Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Requiem solennel pour Mgr Amodeo

Ce samedi 10 novembre 2012, en l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Victor de Meda (au Nord de Milan, en Lombardie) avait lieu le requiem solennel pour le serviteur de Dieu Mgr Angelo Amodeo (1932 † 2012), chanoine du chapitre métropolitain de Milan, défenseur passionné du rit ambrosien traditionnel, prêtre d’une grande générosité, bonté et humilité, retourné à Dieu le 14 septembre dernier en la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, 5ème anniversaire de l’entrée en vigueur du motu proprio Summorum Pontificum. Mgr Amodeo avait été ordonné prêtre en 1957. Excellent musicien, grand connaisseur du chant ambrosien, il avait enseigné celui-ci au séminaire de Milan.

Le rit ambrosien – ou rit milanais – est le vénérable rit en usage dans l’archidiocèse de Milan ainsi que dans plusieurs dizaines de paroisses des diocèses voisins. Il a été organisé par saint Ambroise de Milan au IVème siècle et a conservé nombre d’éléments antiques, parmi lesquels son chant. Ancien rit italien, il partage certes de nombreuses similitudes avec le rit romain, mais également avec le rit byzantin et avec l’ancien rit des Gaules tel qu’il était pratiqué avant sa suppression par Charlemagne.

Le catafalque pour Mgr Amodeo dans l’ancienne abbatiale, dédiée aux saints Aymon & Vermond.

Avant la messe sont chantées les matines et laudes des défunts. Pareil usage est également prévu au rit romain mais hélas est devenu bien oublié de nos jours (dans le rit byzantin, c’est la messe de requiem qui est tombée de l’usage courant, les matines des morts sont en revanche usuellement chantées (« Pannychide »)). L’office des morts ambrosien est très proche de l’office des morts romain. Les matines – sans invitatoire – comportent 3 nocturnes de 3 psaumes suivis de 3 leçons et de 2 répons (contrairement à l’office romain, la dernière leçon de chaque nocturne n’est pas suivie d’un répons). Les antiennes ne sont pas doublées et les psaumes se terminent sans doxologie ni Requiem æternam.

Début de la messe de requiem en rit ambrosien, après le chant des matines & des laudes.

Chant de la première oraison. Le diacre & le sous-diacre ne se tiennent pas comme au rit romain derrière le célébrant mais de part et d’autre aux coins de l’autel.

Chant de l’épître par le sous-diacre, face à l’Orient.

Chant de l’évangile par le diacre, face au Nord.

Offertoire de la messe ambrosienne.

Imposition de l’encens à l’offertoire.

Après le Sanctus et le début du canon, le prêtre interromp celui-ci pour procéder au lavabo avant la consécration.

Consécration du Corps du Seigneur.

Consécration du Sang du Seigneur.

Communion du clergé.

Si l’office et la messe sont relativement proches du rit romain, l’absoute qui suit la messe dans le rit ambrosien est très différente de celle du rit romain. Le chœur commence par chanter un longue suite d’antiennes et de répons, puis le psaume 50 Miserere est chanté. C’est alors que le célébrant impose l’encens.

Lorsque le chœur arrive au chant du verset Asperges me, le célébrant asperge le corps du défunt ou sa représentation puis l’encense.

L’absoute se conclut par le chant d’une litanie où l’assemblée confie le défunt à l’intercession des saints du ciel. Ce moment est particulièrement émouvant et le chant ambrosien de cette litanie d’une grande beauté.

Cette cérémonie solennelle a été chantée par un chœur remarquable qui a non seulement assuré le plain-chant des nombreux répons et antiennes ambrosiens de l’office & de la messe des morts, mais également de magnifiques polyphonies. Le chœur a chanté l’O vos omnes de Victoria pendant les prières au bas de l’autel, l’O Jesu Christe attribué à van Berchem pendant l’offertoire, le Sanctus, Benedictus & Agnus Dei de la messe D’ung aultre amer de Josquin des Prés ; l’Agnus Dei ne fait pas partie de la messe ambrosienne, sauf à la messe de requiem où il sert de chant de communion (Transitus). Après 3 heures d’offices (déroulés sans qu’on ne sente l’heure passer), des agapes ont réunis les amis de Mgr Amodeo dans l’ancienne salle capitulaire de cette magnifique abbaye bénédictine du XVIème siècle.

La Schola Sainte Cécile avait eu l’honneur de chanter plusieurs fois en 2003 et en 2010 la sainte messe dans le rit ambrosien traditionnel célébrée par Mgr Amodeo (cf. Messe ambrosienne à Sainte-Marie-sur-La-Minerve – Vêpres & Complies solennelles ambrosiennes à Saint-André-au-Quirinal – Messe ambrosienne au Panthéon pour les 25 ans du rétablissement du rit ambrosien traditionnel).

Pie Jesu du Dies iræ de la Messe de funérailles des évêques de Langres du chanoine Nicolas Mammès Couturier

Chanté par la Schola Sainte Cécile à la messe solennelle de Requiem du 2 novembre dernier.

Télécharger la partition complète du Requiem dit des Evêques de Langres du Chanoine Couturier d’où est extrait ce Pie Iesu.

Messe à la mémoire de Jean Férré demain soir

Une messe sera célébrée à Saint-Eugène (4, rue du Conservatoire – Paris IX) à 19h demain soir jeudi 11 octobre 2007 à la mémoire de Monsieur Jean Ferré, fondateur de Radio Courtoisie, décédé il y a un an.

Jean Ferré, fondateur de Radio Courtoisie

Vous pouvez lire l’article de Wikipédia sur Jean Ferré.

La Schola a été demandée pour chanter à cette occasion. La messe chantée sera celle de la fête du jour, la Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie. Merci aux choristes de me préciser leur présence. Petit raccord salle sainte cécile à compter de 18h30 pour ceux qui seront déjà libérés de leur travail.

Nous associerons dans notre prière celle pour Serge de Beketch, mort dans la nuit de samedi à dimanche dernier.

Ses obsèques auront lieu vendredi 12 octobre à 10h, en l’église Sainte-Odile, 2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 Paris (M° Porte de Champerret)

Requiem pontifical pour l’abbé de Firmont

Abbé Henri-Essex Edgeworth de Firmont

Né en 1745 à Edgeworthtown en Irlande, l’abbé Henri-Essex Edgeworth de Firmont était le fils d’un pasteur converti au catholicisme réfugié en France.

Il fit ses études au collège des jésuites de Toulouse puis entra au séminaire des Missions étrangères à Paris. Il exerça son ministère à Paris, étant devenu prêtre, puis devint confesseur de Madame Elisabeth en 1791.

Il quitta Paris au moment des massacres de septembre 1792, mais y revint en tant que vicaire général de l’archevêque Monseigneur Antoine-Eléonor-Léon Leclerc de Juigné. Il administra le diocèse de Paris alors que se déchaînaient les persécutions anti-chrétiennes. Il resta en rapport avec la famille royale enfermée au Temple et fut même confesseur de Louis XVI, qu’il assista le 21 janvier 1793. Après l’exécution du roi, il alla rejoindre le comte d’Artois, futur Charles X, réfugié à Edimbourg. Il rejoignit ensuite Louis XVIII en exil, devint son chapelain et bénit le mariage entre Marie-Thérèse-Charlotte de France et le duc d’Angoulême. Il mourut en 1807 à Mittau (Lettonie) auprès de la cour de France en exil et Louis XVIII composa lui-même son épitaphe.

A l’occasion du bicentenaire de sa mort, une messe pontificale de Requiem a été célébrée en Irlande dans le rit extraordinaire par S.E. Mgr Colm O’Reilly, évêque d’Ardagh & Clonmacnois.

Durant son homélie, Mgr O’Reilly a déclaré : « Cette messe commémorative est célébrée selon la forme du rit romain que l’Abbé a célébrée pour le monarque condamné. Nous honorons un homme dont l’existence parle du profond respect pour le caractère sacré de la vie à une époque où la France faisait l’expérience du génocide par le règne de la Terreur. »

Mgr O’Reilly est le quatrième évêque d’Irlande à avoir récemment célébré la messe selon le rit traditionnel (avec NNSS. Daly & Hegarty de Derry, & Mgr Martin, archevêque de Dublin). Ma source d’information termine en citant l’éditeur Baronius Press de Londres, qui affirme avoir doublé ses ventes de missels de fidèles traditionnels depuis la parution du motu proprio Summorum Pontificum.

Source : http://www.catholicireland.net