Saint-Eugène, le dimanche 3 septembre 2026, grand’messe en rit rit romain traditionnel de 11h, mémoire du IVème dimanche après Pâques. Secondes vêpres de la fête de l’Invention de la Sainte Croix & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45, mémoire des premières vêpres de sainte Monique, veuve, et du IVème dimanche après Pâques.
Fête de l’Invention de la Sainte Croix
Cette fête célèbre la découverte en 326 par l’impératrice sainte Hélène de la sainte relique de la Vraie Croix du Christ à Jérusalem, à la suite de fouilles qu’elle y avait entreprises. Le mot d’Invention est bien sûr à prendre ici en son sens premier : Découverte, trouvaille (du latin
Après l’insigne victoire que remporta sur Maxime l’empereur Constantin, auquel le signe de la Croix du Seigneur avait été manifesté, Hélène, mère de Constantin, avertie en songe, vint à Jérusalem dans le dessein d’y rechercher la Croix. Sur le Calvaire, elle fit abattre une statue de marbre représentant Vénus ; c’était pour abolir tout souvenir de la passion de Jésus-Christ, que les Gentils avaient, depuis environ cent quatre-vingts ans, placé cette statue à l’endroit même où la Croix avait été plantée. Hélène agit de même au lieu où était la crèche du Sauveur, et au lieu où il était ressuscité, ayant fait enlever du premier le simulacre d’Adonis, et du second, celui de Jupiter.
IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.
On déblaya l’endroit où devait être la Croix, et, en creusant, l’on découvrit trois croix profondément enfouies, mais le titre de la Croix du Seigneur fut trouvé à part et comme l’on ne voyait pas à laquelle des trois croix il avait été fixé, un miracle mit fin au doute. Macaire, Évêque de Jérusalem, après avoir fait adresser à Dieu des prières, fit toucher l’une après l’autre les trois croix à une femme qui était gravement malade. L’attouchement des deux premières ne lui fut d’aucun secours, mais lorsqu’on eut approché la troisième de l’infirme, cette personne fut aussitôt guérie.
Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.
Ayant ainsi retrouvé la croix, instrument de notre salut, Hélène éleva au même lieu une église, vraiment magnifique où elle laissa une partie de la Croix, enfermée dans une châsse d’argent ; elle en apporta une autre partie à son fils Constantin, et on la déposa à Rome dans l’église appelée Sainte-Croix-de-Jérusalem, construite sur l’emplacement du palais de Sertorius. Hélène remit encore à son fils les clous avec lesquels le très saint corps de Jésus-Christ avait été attaché. C’est alors que Constantin porta une loi, pour défendre qu’on fît désormais subir à quelqu’un le supplice de la croix ; et ainsi la croix qui avait été jusqu’alors pour les hommes un sujet d’opprobre et de mépris, devint un objet de vénération et de gloire.
VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.
- Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisa-tion du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
- Introït – Nos autem gloriari (ton iv.)
- Kyriale selon les anciens usages parisiens médiévaux
- Kyrie I ad libitum – Clemens rector
- Gloria IV
- Epître : Philippiens II, 8-11 : C’est pourquoi Dieu l’a élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom
- Alleluia – Dulce lignum (ton viii.)
- Evangile : Jean III, 1-15 : Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut ; afin que tout homme qui croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
- Credo : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
- Offertoire : Déxtera Dómini – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume CXVII, 16-17
- Sanctus XVII
- A l’élévation : O salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt d’Anthoine de Bertrand
- Agnus Dei XI
- Pendant la communion : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
- Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
- Ite, missa est : du propre de Paris pour les fêtes doubles & semi-doubles
- Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
- Procession de sortie : Vive Jésus, vive sa Croix !
IIndes vêpres de la fête de l’Invention de la Croix avec mémoire des premières vêpres de sainte Monique et du IVème dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :
- Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la croix Vexilla Regis prodeunt
- A la Bienheureuse Vierge Marie : Regina cœli, du VIème ton
- Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro du VIème ton, pour le Temps pascal
- A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la croix Pange lingua
- Supplication finale : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse
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