Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Fête-Dieu à Québec en 1919

Fete-Dieu a Quebec 1919

Remarquons :

  • le bataillon de zouaves pontificaux escortant le Saint Sacrement,
  • les drapeaux pavoisant les maisons (on sort de la Grande Guerre),
  • les six lanternes de procession,
  • l’arche de triomphe en branchages avec la banderole « Seigneur augmentez notre foi,
  • les ceintures sur les surplis des clercs,
  • on ne distingue pas très bien, mais les porte-étendards qui précèdent le dais paraissent être en aubes & dalmatiques.

Merci au frère Maximilien-Marie pour l’envoi de cette belle photographie.

***

Dans cette série :

Catéchisme sur la très-sainte Trinité

La Très-Sainte Trinité par Luca Rossetti da Orta

Demande. Quelle fête célébrons-nous le dimanche qui suit la Pentecôte ?
Réponse. Nous célébrons la fête de la très-sainte Trinité.

D. Qu’est-ce que la très-sainte Trinité ?
R. C’est un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils & le Saint-Esprit.

D. Y a-t-il plusieurs natures dans les trois personnes de la très-sainte Trinité ?
R. Non : les trois personnes de la très-sainte Trinité n’ont qu’une seule & même nature.

D. Les trois personnes de la très-sainte Trinité sont-elles distinguées entr’elles ?
R. Oui : les trois personnes de la très-sainte Trinité sont réellement distinguées l’une de l’autre.
Explication. Voilà le mystère auguste & incompréhensible qu’il a plu à Dieu de nous révéler : un seul Dieu en trois personnes distinctes, même substance, même divinité, même nature ; chacune de ces trois personnes est Dieu, & ces trois personnes ne sont qu’un Dieu. Le Fils n’est pas le Père, quoiqu’il soit une même substance avec lui ; le Saint-Esprit n’est ni le Père ni le Fils, quoique ces trois adorables Personnes ne soient qu’une même nature. Le Fils est aussi puissant que le Père ; le Saint-Esprit est aussi sage, aussi parfait, aussi puissant que le Père & le Fils : les trois Personnes ensemble n’ont ni plus de puissance, ni plus de sagesse qu’une seule ; toutes trois ont la même immensité, la même puissance, la même éternité, les mêmes perfections.

D. Qu’est-ce que la foi nous apprend de la première Personne ou du Père ?
R. La foi nous apprend que le Père n’est point engendré, qu’il ne procède d’aucune autre Personne, & qu’il engendre son Fils de toute éternité.

D. Qu’est-ce que la foi nous apprend de la seconde Personne ou du Fils ?
R. La foi nous apprend que le Fils est engendré de son Père.

D. Qu’est-ce que la foi nous apprend de la troisième Personne ou du Saint-Esprit ?
R. La foi nous apprend que le Saint-Esprit procède du Père & du Fils.

D. Peut-on expliquer & comprendre le Mystère de la sainte Trinité ?
R. Non, c’est un mystère incompréhensible qu’il faut croire simplement.
Explication. Ce mystère est indubitable puisque Dieu l’a révélé de la manière la plus claire. Il ne révolte point notre raison, mais il surpasse notre intelligence. Dieu veut que nous soumettions notre esprit sous le joug de la foi : il nous commande, dit saint Augustin, de croire le mystère, mais il ne nous permet pas de l’approfondir.

D. Peut-on représenter la très-sainte Trinité ?
R. Non, c’est un mystère dont nous ne pouvons former aucune image.
Explication. On représente souvent le Père sous la figure d’un vieillard respectable, pour désigner son éternité ; le Fils sous une figure humaine, parce qu’il s’est fait homme ; le Saint-Esprit sous la figure d’une colombe, parce qu’il choisit cette image comme un symbole de sa présence lorsqu’il descendit sur Jésus-Christ ; mais ces faibles & impuissants symboles ne nous donnent aucune idée réelle de l’auguste Trinité ; aucune image ne peut la représenter ni la faire comprendre.

D. Qu’attribue-t-on ordinairement au Père ?
R. On attribue au Père l’œuvre de la création.

D. Qu’attribue-t-on ordinairement au Fils ?
R. On attribue au Fils l’œuvre de la rédemption.

D. Qu’attribue-t-on ordinairement au Saint-Esprit ?
R. On attribue au Saint-Esprit l’œuvre de la sanctification.
Explication. La rédemption, en tant qu’elle est l’ouvrage d’un Dieu fait homme, qui a satisfait pour nos péchés, n’appartient qu’au Fils ; les autres œuvres, comme de création, de sanctification, &c. quoique attribuées spécialement à une Personne divine, sont néanmoins communes à toutes.

D. Avons-nous quelques rapports avec la très-sainte Trinité ?
R. Oui, nous en avons trois principaux.

D. Quel est le premier rapport que nous avons avec la très-sainte Trinité ?
R. Notre premier rapport avec la très-sainte Trinité est d’être créés à son image.
Explication. Faisons l’homme, dit Dieu lui-même, à notre image & à notre ressemblance. Si l’homme comprenait bien toute la grandeur de ce glorieux rapport avec Dieu, pourrait-il se résoudre à souiller par le péché l’image même de la divinité gravée dans son âme & dans tout son être ?

D. Quel est le second rapport ?
R. Notre second rapport avec la sainte Trinité est de lui être consacrés par le baptême.
Explication. C’est au nom de l’adorable Trinité que nous avons été baptisés, que nous avons reçu le sceau de la régénération spirituelle ; nous lui appartenons donc spécialement par l’onction sainte qui nous a été donnée, par la consécration de tout ce que nous sommes à son culte & à son adoration.

D. Quel est le troisième rapport que nous avons avec la Très-Sainte Trinité ?
R. Notre troisième rapport avec la Sainte Trinité est d’être son temple par la grâce qui est en nous.
Explication. Vous êtes les temples du Dieu vivant, disait l’Apôtre aux fidèles de son temps, parce que Dieu habite en vous par sa grâce ; mais saint Paul ajoute que Dieu perdra ceux qui profanent ce Temple auguste, & on le profane quand on offense Dieu.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle établi la fête de la Très-Sainte Trinité ?
R. Pour nous rappeler l’obligation de rendre à la Très-Sainte Trinité les hommages continuels que nous lui devons.

D. Que faut-il faire pour rendre ces hommages à la Très-Sainte Trinité ?
R. Il faut croire fermement cet auguste mystère, parce que Dieu l’a révélé.

D. Quels autres hommages devons-nous à l’adorable Trinité ?
R. Nous devons l’adorer profondément & la glorifier sans cesse.
Explication. L’Eglise termine toutes ses prières par la glorification des trois adorables Personnes : cet usage est du premier siècle. Les païens, les hérétiques ayant attaqué le dogme de la Trinité, l’Eglise, pour le mettre continuellement sous les yeux des fidèles, leur faisait répéter sans cesse ces paroles admirables : Gloire au Père, au Fils & au Saint-Esprit. Par cette pratique générale l’Eglise confondait toutes les hérésies, préservait les chrétiens de la séduction, & glorifiait la très-sainte Trinité en lui rapportant toutes choses.

D. Par quelle autre pratique pouvons-nous glorifier la très-sainte Trinité ?
R. En faisant souvent & avec respect le signe de la croix.
Explication. Autre usage des premiers chrétiens établi par la même raison : on ne faisait rien qu’en invoquant, suivant l’avis de l’Apôtre, le Nom admirable du Seigneur. Cette sainte pratique est venue jusqu’à nous ; mais la foi, la confiance, la pureté de cœur qui l’accompagnaient dans ces heureux temps y sont-elles aussi parvenues ?

D. Quel autre hommage devons-nous encore à la très-sainte Trinité ?
R. Nous devons la remercier des grâces qu’elle nous accorde.
Explication. Rien que nous n’ayons reçu de Dieu, bienfaits temporels, grâces spirituelles, tout vient de lui, soit dans l’ordre de la nature, soit dans l’ordre de la grâce : nous en attendons tout dans l’ordre de la gloire : nos actions de grâces devraient être continuelles comme ses dons le sont à notre égard.

D. Quelle autre pratique de piété pouvons-nous faire le jour de la sainte Trinité ?
R. Nous devons célébrer notre baptême & notre profession de foi, en récitant le symbole des Apôtres.
Explication. Les premiers chrétiens appelaient Pâques annotine la célébration de leur baptême, parce qu’ils la faisaient au jour anniversaire auquel ils l’avaient reçu. Saint Grégoire de Naziance, au rapport de saint Charles Borromée, assurait que c’était l’ancien usage de célébrer tous les ans le jour de son baptême ; le Micrologue, auteur du onzième siècle, assurait qu’alors cet usage était universel. Saint Charles, si zélé pour faire revivre l’ancienne discipline, ne manqua pas de renouveller cette sainte pratique ; il le fit dans son sixième concile. Il exhorte les pères à écrire avec soin le jour du baptême de leurs enfants, afin que chaque année, à pareil jour, ils puissent en célébrer la mémoire ; il les conjure de donner l’exemple à leurs enfants. Le jour de la très-sainte Trinité est très-propre pour mettre cette sainte pratique en usage, puisqu’il nous rappelle que nous avons été baptisés en son nom. On doit encore prendre la résolution de le faire chaque année le jour anniversaire de son baptême.

Trinite

Catéchisme sur les Quatre-Temps

Le Christ et la femme courbée

Demande. Qu’est-ce que les Quatre-Temps ?
Réponse. Ce sont des jours de jeûne que l’Eglise ordonne de trois mois en trois mois les mercredi, vendredi & samedi de la même semaine.
Nota. Ces jours de jeûne sont appelés les Quatre-Temps, parce qu’ils arrivent quatre fois par an.

D. Les Quatre-Temps sont-ils anciens dans l’Eglise ?
R. On croit que ceux de la Pentecôte & ceux du mois de septembre ont été établis par les Apôtres.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle ordonné le jeûne des Quatre-Temps ?
R. Pour trois raisons principales.

D. Quelle est la première raison qu’a eue l’Eglise en instituant les Quatre-Temps ?
R. C’est afin que les chrétiens sanctifient chaque saison de l’année par la pénitence de quelques jours.
Explication. L’Eglise voit avec douleur ses enfants se souiller par le péché ; ne pouvant les empêcher de se rendre coupables, elle s’empresse de leur fournir les moyens de cesser de l’être ; elle les rappelle à eux-mêmes, elle les engage à la pénitence ; & en les y contraignant, comme elle le fait par ses préceptes, elle leur apprend que la pénitence doit être pour eux un exercice de toute la vie, parce qu’ils sont toujours pécheurs.

D. Quelle est la seconde raison ?
R. C’est pour demander à Dieu de répandre ses bénédictions sur les biens de la terre, & pour le remercier de ceux qu’il nous a déjà accordés.
Explication. Combien de chrétiens qui ne pensent pas plus à remercier Dieu de ses bienfaits, que s’ils ne les tenaient pas de lui ? Serait-ce par l’ingratitude qu’on mériterait de nouvelles grâces ? Combien ne nous en fait-il pas sans cesse ? Je ne parle pas ici des dons surnaturels, je ne parle que des biens temporels que sa bonté nous accorde. C’est sa providence admirable qui nourrit tous les hommes & qui pourvoit à tous leurs besoins ; il est donc bien juste de le remercier & de lui demander de continuer à répandre ses bénédictions sur les biens de la terre ; les Quatre-Temps sont établis pour cette fin.

D. Qu’elle est la troisième raison ?
R. C’est de prier Dieu d’accorder de saints ministres à son Eglise.
Explication. Il y a longtemps que les ordinations des ministres de l’autel sont fixées aux Quatre-Temps : l’Eglise a voulu intéresser tous les fidèles à prier pour les ordinants, & à demander unaniment à Dieu de saints ministres qui concourent également à sa gloire & au salut des âmes. Tout le monde y est intéressé, parce que le salut ou la réprobation des chrétiens dépendent du succès du ministère des prêtres.

D. Que doit-on faire pendant les Quatre-Temps pour entrer dans l’esprit de l’Eglise ?
R. Il faut se renouveler dans l’esprit de pénitence, remercier Dieu des biens temporels qu’il nous a accordés, & former la résolution d’en faire un saint usage.

D. Que doit-on faire particulièrement les samedis des Quatre-Temps ?
R. Il faut faire quelques œuvres de piété pour ceux qui reçoivent les saints ordres.

Catéchisme sur la Pentecôte

Catéchisme sur la Pentecôte

Demande. Quelle fête L’Eglise célèbre-t-elle le dimanche qui tombe cinquante jours après Pâques ?
Réponse. L’Eglise célèbre la Fête de la Pentecôte, c’est-à-dire le cinquantième jour après Pâques, jour auquel le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres.

D. Où étaient les Apôtres lorsque le Saint-Esprit descendit sur eux ?
R. Les Apôtres étaient au cénacle avec plusieurs disciples, ayant la Sainte Vierge à leur tête.
Explication. Les Apôtres avaient reçu ordre de Jésus-Christ d’attendre dans Jérusalem l’effet de ses promesses : ils devaient être revêtus de la force d’en haut & recevoir l’esprit de vérité. Dociles à ce commandement, ils se renfermèrent dans le cénacle avec d’autres disciples, en sorte qu’ils étaient environ cint vingt, ayant le bonheur d’avoir à leur tête l’auguste Mère de Dieu.

D. Qu’est-ce que les Apôtres faisaient au cénacle ?
R. Les Apôtres se disposaient par le jeûne, la prière & la retraite à recevoir le Saint-Esprit.

D. Sous quelle forme le Saint-Esprit descendit-il sur les Apôtres ?
R. Le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres en forme de langue de feu.
Explication. Les Apôtres & les disciples avec la Mère de Dieu étant tous rassemblés dans la salle où ils avaient coûtume de faire leurs prières, vers les neuf heures du matin, on entendit tout-à-coup un grand bruit, comme celui d’un vent violent & impétueux, qui ébranla toute la maison & se fit entendre dans tout Jérusalem ; on vit paraître ensuite comme un globe de feu, dont les flammes s’étant séparées en forme de langues, allèrent se fixer sur la tête de chacun d’eux.

D. Pourquoi le Saint-Esprit descendit-il sur les Apôtres en forme de feu ?
R. Pour marquer la lumière dont il éclairait leurs esprits & l’amour dont il embrasait leurs cœurs.

D. Pourquoi le Saint-Esprit prit-il la forme de langues ?
R. Pour marquer que les Apôtres devaient annoncer l’Evangile dans tout l’univers.
Explication. Le Saint-Esprit ne pouvait choisir, en descendant sur les Apôtres, des symboles plus énergiques : le feu éclaire & embrase ; rien ne marque mieux la lumière dont il éclairait les Apôtres : le feu est actif & ardent ; rien qui désigne mieux l’amour dont il les pénétrait : les langues qui se partagèrent & se reposèrent sur chacun d’eux ne montraient pas moins sensiblement que les Apôtres devaient annoncer à toutes les Nations les merveilles admirables dont ils étaient les heureux témoins.

D. Quel effet la descente du Saint-Esprit produisit-elle sur les Apôtres ?
R. Les Apôtres furent changés en hommes nouveaux, pleins de zèle & de courage, & ils furent confirmés en grâce.
Explication. Avant la descente du Saint-Esprit les Apôtres, malgré les instructions du Sauveur, étaient encore grossiers, imparfaits, timides ; mais à peine eurent-ils reçu le Saint-Esprit, qu’ils devinrent des hommes nouveaux ; plus de crainte, plus de faiblesse, rien d’humain. Saint Pierre, comme étant le chef, annonce hardiment l’Evangile à une multitude immense accourue au bruit qui s’était fait ; sa parole fut si efficace, qu’il convertit trois mille personnes dans son premier discours, & cinq mille quelques jours après dans un autre.

D. Quel miracle arriva-t-il à la première prédication de saint Pierre ?
R. Saint Pierre & les autres Apôtres reçurent le don des langues.
Explication. La Fête de la Pentecôte étant très célèbre à Jérusalem, y avait attiré des Juifs, dispersés alors dans presque toutes les Nations : Il y avait des Parthes, des Mèdes, des Persans ; d’autres étaient de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, de la Province du Pont, de l’Asie mineure, de la Phrygie, de la Lybie vers Cyrène ; il y avait aussi des Romains, des Juifs naturels, des Prosélites, c’est-à-dire des Gentils qui avaient embrassé le Judaïsme. Tous ces hommes de différentes nations parlaient des langues différentes. Quelle fut leur surprise lorsqu’ils entendirent tous saint Pierre, comme si cet Apôtre eût parlé la langue de chacun d’eux ? Ils ne purent s’empêcher d’admirer la puissance de Dieu qui éclatait si visiblement, en se servant pour les instruire tous à la fois de pauvres idiots, qui auparavant savaient à peine parler leur langue naturelle. Ce miracle frappant, & conséquemment la vérité de la Religion, se répandit promptement dans les contrées les plus éloignées par le récit que firent des merveilles qu’ils avaient vues des hommes de tant de nations, rassemblés alors dans une capitale immense, & en relation avec les Romains alors maîtres du monde.

D. Le Saint-Esprit n’est-il descendu que sur les Apôtres ?
R. Il descend encore sur tous ceux qui se préparent dignement à le recevoir.
Explication. Dans le commencement de l’Eglise le Saint-Esprit descendait visiblement sur un grand nombre de ceux qui recevaient le baptême & à qui les Apôtres imposaient les mains, c’est-à-dire à qui ils conféraient le Sacrement de Confirmation. Ils descend invisiblement, mais réellement sur ceux qui se disposent à le recevoir. Les chrétiens sont les temples du Saint-Esprit : ils le reçoivent dans le baptême, & plus abondamment dans la confirmation : ils le reçoivent encore avec la grâce lorsqu’ils s’approchent dignement des sacrements.

D. Qu’est-ce qu’on attribue particulièrement au Saint-Esprit ?
R. On lui attribue le gouvernement de l’Eglise.
Explication. Quoique les trois personnes de l’Auguste Trinité contribuent également au gouvernement de l’Eglise, néanmoins on l’attribue spécialement au Saint-Esprit. Il a paru bon au Saint-Esprit & à nous, dirent les Apôtres dans le premier concile tenu à Jérusalem ; & ça été le langage de l’Eglise dans tous les temps. Cette assistance particulière de l’Esprit Saint lui assure la prérogative unique de conserver le dogme & la morale dans toute leur pureté, comme elle les a conservé en effet depuis Jésus-Christ jusqu’à nous ; en ce point bien différente de cette multitude de sectes qui n’ont de fixe dans leur créance que des variations sans nombre, qui font voir clairement qu’elles ne sont pas les épouses de Jésus-Christ.

D. Quelle est la manière de sanctifier la Fête de la Pentecôte ?
R. C’est de demander avec ardeur la grâce de recevoir le Saint-Esprit.

D. Que faut-il faire encore ?
R. Il faut conserver la grâce & suivre avec fidélité les inspirations du Saint-Esprit.
Explication. Il faut bien se garder d’éteindre cet Esprit de lumière en résistant à ses inspirations, ou de le contrister par quelque infidélité : on doit se souvenir que l’Esprit de Dieu n’habite point avec les pécheurs, qu’il n’aime point ceux dont la vie n’est qu’une continuelle dissipation, qu’il est un Dieu de paix qui fait les délices d’être avec les humbles.

D. Quel fruit devons-nous retirer de ce catéchisme ?
R. Nous devons demander au Saint-Esprit d’embraser nos cœurs de son amour & de nous rendre fidèles à ses inspirations.

D. Comment ferez-vous cette prière ?
R. Esprit Saint, embrasez mon cœur de votre amour, & faites que je sois docile à vos saintes inspirations.

Programme du dimanche de la Pentecôte

Pentecôte


Saint-Eugène, le dimanche 27 mai 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
  • Procession d’entrée: improvisation au grand orgue sur Veni Creator
  • Veni Creator Spiritus – plain-chant & alternances polyphoniques du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres (on peut gagner une indulgence plénière aux conditions ordinaires pour le chant solennel du Veni Creator en ce jour)
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Séquence Veni Sancte Spiritus – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Beata nobis gaudia, hymne de la Pentecôte, à laudes – texte de saint Hilaire de Poitiers († 367), père & docteur de l’Eglise – plain-chant français & alternances d’orgue de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint-Sulpice & des damoiselles de Saint-Cyr
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – mélodie de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 † 1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 † 1790), harmonisation d’Amédée Gastoué
  • Pendant la communion : Veni Creator de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Orgue
  • Programme du dimanche dans l’octave de l’Ascension

    Ascension

    Saint-Eugène, le dimanche 20 mai 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe I – Lux & Origo
  • Procession d’entrée: orgue
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Omnes gentes – Chœur de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV. Psaume XLVI, premier ton. Arrangements: Henri de Villiers
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – mélodie de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 † 1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 † 1790), harmonisation d’Amédée Gastoué
  • Pendant la communion : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Après le dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : orgue
  • Catéchisme sur l’Ascension

    Ascension

    Demande. Quelle fête célébrons-nous le jeudi qui tombe quarante jours après Pâques ?
    Réponse. La fête de l’Ascension, qui est le jour où Notre-Seigneur est monté au ciel.

    D. Qui a établi la fête de l’Ascension ?
    R. Les Apôtres qui en avaient été les témoins.

    D. Combien le Sauveur demeura-t-il sur la terre après sa Résurrection ?
    R. Il y demeura quarante jours, qu’il employa à instruire ses Apôtres.
    Explication. Jésus-Christ ne voulait laisser aucun doute sur sa Résurrection. Pendant les quarantes jours qu’il demeura sur la terre après qu’il fut ressuscité, il mangea avec les Apôtres, conversa avec eux, leur apparaissant très souvent : il les convainquit de sa Divinité & de la vérité de sa Religion : il leur apprit les vérités qu’ils devaient annoncer au monde : il les instruisit sur le gouvernement de son Eglise qu’il confiait à leurs soins, sur l’administration des Sacrements, &c. enfin il retourna à son Père.

    D. Jésus-Christ n’était-il pas déjà au ciel ?
    R. Jésus-Christ était au ciel comme Dieu, mais il y monta comme homme le jour de l’Ascension.

    D. Qui sont ceux qui furent présents à l’Ascension triomphante de Jésus-Christ ?
    R. Jésus-Christ monta au ciel, par sa propre vertu, en présence de ses Apôtres & de plusieurs autres disciples.
    Explication. Le jour même que le Sauveur avait choisi pour monter au ciel, il mangea avec ses Apôtres : il leur tint un discours dans lequel il réitère ses ordres & leur renouvelle ses promesses : il s’avança avec eux du côté de Béthanie, les conduisit sur la montagne des Oliviers, éloignée d’environ deux mille pas de Jérusalem. Arrivé au sommet de cette montagne célèbre, Jésus lève les yeux & les mains vers le ciel, puis les rabaissant sur ses chers disciples, il leur donna sa bénédiction au moment même que, tous brûlants d’amour pour leur divin Maître, ils avaient les yeux fixés sur lui ; ils le virent s’élever peu à peu vers le ciel, ils ne se lassaient point de le regarder, saisis d’amour & d’admiration, lorsqu’une nuée brillante le déroba à leurs yeux.
    Les vestiges des pieds sacrés du Sauveur demeurèrent gravés sur l’endroit du roc où il était lorsqu’il s’éleva dans le ciel : saint Jérôme, qui passa une grande partie de sa vie dans la Palestine, l’assure positivement : Sulpice Sévére, saint Paulin de Nôle, saint Augustin, le vénérable Bède rendent le même témoignage. Saint Jérôme ajoute que dans l’église magnifique que sainte Hélène fit bâtir sur le Mont des Oliviers on ne put recouvrir de marbre cette place sainte, ni fermer la voûte à l’endroit qui y répondait. L’église a été détruite par les sarrasins. Saint François de Sales, dans son excellent traité de l’amour de Dieu, fait mention d’un gentilhomme qui expira sur cette sainte montagne, dans l’endroit même où le Sauveur monta au ciel : l’amour divin qui embrasait son cœur opéra ce prodige.

    D. Que firent les Apôtres après l’Ascension de Jésus-Christ dans le ciel ?
    R. Les Apôtres retournèrent dans le cénacle, où ils demeurèrent jusqu’au jour de la Pentecôte.
    Explication. Les Apôtres & les autres disciples, les yeux fixés au ciel, demeurèrent immobiles, regardant avec admiration le lieu où le Sauveur avait disparu à leurs yeux, lorsque deux anges, sous une figure humaine, leur apparurent & leur dirent : Hommes de Galilée, que faites-vous les yeux fixés vers le ciel ? Ce Jésus que vous venez de voir s’élever au ciel en descendra comme vous l’avez vu y monter. Les anges disparurent, & les Apôtres se ressouvenant de l’ordre que leur avait donné Jésus-Christ d’attendre l’Esprit Saint qu’il devait leur envoyer lorsqu’il serait retourné à son Père, revinrent à Jérusalem & s’enfermèrent dans le cénacle jusqu’au jour de la descente du Saint-Esprit.

    D. Pour quelles raisons Jésus-Christ est-il monté au ciel ?
    R. Pour y prendre possession de la gloire qu’il avait mérité par ses souffrances.
    Explication. Jésus-Christ, dit l’Apôtre, ne pouvait monter au ciel que par les souffrances ; le Sauveur l’avait dit lui-même aux disciples auxquels il apparut sur le chemin d’Emmaüs : leçon admirable, qui nous apprend le chemin qui doit nous y conduire nous-mêmes, puisque nous ne pouvons être sauvés qu’autant que nous serons trouvés conformes à Jésus-Christ.

    D. Quelle est la seconde raison pour laquelle Jésus-Christ est monté au ciel ?
    R. Pour ouvrir la porte du ciel aux hommes qui ne pouvaient y entrer qu’après lui.
    Explication. Tous les Justes depuis la création du monde étaient renfermés dans les limbes, en attendant que le premier né de toutes les créatures leur ouvrît le ciel, l’objet de tous leurs désirs. Leur captivité finit enfin par l’Ascension du Sauveur, qui fut accompagné dans son triomphe de tous ceux qui jusqu’alors étaient morts dans la grâce.

    D. Quelle est la troisième raison pour laquelle Jésus-Christ est monté au ciel ?
    R. Pour envoyer son Esprit-Saint aux Apôtres & à l’Eglise.
    Explication. L’Esprit Saint ne pouvait descendre sur les Apôtres tant que le Sauveur demeurait sur la terre : voilà pourquoi, leur disait ce bon Maître, il faut que je retourne vers celui qui m’a envoyé : alors je ferai descendre sur vous l’Esprit Saint, qui vous enseignera toute vérité.

    D. Quelle est la quatrième raison pour laquelle Jésus-Christ est monté au ciel ?
    R. Pour y être notre médiateur & notre avocat auprès de son Père.
    Explication. Le Sauveur assis à la droite de son Père y fait pour nous la fonction de médiateur, d’avocat, d’intercesseur, afin que si quelqu’un pèche, il puisse avoir recours à ce protecteur puissant qui prie sans cesse son Père pour nous. Quel sujet de confiance que les prières d’un Dieu !

    D. Quel est l’esprit de l’Eglise en cette fête ?
    R. C’est d’honorer le triomphe de Jésus-Christ montant au ciel.

    D. Que devons-nous faire pour sanctifier cette fête ?
    R. Nous devons nous occuper du ciel & prendre la résolution de travailler pendant toute notre vie à mériter la place que le Sauveur est allé nous y préparer.

    D. Que faut-il faire encore jusqu’à la Pentecôte ?
    R. Il nous faut demander chaque jour au Sauveur de nous envoyer le Saint-Esprit.

    D. Comment ferez-vous cette prière ?
    R. Mon divin Sauveur, faites descendre sur moi l’Esprit Saint, & qu’il m’embrase du feu de son amour.

    Programme de l’Ascension

    Catéchisme sur l’Ascension.

    Saint-Eugène, le jeudi 17 mai 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
  • Introït: Viri Galilaei – plain-chant & reprise en polyphonie d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Omnes gentes – Chœur de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV. Psaume XLVI, premier ton. Arrangements: Henri de Villiers
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – mélodie de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 † 1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 † 1790), harmonisation d’Amédée Gastoué
  • Pendant la communion : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Orgue
  • Programme de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France

    sainte Jehanne d

    Saint-Eugène, le dimanche 13 mai 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Procession d’entrée : Cantate en l’honneur de Jeanne d’Arc (extraits) par le chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Concordent nostris cælica, cantique à Sainte Jeanne d’Arc de Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié († 1930)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – mélodie de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 † 1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 † 1790), harmonisation d’Amédée Gastoué
  • Pendant la communion : Orgue
  • Prière pour la France, sur le 6ème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Après le dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Encensement de la statue de Jeanne d’Arc & Procession de sortie : A l’étendard ! Paroles de Mgr Vié, évêque de Monaco, musique de Marcel Laurent, chanoine et maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans – cantique composé pour accompagner la cérémonie annuelle chaque 7 mai à Orléans de la remise de l’étendard de Jeanne d’Arc à Mgr l’évêque par le maire de la ville
  • Office des chantres à Rouen à la messe

    Voici une très intéressante description liturgique sur les fonctions du chœur à la messe. Elle m’a été envoyée par Philippe G**, éminent liturgiste & néanmoins ami 😉 mais je n’ai pas les références de l’ouvrage d’où il avait tiré ce chapitre (manifestement un cérémonial de Rouen du XIXème siècle).

    Ils témoignent d’un sens liturgique du chantre & du chœur (comme acteurs de la divine liturgie) bien révolu hélas dans nos messes d’aujourd’hui.

    —–

    Chapitre XVI – Des cérémonies du chœur à la messe solennelle.

    Le choeur est dirigé par le Chantre, ou par deux clercs en chapes, des stalles hautes ou basses suivant la qualité de l’office.
    1. Aux fêtes doubles et au dessus, il est dirigé par le Chantre, qui entonne au Célébrant l’hymne Gloria in excelsis, voir ci-dessus chapitre IV.
    2. Aux semi-doubles et dimanches le choeur est dirigé par deux clercs des stalles basses, ce qui est également observé aux vigiles de la Nativité, de l’Epiphanie, de l’Ascension de Notre Seigneur, de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie et de la Toussaint, aux vigiles pendant les octaves et au Jeudi Saint.
    3. Aux simples et féries il est dirigé par un clerc des stalles basses.

    Le Chantre ou les chefs de choeur entonnent l’introà¯t avec son psaume, le Gloria Patri, Kyrie, la séquence, l’offertoire, le Sanctus, l’Agnus et la communion. Ils entonnent également et in terra et Patrem, le Gloria in excelsis et le Credo ayant été entonnés par le célébrant. Si l’on touche l’orgue, ils entonnent seulement l’introà¯t comme ci-dessus, le Patrem et la communion.

    Ils déambulent dans le choeur la tête couverte lorsqu’on chante le Kyrie (peu après que le célébrant soit monté à l’autel), le Gloria in excelsis, la séquence, le Credo, l’offertoire, le Sanctus et l’Agnus sauf s’ils doivent s’agenouiller avec le choeur ou être encensés.

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