Magnifique cérémonie ce jour à Witgratzbad, où S.E. Mgr Leonard, évêque de Namur, a ordonné 4 nouveaux prêtres pour la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre,
trois français :
& un autrichien :
Magnifique cérémonie ce jour à Witgratzbad, où S.E. Mgr Leonard, évêque de Namur, a ordonné 4 nouveaux prêtres pour la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre,
trois français :
& un autrichien :
Vêpres pontificales à quatre chapiers de la fête de saint Pierre & saint Paul. Magnifique cérémonie où officiait S. E. Mgr Léonard, évêque de Namur.
La schola du séminaire a interprété en polyphonie le Deus in adjutorium en faux-bourdon tiré des anciens livres de Langres, & le Magnificat faux-bourdonné du 1er ton, selon les formules de Paris.
Il est bien sympathique de voir que le répertoire de la Schola Sainte Cécile se diffuse au loin : toutes ces partitions oubliées du patrimoine musical français que nous avons exhumées reprennent ainsi vie.
Première visite officielle en France de Sa Sainteté Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies.
Le patriarche Alexis II se rendra pour la première fois en visite officielle en France en octobre prochain, annonce le service de presse du diocèse de Chersonèse.
Le 2 octobre, le primat de l’Eglise orthodoxe russe parlera devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à l’invitation de son président.
Le 3 octobre 2007, le patriarche Alexis sera à Paris. Il visitera la cathédrale Notre-Dame de Paris pour y vénérer la sainte Couronne. Sa Sainteté se rendra à l’église des Trois Saints Docteurs, qui est l’église cathédrale du diocèse de Chersonèse (diocèse du patriarchat de Moscou – cette église est sise au 26 de la rue Péclet, Paris XV). Il devrait y célébrer un molebien, office d’actions de grâces, avec les fidèles de l’Eglise orthodoxe russe demeurant en France. Le soir du 3 octobre, à l’issue de l’office à Notre-Dame, le diocèse de Chersonèse organisera au Palais de la Conciergerie une réception privée à l’occasion de la visite du primat de l’Eglise orthodoxe russe en France. Le programme prévoit également des rencontres avec les représentants du monde religieux, culturel et politique de France.
Je suivrai bien sûr de très près la visite parisienne du patriarche de Moscou le 3 octobre prochain. Sachant la grande vénération de l’Orient byzantin pour l’impératrice sainte Hélène, il serait de bon ton que les organisateurs incluent une vénération des reliques de la mère de l’empereur Constantin, reliques qui sont conservées dans l’église parisienne Saint-Leu – Saint-Gilles.

Sa Sainteté Alexis II (né Alexeï Mikhailovich von Ridiger à Tallinn en Estonie le 23 février 1929) est depuis 1990 le 15ème patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, avec le titre de Patriarche de Moscou et de toutes les Russies.
Il est issu d’une ancienne famille de la noblesse germano-balte, ayant embrassé l’orthodoxie au XVIIIe siècle.
Alexis II avait entretenu une relation très difficile avec Jean-Paul II, refusant la venue de celui-ci à Moscou, lui reprochant les développement d’une structure hiérarchique latine en Russie, ainsi que la restauration de la hiérarchie de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine.
Toutefois, un très net dégel des relations entre Rome & Moscou semble s’observer depuis le pontificat de Benoît XVI.
Ainsi, après l’aide apportée par le pape Benoît XVI pour la reconstruction de l’église de la Trinité d’Izmaïlovo, à Saint-Pétersbourg, le patriarche Alexis II avait écrit au Pape en novembre dernier une lettre fort touchante de remerciements, dans laquelle il disait :
» Je considère Votre participation à la restauration de cette maison du Seigneur comme un signe de l’amour sincère à l’égard de l’Eglise orthodoxe russe ce qui, sans aucun doute, sera le gage du développement de nos relations dans l’esprit de fraternité et d’entraide chrétiennes.
Profitant de l’occasion j’aimerais exprimer à Votre Sainteté mon plus profond respect et souhaiter l’aide de Dieu dans Votre haut ministère. «
Alexis II semblerait même souhaiter rencontrer Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ce qui serait une première œcuménique & un évènement majeur dans le rapprochement de l’Orient & de l’Occident chrétiens.
Nota : Vous remarquerez que le diocèse parisien du Patriarcat de Moscou s’intitule diocèse de Chersonèse (du nom d’un ancien diocèse disparu) & non diocèse de Paris. Les orthodoxes ont toujours eu cette grande courtoisie ecclésiale de reconnaître les hiérarchies qu’ils trouvaient en place en Occident. Pour eux, il ne peut y avoir qu’un seul évêque de Paris, qui est l’évêque catholique.
Le vendredi 15 juin, la cathédrale de Saint Louis dans le Missouri – qui est également basilique mineure – a été le cadre d’un événement dont nous nous faisions ici-même l’écho : les premières ordinations sacerdotales aux Etats-Unis de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Deux diacres de l’ICRSP, les abbés Avis and Talarico ont donc été ordonnés prêtres par S.E. Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint-Louis, en présence de deux autres évêques & d’un grand concours de clercs & de fidèles (1100 à 1200 personnes).
Voici quelques photographies de cette cérémonie trouvées sur la blogosphère tradie, & que je reproduis volontiers ici car elles montrent certaines particularités liturgiques rarement vues en France :
Sources, crédits photographiques & informations complémentaires :

| 1. Fas sit, Christe, mystéria Amóris tui pándere ; Fas sit alta sacrária Cordis tui detégere. |
Que nous puissions, ô Christ, découvrir les mystères de ton amour, et dévoiler l’intérieur du sanctuaire de ton Cœur. |
| 2. Hic puræ mentes háuriunt Ætérnæ fontes grátiæ ; Abscónditos repériunt Thesáuros sapiéntiæ. |
Ce Cœur est la source où les âmes pures viennent puiser les eaux de la grâce éternelle ; elles y trouvent les trésors cachés de la sagesse. |
| 3. Templvm in penetrálibus Sibímet Numen cónsecrat, In quo votis perénnibus Paréntem Natus óbsecrat. |
Ce Cœur est un temple que Dieu se réserve ; c’est dans ce sanctuaire que le Fils ne cesse d’adresser ses prières pour nous au Père. |
| 4. Ardet altári médio Agnus replétus grátia : Hic ámoris incéndio Jugis litátur hóstia. |
Au milieu de l’autel est immolé l’Agneau sans tache ; et cette victime se consume dans les flammes de l’amour. |
| 5. Datvr vita, patet via ; Apéritur et véritas, Qua nobis et fit pérvia, Et gustátur felícitas. |
Dans ce Cœur nous trouvons la vie, et la voie qui conduit au ciel, et la vérité, avant-goût de la félicité promise. |
| 6. Qui sítitis justítiam, Rebus spretis fallácibus, Plenam hauríte grátiam De Cordis Christi fóntibus. |
Vous qui avez soif de justice, méprisez les faussetés du monde, et puisez abondamment la grâce dans les sources vives du Cœur du Christ. |
| 7. Hic floret innocéntia, Hic inflammátur cáritas, Hic reis datur vénia, Hic sanátur infírmitas. |
Ici fleurit l’innocence, ici la charité allume ses feux, ici les coupables trouvent le pardon de leurs fautes, ici sont guéries les infirmités. |
| 8. Hic casta spirant lília Quibus nitéscunt Vírgines ; Hic únguntur ad prælia Mox coronándi púgiles. |
Ici les lys de la chasteté, qui font la parure des vierges, répandent leurs parfums ; ici les athlètes, qui aspirent à la couronne, viennent prendre des forces pour le combat. |
| 9. Terræ cedant divítiæ, Mundi cedant inánia : Nostræ Christus delíciæ, Nobis Christus est ómnia. |
Richesses terrestres, allez-vous en ; vanités du monde, allez-vous en ; le Christ seul fait nos délices, le Christ nous tient lieu de tout. |
| 10. Castis amícum méntibus, Jesu Cor amantíssimum, Puris amándum córdibus, In corde regnet ómnium. |
Que le Cœur très aimant de Jésus fasse toujours la joie et le bonheur des âmes chastes ; que ce Cœur si aimant puisse régner dans le cœur de tous les hommes. |
| 11. Jesv, qui, lux de lúmine, Plenus es sapiéntia, De Cordis plenitúdine Da fluat in nos grátia. |
Jésus, lumière de lumière, en qui réside la sagesse, fait jaillir sur nous la grâce dont ton Cœur est la source inépuisable. |
| 12. Qui candor es, fac méntibus Lux una nostris fúlgeas : Qui cáritas es, córdibus Ignis consúmens árdeas. Amen. Alleluia. |
Toi qui est bon, sois la seule lumière qui éclaire nos âmes ; toi qui est amour, que ton feu seul consume nos cœurs. Amen. Alléluia. |
Saint-Eugène, le dimanche 17 juin 2007, grand’messe de 11h.
Merci à Monsieur l’Abbé Meissonnier, fssp, pour les mythiques photos qu’il m’a faites parvenir ce matin de la Fête-Dieu à Langres du temps du fameux chanoine Couturier (cette ville & ce compositeur m’étant tous les deux particulièrement chers !).
Les petits & grands séminaristes avec les élèves de la maîtrise précèdent le dais qu’on entrevoit en haut de la rue à gauche de la photo.
Les petits séminaristes sont en habit de chœur mais sans rabat français.
Les maîtrisiens sont en uniforme. Leur présence indique que ces photos sont antérieures à 1905 (la Loi de la séparation des églises & de l’état entraîna la suppression de l’école maîtrisienne de Langres, pourtant si féconde & prospère).
Notez les 4 chantres en chapes (l’ancien usage langrois avait sagement été conservé par Mgr Parisis au milieu du XIXème siècle quand cet évêque de Langres pris le rit romain pour son diocèse).
On aperçoit précédant le dais plusieurs diacres ou indus & une bonne dizaine de chapiers.
Notez les douze (!!!) thuriféraires tournés vers le Saint-Sacrement (quatre rangs sur trois lignes), avec des enfants jetant des pétales de fleurs.
Les maisons paraissent avoir été ornées de branchages.
Deux évêques en cappa (!) suivent le dais.
Des portes insignes portent leurs mitres derrière eux.
Je ne connais hélas pas les évêques de Langres de cette époque pour déterminer qui est ici sur la photo (un vieil évêque & son coadjuteur ?).
Ecce panis angelorum !
Arrivée au reposoir (il me semble sur la place de l’Hôtel de Ville) : notez l’importance de la construction de celui-ci, avec ciborium.
Les douze thuriféraires encensent à pleines chaines (avec un peu d’attention, on distingue la plupart des encensoirs en l’air).
Il est piquant de constater que Langres, qui s’est voulu le fer de lance de la romanité liturgique en France au XIXème siècle, laissait subsister de tels usages purement français !
Il me semble reconnaître le chanoine Nicolas Mammès Couturier au clavier.
Sans doute se prépare-t-on à exécuter l’un de ses grands motets pour le reposoir de la Fête-Dieu.
Le plus fameux de ceux-ci est Alleluia, paratur nobis (Populus n° 78), grand motet en Mib M à 4 & 5 voix, pour deux chœurs & 2 musiques militaires, sur le thème de l’Adoro te. D’une durée d’une vingtaine de minutes, ce motet du reposoir nécessitait 300 exécutants : les deux séminaires, la maîtrise & les musiques du 21ème & du 109ème régiments d’infanterie stationnés à Langres.
La photo n’embrasse pas l’ensemble des exécutants, mais néanmoins, on voit bien la disposition à deux chœurs qui se font face, les séminaristes à gauche, les petits séminaristes & les maîtrisiens à droite.
On ne voit pas les deux fanfares militaires. Notons toutefois la présence de militaires en arrière-plan.
Il semble que la photo soit prise pendant un passage solo (le soliste est à la gauche de l’organiste).
Après l’éxécution du motet, le célébrant donne la bénédiction avec le Saint-Sacrement.
Notez que le clergé langrois arbore encore fièrement la tonsure cléricale. 😉
Le dais passe devant l’Hôtel de Ville de Langres.
On distingue les portes insignes derrière les évêques.
Notez les deux énormes cierges des deux céroféraires.
Pour le grand admirateur de l’œuvre musicale du chanoine Couturier que je suis, ces photos sont mythiques.
Quels fastes liturgiques Langres déployait alors !
Je les avais vues il y a fort longtemps & suis extrêmement ravi de les retrouver enfin après des années de recherche.
Encore merci, Monsieur l’Abbé !
Il faudra que je fasse un jour ou l’autre un article sur le chanoine Couturier & l’extraordinaire vie musicale qu’il a su insuffler à la petite ville de Langres pendant un demi-siècle (je publierai alors peut-être en ligne le catalogue de ses 590 œuvres dressé en son temps par Bernard Populus). C’est un auteur que nous aimons beaucoup chanter à Saint-Eugène.
Vous pouvez trouver sur notre site plusieurs partitions du chanoine Couturier en libre accès.
PS. Tant que dure l’octave de la Fête-Dieu, je publierai très volontiers toute image de procession du Saint-Sacrement. Avis à tous mes amis !
Au XVIIIème siècle à Paris, il y avait procession tous les jours durant l’octave. 🙂
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Dans cette série :
Merci à Marc B*** de m’avoir fait parvenir cette video ce matin. Délicieux ! 🙂
Le Christ-Rédempteur est la paroisse « Ecclesia Dei » de Bordeaux qui a été confiée à la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre par l’évêque du lieu.
Cette vidéo a été tournée le matin de Pâques, mais j’imagine que chaque dimanche le même soin doit être apporté à la réalisation d’un cadre digne à la célébration des mystères de notre salut.
Vous pouvez visiter leur site web : http://fsspbordeaux.free.fr/
Chers choristes,
Merci pour votre travail à tous qui nous a valu de superbes offices ce jour.
Le Tantum ergo de Michel-Richard de Lalande fut particulièrement réussi (dire qu’au ciel il y aura une musique encore plus belle !). Bravo à Suzy qui a dirigé avec brio le chœur des femmes pendant les vêpres (c’était une première !) . Les alternances d’orgue de Nivers par Anne pour la séquence Lauda Sion de la messe le matin furent aussi un merveilleux moment. Qu’Anne Foulard soit ici remerciée, non seulement pour la qualité de son interprétation, mais encore, il faut le savoir, pour l’énorme travail de transcription de ces versets d’orgue pour le Lauda Sion, travail qu’elle a réalisé afin d’accorder la tonalité de Nivers avec celle du chœur. Comme je sais combien ce travail de transcription peut être long & pénible, je la salue d’autant plus volontiers !
Voici deux images prises par votre serviteur juste avant le salut, au retour de la procession :
Le chœur de Saint-Eugène avec le Très-Saint Sacrement sur l’autel.
Le grand ostensoir de Saint-Eugène (redoré & réargenté en son temps par les soins de Monsieur l’abbé Veuillez).
Bon, les photos ne sont pas top, j’en conviens ! 🙁
A ma décharge puis-je préciser qu’elles ont été prises au télé-objectif depuis la tribune du grand orgue & surtout que les fumées d’encens sortant des deux encensoirs (une particularité prescrite pour la procession du Saint-Sacrement par la liturgie traditiennelle) tendaient à former un genre de brouillard mystique dans toute notre église. 😉
Nous avons aussi eu une pensée émue ce jour pour nos pasteurs, les R.P. Potez & de Langalerie, dont c’est la dernière Fête-Dieu à Saint-Eugène au terme d’un ministère fructueux.
Un grand merci à Xavier de Rochebrune qui m’a envoyé ce soir ce tableau représentant la procession de la Fête-Dieu à Toulouse en 1700.
Remarquons :
C’est un témoignage ancien & très intéressant de l’usage de faire porter le dais à des personnages distingués, contraire à la règle de le faire par des clercs.
C’est surtout un beau témoignage de la France chrétienne, dans laquelle les premiers personnages de la Cité ne répugnaient pas à rendre un témoignage public & éclatant de leur foi.
En ce dimanche d’élections, aurons-nous des hommes politiques en nos processions ??? Pfffff… 🙁
Merci encore à Xavier. Continuez à m’envoyer vos images de procession de la Fête-Dieu !
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Dans cette série :