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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du dimanche de l’Aveugle-né – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 mai 2011 du calendrier grégorien – 16 mai du calendrier julien, divine liturgie de 9h15.

L’origine de la lecture de l’évangile de l’Aveugle-né au VIème dimanche de Pâques est d’origine constantinopolitaine ; l’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme le Pentecostaire en général. Dans la tradition de Jérusalem, on lisait ce dimanche l’évangile de Jean 2, 12-25 : Jésus chassant les marchants du temple & annonçant sa résurrection le troisième jour. Cet évangile est lu dans la tradition de Constantinople le vendredi de la Semaine Lumineuse.

Dans la tradition occidentale, et plus spécialement provençale, l’Aveugle-né, devenu disciple du Christ après sa guérison, quitta la Judée après la Pentecôte et arriva à Marseille avec un groupe de disciples parmi lesquels figuraient Lazare & Maximin, Marthe & Marie-Madeleine. Il est connu dans la tradition provençale sous le nom de Sidoine, et sous le surnom de Restitut, qui fait allusion au miracle du Seigneur lui ayant restitué la vue.

Saint Sidoine fut le second évêque d’Aix après saint Maximin, ayant d’abord été évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Fidèles, chantons & adorons le Verbe, coéternel au Père & à l’Esprit, né de la Vierge pour notre salut. Car il lui a plu de monter sur la croix, d’endurer la mort dans sa chair et de ressusciter les morts dans sa glorieuse Résurrection.

2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Kondakion de l’Aveugle-né, ton 4 : Comme en l’Aveugle de naissance * les yeux de mon âme sont clos * et, Seigneur, dans la repentance * je viens à toi et je m’écrie : * pour ceux des ténèbres tu es la suprême clarté.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Kondakion de Pâques, ton 8 : Lorsque tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, tu as brisé la puissance de l’Enfer, et tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes Apôtres et leur donnant la paix, toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.
Prokimen
De l’Aveugle-né, ton 8 :
℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu.
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom.
Alleluia, ton 8
De l’Aveugle-né, ton 8 :
℣. Regarde vers moi et aie pitié de moi.
℣. Selon ta parole dirige mes pas.
A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
Verset de communion
De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

Divine liturgie pontificale par un évêque orthodoxe dans Sainte-Marie-Majeure

Hier 24 mai 2011 ( qui était le 11 mai du calendrier julien), en la synaxe des saints Cyrille et Méthode, égaux aux Apôtres, apôtres des Slaves, une divine liturgie pontificale en slavon a été célébrée à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, là même où les saints frères avaient utilisé, pour la première fois, cette langue dans la liturgie, avec l’accord du pape Hadrien II (792 † 872).

Cette messe pontificale a été célébrée par l’archevêque Marc d’Egorievsk, directeur de l’administration des établissements du patriarcat de Moscou à l’étranger, entouré de l’évêque Nestor de Chersonèse, en charge des communautés orthodoxes russes en Italie, de l’archevêque Alexandre de Péréïaslav (Eglise orthodoxe d’Ukraine). La divine liturgie a été célébrée dans la splendide chapelle Pauline de la basilique – dite aussi chapelle Borguèse -, donc devant la plus célèbre icône de Rome, l’icône de la Vierge Salus Populi Romani (Salut du Peuple Romain).

Selon la notice du Liber Pontificalis, cette icône avait été apportée au IVème siècle à Rome par l’impératrice sainte Hélène, puis placée à Sainte-Marie-Majeure par le fondateur de la basilique, le Pape Libère (352 † 366). Selon la tradition, il s’agirait d’une icône peinte par saint Luc. Une analyse stylistique de l’œuvre montre que la position inhabituelle des mains de la Mère de Dieu fait qu’elle remonte forcément aux systématisations des modèles iconographiques de la Vierge après le VIIIème siècle. L’œuvre aurait aussi connu deux restaurations ultérieures aux XIIème & XIVème siècles.

Un moleben (молебен – office votif d’intercession & d’action de grâces) fut ensuite célébré par les prélats orthodoxes dans la basilique Saint-Clément devant les reliques de saint Cyrille. Saint Cyrille & saint Méthode avaient rapportées en 867 de Crimée à Rome les reliques du pape saint Clément qui y avait reçu le martyre. Saint Cyrille est mort à Rome en 869 et fut enterré en l’église de Saint-Clément. L’essentiel de son corps fut rapatrié à Thessalonique – sa ville natale – en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Eglise latine et les Eglises orientales.

Source : site de diocèse de Chersonèse

Programme du dimanche de la Samaritaine – Translation des reliques de saint Nicolas à Bari – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 mai 2011 du calendrier grégorien – 9 mai 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

L’origine de la célébration de la Samaritaine au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; l’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire, et plus spécialement d’origine Studite.

Dans la tradition byzantine, la Samaritaine, reçut ultérieurement le baptême, portant le nom de Photine. Ses sept enfants et elle furent martyrisés sous l’empereur Néron.

Au VIème siècle, l’empereur Justinien fit transporter avec grand honneur depuis Sichar jusqu’à Constantinople la margelle du puits et la pierre où le Christ s’était assis pour parler à la Samaritaine, et les fit placer devant le narthex de Sainte-Sophie qu’il avait faite construire.

Par les prières de ta sainte martyre Photine, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

*

Translation des reliques de saint Nicolas

Cette année, le dimanche de la Samaritaine voit l’occurrence de la fête de la translation des reliques de Sa Sainteté Nicolas, évêque de Myre en Lycie, thaumaturge, jusqu’en la ville de Bari, translation ayant eu lieu l’an 1087. La ville de Myre en Lycie étant tombée aux mains des Turcs, plusieurs expéditions italiennes s’organisèrent pour sauver ses reliques des mains des Turcs. Les marins de Bari affrétèrent trois navires déguisés en navires marchands transportant du grain, parvinrent à Myre, enlevèrent le corps de saint Nicolas et ramenèrent la relique à Bari. On peut lire en ligne le récit de cet enlèvement rédigé en 1088 par Nicéphore de Bari. En deux ans, on construisit à Bari en l’honneur de saint Nicolas une vaste basilique, sous l’autel de laquelle on déposa dans une crypte la précieuse relique.

Translation des reliques de saint Nicolas au 9 mai

Notons que cette fête se célèbre à la même date dans les calendriers orientaux et occidentaux. Voici la messe de cette fête pour le diocèse de Toul et Nancy, qui possède depuis 1090 l’un des doigts de saint Nicolas, qui est conservé en la basilique Saint-Nicolas-de-Port. Le 9 mai est marqué bien sûr par de grandes festivités à Bari même, qui conserve toujours le corps du saint thaumaturge.

Le tombeau du saint continue d’exsuder un liquide miraculeux appelé par les Orientaux myron et manne par les Occidentaux. Les textes anciens et les récits de la translation indiquent que le corps de saint Nicolas exsudait déjà un semblable liquide à Myre en Lycie. Lorsque les marins de Bari découvrent le tombeau du saint, ils le décrivent rempli de ce liquide. Voici une vidéo montrant l’extraction annuelle de la manne de saint Nicolas, laquelle à lieu tous les ans le 9 mai à Bari par le recteur de la cathédrale, en présence de l’archevêque de Bari et de plusieurs évêques catholiques & orthodoxes, après la célébration de la messe de la Translation :

Le précieux liquide est mélangé ensuite à de l’eau bénite et distribué aux pèlerins.
Prions le saint pontife Nicolas, devenu, par la translation de ses reliques, pont entre l’Orient et l’Occident, pour l’unité des deux poumons de l’Eglise !

La fête de la translation des reliques de saint Nicolas supprime en ce dimanche la commémoraison de la fête de la mi-Pentecôte.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Voici venue la brillante festivité * et la cité baroise se réjouit ; * avec elle exulte le monde entier * par des hymnes & des cantiques spirituels ; * sainte fête que ce jour, * en la translation des vénérables reliques porteuses-de-guérison * du pontife & thaumaturge Nicolas, car elle brille comme un soleil sans déclin * dont le splendide rayonnement * chasse les ténèbres des épreuves et du malheur * loin de ceux qui chantent avec foi : * Procure-nous le salut, ** toi qui nous protèges, sublime Nicolas.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 3 : Comme un astre se sont levées * du levant vers le couchant * tes reliques, pontife Nicolas, * sanctifiant par ton passage, la mer ; * la cité baroise reçoit la grâce avec toi * & tu te manifestes pour nous tous ** par excellence comme thaumaturge suscitant l’admiration & plein de miséricorde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la Samaritaine, ton 8 : Par sa foi, la Samaritaine, venue au puits * vit en Toi l’eau de la Sagesse ; * s’en étant abondamment abreuvée, ** elle reçut en héritage le Royaume d’en haut, car elle est digne d’être glorifiée.
Prokimen
De la Samaritaine, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
De la Translation des reliques de saint Nicolas, ton 7 :
℟. Le juste se réjouira dans le Seigneur et espérera en lui (Psaume 63, 11).
Alleluia, ton 4
A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la Translation des reliques de saint Nicolas : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Tonsure monastique au rit byzantin russe au monastère d’Optino

Pendant la tonsure, les frères chantent ce cathisme, ton 1 :

Seigneur, hâte-toi de m’ouvrir les bras paternels, * car j’ai follement dépensé toute ma vie ; * considère le trésor inépuisable de ta pitié, * Sauveur, ne méprise pas la pauvreté de mon cœur ; * vers toi, Seigneur, je crie plein de componction : * Père, j’ai péché contre le ciel & contre toi.

Programme du dimanche du Paralytique – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 mai 2011 du calendrier grégorien – 2 mai 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Après avoir fêté l’Apôtre Thomas le IInd dimanche de Pâques, les femmes Myrophores avec Nicodème et Joseph d’Arimathie le IIIème dimanche de Pâques, la liturgie byzantine propose à l’édification des fidèles les trois dimanches qui suivent des épisodes de la vie du Christ s’étant déroulés au cours des Cinquante Jours, la Pentecôte hébraïque :

  • la guérison du Paralytique à la piscine de Bethesda,
  • la conversion de la Samaritaine,
  • la guérison de l’Aveugle-né.
  • L’origine de la célébration de la guérison du Paralytique au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; dans la tradition de Jérusalem, l’évangile de ce jour était lu le dimanche suivant.

    L’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent ! que la terre exulte d’allégresse ! 
car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, 
terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !
 Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, accordant au monde la grande miséricorde.

    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    3. Kondakion du Paralytique, ton 3 : Relève, Seigneur, mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés * & d’actions insensées, * par ta divine sollicitude, * de même que jadis Tu as relevé le paralytique, * afin que sauvé, je te clame : ** Ô Christ compatissant, gloire à ta puissance.
    4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    5. Kondakion de Pâques, ton 8 : Lorsque tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, tu as brisé la puissance de l’Enfer, et tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes Apôtres et leur donnant la paix, toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.
    Prokimen
    Du Paralytique, ton 1 :
    ℟. Sur nous, Seigneur, soit ton amour, * ainsi qu’en toi fut notre espoir !
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits la louange va bien.
    Alleluia
    Du Paralytiques, ton 5 :
    ℣. L’amour du Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge, ma bouche annonce ta vérité.
    ℣. Car tu as dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux est établie ta vérité.
    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

    Nuit de Pâques 2011 au Russicum à Rome

    Trois vidéos de la nuit de Pâques dans la très belle église Saint-Antoine-le-Grand du Pontificium Collegium Russicum (Collège Pontifical Russe de Rome) le 23 avril dernier.

    Procession pascale & matines du jour de Pâques.

    Fin des matines et heure pascale.

    Divine liturgie de Pâques.

    « Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie. »

    Programme du dimanche des Myrrophores – fête de saint Marc – ton 2

    Dimanche des Myrophores

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 mai 2011 du calendrier grégorien – 25 avril 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Cette année, le dimanche des Myrrophores se combine avec la fête de l’Évangéliste Marc.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire de saint Marc, ton 3 : Instruit par le sublime Pierre, * tu devins un apôtre du Christ * et tu brillas comme soleil sur le monde habité ; * en toi Alexandrie eut son joyau * & par toi l’Egypte fut délivrée de l’erreur, * puisque tout entière tu l’éclairas de tes évangéliques enseignements * comme lumineuse colonne de l’Eglise, * c’est pourquoi, vénérant ta mémoire, * nous en célébrons la brillante festivité, Marc porteur de la parole de Dieu ; * prie Dieu dont tu fus l’évangéliste ** afin qu’Il accorde à nos âmes la rémission de nos péchés.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de saint Marc, ton 2 : D’en haut ayant reçu la grâce de l’Esprit, * tu as rompu les mailles des rhéteurs, ô Apôtre, * et toutes les nations, tu les as prises dans tes filets, ô Marc très-glorieux * toutes les nations dans tes filets * pour les mener à ton Maître ** en prêchant l’Evangile divin.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion des Myrrophores, ton 2 : Ayant dit aux Myrrophores « Réjouissez-vous », tu as fait cesser par ta Résurrection, ô Christ Dieu, les gémissements d’Eve, notre première mère. Mais à tes apôtres tu as donné l’ordre de prêcher : « Le Sauveur est ressuscité du tombeau ».

    Prokimen
    Des Myrrophores, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple * et béni ton héritage.
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.
    De saint Marc, ton 8 :
    ℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde. (Psaume 18, 5)

    Alleluia
    Des Myrrophores, ton 8 :
    ℣. Tu aimes ton pays, Seigneur, tu fais revenir les captifs de Jacob.
    ℣. Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent.
    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    De saint Marc : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde. (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Le tropaire de Pâques chanté en slavon devant le Pape à Rome

    Ce dimanche de Pâques 2011, Place Saint-Pierre, le chœur du Collège Pontifical Russe de Rome (Pontificium Collegium Russicum) a chanté le tropaire de Pâques avec ses versets après le chant de l’Evangile à la messe papale. Les fidèles de la paroisse russe catholique de Paris comme ceux de Saint-Eugène auront reconnu le R.P. Gabriel parmi les chantres du Russicum. Sur cet enregistrement, on peut aussi entendre à la suite des stichères de Pâques le chant du Credo III.

    En voici une transcription cyrillique & la traduction :

    (тропарь Пасхи) Христос воскресе из мертвых, смертию смерть поправ, и сущим во гробех живот даровав. (tropaire de Pâques) Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie.
    Стих: Да воскреснет Бог, и расточатся врази Его. Verset : Que Dieu se lève et ses ennemis seront dispersés.
    Стих: Яко исчезает дым, да исчезнут. Verset : Comme se dissipe la fumée, qu’ils se dissipent.
    Стих: Тако да погибнут грешницы от лица Божия, а праведницы да возвеселятся. Verset : Que périssent ainsi les pécheurs devant la face de Dieu et que se réjouissent les justes.
    Стих: Сей день, егоже сотвори Господь, возрадуемся и возвеселимся в онь. Verset : Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui.
    Слава Отцу и Сыну и Святому Духу, и ныне и присно и во веки веков. Аминь. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

    A noter que le chant de parties de l’office byzantin de Pâques devant le Pape n’est pas une absolue nouveauté, car le premier stichère de Pâques se chantait déjà devant le Souverain Pontife dans le haut Moyen-Age. Notons aussi que le baiser pascal aux matines de Pâques que se donnent les fidèles au rit byzantin existait également dans nombre d’usages occidentaux, comme le relève dom Guéranger dans son Année liturgique, à l’article relatif à Pâques. Il y aurait des parallèles très intéressants du reste à établir entre les matines de Pâques des différents rits d’Orient & d’Occident. De façon traditionnelle, c’est au cours de cet office que les liturgies traditionnelles célèbraient avec fastes le moment de la résurrection (et non au cours de la vigile du samedi saint).

    Divine liturgie pontificale en rit byzantin à Saint Serge

    Hier lundi de la Semaine Lumineuse, S.E.R. Mgr Gabriel de Comane, exarque du Patriarche œcuménique & archevêque des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale célébrait la divine liturgie en l’Eglise Saint-Serge (Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge – Paris XIX).

    Le rit byzantin dans sa forme pontificale a bien conservé une disposition antique commune aux différentes familles liturgiques chrétiennes : la première partie de la liturgie s’accomplit depuis une estrade au milieu de la nef, estrade appelée en grec βῆμα (bêma), mot employé par les Septantes pour désigner l’estrade sur laquelle se tenait Esdras lorsqu’il lisait la Loi au peuple assemblé dans le Temple de Jérusalem. Le bêma est un élément de la liturgie synagogale conservé par les premiers chrétiens dans leurs églises pour la liturgie des catéchumènes. Sur cette estrade se tenaient le clergé pour chanter les lectures & les hymnes au milieu du peuple. Son souvenir est encore bien vivace dans les liturgies syriaques, dans les églises chaldéennes en particulier. En Occident, le souvenir du bêma antique est conservé dans l’espace liturgique non seulement par le chœur (qui historiquement n’est qu’une métamorphose par extension du bêma primitif) mais également par le lutrin, qui – étymologiquement – désigne l’estrade en bois sur laquelle se tiennent les chantres au milieu du chœur pour chanter.

    Après la divine liturgie, durant toute la Semaine Lumineuse (octave de Pâques), le rit byzantin connaît une procession autour de l’église au cours de laquelle sont proclamés des évangiles des apparitions du Christ ressuscité et de l’envoi en mission des disciples dans le monde, ainsi que la bénédiction des points cardinaux.

    Le lundi de Pâques est par coutume chez les Russes le jour où l’on fête les enfants. Ceux-ci recevaient en ce jour des icônes de la part du clergé et des œufs décorés de la part de Mgr Gabriel. De sympathiques agapes prolongeaient la liturgie, prolongement naturel comme le rappelait le hiérarque dans son homélie du jour.

    Programme du dimanche des Rameaux

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 avril 2011 du calendrier grégorien – 4 avril 2011 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h.

    Le dimanche des Rameaux est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique. La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.

    Première antienne, Psaume 114, ton 2
    J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
    Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
    Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
    Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
    J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
    Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
    J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
    Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui sièges sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
    Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
    Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
    J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
    Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
    Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
    Tropaire, ton 1 : Manifestant la vérité de la résurrection générale avant ta passion, tu as relevé Lazare des morts, ô Christ Dieu. C’est pourquoi nous aussi, portant, comme les enfants, les signes de victoire, nous t’acclamons, vainqueur de la mort : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
    Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
    Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
    Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
    A la petite entrée :
    1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
    2. Tropaire de la fête, ton 1 : Manifestant la vérité de la résurrection générale avant ta passion, tu as relevé Lazare des morts, ô Christ Dieu. C’est pourquoi nous aussi, portant, comme les enfants, les signes de victoire, nous t’acclamons, vainqueur de la mort : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec Toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, Tu nous as rendus digne de la vie éternelle par ta résurrection, et, par nos chants, nous te clamons : « Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la fête, ton 6 : Toi qui es porté, ô Christ Dieu, sur le Trône dans le ciel et sur un ânon sur la terre, tu as reçus la louange des anges et les acclamations des enfants qui te chantaient : « Tu es béni, qui viens rappeler Adam ! »
    Prokimen
    De la fête, ton 4 :
    ℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
    ℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).
    Alleluia
    De la fête, ton 1 :
    ℣. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
    ℣. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)
    Verset de communion
    De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.