Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saint Méthode d’Olympe & de Patare – ton 2

Saint hiéromartyr Méthode, évêque de PatareParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 juillet 2022 du calendrier grégorien – 20 juin 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Méthode, évêque d’Olympe & de Patare en Lycie († 312).

L’évêque saint Méthode souffrit le martyre à la fin de la persécution de Dioclétien, ayant la tête tranchée. Les sources les plus anciennes le font évêque d’Olympe, les plus récentes évêque de Parare. Il est possible qu’il ait été évêque des deux villes, situées non loin l’une de l’autre en Lycie. Au témoignage de saint Jérôme, il fut également évêque de Tyr en Syrie. Il fut surtout célèbre pour ses écrits ; outre des réfutations d’hérétiques – il s’attacha en particulier à montrer l’hétérodoxie des positions théologiques d’Origène, son écrit le plus connu est le Banquet des Dix Vierges.

Aux heures
Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion du dimanche seulement.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, * l’Enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité * et, lorsque tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.
2. Tropaire du saint Hiéromartyr Méthode, ton 1 : TTon sang, ô Sage, mystiquement crie depuis la terre, * comme celui d’Abel, vers Dieu, * Sage en Dieu, Sainteté Méthode, * clairement tu prêchas la divine Incarnation ; * tu as aussi fait honte à la flatterie d’Origène, * et tu t’es reposé dans la chambre céleste. * Prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du saint Hiéromartyr Méthode, ton 4 : Initiateur sacré de la sainte Trinité * et plus encore prédicateur de l’esprit des commandements divins, * et tu fus un docteur de l’orthodoxie, Méthode, * tu as dénoncé les doctrines erronnées, * et tu fus hiéromartyr de la foi véridique par ton sang versé, * et tu te tiens debout devant le Christ avec les Anges, ** prie pour que nous soyons sauvés.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Divine liturgie pontificale par un évêque orthodoxe dans Sainte-Marie-Majeure

Hier 24 mai 2011 ( qui était le 11 mai du calendrier julien), en la synaxe des saints Cyrille et Méthode, égaux aux Apôtres, apôtres des Slaves, une divine liturgie pontificale en slavon a été célébrée à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, là même où les saints frères avaient utilisé, pour la première fois, cette langue dans la liturgie, avec l’accord du pape Hadrien II (792 † 872).

Cette messe pontificale a été célébrée par l’archevêque Marc d’Egorievsk, directeur de l’administration des établissements du patriarcat de Moscou à l’étranger, entouré de l’évêque Nestor de Chersonèse, en charge des communautés orthodoxes russes en Italie, de l’archevêque Alexandre de Péréïaslav (Eglise orthodoxe d’Ukraine). La divine liturgie a été célébrée dans la splendide chapelle Pauline de la basilique – dite aussi chapelle Borguèse -, donc devant la plus célèbre icône de Rome, l’icône de la Vierge Salus Populi Romani (Salut du Peuple Romain).

Selon la notice du Liber Pontificalis, cette icône avait été apportée au IVème siècle à Rome par l’impératrice sainte Hélène, puis placée à Sainte-Marie-Majeure par le fondateur de la basilique, le Pape Libère (352 † 366). Selon la tradition, il s’agirait d’une icône peinte par saint Luc. Une analyse stylistique de l’œuvre montre que la position inhabituelle des mains de la Mère de Dieu fait qu’elle remonte forcément aux systématisations des modèles iconographiques de la Vierge après le VIIIème siècle. L’œuvre aurait aussi connu deux restaurations ultérieures aux XIIème & XIVème siècles.

Un moleben (молебен – office votif d’intercession & d’action de grâces) fut ensuite célébré par les prélats orthodoxes dans la basilique Saint-Clément devant les reliques de saint Cyrille. Saint Cyrille & saint Méthode avaient rapportées en 867 de Crimée à Rome les reliques du pape saint Clément qui y avait reçu le martyre. Saint Cyrille est mort à Rome en 869 et fut enterré en l’église de Saint-Clément. L’essentiel de son corps fut rapatrié à Thessalonique – sa ville natale – en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Eglise latine et les Eglises orientales.

Source : site de diocèse de Chersonèse