Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – Notre-Dame de Kazan – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 juillet 2013 du calendrier grégorien, 8 juillet 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’apparition de l’icône de la très-sainte Mère de Dieu en la ville de Kazan, l’an 1579.

L’icône miraculeuse de la Vierge de Kazan est sans doute l’icône mariale la plus vénérée de Russie et est devenue au fil des siècles comme le porte-étendard spirituel de la nation russe. Sur cette icône, la Très-Sainte Mère de Dieu est représentée avec son divin enfant sur son côté gauche. C’est la seule icône, parmi les icônes miraculeuses, sur laquelle il n’y a qu’une seule main : La main du Christ qui bénit ; les autres mains ne sont pas visibles, elles sont sous les vêtements. L’Enfant Jésus est représenté debout face à celui qui regarde l’icône, à l’opposé des diverses autres positions qu’il a sur les autres types d’icône où il est représenté dans les bras de sa Mère.

Cette icône passe pour être arrivée de Constantinople à Kazan au XIIIème siècle mais avait disparu au XVIème siècle. La ville de Kazan, tombée sous le joug tatare musulman, en fut libérée le 1er octobre 1552 en la fête de la Protection de la Mère de Dieu (Pokrov) par le tsar Ivan le Terrible. En remerciement de cette victoire, le tsar fit construire de 1555 à 1560 la cathédrale de la Protection de la Mère de Dieu sur la Place Rouge de Moscou (plus connue aujourd’hui sous le nom de Saint-Basile-le-Bienheureux, du nom du saint enterré dans l’une de ses chapelles). A Kazan libérée, le tsar fit édifier également une cathédrale et de nombreuses églises. La ville eut un archevêque en 1555, mais les musulmans de la ville menèrent une lutte acharnée contre l’Orthodoxie qui y refleurissait. En 1579, Kazan fut dévastée par un incendie. Les musulmans en profitèrent pour répandre l’idée qu’il s’agissait là d’un jugement de Dieu contre les chrétiens. Une petite fille de neuf ans, Matrona, eut alors une apparition de la Mère de Dieu lui indiquant un endroit dans la ville où il fallait creuser pour trouver son icône sous les décombres de l’incendie. Les parents de Matrona puis les autorités religieuses & civiles de la ville crurent à une fable et il fallut deux apparitions de Notre-Dame pour que des fouilles furent enfin décidées par la mère de la fillette, aidée de voisins & amis. Creusant avec une pioche à l’emplacement indiqué par Notre Dame, Matrona elle-même retrouva le 8 juillet 1579 son icône enveloppée dans un paquet recouvert d’un linge mauve foncé. La nouvelle s’en propagea dans toute la ville et des foules entières se précipitèrent sur le lieu de la découverte. L’icône était là, par terre et tous se prosternaient devant elle. Le futur patriarche de Moscou saint Hermogène, alors simple prêtre à Kazan, témoigne de l’émotion alors ressentie : « Malgré mon coeur dur comme une pierre, j’ai éclaté en larmes et je me suis jeté au pied de l’icône ». Enfin arrivèrent les autorités de la ville et l’archevêque de Kazan Jérémie avec le clergé. « L’archevêque et le voyvode priaient en pleurant, demandant à la très sainte Mère de Dieu de leur pardonner leur manque de foi ». On fit la translation de l’icône dans la cathédrale de Kazan. Au cours de celle-ci, un aveugle, du nom de Joseph, s’arrêtant devant l’icône, stoppa la procession. En pleurant, il pria la Mère de Dieu et recouvra instantanément la vue. Lorsque l’icône fut rentrée dans la cathédrale de l’Annonciation, « les uns poussaient les autres, certains marchaient sur la tête des autres afin de toucher l’icône miraculeuse ». A nouveau un autre aveugle, Nikita, recouvra la vue instantanément. Le tsar Ivan le Terrible ordonna alors la construction d’une église et d’un monastère sur l’emplacement de la découverte. Matrona et sa mère furent parmi les premières moniales de ce monastère et du reste Matrona en devint plus tard l’higoumène.

La découverte miraculeuse de l’icône fut un signe fort qui raffermit la foi russe, et elle entraîna la construction de nombreuses églises dans tout le pays. L’icône fut par la suite invoquée à de multiples reprises dans les moments de périls au cours de l’histoire russe, et l’une de ces occasions constitue du reste l’objet de la fête de ce jour : en effet, le 22 octobre 1612, l’armée russe, commandée par Dimitri Pojarski et composée de boyards et de milices populaires, précédée par une copie de l’icône de la Vierge de Kazan, rentre dans Moscou et en chasse les Polonais. Le départ des étrangers met fin au « temps des Troubles », consécutif à la mort du tsar Boris Godounov. Il ne reste plus aux Russes qu’à rétablir un pouvoir digne de ce nom. Les états généraux se réunissent et, prenant la précaution d’exclure du trône tout étranger, ils élisent le prince Michel Romanov (sa descendance règnera sur le pays jusqu’à la révolution de février 1917). Le 25 octobre 1612, une divine liturgie est célébrée sur la Place Rouge et, en ce jour historique, se rencontrent deux des plus grandes icônes russes : celle de la Vierge-de-Vladimir symbolisant les siècles passés de la dynastie des Riourik et celle de la Vierge-de-Kazan symbolisant le renouveau avec l’avènement de la dynastie des Romanov. La copie de l’icône de Kazan, qui avait galvanisé les miliciens conduit par Pojarski, sera déposée dans une nouvelle cathédrale spécialement construite à Moscou en 1636, la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan donnant sur la Place Rouge. Cette cathédrale – rasée par les communistes – est désormais reconstruite à l’identique.

L’icône originale de Notre-Dame de Kazan est hélas pour l’instant perdue : elle fut en effet volée dans le monastère de Kazan le 29 juin 1904, et depuis jamais retrouvée. Cette perte en pleine guerre russo-japonaise fut interprétée par beaucoup comme le signe annonciateur des malheurs qu’allait vivre la Russie pendant le XXème siècle. Une association de fidèles de Notre-Dame de Fátima pensait avoir retrouvé l’original qu’elle acheta à un antiquaire en 1970, afin de l’installer dans la chapelle byzantine Domus Pacis des sanctuaires de Fátima, mais une expertise montra qu’il s’agissait d’une copie des environs de l’an 1730. Rappelons le cœur du message de la Vierge lorsqu’elle apparut à Fátima au Portugal le 13 Juillet 1917: « Dieu est sur le point de punir le monde à cause de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions de l’Eglise et du Saint Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander les communions réparatrices et la Consécration de la Russie à Mon Coeur Immaculé. A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint Père me consacrera la Russie qui se convertira, et une période de paix sera accordée au monde. »

Le Pape Jean Paul II, en pèlerinage à Fátima en 1991, décida de transférer cette icône de Notre-Dame de Kazan dans ses appartements au Vatican et lui a voua une vénération toute particulière. Il l’a présentée au président Vladimir Poutine en visite officielle au Vatican le 5 novembre 2003. Embrassant l’icône, le Pape avait affirmé en russe qu’il « priait tous les jours pour la Russie » ; son interlocuteur avait alors également vénéré la sainte icône.

En signe de réconciliation, le Pape a offert cette icône au patriarcat de Moscou et l’icône fut reçue le 28 août 2004 lors d’une cérémonie solennelle organisée en la cathédrale de l’Assomption du Kremlin de Moscou pour la fête de la Dormition de la Vierge. Le 21 juillet 2005, alors que la ville de Kazan célébrait son millénaire et que c’était le jour de célébration liturgique de l’invention de l’icône, devant une foule de 10 000 pèlerins, l’icône offerte par le Pape fut placée par le patriarche Alexis II dans la cathédrale de l’Annonciation au Kremlin de Kazan.

Outre les copies de Moscou et de Kazan, la copie de Saint-Pétersbourg est elle aussi fameuse : deux fois plus grande en taille par rapport à l’icône originale et réalisée vraisemblablement à la fin du XVIIème siècle, elle était en tête de l’armée russe au champ de bataille de Poltava le 27 juin 1709. En 1710, Pierre le Grand l’emmène sur les berges de la Neva, pour sa nouvelle capitale impériale. Elle sera le joyau de la grande cathédrale de Kazan de Saint-Pétersbourg bâtie sous Paul Ier le long de la perspective Nevski en 1811 par l’architecte Voronikhine. Cette cathédrale réalisée pour abriter l’icône est une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Mère de Dieu.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 3 & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la Mère de Dieu.
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent, * que la terre exulte d’allégresse, * car le Seigneur a fait merveille * par la force de son bras, * terrassant la mort par sa propre mort * et devenant d’entre les morts le premier-né : * du sein de l’Enfer il nous a tous sauvés, * accordant au monde la grâce du salut.
2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 : Toi qui nous protèges de tout cœur, * Mère du Seigneur tout-puissant, * intercède auprès de ton Fils, * le Christ notre Dieu, en faveur de nous tous * et fais que nous trouvions le salut, * nous qui accourons sous ta puissante protection. * Dame souveraine, protège-nous tous, * nous qui, dans le malheur, l’affliction, la maladie, * et sous le poids de tant de péchés, * avec tendresse te prions devant ton icône immaculée, * avec larmes, le cœur contrit, * faisant reposer notre irréversible espérance sur toi : * accorde-nous la délivrance de tout mal, * tout ce qui nous est utile, et sauve-nous, Vierge Mère de Dieu, ** car tu es pour tes serviteurs la divine protection.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement * la force & la puissance de ta divinité.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 8 : Accourons, fidèles, vers ce havre de sérénité, * la protection de la Vierge, son aide empressée, * le prompts salut qu’elle nous offre avec ardeur. * Hâtons-nous vers la prière, empressons-nous vers le repentir, * car la très-sainte Mère de Dieu * fait jaillir sur nous sa miséricorde qui ne tarit pas, * avec prévenance elle vient à notre secours, * elle délivre de grands malheurs et d’immenses calamités ** ses serviteurs qui bien lui plaisent et cultivent la crainte de Dieu.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
Du Martyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 93) VI, 18-23.
Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
De la Mère de Dieu :
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 25) VIII, 5-13.
Mais le centenier lui répondit : Seigneur ! je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.
De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saints thaumaturges anargyres Côme & Damien – ton 2

Saints anargyres Côme & DamienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 juillet 2013 du calendrier grégorien, 1er juillet 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints thaumaturges anargyres & martyrs Côme & Damien. Ces deux médecins soignaient gratuitement (d’où leur surnom d’anargyres : sans argent) & miraculeusement les malades qui se présentaient à eux dans la ville d’Egée en Cilicie. Pendant les persécutions de Dioclétien, Côme et Damien furent arrêtés sur l’ordre de Lysias, Préfet de Cilicie. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture, mais ceux-ci restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités. Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. Les deux frères thaumaturges furent très tôt l’objet de la dévotion des peuples chrétiens – tant d’Orient que d’Occident -, et dès le IVème siècle, on voit des églises qui leur sont consacrées à Jérusalem, en Égypte et en Mésopotamie. Leurs reliques furent une première fois translatées dans la ville de Cyrus en Syrie. L’empereur Justinien (527 † 565) les fit transporter à Constantinople. A la suite d’une guérison qu’il attribua à l’intercession de Côme et Damien, Justinien fit construire et décorer une église en témoignage de gratitude, église qui devint un lieu célèbre de pèlerinage. A Rome le pape Félix IV (526 † 530) reconsacra en leur honneur la Bibliothèque de la Paix (Bibliotheca Pacis) sur le Forum de Vespasien pour en faire la basilique Santi Cosma e Damiano ; celle-ci reste célèbre pour ses mosaïques du VIe siècle représentant les saints. Les saints anargyres sont fêtés deux fois dans le rit byzantin : le 1er juillet et le 1er novembre. Le rit romain les honore au 27 septembre et les cite au canon de la messe ainsi que dans les litanies des saints.

Aux heures
Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire des Anargyres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2 & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Anargyres.
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, * ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Le monde chante chaque jour * vos bienfaits si nombreux * et la multitude de vos miracles, * thaumaturges guérisseurs ** qui vraiment êtes devenus les égaux des Anges.
8. Vous, les deux astres lumineux * qui brillez mystiquement sur la voûte de l’Eglise, * saints Cosme et Damien, * répandez, nous vous prions, ** votre clarté sur tous les cœurs.
9. Voici, de tous côtés * se rassemble le peuple * pour chanter vos dons sublimes * dans votre temple, saints Martyrs; * en retour, exaucez ** les prières de tous.
10. Toi qui par la parole donnas corps * au Verbe de suprême sainteté, * délivre-moi de mes passions * si peu conformes à la raison, * moi qui te chante par des cantiques divins, ** Vierge sainte et Souveraine immaculée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Anargyres, ton 8 : Saints anargyres & thaumaturges Côme & Damien, * visitez-nous dans notre faiblesse : ** gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Anargyres, ton 2 : Ayant reçu la grâce des guérisons, * vous dispensez la vigueur à ceux qui en ont besoin : * médecins, thaumaturges très glorieux, * par votre visite brisez l’arrogance des ennemis, ** guérissez le monde par vos miracles.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Des Anargyres, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
Des Anargyres : 1 Corinthiens (§153) XII, 27 – XIII, 8.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Des Anargyres :
℣. Voyez comme il est bon, comme il est doux d’habiter en frères tous ensemble ! (Psaume 133, 1).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.
Des Anargyres : Matthieu (§34) X, 1, 5-8.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Anargyres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme de la Nativité de saint Jean Baptiste – dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 juillet 2013 du calendrier grégorien, 24 juin 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Nativité du vénérable & glorieux Prophète, le Précurseur & Baptiste Jean.

La Nativité de saint Jean-Baptiste est raconté par saint Luc au premier chapitre de son évangile. Conformément à l’évangile, six mois jours pour jours – mais comptés selon le calendrier romain (VIII des calendes de juillet (soit le 24 juin) – VIII des calendes de janvier (soit le 25 décembre) séparent les fêtes de la Nativité de saint Jean-Baptiste et de celle de Notre Seigneur.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les dates de naissance de saint Jean-Baptiste le 24 juin et de son cousin le Christ, six mois plus tard le 25 décembre (Elisabeth étant enceinte de six mois lors de la Visitation de sa cousine la Vierge Marie), n’ont pas été fixé arbitrairement ou pour prétendument christianiser des fêtes païennes. Le professeur Shemarjahu Talmon (1920 † 2010), de l’Université Hébraïque de Jérusalem, après avoir étudié les documents de Qumran et le calendrier du Livre des Jubilés, avait réussi à préciser l’ordre de succession des 24 classes sacerdotales dans le Temple de Jérusalem autour de notre ère (chacune servant deux fois par an), selon le curieux calendrier solaire alors en usage en Palestine dans les communautés juives. Ses résultats furent livrés dans l’article « The Calendar Reckoning of the Sect from the Judean Desert. Aspects of the Dead Sea Scrolls ». Dans cette étude, le professeur Talmon indique que la classe d’Abia (ab-Jah) servait ainsi deux fois dans le Temps : la première fois, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier ; la seconde fois du 24 au 30 du huitième mois du calendrier. Ce second tour correspond à la dernière décade de notre mois de septembre. Or nous savons par saint Luc que Zacharie, père de saint Jean-Baptiste, était prêtre de la classe d’Abia et servait dans le Temple lorsqu’il fut frappé de mutisme en raison de son incrédulité après que l’Ange lui a annoncé la naissance d’un fils (Luc I). Le rite byzantin, de façon très ancienne, fait mémoire de l’annonce à Zacharie le 23 septembre. C’est donc très logiquement que 9 mois après, nous célébrons la naissance de saint Jean Baptiste le 24 juin et celle du Christ six mois plus tard le 25 décembre (les bergers gardant leurs troupeaux durant la nuit suggèrent davantage une naissance en hiver qu’en été, comme l’aurait été si on prenait pour point de référence le premier service annuel de la classe d’Abia dans le Temple de Jérusalem). Rappelons aussi que saint Jean Chrysostome justifiait l’adoption de la date du 25 décembre pour fêter Noël par l’examen des archives impériales mises à la disposition de l’Eglise de Rome.

Fils du prêtre Zacharie & d’Elisabeth la stérile, fruit de la promesse, Jean délia par sa naissance la langue de son père devenu muet, et « combla de joie le monde entier ». C’est alors que son père, prononçant l’immortel cantique où il chante la réalisation de la promesse faite à Abraham, prédit à son petit enfant le rôle grandiose de Précurseur, devant préparer les voies sur terre à l’Astre qui vient d’en-haut, « afin de mettre nos pieds dans le droit chemin, sur la voix de la paix ». Ce cantique de Zacharie est joint dans le rit byzantin au cantique de la Vierge Marie, et tous deux forment le 9ème cantique de l’office de matines. Les tropaires de la 9ème ode des canons de matines ont été à l’origine écrits pour être chantés entre les versets de ce cantique double.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste – célébrée comme au romain le 24 juin – est suivie d’un jour d’après-fête le 25 juin.

Tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (Toussaint russe)LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

La fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste tombant cette année au second dimanche après la Pentecôte, elle se combine non seulement avec le dimanche, ton 1, mais aussi avec la fête de tous les saints qui ont illuminée la terre de Russie (Toussaint russe).

Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1946 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Les différentes strophes des odes du canon du jour à matines énumèrent un très grand nombre de saints russes.

L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints de Russie. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de tous les saints de Russie.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Précurseur.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 1, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Précurseur & 4 tropaires de 4ème ode du canon de tous les saints de Russie.
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. D’une Vierge devait naître le Seigneur; * quant à son loyal Serviteur, * il naît d’une mère stérile et âgée: ** d’un autre miracle les plus grands se laissent précéder.
6. La Stérile, en ses vieux jours, * embrasse la Vierge mère, sachant bien * que pour un tel enfantement ** Dieu l’a délivrée de sa stérilité.
7. Ton cri au sortir de la Stérile a rompu * les liens par lesquels la voix de ton père était retenue * et fit connaître, illustre Prophète, clairement * la divine révélation ** de l’ineffable condescendance du Christ.
8. Issu de l’inféconde stérilité, * celui qui annonce la fécondité en Christ * avec la cognée de sa prédication * a retranché le peuple ingrat * comme stérile et sans fruit.
9. Bienheureux prince Daniel, * le Seigneur a fait de toi * le fondateur de la ville de Moscou. * Par ta constante prière auprès de lui * protège ta cité et de tout mal * sauve le pays et, dans ta compassion, * ne cesse pas de veiller sur le peuple de Russie.
10. Nous vous prions, pontifes du Christ * Pierre, Alexis, Jonas, Philippe, Innocent, * Photius, Théognoste & Cyprien, * et tous les autres thaumaturges de Moscou : * dissipez le trouble des esprits, * et ramenez le calme par vos prières auprès de Dieu.
11. Pontife Hermogène, tu as été * patriarche de l’Eglise de Russie, * confesseur de l’orthodoxie, * l’opposant du péché & de l’impiété, * l’organisateur de la Russie : pour cela * tu souffris la prison & la faim, puis ayant reçu de Dieu * l’incorruptible couronne, tu es entré * dans la joie des pontifes martyrs.
12. Joie pour l’illustre ville de Moscou, * d’allégresse est comblée l’entière Russie, * comptant sur tes prières, Serge bienheureux ; * et ton monastère est florissant, * lui qui garde, tel un trésor sacré, * tes reliques sans cesse vénérées.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1: La pierre fut scellée par les Juifs, les soldats gardèrent ton corps immaculé. Cependant, tu ressuscitas le troisième jour, donnant la vie au monde, ô Sauveur. Aussi, les Puissances célestes te crièrent, à toi, source de vie : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ ! Gloire à ta royauté ! Gloire à ta divine économie, toi qui seul aimes les hommes ! »
2. Tropaire du Précurseur, ton 4 : Prophète & Précurseur de la venue du Christ * nous ne pouvons te louer dignement, nous qui t’honorons avec amour : * par ta glorieuse & vénérable nativité * la stérilité d’une mère & le mutisme d’un père ont cessé, ** tandis qu’est annoncée au monde l’incarnation du Fils de Dieu.
3. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8: Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, * Dieu de miséricorde.
4. Kondakion du Précurseur, ton 3 : La stérile de jadis enfante en ce jour le Précurseur du Christ, * le dernier de tous les prophètes & le plus grand ; * car à celui que tous ils avaient annoncé * il imposa la main dans les flots du Jourdain * & du Verbe divin s’est de la sorte montré * Prophète, Prédicateur en même temps que Précurseur.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3: En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous ; * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, * intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 1: Tu sors du tombeau en gloire, en tant que Dieu, ressuscitant le monde avec Toi. La mort est anéantie et la nature humaine te chante, ô Dieu. Adam exulte, ô Maître, et Eve libérée de ses liens se réjouit en criant : Tu es, ô Christ, Celui qui donne à tous la résurrection !

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Du Précurseur, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 81) II, 10-16.
De tous les saints de Russie : Hébreux (§ 330) XI, 33 à XII, 2.
Du Précurseur : Romains (§ 112) XIII, 11 – XIV, 4.
Car ce ne sont point ceux qui écoutent la loi, qui sont justes devant Dieu ; mais ceux qui gardent la loi seront justifiés.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)
Du Précurseur, ton 1 :
℣. Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple. (Luc 1, 68)

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 9) IV, 18-23.
Des saints : Matthieu (§ 10) IV, 25 à V, 12.
Du Précurseur : Luc (§ 1) I, 1-25, 57-68, 76, 80.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du dimanche de tous les saints – ton 8

Fête de tous les saints - icône du monastère d'Aghiou Pavlou - XIXème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 juin 2013 du calendrier grégorien – 17 juin 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
ВСЕХ СВЯТЫХ

Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.

Cependant, de même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour la petite histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage afin d’y abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète et en odeur de sainteté au couvent des Blachernes. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse et préféra la dédier à tous les saints.

L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

Aux heures
Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de tous les saints

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 8 & 4 tropaires de 6ème ode du canon de tous les saints.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. * Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de tous les saints, ton 4 : Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * « Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde. »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de tous les saints, ton 8 : Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12)
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1)
De tous les saints, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)

Epître : Hébreux (§ 330) XI, 33 à XII, 2.
Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et du péché qui nous assiège, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

Alleluia
De tous les saints, ton 4 :
℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

Evangile : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 & XIX, 27-30
Et quiconque aura quitté pour mon nom sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, en recevra le centuple, et aura pour héritage la vie éternelle.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
De tous les saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alléluia, alléluia, alléluia.

Programme du dimanche des 318 saints Pères du Concile de Nicée – ton 6

Dimanche des 318 saints Pères du Concile de Nicée en 325Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 juin 2013 du calendrier grégorien – 3 juin 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Ce VIIème dimanche de Pâques, dimanche après l’Ascension, le rit byzantin commémore les 318 saints Pères du premier concile œcuménique de Nicée, tenu l’an 325.

La fête des 318 saints Pères du premier Concile œcuménique de Nicée est attestée au dimanche qui suit l’Ascension dans le Typikon de la Grande Eglise de Constantinople du IXème siècle. Le choix de cette date correspond plus ou moins à celle de l’ouverture de ce premier Concile, lequel s’est en effet tenu du 20 mai au 25 août 325. Sa fixation au dimanche qui suit l’Ascension s’est établie assez naturellement, puisque, comme le rappelle le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos, « le Fils de Dieu est devenu homme en vérité, et l’homme parfait est monté au cieux comme Dieu et s’est assis à la droite de sa grandeur dans les cieux », les Pères conciliaires « l’ont proclamé ainsi, le confessant consubstantiel et partageant le même honneur que le Père ». Cette commémoraison avait semble-t-il primitivement été fixée au 29 mai (Ménologue de Basile) ; elle se célèbre le 9 novembre chez les Coptes & le 21 février chez les Syriens.

Réunis par l’Empereur Constantin lui-même pour régler les désordres graves provoqués par l’hérésie d’Arius, les 318 Pères du Concile se répartissaient entre 232 évêques & 86 prêtres, diacres & moines. Le pape saint Sylvestre Ier, déjà âgé, est représenté par Ossius de Cordoue et par deux légats. Arius et ses partisans sont excommuniés, le Concile déclare que le Fils est bien consubstantiel & coéternel au Père, dans une célèbre confession de la foi qui, complétée au Concile de Constantinople, deviendra notre Credo ou Symbole de Nicée-Constantinople.

Voici le texte de la confession des Pères à Nicée :

Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit.

Le Concile décide d’uniformiser la célébration de la date de Pâques au premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars. Il pose les premiers éléments juridiques des patriarcats de Rome, Alexandrie & Constantinople. Le dernier canon du Concile demande de supprimer les agenouillements les jours où l’on célèbre la résurrection à savoir les dimanches et durant la cinquantaine pascale.

Par les prières des trois cent dix-huit Pères saints & théophores, Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : des Pères.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Ascension). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 6, 4 tropaires de la 4ème ode du 1er canon de la fête (Ascension) & 4 tropaires de 6ème ode du canon des Pères :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Roi des Anges, dans la gloire tu montas * pour nous envoyer d’auprès du Père le Paraclet ; * c’est pourquoi nous te chantons : ** Gloire à ton Ascension, ô Christ.
6. Quand vers son Père le Sauveur fut élevé * corporellement, * les Anges furent pris d’étonnement, * & se mirent à chanter : ** Gloire à ton Ascension, ô Christ.
7. L’une & l’autre les Puissances se disaient : Elevez les portes pour le Christ notre Seigneur ; * il est le Roi que nous chantons ** avec le Père & l’Esprit, d’un même chœur.
8. La Vierge a mis au monde sans douleurs, * mais elle est Mère & Vierge en même temps ; * c’est elle que nous chantons allègrement : ** Réjouis-toi, ô Mère de Dieu.
9. Il ne put rester caché * à l’ineffable justice de Dieu, * le semeur de zizanie * au nom signifiant la belliqueuse fureur ; * car, ayant imité Judas, ** il mourut déchiré comme lui.
10. L’auguste assemblée des Pères saints, * Seigneur, t’a proclamé * comme le Fils unique & le Reflet * que l’être du Père fait briller * & comme le Fils ** avant tous les siècles engendré.
11. Le ventre qui avait produit * le flot imbuvable & fangeux * des hérésies contraires à la piété * fut « déchiré par le milieu », * labouré soigneusement ** par l’intercession des Pères saints.
12. De tous les prophètes le plus grand, * Moïse d’avance t’a montrée * comme l’arche & le vase d’or, * comme la table sainte & le chandelier, * en images figurant le Très-Haut, ** Vierge & Mère, prenant chair de ton sein.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.
3. Tropaire des Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * & grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi : ** Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Pères, ton 8 : Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints * pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi ; * portant la tunique de vérité * tissée par la céleste révélation, * elle dispense fidèlement ** & fortifie le grand mystère de la foi.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Kondakion de l’Ascension, de saint Romain le Mélode, ton 6 : Ayant accompli ton dessein de salut pour nous, * et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, * tu t’es élevé dans la gloire, Christ notre Dieu, * sans nullement nous quitter, mais en demeurant inséparable de nous * et clamant à ceux qui t’aiment : ** Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.

Prokimen :
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères, & vénérable, & que ton nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26)
℣. Car tu es juste en tout ce que tu nous as fait. (Daniel, 3, 27)

Epître :
Du 7ème dimanche de Pâques : Actes des Apôtres (§ 44) XX, 16-18A, 28-36.
Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour gouverner l’Église de Dieu, qu’il a acquise par son propre sang.

Alleluia :
Des Pères, ton 1 :
℣. Le Dieu des dieux, le Seigneur, parle. Il appelle la terre du lever du soleil à son couchant.
℣. Assemblez devant lui ses fidèles, qui scellèrent son alliance en sacrifiant. (Psaume 49, 1 & 5)

Evangiles :
Du 7ème dimanche de Pâques : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
Père ! l’heure est venue ; glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête) :
Mégalinaire : Magnifie, * mon âme, * celui qui s’est élevé de la terre jusqu’au ciel, ** le Christ Source de vie.
Hirmos : Dépassant notre esprit et notre entendement, Mère de Dieu, * tu mis au monde et dans le temps * celui qui est intemporel : * nous les fidèles, d’un seul cœur ** nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.

Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. Alleluia, alleluia, alleluia.

Après la communion
Le tropaire d’action de grâces ordinaire « Nous avons vu la Lumière véritable » étant omis jusqu’à la Pentecôte, on chante à sa place le tropaire de l’Ascension, ton 4 :
Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme de l’Ascension

Ascension du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 13 juin 2013 du calendrier grégorien – 31 mai 2013 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 12h.

Le jeudi de la sixième semaine, quarantième jour après Pâques, on célèbre la fête de l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ. Primitivement, l’Ascension était célébrée le dimanche de la Pentecôte, avec la descente du Saint-Esprit, unissant ainsi en une seule fête les mystères de la glorification du Christ ; cette disposition première est attestée par Eusèbe de Césarée (en 332 et vers 335-340) et semble l’être également par le récit du pèlerinage à Jérusalem d’Egérie (vers 383). L’institution de cette fête paraît remonter au dernier quart du IVème siècle – probablement après le premier Concile œcuménique de Constantinople de 381 qui défendit la divinité de l’Esprit-Saint – et il est possible que saint Grégoire de Nysse – dont on possède l’homélie pour l’Ascension de 388 – en fusse, sinon l’initiateur – du moins l’un des premiers propagateurs.

L’Ascension est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

Aux heures
Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

Première antienne, Psaume 46, ton 2
Tous les peuples, battez des mains, * acclamez Dieu en cris de joie.
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, * le Roi grand sur toute la terre.
Il nous soumet les nations, * il met les peuples sous nos pieds.
Dieu monte dans l’acclamation, * le Seigneur, aux éclats du cor.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Seconde antienne, Psaume 47, ton 2
Grand est notre Dieu & louable hautement, * dans la cité de notre Dieu sur sa sainte montagne.
Refrain : Sauve-nous, Fils de Dieu, monté aux cieux dans la gloire, nous qui te chantons : Alléluia !
Le mont Sion * du côté de l’Aquilon, est la cité du grand Roi.
Dieu, du milieu de ses remparts, * s’est révélé son protecteur.
Car voici les rois de la terre se réunissent * pour se liguer contre elle.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. (et tropaire de l’empereur Justinien)
Troisième antienne, Psaume 48, ton 4
Ecoutez ceci, tous les peuples, * prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers.
Tropaire, ton 4 : Dans la gloire tu t’élèves, ô Christ notre Dieu, * comblant tes disciples de joie * par la promesse du Saint-Esprit, * leur donnant force & de tes mains les bénissant, * car tu es le Fils de Dieu, le rédempteur du monde.
Gens de la terre & fils des hommes, * riches & pauvres, tous ensembles.
Ma bouche dira la sagesse, * et le murmure de mon cœur, l’intelligence.
Je prêterai l’oreille aux sentences inspirées, * je vais développer mon thème sur la harpe.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Dieu se lève au milieu des acclamations, * le Seigneur est monté aux éclats du cor.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Dans la gloire tu t’élèves, ô Christ notre Dieu, * comblant tes disciples de joie * par la promesse du Saint-Esprit, * leur donnant force & de tes mains les bénissant, * car tu es le Fils de Dieu, le rédempteur du monde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la fête, ton 6 : Ayant accompli en notre faveur ton œuvre de salut, * après avoir uni les cieux & la terre et les hommes avec Dieu, * dans la gloire, ô Christ notre Dieu, tu montas vers le ciel * sans pour autant nous délaisser, * mais en restant toujours parmi nous * et disant à ceux qui conservent ton amour : * Je suis toujours avec vous * et personne à jamais ne peut rien contre vous.

Prokimen
De la fête, ton 7 :
℟. Le Seigneur s’est élevé au-dessus des cieux, * & sa gloire s’étend sur toute la terre.
℣. Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt, je veux chanter pour toi.

Epître :
De l’Ascension : Actes des Apôtres (§ 1) I, 1-12
Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui en se séparant de vous s’est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’y avez vu monter.

Alleluia, ton 8
De la fête, ton 2 :
℣. Dieu se lève au milieu des acclamations, le Seigneur aux éclats du cor. (Psaume 46, 6)
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu en cris de joie. (Psaume 46, 2)

Evangile :
De l’Ascension : Luc (§ 114) XXIV, 36-53
Après cela il les mena dehors, vers Béthanie ; et ayant levé les mains, il les bénit ; et en les bénissant, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, après l’avoir adoré, ils s’en retournèrent à Jérusalem remplis de joie. Et ils étaient sans cesse dans le temple, louant et bénissant Dieu. Amen !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
Magnifie, ô mon âme, magnifie * celui qui monta corporellement, * dans sa divine gloire, * de la terre jusqu’au ciel, * le Christ notre Source de vie.
Dépassant notre esprit et notre entendement, * tu mis au monde et dans le temps * le Seigneur intemporel : * Mère de Dieu, d’une même voix et d’un seul cœur, * nous les fidèles, nous te magnifions.

Verset de communion
De la fête : Dieu monte parmi l’acclamation, le Seigneur aux éclats du cor. (Psaume 46, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du dimanche de l’Aveugle-né – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 juin 2013 du calendrier grégorien – 27 mai 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

L’origine de la lecture de l’évangile de l’Aveugle-né au VIème dimanche de Pâques est d’origine constantinopolitaine ; l’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme le Pentecostaire en général. Dans la tradition de Jérusalem, on lisait ce dimanche l’évangile de Jean 2, 12-25 : Jésus chassant les marchants du temple & annonçant sa résurrection le troisième jour. Cet évangile est lu dans la tradition de Constantinople le vendredi de la Semaine Lumineuse.

Dans la tradition occidentale, et plus spécialement provençale, l’Aveugle-né, devenu disciple du Christ après sa guérison, quitta la Judée après la Pentecôte et arriva à Marseille avec un groupe de disciples parmi lesquels figuraient Lazare & Maximin, Marthe & Marie-Madeleine. Il est connu dans la tradition provençale sous le nom de Sidoine, et sous le surnom de Restitut, qui fait allusion au miracle du Seigneur lui ayant restitué la vue.

Saint Sidoine fut le second évêque d’Aix après saint Maximin, ayant d’abord été évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Aux heures
Tropaire du dimanche, ton 5. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de l’Aveugle-né.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 5, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri (de l’Aveugle-Né).

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Fidèles, chantons & adorons le Verbe, coéternel au Père & à l’Esprit, né de la Vierge pour notre salut. Car il lui a plu de monter sur la croix, d’endurer la mort dans sa chair et de ressusciter les morts dans sa glorieuse Résurrection.

2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Kondakion de l’Aveugle-né, ton 4 : Comme en l’Aveugle de naissance * les yeux de mon âme sont clos * et, Seigneur, dans la repentance * je viens à toi et je m’écrie : * pour ceux des ténèbres tu es la suprême clarté.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Kondakion de Pâques, ton 8 : Lorsque tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, tu as brisé la puissance de l’Enfer, et tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes Apôtres et leur donnant la paix, toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.

Prokimen
De l’Aveugle-né, ton 8 :
℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu.
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom.

Epître :
De l’Aveugle-né : Actes des Apôtres (§ 38) XVI, 16-34
Croyez au Seigneur Jésus, et vous serez sauvé, vous et votre famille.

Alleluia
De l’Aveugle-né, ton 8 :
℣. Regarde vers moi et aie pitié de moi.
℣. Selon ta parole dirige mes pas.

Evangile :
De l’Aveugle-né : Jean (§ 34) IX, 1-38
Après avoir dit cela, il cracha à terre, et ayant fait de la boue avec sa salive, il oignit de cette boue les yeux de l’aveugle.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

Verset de communion
De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du dimanche de la Samaritaine – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 juin 2013 du calendrier grégorien – 20 mai 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

L’origine de la célébration de la Samaritaine au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; l’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire, et plus spécialement d’origine Studite.

Dans la tradition byzantine, la Samaritaine, reçut ultérieurement le baptême, portant le nom de Photine. Ses sept enfants et elle furent martyrisés sous l’empereur Néron.

Au VIème siècle, l’empereur Justinien fit transporter avec grand honneur depuis Sichar jusqu’à Constantinople la margelle du puits et la pierre où le Christ s’était assis pour parler à la Samaritaine, et les fit placer devant le narthex de Sainte-Sophie qu’il avait faite construire.

Par les prières de ta sainte martyre Photine, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire de la mi-Pentecôte. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la Samaritaine.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire de la mi-Pentecôte. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la Mi-Pentecôte.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 6ème ode du 2nd canon du Triode fleuri (de la Samaritaine).

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »

2. Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8 : Au milieu de la fête désaltère mon âme assoiffée, * car à tous les hommes, Sauveur, tu déclaras : * Qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui a soif ! * Source de vie, ô Christ notre Dieu, gloire à toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de la Samaritaine, ton 8 : Venue près du puits, la Samaritaine te contempla * Source de sagesse, avec les yeux de la foi ; * en abondance elle y puisa le royaume d’en-haut ; * et sa mémoire est glorifiée pour l’éternité.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4 : Au milieu de la fête prescrite par la Loi, * Créateur & Seigneur de l’univers, Christ notre Dieu, tu dis à ceux qui t’entouraient : * Venez puiser aux flots de l’immortalité ! C’est pourquoi nous nous prosternons devant toi * et fidèlement te crions : accorde-nous ta compassion, * car tu es la source de notre vie.

Prokimen
De la Samaritaine, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître :
De la Samaritaine : Actes des Apôtres (§ 28) XI, 19-26 & 29-30
Ils demeurèrent un an entier dans cette Église, où ils instruisirent un grand nombre de personnes ; de sorte que ce fut à Antioche que les disciples commencèrent à être nommés Chrétiens.

Alleluia, ton 4

℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile :
De la Samaritaine : Jean (§ 12) IV, 5-42
Cette femme lui dit : Seigneur ! donnez-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus ici pour en tirer.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la Translation des reliques de saint Nicolas : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du dimanche du Paralytique – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 mai 2013 du calendrier grégorien – 13 mai 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Après avoir fêté l’Apôtre Thomas le IInd dimanche de Pâques, les femmes Myrophores avec Nicodème et Joseph d’Arimathie le IIIème dimanche de Pâques, la liturgie byzantine propose à l’édification des fidèles les trois dimanches qui suivent des épisodes de la vie du Christ s’étant déroulés au cours des Cinquante Jours, la Pentecôte hébraïque :

  • la guérison du Paralytique à la piscine de Bethesda,
  • la conversion de la Samaritaine,
  • la guérison de l’Aveugle-né.
  • L’origine de la célébration de la guérison du Paralytique au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; dans la tradition de Jérusalem, l’évangile de ce jour était lu le dimanche suivant.

    L’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 3, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent ! * que la terre exulte d’allégresse ! 
* car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, 
* terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !
 * Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, ** accordant au monde la grande miséricorde.
    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    3. Kondakion du Paralytique, ton 3 : Relève, Seigneur, mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés * & d’actions insensées, * par ta divine sollicitude, * de même que jadis Tu as relevé le paralytique, * afin que sauvé, je te clame : ** Ô Christ compatissant, gloire à ta puissance.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de Pâques, ton 8 : Tu es descendu dans le tombeau, ô Immortel, * mais Tu as détruit la puissance des enfers * et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ-Dieu. * Aux femmes myrrhophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous ! ** & à Tes Apôtres Tu as donné la paix.

    Prokimen
    Du Paralytique, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).

    Epître :
    Du Paralytique : Actes des Apôtres (§ 23) IX, 32-42
    Alors Pierre ayant fait sortir tout le monde, se mit à genoux et en prière : et se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, levez-vous. Elle ouvrit les yeux ; et ayant vu Pierre, elle se mit sur son séant.

    Alleluia
    Du Paralytiques, ton 5 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℟. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

    Evangile :
    Du Paralytique : Jean (§ 14) V, 1-15
    Depuis, Jésus trouva cet homme dans le temple, et lui dit : Vous voyez que vous êtes guéri ; ne péchez plus à l’avenir, de peur qu’il ne vous arrive quelque chose de pis.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du dimanche des Myrrophores – ton 2

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 mai 2013 du calendrier grégorien – 6 mai 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Le dimanche de la troisième semaine de Pâques, l’Eglise byzantine honore les saintes femmes Myrrophores (porteuses de myrrhe), qui ont embaumé le corps du Seigneur, ainsi que ceux qui contribuèrent à son ensevelissement : Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ce dimanche constitue donc une synaxe de tous les témoins de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ (comme la synaxe de la Mère de Dieu suit le jour de Noël ou la synaxe de Jean le Baptiste suit la Théophanie). L’évangile de la divine liturgie de ce jour est tiré de Marc 15, 43 à 16, 8, et relate l’ensevelissement & la résurrection du Christ. Il constitue une dérogation dans la lecture continue de l’évangile de saint Jean pendant le temps pascal. L’origine de cette fête est Constantinopolitaine (à l’origine, à Jérusalem, Marc 15, 43 – 16, 8 était précisément l’évangile du jour de Pâques – on y lisait Jean 2, 1-11 le troisième dimanche de Pâques).

    Saint Joseph d'Arimathie vient demander à Pilate de lui donner le corps de Notre Seigneur après sa mort en CroixJoseph d’Arimathie était membre du Sanhédrin (Luc 23, 50 – Marc 15, 43). En cette qualité, il a dû prendre part au jugement qui a condamné Jésus, « mais il n’avait pas donné son assentiment à leur décision & à leur acte, car c’était un homme bon & juste » (Luc 23, 51). Il s’était fait disciple de Notre Seigneur (Matthieu 27, 57), mais en secret, par crainte des Juifs (Jean 19, 38). Il était riche (Matthieu 27, 57), notable & grand (Marc 15, 43), aussi la liturgie byzantine le désigne sous l’appellation du « noble Joseph ». Il était originaire d’Arimathie (aujourd’hui Rentis, au Nord-Est de Lydda), mais devait habiter Jérusalem puisqu’il s’y était fait tailler son tombeau dans le roc, à la manière des riches.

    Quoique craintif de se déclarer pour Jésus au milieu du Sanhédrin, Joseph ose entreprendre la démarche auprès de Pilate pour ensevelir le corps de Jésus. D’après la coutume juive, les corps des suppliciés devaient être jetés dans des fosses communes qui étaient la propriété des tribunaux. Aussi Joseph s’adresse-t-il à Pilate, car la loi romaine concédait le cadavre d’un supplicié aux amis ou aux parents qui le réclamaient. Pilate, étonné de ce que Jésus fut décédé si tôt, ne fit pas de difficulté pour accorder à Joseph la faveur de rendre les derniers devoirs aux corps du Christ.

    Joseph descendit donc le corps de Jésus de la Croix, aidé vraisemblablement par les quelques disciples encore présents, probablement saint Jean, mais surtout Nicodème, explicitement nommé (Jean 19, 39). Comme Joseph, Nicodème fait partie du Sanhédrin (Jean 3, 1). Pendant que Joseph faisait les démarches auprès de Pilate, Nicodème avait dû aller acheter précipitamment les aromates nécessaires à l’ensevelissement, en se souciant semble-t-il de la quantité plus que de la qualité : environ 100 livres (soit 32 kg 700) d’une mixture de myrrhe & d’aloès.

    Le corps de Jésus, descendu de la Croix, a probablement d’abord été lavé. On y versa les aromates et on l’enveloppa dans un suaire propre (Matthieu 27, 59) avec plusieurs autres linges (bandelettes & pièces de linceuls cf. Jean 19, 40 – Luc 23, 53 – Marc 15, 46 – Matthieu 27, 58). Les saintes femmes durent prêter main forte à Joseph & Nicodème pour la toilette funéraire, mais celle-ci dû être faite à la hâte et de façon incomplète, car le crépuscule approchait et l’on entrait dans le grand Sabbat de la Pâques où tout travail de ce genre était prohibé.

    Jésus n’ayant pas de tombeau, Joseph lui céda le sien (Matthieu 27, 60) : un tombeau aristocratique tout neuf qui venait d’être taillé dans le roc, dans un enclôt tout près du Golgotha. Le corps de Jésus fut placé sur la banquette de pierre et Joseph roula la grande pierre prévue pour servir de fermeture au tombeau.

    Les saintes femmes qui avaient aidé à la toilette funèbre observèrent soigneusement où on avait placé le corps de Jésus : elles étaient décidées à accomplir à nouveau la toilette funèbre plus dignement et plus complètement, avec des onguents de grand prix, très tôt le dimanche matin, une fois le Sabbat de Pâques passé.

    Dans la tradition orientale, ces saintes femmes myrrophores – au nombre de 7 – sont les suivantes :

    1. Marie Madeleine (Marie de Magdala) (la seule mentionnée par Jean 20, 1), de qui Jésus avait chassé sept démons, la première arrivée au tombeau le dimanche matin (peut-être parce que les autres avaient été retardées par l’achat de nouvelles aromates),
    2. Marie de Jacques, femme de Cléophas (ou Clopas dit aussi Alphée) et mère de Jacques le Mineur et de Joseph (ou Joset), sœur de la Sainte Vierge (en réalité sa belle-sœur, Cléophas étant frère de Joseph) et donc tante de Jésus (cf. Jean 19, 25). Ses quatre fils Jacques, Joseph, Simon & Jude sont les cousins germains de Jésus, que l’évangile, à la manière sémite, désigne sous le nom de « frères » du Seigneur.
    3. Salomé (ou Marie Salomé), femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur & Jean l’Evangéliste, vraisemblablement eux aussi de la parenté de la Sainte Vierge et de saint Joseph.
    Ces trois myrrophores – appelées en Occident « les 3 Marie » – sont spécialement mentionnées par les 4 évangiles (Matthieu 27, 56 et 28, 1 – Marc 15, 40 et 16,1 – Luc 24, 10 – Jean 19, 25). Cependant, elles n’étaient pas les seules (cf. Luc 24, 10 : « celles qui leur firent ce rapport étaient Marie-Madeleine, Jeanne & Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles »), et la tradition leur associe les suivantes :
    4. Jeanne, femme de Chusa qui était intendant d’Hérode Antipas (citée nommément donc par Luc 24, 10).
    5. Suzanne, citée parmi les femmes qui accompagnaient Jésus et l’assistaient de leurs biens (Luc 8, 3).
    6. & 7. Marthe & Marie, les deux sœurs de Lazare.

    La tradition iconographique leur associe également la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, qui, ayant assisté avec saint Jean à la mort de son fils, dût être présente lors de la déposition de la croix et des cérémonies de l’ensevelissement, conduites par Joseph d’Arimathie assisté de Nicodème.

    Les femmes myrrophores furent parmi les premières à suivre Jésus et soutenaient la troupe apostolique de leurs services & de leurs ressources. Elles lui furent fidèles jusqu’au bout, malgré l’échec apparent, au pied de la Croix, tandis que les disciples se tenaient loin. En récompense de la constance inébranlable de leur amour et de leur fidélité, c’est à elles qu’est confiée la première annonce de la résurrection.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. tropaire de la fête (Le Noble Joseph). Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri :
    1. Ressuscité du tombeau, toi qui pillas l’Enfer, * tu vivifias les morts et par ta résurrection * m’ouvris les immortelles sources : * délivre-moi, Sauveur, du lien de mes passions, * car tout ce que tu veux, tu le peux accomplir.
    2. Que rougissent les méchants, puisque le Christ * est ressuscité, réveillant les morts et leur criant : * « Courage, j’ai vaincu le monde ! » * Croyez en lui ou bien restez muets, * vous qui rejetez sa résurrection !
    3. Aux Myrophores tu as dit : Réjouissez-vous ! * lorsque du sépulcre tu fus ressuscité, * et tu fis proclamer ta Résurrection par les Apôtres ; * délivre-moi, Sauveur, du lien de mes passions, * car tout ce que tu veux, tu le peux accomplir.
    4. Honorons le noble Joseph, partisan de la piété, * membre du Conseil et disciple du Seigneur, * chantons aussi les Myrophores et les Apôtres ; * avec eux tous, fidèles, célébrons * joyeusement la Résurrection du Sauveur.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu t’es abaissé jusqu’à la mort, toi l’immortelle vie, * tu as terrassé les enfers par l’éclat de ta divinité. * Lorsque tu as ressuscité les défunts de dessous la terre, * toutes les puissances des cieux ce sont écriées : ** O Christ, qui donnes la vie, notre Dieu, gloire à toi ! »
    2. Tropaire de Joseph d’Arimathie, ton 2 : Le noble Joseph, * ayant descendu de la croix ton corps immaculé, * l’enveloppa d’un linceul blanc avec des aromates * et le coucha avec soin dans un tombeau neuf ; * mais tu es ressuscité le troisième jour, Seigneur, ** faisant au monde grande miséricorde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des Myrrophores, ton 2 : Ayant dit aux Myrrophores « Réjouissez-vous », * tu fis cesser par ta Résurrection, ô Christ Dieu, * les gémissements d’Eve, notre première mère. * Mais à tes apôtres tu as donné l’ordre de prêcher : ** « Le Sauveur est ressuscité du tombeau ».
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de Pâques, ton 8 : Tu es descendu dans le tombeau, ô Immortel, * mais Tu as détruit la puissance des enfers * et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ-Dieu. * Aux femmes myrrhophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous ! ** & à Tes Apôtres Tu as donné la paix.

    Prokimen
    Des Myrrophores, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple * et béni ton héritage.
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.

    Epître : Actes des Apôtres (§ 16) VI, 1-7
    Choisissez donc, frères, sept hommes d’entre vous d’une probité reconnue, pleins de l’Esprit-Saint et de sagesse, à qui nous commettions ce ministère. (L’institution des diacres par les Apôtres)

    Alleluia
    Des Myrophores, ton 8 :
    ℣. Tu aimes ton pays, Seigneur, tu fais revenir les captifs de Jacob.
    ℣. Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent.

    Evangile : Marc (§ 69) XV, 43 à XVI, 8
    Joseph d’Arimathie, qui était un homme de considération et sénateur, et qui attendait aussi le royaume de Dieu, s’en vint hardiment trouver Pilate, et lui demanda le corps de Jésus.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.