Pèlerinage à l’Abbaye de Chevetogne, Belgique

De ce vendredi 27 jusqu’au dimanche 29 novembre 2015, le clergé, le chœur, l’atelier d’iconographie & les fidèles de la paroisse catholique byzantine russe de Paris de la Très-Sainte-Trinité étaient en pèlerinage en Belgique au monastère de Chevetogne. Voici quelques images de cette retraite spirituelle dans la célèbre abbaye belge bi-rituelle fondée par Dom Lambert Beauduin, où se célèbrent en parallèle les rits byzantins & romains.

À chaque extrémité du monastère s’élèvent deux églises : au sud, l’église byzantine construite de 1955 à 1957, et au nord, l’église latine construite entre 1981 et 1988.

Arrivés le vendredi soir, nous pûmes assister à la célébration des vêpres, puis, après le souper, à celles des complies en rit byzantin, célébrées dans la crypte de l’église byzantine. L’église basse est utilisée en hiver, comme c’est souvent le cas en Russie, pour les offices de semaine. Elle est dédiée au Saint-Esprit. Son iconostase provient de la chapelle d’une ancienne villa florentine qui appartenait à une famille russe.

Entre les offices du samedi (matines à 6h du matin, sexte, vigiles dominicales), nous bénéficiâmes de trois conférences données par les frères du monastère.

Conférence de l'higoumène (=Père Abbé) Philippe : "Pourquoi célébrons-nous la liturgie"

Conférence de l’Higoumène (=Père Abbé) Philippe : « Pourquoi célébrons-nous la liturgie »

Nous pûmes bénéficier aussi d’une visite de l’église haute – dédiée à l’Exaltation de la sainte Croix – et de ses exceptionnelles fresques.

C’est dans cette église haute que furent célébrées le samedi soir les vigiles dominicales, réunissant – selon la tradition russe – les grandes vêpres et les matines du dimanche, au cours desquelles le rit byzantin chante chaque dimanche la glorieuse résurrection du Christ.

Le dimanche matin, le clergé de notre paroisse célébra avec celui du monastère la divine liturgie de saint Jean Chrysostome.

Voici quelques vues de l’église latine, à l’autre extrémité du monastère (non loin de la fabuleuse bibliothèque de 150 000 volumes) :

Un grand merci aux frères de Chevetogne pour la charité de leur accueil et pour nous avoir fait participer à la beauté de leur vie spirituelle !

La paroisse catholique byzantine russe de Paris en pèlerinage à l’abbaye de Chevetogne

Monastère de Chevetogne

De ce vendredi 27 jusqu’au dimanche 29 novembre 2015, le clergé, le chœur & les fidèles de la paroisse catholique byzantine russe de Paris de la Très-Sainte-Trinité seront en pèlerinage en Belgique au monastère de Chevetogne. Il n’y aura donc pas – exceptionnellement – de divine liturgie ce dimanche à Paris à la paroisse.

Le monastère de Chevetogne a été fondé à la fin de l’année 1925 par Dom Lambert Beauduin (1873-1960) qui, comme moine de l’abbaye du Mont-César (Louvain), était l’un des acteurs principaux du Mouvement liturgique en Belgique. La rencontre de l’Orient chrétien a rendu Dom Lambert Beauduin conscient de la division des églises et a inspiré son projet de fonder un monastère dédié à l’unité des chrétiens.

La lettre Equidem Verba (1924) du pape Pie XI adressée à l’Abbé primat de l’Ordre bénédictin afin d’attirer son attention sur la question de l’unité, lui fournit l’occasion de réaliser cette nouvelle fondation. D’abord établie en décembre 1925, le à Amay-sur-Meuse au diocèse de Liège, d’où la nouvelle communauté monastique déménagera à Chevetogne au diocèse de Namur en 1939, dans ce qui était initialement un château construit au XIXème, mais qui avait été déjà occupé de 1903 à 1923 par les bénédictins de Ligugé chassés de France par la Loi sur les Congrégations, et de 1932 à 1938, à des Jésuites espagnols exilés par le régime républicain.

À chaque extrémité des bâtiments, s’élèvent deux églises : au sud, l’église byzantine construite de 1955 à 1957, et au nord, l’église latine construite entre 1981 et 1988. Le 11 décembre 1990 le prieuré bénédictin de Chevetogne fut élevé au rang d’abbaye.

Dès la fondation, Dom Beauduin travailla au lancement d’une revue œcuménique Irénikon, consacrée à la recherche de l’unité entre les églises, qui commença à paraître dès avril 1926 et continue jusqu’aujourd’hui.

Par la grande qualité musicale de son chœur monastique byzantin et grâce à de nombreux enregistrements de qualité, la communauté de Chevetogne a largement contribué à faire connaître aux chrétiens d’Occident la richesse spirituelle de la tradition de l’Orient chrétien.