à l’attention des prêtres désireux d’apprendre le rite latin traditionnel.

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    La Latin Mass Society organise cette session de formation à l’université de Merton College, l’un des plus beaux & des plus anciens collèges de l’université d’Oxford, du mardi 28 au jeudi 30 août 2007.

    Cette session a été conçue pour des prêtres qui ont peu ou pas d’expérience du rite traditionnel mais qui sont désireux de le mieux connaître pour le pratiquer. La session se conclura par une messe pontificale.

    Ces trois jours de session alterneront formation pratique & formation théorique : guidés par des prêtres qui célèbrent régulièrement la messe traditionnelle, les prêtres participants pourront également assister à diverses conférences sur le latin, l’histoire, la liturgie et la théologie de la messe. Outre des messes basses ou chantées, chaque jour verra le chant des laudes, des vêpres et du saluts du Très-Saint Sacrement.

    Julian Chadwick, Président de la Latin Mass Society déclare que l’ « intérêt pour le rite latin traditionnel est en pleine efflorescence sous le pontificat de Benoît XVI, particulièrement parmi les prêtres et les fidèles les plus jeunes. Comme service à d’Eglise, la Latin Mass Society fournira aux prêtres des occasions renouvelées au cours des années à venir pour découvrir la vénération et la dévotion du rite traditionnel. Nous le voyons comme partie intégrale de la ré-évangelisation de l’Angleterre et du Pays de Gales, et nous savons qu’un certain nombre d’évêques sont élogieux de nos efforts. »

    Les détails complets sur cette session originale organisée dans un lieu véritablement sublime se trouvent sur le site de la Latin Mass Society of England & Wales.

    A noter que je serai présent à cette session, où, avec 3 autres chantres, nous sommes invités – non pour apprendre à dire la messe ! 😉 – mais aux fins d’assurer le chant liturgique des différentes messes hautes ou pontificales, ainsi que des offices quotidiens (laudes, vêpres & saluts).

    C’est un grand honneur pour moi & aussi un immense bonheur, car c’est dans la même chapelle de Merton College que nous avons également assuré le chant liturgique en septembre passé lors du colloque liturgique du CIEL UK. La blogosphère tradie anglo-saxonne avait très bien couvert l’évènement, parlant de « that travelling French schola » !!! 🙂 (Brian Mershon). Vous pouvez même voir les valeureux membres de cette traveling French schola à l’œuvre sur cet article de New Liturgical Movement, où des belles photos permettent de se rendre compte de l’évènement exceptionnel que fut ce colloque d’Oxford.

    L’acoustique de Merton College est fabuleuse (les Tallis Scholars aiment à y enregistrer leurs disques). Et puis chanter sur un magnifique lutrin daté de l’an 1500 ne laisse jamais indifférent un chantre ! 😉

    Le Motu Proprio libéralisant le rite tridentin a été signé par Benoît XVI.

    Le Motu Proprio en vue de libéraliser la messe tridentine a été signé par Benoît XVI et sera très prochainement publié. Une lettre d’explication adressée à tous les évêques du monde accompagnera le texte, ont confirmé des sources vaticanes proches du dossier.

    Benoit XVI

    Le Motu Proprio permettant la libéralisation de la messe selon le rite de saint Pie V sera « prochainement publié, comme l’a annoncé le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, ont ainsi confirmé des sources vaticanes. Benoit XVI a signé le document « il y a un certain temps », ont-elles confié. Le texte sera naturellement, en même temps, accompagné d’une lettre d’explication adressée à tous les évêques ».

    Si « une date précise a été choisie » pour sa publication, a-t-on expliqué à I.MEDIA, elle est encore tenue secrète au Vatican. Si elle est très proche, il semblerait plus judicieux « de parler en termes de semaines plutôt que de jours ».

    Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a pour sa part confirmé l’information à I.MEDIA, sans pour autant donner de précision quant à la date de publication. Il n’a pas voulu non plus confirmer le fait que le document pourrait être présenté lors d’une conférence de presse au Vatican. « Je ne peux dire les choses que lorsqu’elles sont confirmées et communicables, ce que je fais habituellement par l’intermédiaire du bulletin du Bureau de presse ».

    Le site Internet d’information religieuses www.papanews.it a annoncé, le 14 juin 2007, que le Motu Proprio serait présenté à la presse par les cardinaux Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Dario Castrillon Hoyos, président de la Commission Ecclesia Dei, et Julian Herranz, président du Conseil pontifical pour les textes léglatifs, qui ont tous travaillé sur le document.

    « Vous pouvez tranquillement écrire que le pape aime la concertation et la collaboration et ne veut pas décider de tout tout seul, et pour cela il a écouté de façon renouvelée différents avis », a confié Mgr Nicola Bux, consulteur à la Congrégation pour la doctrine de la foi, à www.papanews.it. « Mais le Motu Proprio pour la libéralisation de la messe en latin a été signé et sa publication est imminente, je dirais que c’est une question de jours ».

    Selon certaines rumeurs au Vatican, le document pourrait étre publié lorsque Benoît XVI commencera ses vacances à Castel Gandolfo, soit à la fin du mois de juillet prochain. Il est déjà arrivé que le Saint-Siège publie des documents importants et délicats durant l’été et les vacances. Tel a été le cas de la Lettre aux évêques sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Eglise et dans le monde de la Congrégation pour la doctrine de la foi, publiée fin juillet 2004.

    Depuis octobre 2006, le pape a beaucoup consulté au sujet de la libéralisation de la messe préconciliaire. En effet, ses projets ont suscité de fortes controverses dans le monde ecclésiastique, notamment en Framce, et, plus récemment, chez les théologiens juifs.

    Un premier texte a ainsi pu être retouché afin de favoriser la « réception sereine » du document, comme l »‘a récemment formulé le cardinal Bertone. Dans une interview accordée au quotidien italien Avvenire, le 3 juin dernier, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a aussi confié qu’il « ‘ne faudrait pas attendre beaucoup de temps pour le voir publié », car le pape était « personnellement intéressé »‘ par sa publication.

    AR

    Source: Agence I.MEDIA – 15 juin 2007

    La métamorphose d’un autel


    Merci à Marc B*** de m’avoir fait parvenir cette video ce matin. Délicieux ! 🙂

    Le Christ-Rédempteur est la paroisse « Ecclesia Dei » de Bordeaux qui a été confiée à la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre par l’évêque du lieu.

    Cette vidéo a été tournée le matin de Pâques, mais j’imagine que chaque dimanche le même soin doit être apporté à la réalisation d’un cadre digne à la célébration des mystères de notre salut.

    Vous pouvez visiter leur site web : http://fsspbordeaux.free.fr/