Programme de la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur

Universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 septembre 2020 du calendrier grégorien, 14 septembre 2020 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Après la divine liturgie, pannychide pour le repos de l’âme du R.P. René Marichal, s.j.

La fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique, célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 628.

Le 4 mai 615 en effet, les troupes païennes perses de l’empereur Chosroes II, commandées par le général Schahr-Barâz, s’étaient emparées de Jérusalem et avaient massacré 17 000 chrétiens habitants de la Ville sainte. Ces troupes avaient emporté dans leur butin la précieuse relique de la vraie Croix du Seigneur, découverte au début du IVème siècle par sainte Hélène, les reliques de la sainte Lance et de la sainte Eponge, ainsi que le patriarche de Jérusalem Zacharie et 37 000 chrétiens, déportés et réduits en esclavage.

L’opiniâtreté de l’empereur Héraclius finit par redresser la situation désespérée de l’Empire romain d’Orient (l’armée perse était arrivée jusqu’à Chalcédoine sur la mer de Marmara en face de Constantinople, tandis que les Avars assiégeaient la capitale impériale), et ramena progressivement les envahisseurs hors du territoire impérial, alors que tout semblait perdu. Le 12 décembre 627, Héraclius remporta enfin une victoire définitive et éclatante sur l’armée perse à Ninive, ce qui entraîna la fuite de Chosroes II, bientôt assassiné par son fils aîné et ses propres officiers le 29 février 628. Le nouvel empereur perse demanda la paix, qui ne fut accordée par Héraclius qu’à condition de restituer le bois sacré de la Sainte Croix et de libérer Zacharie, patriarche de Jérusalem et les chrétiens esclaves, ce qui fut fait. La précieuse relique de la Croix fut d’abord rapportée à Constantinople, d’où Héraclius l’apporta triomphalement à Jérusalem en septembre 628. Le pieux empereur voulut porter lui-même sur ses épaules ce bois sacré jusqu’au lieu du Calvaire, mais, arrivé devant les portes de la basilique de l’Anastasis, il ne put avancer, arrêté par une force invisible. Le patriarche Zacharie lui dit : « Prenez garde, Empereur, qu’avec ces ornements de triomphe, vous n’imitiez pas assez la pauvreté de Jésus Christ et l’humilité avec laquelle il a porté sa Croix ». Héraclius se dépouilla alors de ses splendides vêtements impériaux pour se vêtir d’un manteau de pauvre et pu, pénétrer, pieds nus, dans la basilique du Saint-Sépulchre. Depuis, l’Eglise ordonna qu’on célèbrerait tous les ans la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur le 14 septembre (au lendemain de la fête de la dédicace de la basilique du Saint-Sépulchre le 13 septembre, dédicace faite sous l’empereur saint Constantin), afin de garder mémoire d’un triomphe si glorieux.

La précieuse relique avait été divisée en trois parts :

  1. L’une resta à Jérusalem (elle fut perdue par les Croisées à la bataille de Hattin en 1187 mais fut achetée par l’empereur d’Ethiopie David Ier (1350 † 1413) au Sultan Barkuk, elle est actuellement dans le monastère de Gishen dans la province du Wolo en Ethiopie).
  2. La seconde fut envoyée à Rome (elle se trouve aujourd’hui dans la basilique vaticane, après avoir été longtemps en la basilique Sainte-Croix de Jérusalem).
  3. La troisième fut envoyée à Constantinople, où le pieux empereur Héraclius la vénérait chaque année au cours d’ostensions solennelles.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est le pendant glorieux du Vendredi Saint. Si celui-ci commémore l’évènement historique de la rédemption obtenue par le Christ dans sa Passion, par ses souffrances & par sa mort, la fête de l’Exaltation nous représente plus particulièrement l’aspect finalement glorieux de cet évènement, où l’instrument de supplice est devenu l’arbre de vie, l’escabeau du salut et le trône de la gloire.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est précédée d’un jour d’avant-fête et suivie de 7 jours d’après-fête, elle est clôturée le 21 septembre. Etant une des Grandes fêtes du Seigneur, elle supprime l’office du dimanche lorsqu’elle tombe en ce jour, comme cette année. Elle est caractérisée dans le rit byzantin par la cérémonie proprement dite de l’exaltation de la Croix qui a lieu à la fin des laudes de l’office de matines : le célébrant bénit très solennellement avec la croix les 4 points cardinaux à 5 reprises pendant que le chœur chante 500 Kyrie eleison.

Le 14 septembre est aussi l’anniversaire de la naissance au ciel de notre Père parmi les saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople. En raison de la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur, la fête de saint Jean Chrysostome est perpétuellement reportée au 13 novembre.

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Après la divine liturgie, pannychide pour le repos de l’âme du R.P. René Marichal, s.j. (14 juin 1929 † 6 avril 2020).

Le Père René Marichal fut un éminent spécialiste de la Russie, plus particulièrement de l’origine de la foi dans ce pays (René Marichal, s.j. — Premiers chrétiens de Russie. Paris, édition du Cerf, 1966 – compte-rendu). Entré au noviciat en 1947 à 18 ans, russophone, il a travaillé aux traductions des œuvres de Soljenitsyne et a participé aux œuvres évangélisatrices du Centre d’études russes Saint-Georges à Meudon de 1973 à sa fermeture en 2002. Membre de Comité mixte catholique-orthodoxe en France dès les premières rencontres de celui-ci en 1966 et jusqu’en 2002, il a participé, entre autres, à l’élaboration des documents : Pastorale commune des foyers mixtes, recommandations du Comité épiscopal catholique et du Comité inter-épiscopal orthodoxe en France (1971) et La primauté romaine dans la communion des Églises (Paris, Cerf, 1991).

Accorde, Seigneur, le repos à l’âme de ton serviteur défunt !

Aux heures
Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie dominicale, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 2 – Psaume XXI, 1-3
℣. Dieu, mon Dieu, soit attentif envers moi ; * pourquoi m’abandonner ?
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La liste de mes échecs * éloigne de moi le salut !
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Mon Dieu, je crierai pendant le jour, et tu ne m’exauceras pas, * je crierai pendant la nuit et on ne me l’imputera point à folie.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume LXXIII, 1-2 & 12
℣. Pourquoi, ô Dieu, * rejeter jusqu’à la fin ?
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Souviens-toi de ta communauté, * que tu as acquise à l’origine.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Celle-ci est sur le mont Sion, * dans lequel il t’a plu d’habiter.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Dieu notre Roi depuis l’éternité, * a réalisé son salut au milieu de la terre.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume XCVIII, 1-2 & XCV, 9
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent ! * il siège sur les chérubins, que la terre chancelle !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur est grand dans Sion, * il est élevé au dessus de tous les peuples.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Adorez le Seigneur devant son sanctuaire.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il
est saint !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde les tiens ** par ta Croix.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * qui porte ton Nom, ô Christ Dieu. * Réjouis les chrétiens orthodoxes par ta puissance * et donne-leur la victoire sur les ennemis ; * ayant pour secours ton arme de paix ** et trophée invincible.

A la place du Trisaghion :
℟. Devant ta Croix, nous nous prosternons, ô Maître, & ta sainte résurrection, nous la chantons. (3 fois)

Prokimenon :
De la fête, ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent (Psaume 98, 1).

Epître :
De la fête : I Corinthiens (§ 125) I, 18-24.
Car la parole de la croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour ceux qui se sauvent, c’est-à-dire, pour nous, elle est la puissance de Dieu.

Alleluia :
De la fête, ton 1 :
℣. Souviens-toi de ta communauté, que tu as acquise à l’origine. (Psaume 73,2)
℣. Et Dieu, notre Roi depuis l’éternité, a réalisé notre salut au milieu de la terre. (Psaume 73, 12)

Evangile :
De la fête : Jean (§ 60) XIX, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35.
Et portant sa croix, il vint au lieu appelé le Calvaire, qui se nomme en hébreu, Golgotha ; où ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, et Jésus au milieu.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Hirmos : Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
De la fête : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7). Alléluia, alléluia, alléluia.

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Programme de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

L'Empereur Héraclius restitue la Vraie Croix à Jérusalem - école flamandeSaint-Eugène, le dimanche 13 septembre, premières vêpres à 17h45 – le lundi 14 septembre 2019, grand’messe en rit rit romain traditionnel de 19h.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

Découverte par l’impératrice sainte Hélène en 326 après des fouilles, la sainte relique de la Vraie Croix du Christ avait été partagée en trois parts par celle-ci, entre Jérusalem, Constantinople et Rome.

La part de Jérusalem avait été emporté par l’impie Chosroès II, empereur des Perses Sassanides au cours de la terrible guerre de 614 contre l’Empire, pendant laquelle ses troupes s’emparèrent de la ville sainte après un siège de 21 jours, emporté avec la complicité de la population juive. Dans un bain de sang, la ville fut pillée de ses trésors, la basilique de la Résurrection (Saint-Sépulchre) fut détruite, et de nombreuses reliques firent parties du butin perse, parmi lesquelles la relique de la Vraie Croix qui fut emportée à Séleucie-Ctésiphon (non loin de l’actuelle Bagdad), la capitale de l’Empire sassanide, avec d’autres reliques de la Passion du Christ, comme la sainte Eponge ou la sainte Lance. Les survivants du massacre de Jérusalem, dont le patriarche Zacharie, furent déportés en Mésopotamie. La prise de Jérusalem par ces païens mazdéens, soutenus par les Juifs qui préféraient les Perses aux Byzantins, causa un choc intense parmi les chrétiens.

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut instituée dans l’Eglise universelle afin de commémorer le retour de la précieuse relique de la Vraie Croix chez les chrétiens, après la victorieuse croisade que mena l’empereur Héraclius de 624 à 631 contre les Perses.

L’éclatante victoire de Ninive que remporta l’empereur Héraclius Ier sur les troupes perses de Chosroès II le 12 décembre 627 entraîna la chute de ce souverain & la restitution de la précieuse relique par le nouveau pouvoir perse. La Vraie Croix restituée fut apportée à Constantinople, ainsi que la relique de la sainte Eponge. Les deux précieuses reliques furent exaltées devant le peuple de Constantinople le 14 septembre 629.

Les Perses occupaient toujours la Palestine, et ne se retirèrent qu’au cours de l’hiver 629-630. C’est alors qu’Héraclius, accompagné de son épouse l’impératrice Martine, partit pour Jérusalem au début de l’année 630 pour y rapporter la relique de la Vraie Croix reprise aux Perses. Il y fut accueilli le 21 mars par Modeste de Jérusalem, locum tenens du patriarcat, depuis l’exil du patriarche Zacharie. L’empereur entra dans la ville à pied, sans aucun insigne impérial, en portant lui-même la vénérable relique tout au long de la Via Dolorosa. Il fut le seul empereur qui se soit rendu à Jérusalem.

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut fixée au 14 septembre pour commémorer cet exploit. Notons que cette fête suit immédiatement la fête de la dédicace de la basilique de la Résurrection (actuel Saint-Sépulcre) – édifiée sur le Golgotha et sur le tombeau du Christ, là même où fut redécouverte la Vraie Croix par sainte Hélène. La dédicace de cette basilique constantinienne fut en effet célébrée le 13 septembre 335.

« A la vue du Christ élevé en croix, il ne faut pas, mes bien-aimés, que votre pensée s’arrête à ce seul aspect extérieur qui frappa les yeux des impies, auxquels il a été dit par Moïse : « Ta vie sera comme en suspens devant tes yeux, et tu craindras jour et nuit, et tu ne croiras pas à ta vie. » En effet, à la vue du Seigneur en Croix, les impies ne pouvaient apercevoir en lui autre chose que leur crime ; ils tremblèrent de crainte, non pas de la crainte qui justifie dans la vraie foi, mais de celle qui torture une conscience coupable. Pour nous, ayant l’intelligence éclairée par l’esprit de vérité, embrassons d’un cœur pur et libre la Croix dont la gloire resplendit au ciel et sur la terre, et appliquons toute l’attention de notre âme à pénétrer le mystère que le Seigneur, parlant de sa passion prochaine, annonçait ainsi : « C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi. »
Homélie de saint Léon, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

Vêpres de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la Passion Vexilla Regis prodeunt
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria – prose du XIVème siècle, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse.

A la sainte messe :

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Programme de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

L'Empereur Héraclius restitue la Vraie Croix à Jérusalem - école flamandeSaint-Eugène, le samedi 14 septembre 2019, grand’messe en rit dominicain de 11h30 (messe pour l’association SOS Chrétiens d’Orient).

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

Découverte par l’impératrice sainte Hélène en 326 après des fouilles, la sainte relique de la Vraie Croix du Christ avait été partagée en trois parts par celle-ci, entre Jérusalem, Constantinople et Rome.

La part de Jérusalem avait été emporté par l’impie Chosroès II, empereur des Perses Sassanides au cours de la terrible guerre de 614 contre l’Empire, pendant laquelle ses troupes s’emparèrent de la ville sainte après un siège de 21 jours, emporté avec la complicité de la population juive. Dans un bain de sang, la ville fut pillée de ses trésors, la basilique de la Résurrection (Saint-Sépulchre) fut détruite, et de nombreuses reliques firent parties du butin perse, parmi lesquelles la relique de la Vraie Croix qui fut emportée à Séleucie-Ctésiphon (non loin de l’actuelle Bagdad), la capitale de l’Empire sassanide, avec d’autres reliques de la Passion du Christ, comme la sainte Eponge ou la sainte Lance. Les survivants du massacre de Jérusalem, dont le patriarche Zacharie, furent déportés en Mésopotamie. La prise de Jérusalem par ces païens mazdéens, soutenus par les Juifs qui préféraient les Perses aux Byzantins, causa un choc intense parmi les chrétiens.

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut instituée dans l’Eglise universelle afin de commémorer le retour de la précieuse relique de la Vraie Croix chez les chrétiens, après la victorieuse croisade que mena l’empereur Héraclius de 624 à 631 contre les Perses.

L’éclatante victoire de Ninive que remporta l’empereur Héraclius Ier sur les troupes perses de Chosroès II le 12 décembre 627 entraîna la chute de ce souverain & la restitution de la précieuse relique par le nouveau pouvoir perse. La Vraie Croix restituée fut apportée à Constantinople, ainsi que la relique de la sainte Eponge. Les deux précieuses reliques furent exaltées devant le peuple de Constantinople le 14 septembre 629.

Les Perses occupaient toujours la Palestine, et ne se retirèrent qu’au cours de l’hiver 629-630. C’est alors qu’Héraclius, accompagné de son épouse l’impératrice Martine, partit pour Jérusalem au début de l’année 630 pour y rapporter la relique de la Vraie Croix reprise aux Perses. Il y fut accueilli le 21 mars par Modeste de Jérusalem, locum tenens du patriarcat, depuis l’exil du patriarche Zacharie. L’empereur entra dans la ville à pied, sans aucun insigne impérial, en portant lui-même la vénérable relique tout au long de la Via Dolorosa. Il fut le seul empereur qui se soit rendu à Jérusalem.

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut fixée au 14 septembre pour commémorer cet exploit. Notons que cette fête suit immédiatement la fête de la dédicace de la basilique de la Résurrection (actuel Saint-Sépulcre) – édifiée sur le Golgotha et sur le tombeau du Christ, là même où fut redécouverte la Vraie Croix par sainte Hélène. La dédicace de cette basilique constantinienne fut en effet célébrée le 13 septembre 335.

« A la vue du Christ élevé en croix, il ne faut pas, mes bien-aimés, que votre pensée s’arrête à ce seul aspect extérieur qui frappa les yeux des impies, auxquels il a été dit par Moïse : « Ta vie sera comme en suspens devant tes yeux, et tu craindras jour et nuit, et tu ne croiras pas à ta vie. » En effet, à la vue du Seigneur en Croix, les impies ne pouvaient apercevoir en lui autre chose que leur crime ; ils tremblèrent de crainte, non pas de la crainte qui justifie dans la vraie foi, mais de celle qui torture une conscience coupable. Pour nous, ayant l’intelligence éclairée par l’esprit de vérité, embrassons d’un cœur pur et libre la Croix dont la gloire resplendit au ciel et sur la terre, et appliquons toute l’attention de notre âme à pénétrer le mystère que le Seigneur, parlant de sa passion prochaine, annonçait ainsi : « C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi. »
Homélie de saint Léon, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

  • Kyriale dominicain II
  • Epître : Philippiens II, 8-11 : C’est pourquoi Dieu l’a élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom
  • Evangile : Jean XII, 31-36 : Et pour moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tout à moi.
  • Credo dominicain I
  • Pendant la communion : O Crux ave spes unica – strophe extraite de l’hymne Vexilla Regis prodeunt, hymne de la Croix, composée au VIème siècle par saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – musique de Nicolas Antoine Lebègue (1631 † 1702), organiste du roi Louis XIV et de Saint-Merry
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina romain
  • Procession de sortie : Vexilla regis prodeunt – Hymne de la Croix, composée au VIème siècle par saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – ton dominicain

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Alype le Stylite – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 décembre 2018 du calendrier grégorien, 26 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la mémoire de notre vénérable père saint Alype le Stylite.

Saint Alype est né vers 515 à Hadrianopolis, petite ville située géographiquement en Bithynie et politiquement en Paphlagonie (l’une des nombreuses villes de l’Empire nommée du nom de l’empereur Hadrien & qu’il ne faut pas confondre avec la ville – plus connue – du même nom située en Thrace). Il devint orphelin de père à 3 ans et fut confié aux soins de l’évêque de la ville, Théodore, qui se chargea de son éducation et l’agrégea aux enfants qui servaient aux saints autels. Ainsi élevé dans le sanctuaire comme un autre Samuel, il devint économe et diacre de la cathédrale sous le successeur de Théodore. Vers l’âge de 30 ans, il distribua tous ses biens aux pauvres et choisit d’embrasser la vie solitaire en se retirant dans une montagne des environs de la ville, où il bâtit une petite église en l’honneur de sainte Euphémie de Chalcédoine, qui lui était apparue lors d’un voyage à Constantinople fait avec son évêque. Trop importuné par les nombreuses visites qu’il était contraint de recevoir, Alype décida de monter sur une colonne, à l’imitation de saint Syméon le Stylite. Il avait alors 32 ans.

Du haut de sa colonne, exposé aux injures de l’air & à la rigueur des saisons, Alype continua d’attirer les foules, avides de recevoir ses instructions, ses prédications et ses conseils de sagesse mais aussi bénéficier de ses dons de prescience et de guérison. Trois communautés religieuses se formèrent auprès de lui. La première se composait de reclus qui vivaient au pied de sa colonne & chantaient l’office divin avec lui, tandis que deux monastères, l’un d’hommes, l’autre de femmes, se formèrent non loin.

Saint Alype vécut 53 ans sur sa colonne. Ses jambes ne le portèrent plus et il passa les 14 dernières années allongées sur le côté, sans une plainte. Quand on lui témoignait de la compassion sur cet état, il se contentait de déclarer : « Dieu est juste & il châtie avec justice ». Il mourut probablement vers 614, à l’age de 99 ans, sous l’empereur Héraclius, lequel avait commencé à régner en 610. Sa vie fut écrite par l’un de ses disciples.

Saint Alype est l’un des plus fameux stylites, avec saint Syméon & saint Daniel. Ascète original, le stylite (du grec stylos, colonne) prie jour & nuit à mi-chemin entre Dieu et les hommes. Les derniers stylites sont signalés au Mont-Athos au XVIème siècle.

Saint Alype est aussi commémoré au même jour – 26 novembre – par le rit romain, qui lui donne pour nom l’adjectif décrivant son ascèse :

A Adrianopolis en Paphlagonie, saint Stylien, anachorète, illustre par ses mirades.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 1 : Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: * dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph ; * tu menas la vie des Anges incorporels en ton corps, * notre Père Alypios, prie le Christ Dieu, ** pour qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : En ce jour l’Eglise te chante et glorifie, * Alype, joyau des ascètes et fondement des vertus; * par tes prières accorde aux fidèles vénérant * avec amour tes exploits et tes luttes sacrées * la rémission de leurs funestes péchés ** et la délivrance de tout chagrin, comme l’indique ton nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abris ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).

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Programme de la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur

Universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 septembre 2015 du calendrier grégorien, 14 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

La fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique, célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 628.

Le 4 mai 615 en effet, les troupes païennes perses de l’empereur Chosroes II, commandées par le général Schahr-Barâz, s’étaient emparées de Jérusalem et avaient massacré 17 000 chrétiens habitants de la Ville sainte. Ces troupes avaient emporté dans leur butin la précieuse relique de la vraie Croix du Seigneur, découverte au début du IVème siècle par sainte Hélène, les reliques de la sainte Lance et de la sainte Eponge, ainsi que le patriarche de Jérusalem Zacharie et 37 000 chrétiens, déportés et réduits en esclavage.

L’opiniâtreté de l’empereur Héraclius finit par redresser la situation désespérée de l’Empire romain d’Orient (l’armée perse était arrivée jusqu’à Chalcédoine sur la mer de Marmara en face de Constantinople, tandis que les Avars assiégeaient la capitale impériale), et ramena progressivement les envahisseurs hors du territoire impérial. Le 12 décembre 627, Héraclius remporta enfin une victoire définitive et éclatante sur l’armée perse à Ninive, ce qui entraîna la fuite de Chosroes II, bientôt assassiné par son fils aîné et ses propres officiers le 29 février 628. Le nouvel empereur perse demanda la paix, qui ne fut accordée par Héraclius qu’à condition de restituer le bois sacré de la Sainte Croix et de libérer Zacharie, patriarche de Jérusalem et les chrétiens esclaves, ce qui fut fait. La précieuse relique de la Croix fut d’abord rapportée à Constantinople, d’où Héraclius l’apporta triomphalement à Jérusalem en septembre 628. Le pieux empereur voulut porter lui-même sur ses épaules ce bois sacré jusqu’au lieu du Calvaire, mais, arrivé devant les portes de la basilique de l’Anastasis, il ne put avancer, arrêté par une force invisible. Le patriarche Zacharie lui dit : « Prenez garde, Empereur, qu’avec ces ornements de triomphe, vous n’imitiez pas assez la pauvreté de Jésus Christ et l’humilité avec laquelle il a porté sa Croix ». Héraclius se dépouilla alors de ses splendides vêtements impériaux pour se vêtir d’un manteau de pauvre et pu, pénétrer, pieds nus, dans la basilique du Saint-Sépulchre. Depuis, l’Eglise ordonna qu’on célèbrerait tous les ans la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur le 14 septembre (au lendemain de la fête de la dédicace de la basilique du Saint-Sépulchre le 13 septembre, dédicace faite sous l’empereur saint Constantin), afin de garder mémoire d’un triomphe si glorieux.

La précieuse relique avait été divisée en trois parts :

  1. L’une resta à Jérusalem (elle fut perdue par les Croisées à la bataille de Hattin en 1187 mais fut achetée par l’empereur d’Ethiopie David Ier (1350 † 1413) au Sultan Barkuk, elle est actuellement dans le monastère de Gishen dans la province du Wolo).
  2. La seconde fut envoyée à Rome (elle se trouve aujourd’hui dans la basilique vaticane, après avoir été longtemps en la basilique Sainte-Croix de Jérusalem).
  3. La troisième fut envoyée à Constantinople, où le pieux empereur Héraclius la vénérait chaque année au cours d’ostensions solennelles.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est le pendant glorieux du Vendredi Saint. Si celui-ci commémore l’évènement historique de la rédemption obtenue par le Christ dans sa Passion, par ses souffrances & par sa mort, la fête de l’Exaltation nous représente plus particulièrement l’aspect finalement glorieux de cet évènement, où l’instrument de supplice est devenu l’arbre de vie, l’escabeau du salut et le trône de la gloire.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est précédée d’un jour d’avant-fête et suivie de 7 jours d’après-fête, elle est clôturée le 21 septembre. Etant une des Grandes fêtes du Seigneur, elle supprime l’office du dimanche lorsqu’elle tombe ce jour comme cette année. Elle est caractérisée dans le rit byzantin par la cérémonie proprement dite de l’exaltation de la Croix qui a lieu à la fin des laudes de l’office de matines : le célébrant bénit très solennellement avec la croix les 4 points cardinaux à 5 reprises pendant que le chœur chante 500 Kyrie eleison.

Le 14 septembre est aussi l’anniversaire de la naissance au ciel de notre Père parmi les saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople. En raison de la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur, la fête de saint Jean Chrysostome est perpétuellement reportée au 13 novembre.

Aux heures
Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie dominicale, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 2 – Psaume XXI, 1-3
℣. Dieu, mon Dieu, soit attentif envers moi ; * pourquoi m’abandonner ?
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La liste de mes échecs * éloigne de moi le salut !
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Mon Dieu, je crierai pendant le jour, et tu ne m’exauceras pas, * je crierai pendant la nuit et on ne me l’imputera point à folie.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume LXXIII, 1-2 & 12
℣. Pourquoi, ô Dieu, * rejeter jusqu’à la fin ?
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Souviens-toi de ta communauté, * que tu as acquise à l’origine.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Celle-ci est sur le mont Sion, * dans lequel il t’a plu d’habiter.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Dieu notre Roi depuis l’éternité, * a réalisé son salut au milieu de la terre.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume XCVIII, 1-2 & XCV, 9
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent ! * il siège sur les chérubins, que la terre chancelle !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur est grand dans Sion, * il est élevé au dessus de tous les peuples.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Adorez le Seigneur devant son sanctuaire.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il
est saint !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde les tiens ** par ta Croix.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * qui porte ton Nom, ô Christ Dieu. * Réjouis les chrétiens orthodoxes par ta puissance * et donne-leur la victoire sur les ennemis ; * ayant pour secours ton arme de paix ** et trophée invincible.

A la place du Trisaghion :
℟. Devant ta Croix, nous nous prosternons, ô Maître, & ta sainte résurrection, nous la chantons. (3 fois)

Prokimenon :
De la fête, ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent (Psaume 98, 1).

Epître :
De la fête : I Corinthiens (§ 125) I, 18-24.
Car la parole de la croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour ceux qui se sauvent, c’est-à-dire, pour nous, elle est la puissance de Dieu.

Alleluia :
De la fête, ton 1 :
℣. Souviens-toi de ta communauté, que tu as acquise à l’origine. (Psaume 73,2)
℣. Et Dieu, notre Roi depuis l’éternité, a réalisé notre salut au milieu de la terre. (Psaume 73, 12)

Evangile :
De la fête : Jean (§ 60) XIX, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35.
Et portant sa croix, il vint au lieu appelé le Calvaire, qui se nomme en hébreu, Golgotha ; où ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, et Jésus au milieu.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Hirmos : Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
De la fête : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7). Alléluia, alléluia, alléluia.

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