Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Annonce de la visite en France du patriarche de Moscou

Première visite officielle en France de Sa Sainteté Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies

Le patriarche Alexis II se rendra pour la première fois en visite officielle en France en octobre prochain, annonce le service de presse du diocèse de Chersonèse.

Le 2 octobre, le primat de l’Eglise orthodoxe russe parlera devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à l’invitation de son président.

Le 3 octobre 2007, le patriarche Alexis sera à Paris. Il visitera la cathédrale Notre-Dame de Paris pour y vénérer la sainte Couronne. Sa Sainteté se rendra à l’église des Trois Saints Docteurs, qui est l’église cathédrale du diocèse de Chersonèse (diocèse du patriarchat de Moscou – cette église est sise au 26 de la rue Péclet, Paris XV). Il devrait y célébrer un molebien, office d’actions de grâces, avec les fidèles de l’Eglise orthodoxe russe demeurant en France. Le soir du 3 octobre, à l’issue de l’office à Notre-Dame, le diocèse de Chersonèse organisera au Palais de la Conciergerie une réception privée à l’occasion de la visite du primat de l’Eglise orthodoxe russe en France. Le programme prévoit également des rencontres avec les représentants du monde religieux, culturel et politique de France.

Je suivrai bien sûr de très près la visite parisienne du patriarche de Moscou le 3 octobre prochain. Sachant la grande vénération de l’Orient byzantin pour l’impératrice sainte Hélène, il serait de bon ton que les organisateurs incluent une vénération des reliques de la mère de l’empereur Constantin, reliques qui sont conservées dans l’église parisienne Saint-Leu – Saint-Gilles.

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Sa Sainteté Alexis II (né Alexeï Mikhailovich von Ridiger à Tallinn en Estonie le 23 février 1929) est depuis 1990 le 15ème patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, avec le titre de Patriarche de Moscou et de toutes les Russies.

Il est issu d’une ancienne famille de la noblesse germano-balte, ayant embrassé l’orthodoxie au XVIIIe siècle.

Alexis II avait entretenu une relation très difficile avec Jean-Paul II, refusant la venue de celui-ci à Moscou, lui reprochant les développement d’une structure hiérarchique latine en Russie, ainsi que la restauration de la hiérarchie de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine.

Toutefois, un très net dégel des relations entre Rome & Moscou semble s’observer depuis le pontificat de Benoît XVI.

Ainsi, après l’aide apportée par le pape Benoît XVI pour la reconstruction de l’église de la Trinité d’Izmaïlovo, à Saint-Pétersbourg, le patriarche Alexis II avait écrit au Pape en novembre dernier une lettre fort touchante de remerciements, dans laquelle il disait :

 » Je considère Votre participation à la restauration de cette maison du Seigneur comme un signe de l’amour sincère à l’égard de l’Eglise orthodoxe russe ce qui, sans aucun doute, sera le gage du développement de nos relations dans l’esprit de fraternité et d’entraide chrétiennes.

Profitant de l’occasion j’aimerais exprimer à Votre Sainteté mon plus profond respect et souhaiter l’aide de Dieu dans Votre haut ministère. « 

Alexis II semblerait même souhaiter rencontrer Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ce qui serait une première œcuménique & un évènement majeur dans le rapprochement de l’Orient & de l’Occident chrétiens.

Nota : Vous remarquerez que le diocèse parisien du Patriarcat de Moscou s’intitule diocèse de Chersonèse (du nom d’un ancien diocèse disparu) & non diocèse de Paris. Les orthodoxes ont toujours eu cette grande courtoisie ecclésiale de reconnaître les hiérarchies qu’ils trouvaient en place en Occident. Pour eux, il ne peut y avoir qu’un seul évêque de Paris, qui est l’évêque catholique.

Ordinations sacerdotales à Saint-Louis, Missouri

Le vendredi 15 juin, la cathédrale de Saint Louis dans le Missouri – qui est également basilique mineure – a été le cadre d’un événement dont nous nous faisions ici-même l’écho : les premières ordinations sacerdotales aux Etats-Unis de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Deux diacres de l’ICRSP, les abbés Avis and Talarico ont donc été ordonnés prêtres par S.E. Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint-Louis, en présence de deux autres évêques & d’un grand concours de clercs & de fidèles (1100 à 1200 personnes).

Voici quelques photographies de cette cérémonie trouvées sur la blogosphère tradie, & que je reproduis volontiers ici car elles montrent certaines particularités liturgiques rarement vues en France :

Ordinations ICRSP 2007

Procession d’entrée avec le pavillon basilical.
Le pavillon est l’une des marques d’honneur
permettant de distinguer une église basilique.
Il est toujours de soies aux couleurs du sénat romain.
On remarquera sur ce pavillon les armes du pape Jean-Paul II.

Ordinations ICRSP 2007

Entrée de Mgr Burke dans sa cathédrale, revêtu de sa cappa magna.

Ordinations ICRSP 2007

Une fois vêtu de ses ornements pontificaux, Mgr Burke s’avance vers l’autel.

Ordinations ICRSP 2007

Pendant le chant des litanies des saints, les ordinants sont prosternés.

Ordinations ICRSP 2007

Monitions du pontife aux impétrants.

Ordinations ICRSP 2007

Encensement de la croix & de l’autel par Mgr Burke à l’offertoire,
assisté du diacre à droite & du prêtre assistant en chape à gauche.
Au premier plan, le sous-diacre entre les deux diacres d’honneur.
On admirera le magnifique pontifical blanc néo-gothique
employé pour cette cérémonie,
qui comporte des cols parés pour le célébrant, le diacre & le sous-diacre
(antique usage assez commun jusqu’à la fin du Moyen-Age).

Sources, crédits photographiques & informations complémentaires :

  • Saint Louis Catholic du 15 juin 2007,
  • A Catholic Life du 15 juin 2007,
  • The New Liturgical Movement du 16 juin 2007,
  • Fish Eaters forum du 17 juin 2007.
  • Sacré Cœur – Prose parisienne – Offices notés complets de Paris – 1899

    Prose du Sacre Coeur

    1. Fas sit, Christe, mystéria
    Amóris tui pándere ;
    Fas sit alta sacrária
    Cordis tui detégere.
    Que nous puissions, ô Christ, découvrir les mystères de ton amour, et dévoiler l’intérieur du sanctuaire de ton Cœur.
    2. Hic puræ mentes háuriunt
    Ætérnæ fontes grátiæ ;
    Abscónditos repériunt
    Thesáuros sapiéntiæ.
    Ce Cœur est la source où les âmes pures viennent puiser les eaux de la grâce éternelle ; elles y trouvent les trésors cachés de la sagesse.
    3. Templvm in penetrálibus
    Sibímet Numen cónsecrat,
    In quo votis perénnibus
    Paréntem Natus óbsecrat.
    Ce Cœur est un temple que Dieu se réserve ; c’est dans ce sanctuaire que le Fils ne cesse d’adresser ses prières pour nous au Père.
    4. Ardet altári médio
    Agnus replétus grátia :
    Hic ámoris incéndio
    Jugis litátur hóstia.
    Au milieu de l’autel est immolé l’Agneau sans tache ; et cette victime se consume dans les flammes de l’amour.
    5. Datvr vita, patet via ;
    Apéritur et véritas,
    Qua nobis et fit pérvia,
    Et gustátur felícitas.
    Dans ce Cœur nous trouvons la vie, et la voie qui conduit au ciel, et la vérité, avant-goût de la félicité promise.
    6. Qui sítitis justítiam,
    Rebus spretis fallácibus,
    Plenam hauríte grátiam
    De Cordis Christi fóntibus.
    Vous qui avez soif de justice, méprisez les faussetés du monde, et puisez abondamment la grâce dans les sources vives du Cœur du Christ.
    7. Hic floret innocéntia,
    Hic inflammátur cáritas,
    Hic reis datur vénia,
    Hic sanátur infírmitas.
    Ici fleurit l’innocence, ici la charité allume ses feux, ici les coupables trouvent le pardon de leurs fautes, ici sont guéries les infirmités.
    8. Hic casta spirant lília
    Quibus nitéscunt Vírgines ;
    Hic únguntur ad prælia
    Mox coronándi púgiles.
    Ici les lys de la chasteté, qui font la parure des vierges, répandent leurs parfums ; ici les athlètes, qui aspirent à la couronne, viennent prendre des forces pour le combat.
    9. Terræ cedant divítiæ,
    Mundi cedant inánia :
    Nostræ Christus delíciæ,
    Nobis Christus est ómnia.
    Richesses terrestres, allez-vous en ; vanités du monde, allez-vous en ; le Christ seul fait nos délices, le Christ nous tient lieu de tout.
    10. Castis amícum méntibus,
    Jesu Cor amantíssimum,
    Puris amándum córdibus,
    In corde regnet ómnium.
    Que le Cœur très aimant de Jésus fasse toujours la joie et le bonheur des âmes chastes ; que ce Cœur si aimant puisse régner dans le cœur de tous les hommes.
    11. Jesv, qui, lux de lúmine,
    Plenus es sapiéntia,
    De Cordis plenitúdine
    Da fluat in nos grátia.
    Jésus, lumière de lumière, en qui réside la sagesse, fait jaillir sur nous la grâce dont ton Cœur est la source inépuisable.
    12. Qui candor es, fac méntibus
    Lux una nostris fúlgeas :
    Qui cáritas es, córdibus
    Ignis consúmens árdeas.
    Amen. Alleluia.
    Toi qui est bon, sois la seule lumière qui éclaire nos âmes ; toi qui est amour, que ton feu seul consume nos cœurs.
    Amen. Alléluia.

    Programme de la solennité du Sacré Cœur

    Sacre Coeur


    Saint-Eugène, le dimanche 17 juin 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Procession d’entrée: Plein Jeu de la 2nde Suite de Guilain
  • Séquence Venite, cuncti, currite – au propre de Paris – texte composé pour le missel parisien de 1767 à partir d’hymnes au Sacré Cœur de Saint Jean Eudes (1655) et du R. P. Croiset, s.j. (1690). Conformément à la tradition l’orgue chante les strophes impaires
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Offerte à deux chœurs de la Messe pour plusieurs instruments au lieu des orgues (H. 513) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise
  • Après la Consécration : O salutaris – Michel Imbert, maître de musique de l’Eglise de Sens (Méthode de serpent de 1780)
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV/li>
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est de la Messe royale de du Mont
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Cor arca legem continens – hymne des laudes de la fête écrite par le piariste Filippo Bruni († 1771) pour être intégrées dans l’office du Sacré Cœur décrété par le pape Clément XIII en 1765 – chant français
  • Fête-Dieu à Langres – Fin XIXème / début XXème siècle

    Merci à Monsieur l’Abbé Meissonnier, fssp, pour les mythiques photos qu’il m’a faites parvenir ce matin de la Fête-Dieu à Langres du temps du fameux chanoine Couturier (cette ville & ce compositeur m’étant tous les deux particulièrement chers !).

    Fete-Dieu Langres

    Les petits & grands séminaristes avec les élèves de la maîtrise précèdent le dais qu’on entrevoit en haut de la rue à gauche de la photo.
    Les petits séminaristes sont en habit de chœur mais sans rabat français.
    Les maîtrisiens sont en uniforme. Leur présence indique que ces photos sont antérieures à 1905 (la Loi de la séparation des églises & de l’état entraîna la suppression de l’école maîtrisienne de Langres, pourtant si féconde & prospère).
    Notez les 4 chantres en chapes (l’ancien usage langrois avait sagement été conservé par Mgr Parisis au milieu du XIXème siècle quand cet évêque de Langres pris le rit romain pour son diocèse).
    On aperçoit précédant le dais plusieurs diacres ou indus & une bonne dizaine de chapiers.
    Notez les douze (!!!) thuriféraires tournés vers le Saint-Sacrement (quatre rangs sur trois lignes), avec des enfants jetant des pétales de fleurs.
    Les maisons paraissent avoir été ornées de branchages.

    Fete-Dieu Langres

    Deux évêques en cappa (!) suivent le dais.
    Des portes insignes portent leurs mitres derrière eux.
    Je ne connais hélas pas les évêques de Langres de cette époque pour déterminer qui est ici sur la photo (un vieil évêque & son coadjuteur ?).

    Fete-Dieu Langres

    Ecce panis angelorum !
    Arrivée au reposoir (il me semble sur la place de l’Hôtel de Ville) : notez l’importance de la construction de celui-ci, avec ciborium.
    Les douze thuriféraires encensent à pleines chaines (avec un peu d’attention, on distingue la plupart des encensoirs en l’air).
    Il est piquant de constater que Langres, qui s’est voulu le fer de lance de la romanité liturgique en France au XIXème siècle, laissait subsister de tels usages purement français !

    Fete-Dieu Langres

    Il me semble reconnaître le chanoine Nicolas Mammès Couturier au clavier.
    Sans doute se prépare-t-on à exécuter l’un de ses grands motets pour le reposoir de la Fête-Dieu.
    Le plus fameux de ceux-ci est Alleluia, paratur nobis (Populus n° 78), grand motet en Mib M à 4 & 5 voix, pour deux chœurs & 2 musiques militaires, sur le thème de l’Adoro te. D’une durée d’une vingtaine de minutes, ce motet du reposoir nécessitait 300 exécutants : les deux séminaires, la maîtrise & les musiques du 21ème & du 109ème régiments d’infanterie stationnés à Langres.
    La photo n’embrasse pas l’ensemble des exécutants, mais néanmoins, on voit bien la disposition à deux chœurs qui se font face, les séminaristes à gauche, les petits séminaristes & les maîtrisiens à droite.
    On ne voit pas les deux fanfares militaires. Notons toutefois la présence de militaires en arrière-plan.
    Il semble que la photo soit prise pendant un passage solo (le soliste est à la gauche de l’organiste).

    Fete-Dieu Langres

    Après l’éxécution du motet, le célébrant donne la bénédiction avec le Saint-Sacrement.
    Notez que le clergé langrois arbore encore fièrement la tonsure cléricale. 😉

    Fete-Dieu Langres

    Le dais passe devant l’Hôtel de Ville de Langres.
    On distingue les portes insignes derrière les évêques.
    Notez les deux énormes cierges des deux céroféraires.

    Pour le grand admirateur de l’œuvre musicale du chanoine Couturier que je suis, ces photos sont mythiques.
    Quels fastes liturgiques Langres déployait alors !
    Je les avais vues il y a fort longtemps & suis extrêmement ravi de les retrouver enfin après des années de recherche.
    Encore merci, Monsieur l’Abbé !

    Il faudra que je fasse un jour ou l’autre un article sur le chanoine Couturier & l’extraordinaire vie musicale qu’il a su insuffler à la petite ville de Langres pendant un demi-siècle (je publierai alors peut-être en ligne le catalogue de ses 590 œuvres dressé en son temps par Bernard Populus). C’est un auteur que nous aimons beaucoup chanter à Saint-Eugène.
    Vous pouvez trouver sur notre site plusieurs partitions du chanoine Couturier en libre accès.

    PS. Tant que dure l’octave de la Fête-Dieu, je publierai très volontiers toute image de procession du Saint-Sacrement. Avis à tous mes amis !
    Au XVIIIème siècle à Paris, il y avait procession tous les jours durant l’octave. 🙂

    ***

    Dans cette série :

    La métamorphose d’un autel


    Merci à Marc B*** de m’avoir fait parvenir cette video ce matin. Délicieux ! 🙂

    Le Christ-Rédempteur est la paroisse « Ecclesia Dei » de Bordeaux qui a été confiée à la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre par l’évêque du lieu.

    Cette vidéo a été tournée le matin de Pâques, mais j’imagine que chaque dimanche le même soin doit être apporté à la réalisation d’un cadre digne à la célébration des mystères de notre salut.

    Vous pouvez visiter leur site web : http://fsspbordeaux.free.fr/

    Fête-Dieu à Saint-Eugène en 2007

    Chers choristes,

    Merci pour votre travail à tous qui nous a valu de superbes offices ce jour.

    Le Tantum ergo de Michel-Richard de Lalande fut particulièrement réussi (dire qu’au ciel il y aura une musique encore plus belle !). Bravo à Suzy qui a dirigé avec brio le chœur des femmes pendant les vêpres (c’était une première !) . Les alternances d’orgue de Nivers par Anne pour la séquence Lauda Sion de la messe le matin furent aussi un merveilleux moment. Qu’Anne Foulard soit ici remerciée, non seulement pour la qualité de son interprétation, mais encore, il faut le savoir, pour l’énorme travail de transcription de ces versets d’orgue pour le Lauda Sion, travail qu’elle a réalisé afin d’accorder la tonalité de Nivers avec celle du chœur. Comme je sais combien ce travail de transcription peut être long & pénible, je la salue d’autant plus volontiers !

    Voici deux images prises par votre serviteur juste avant le salut, au retour de la procession :

    Fete-Dieu 2007

    Le chœur de Saint-Eugène avec le Très-Saint Sacrement sur l’autel.

    ostensoir a la Fete-Dieu 2007

    Le grand ostensoir de Saint-Eugène (redoré & réargenté en son temps par les soins de Monsieur l’abbé Veuillez).

    Bon, les photos ne sont pas top, j’en conviens ! 🙁

    A ma décharge puis-je préciser qu’elles ont été prises au télé-objectif depuis la tribune du grand orgue & surtout que les fumées d’encens sortant des deux encensoirs (une particularité prescrite pour la procession du Saint-Sacrement par la liturgie traditiennelle) tendaient à former un genre de brouillard mystique dans toute notre église. 😉

    Nous avons aussi eu une pensée émue ce jour pour nos pasteurs, les R.P. Potez & de Langalerie, dont c’est la dernière Fête-Dieu à Saint-Eugène au terme d’un ministère fructueux.

    DEO GRATIAS !

    Fête-Dieu à Toulouse en 1700

    Fete-Dieu a Toulouse 1700

    Un grand merci à Xavier de Rochebrune qui m’a envoyé ce soir ce tableau représentant la procession de la Fête-Dieu à Toulouse en 1700.

    Remarquons :

    • le clocher de Saint-Sernin en arrière plan,
    • les huit capitouls de Toulouse (premiers magistrats de la ville, charge qui conférait la noblesse héréditaire) portent le dais, assistés par des petits pages,
    • le Saint-Sacrement est porté par l’archevêque de Toulouse, le dais étant précédé de sa crosse,
    • les membres du Parlement de Toulouse suivent le dais, cierge en main pour beaucoup,
    • la couleur liturgique est le rouge, comme à Paris (usage usuel en France jusqu’au XIXème siècle), comme en témoignent les dalmatiques des clercs qui précèdent la croix de procession,
    • le clergé porte des cierges (prescription liturgique pour la procession de la Fête-Dieu), des surplis longs & le rabat blanc (le rabat devient noir sous le règne de Louis XV).

    C’est un témoignage ancien & très intéressant de l’usage de faire porter le dais à des personnages distingués, contraire à la règle de le faire par des clercs.

    C’est surtout un beau témoignage de la France chrétienne, dans laquelle les premiers personnages de la Cité ne répugnaient pas à rendre un témoignage public & éclatant de leur foi.

    En ce dimanche d’élections, aurons-nous des hommes politiques en nos processions ??? Pfffff… 🙁

    Merci encore à Xavier. Continuez à m’envoyer vos images de procession de la Fête-Dieu !

    ***

    Dans cette série :

    Fête-Dieu à Paris en 1830 – Sortie de procession par Turpin de Crissé

    Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)

    Un grand merci à M. l’Abbé Meissonnier, fssp, qui m’a envoyé hier soir ce magnifique tableau dû au talent du comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859). Sauf erreur de ma part, il s’agirait de la sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830.

    Remarquons :

    • l’admirablement ordonnancement général de la procession,
    • les ornements liturgiques rouges & non blancs (depuis l’origine de la Fête-Dieu à Paris, la couleur liturgique employée a été constamment le rouge),
    • les 40 (!) enfants de chœur portent la ceinture rouge sur le surplis & la calotte rouge ; deux sont acolytes, tous les autres portent un cierge, comme le demandent les règles liturgiques de la procession de la Fête-Dieu (tous les fidèles d’ailleurs devraient porter un cierge ; on voit une petite fille avec un cierge, quelques autres au loin derrière le dais),
    • le dais est porté par des clercs (& non d’éminents laïcs) ce qui est plus conforme aux règles ; ces clercs ne sont pas toutefois induts de chapes ou de dalmatiques,
    • outre le célébrant, tous les autres prêtres présents portent également la chasuble rouge (cela est très fidèle aux rubriques de la procession du Très-Saint Sacrement),
    • le porte-croix est en chape,
    • derrière le porte-croix marchent 6 chantres-chapiers, portant le turlututu, l’ancien chapeau pointu des chantres (le second à gauche le tien en ses mains),
    • derrière les chantres marchent des ecclésiastiques & chantres, puis un second groupe de chantres avec les surplis sans manches (usuels pour les chantres parisiens),
    • tous les ecclésiastiques portent la calotte noire (les deux premiers chapiers semblent porter le col oratorien),
    • la longueur des surplis des petits comme des grands clercs,
    • les bannières sont tenues par les rubans,
    • des jeunes filles jettent des pétales de roses sur deux rangs de part & d’autre du passage de la procession,
    • la troupe présente les armes,
    • le suisse avec sa masse & sa hallebarde, arbore un baudrier magnifique,
    • les deux thuriféraires semblent curieusement manquer.

    Voici une vue générale du tableau de Turpin de Crissé :

    Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830

    Remarquons les tapisseries qui bordent le chemin de la procession, les armes pleines de France au portail & les deux bannières fleudelysées, qui firent scandale dans la France louis-philipparde. L’actuelle mairie du Ier arrondissement avec son beffroi n’est pas encore contruite.

    Je trouve ce tableau très touchant : beaucoup de grâce ainsi chez les enfants de Marie groupés autour de la bannière de la sainte Vierge. C’est un beau témoignage des fastes de la vie liturgique parisienne quelques années avant l’abandon du rit propre au diocèse.

    Si vous avez d’autres images de Fête-Dieu, n’hésitez pas à me les faire parvenir ! 😉

    ***

    Dans cette série :

    Catéchisme sur la Fête-Dieu

    Procession Fete-Dieu

    D. Quelle fête l’Eglise célèbre-t-elle le jeudi après la fête de la Sainte Trinité ?
    R. L’Eglise célèbre la fête du Très Saint Sacrement, autrement dit la Fête du Corps & du Sang de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, vulgairement appelée la Fête-Dieu.

    D. Quand Jésus-Christ a-t-il institué cet admirable Sacrement ?
    R. Jésus-Christ l’a institué le Jeudi Saint, la veille de sa mort.

    D. Pourquoi l’Eglise ne fait-elle pas la Fête du Saint Sacrement le Jeudi Saint ?
    R. Parce qu’elle est alors occupée de la Passion & de la mort de Jésus-Christ.
    Explication. L’Eglise fait néanmoins cette Fête le Jeudi Saint, autant que les circonstances peuvent le lui permettre mais elle est alors trop occupée pour la célébrer comme elle le désirerait ; c’est ce qui l’a engagée à transférer la fête de l’institution du Saint Sacrement, afin qu’elle fût célébrée avec toute la pompe & l’éclat qui lui conviennent. Cette fête est, à proprement parler, le supplément de celle du Jeudi Saint.

    D. Dans quel temps a-t-on célébré cette fête au jour où elle est maintenant ?
    R. Elle a été célébrée d’abord à Liège en 1246 puis ordonnée pour tout l’Occident par le pape Urbain IV en 1264.

    D. Pourquoi l’Eglise a institué cette fête particulière ?
    R. Pour quatre raisons principales.

    D. Quelle est la première raison de l’institution de la Fête du Saint Sacrement ?
    R. C’est pour remercier Jésus-Christ de l’institution de ce sacrement adorable.

    D. Quelle est la seconde raison ?
    R. C’est pour rendre à Jésus-Christ dans ce sacrement adorable les honneurs qui lui sont dus.

    D. Quelle est la troisième raison ?
    R. C’est pour s’opposer aux hérétiques qui ont osé attaquer Jésus-Christ dans le Saint Sacrement.
    Explication. Cette raison est une des causes principales de l’institution de cette auguste solennité. C’est la coutume de l’Eglise de défendre le dogme par quelque rit ou cérémonie, par des fêtes, des usages, des pratiques ; en un mot par quelque chose d’extérieur qui prémunisse les chrétiens & les avertisse de prendre garde aux séductions des hérétiques, & c’est ce qu’elle fait dans cette occasion.

    D. Quelle est la quatrième raison ?
    R. C’est pour réparer les outrages que Jésus-Christ reçoit dans le Sacrement de son amour.
    Explication. Combien d’outrages ce divin Sauveur ne reçoit-il pas dans ce Sacrement ineffable de la part des hérétiques qui le blasphèment, de la part de tant de chrétiens qui communient indignement & profanent ainsi le plus redoutable de nos Mystères ? Combien d’horribles sacrilèges n’ont pas commis les sectaires contre le Saint Sacrement de l’Autel, surtout durant les guerres que l’hérésie excita pendant le seizième siècle ? On ne peut penser qu’avec horreur à ce que firent les Zwingliens, les Calvinistes et les autres sectateurs. L’histoire de ces temps n’est remplie que des impiétés qu’ils commirent de toutes parts, surtout en Allemagne & en France.

    D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle établi la procession de la Fête du Très Saint Sacrement ?
    R. Pour trois raisons.

    D. Quelle est la première raison pour laquelle on fait la procession du Saint Sacrement ?
    R. C’est pour marquer la victoire & le triomphe que Jésus-Christ remporte sur les ennemis de ce Sacrement adorable.
    Explication. C’est la raison que donne le saint Concile de Trente. Il était en effet bien juste de dédommager en quelque sorte le Sauveur des outrages des hérétiques ; de là vient la pompe & la magnificence avec lesquelles tout l’univers catholique s’empresse de faire ces augustes processions. Elles se font surtout à Angers avec toute la solemnité possible, parce que c’est dans cette ville que Béranger attaqua le premier le dogme de l’Eucharistie, le plus grand des bienfaits de Dieu, ce bien par excellence que les premiers chrétiens appelaient le bien parfait, bonum perfectum.

    D. Quelle est la seconde raison ?
    R. C’est pour sanctifier nos places publiques, nos rues & nos maisons par la présence adorable de Jésus-Christ.
    Explication. Si les anciens patriarches regardaient comme sacrés les lieux où les anges leur avaient apparu, s’ils y dressaient des autels, s’ils y offraient des victimes, si Moïse même ne devait approcher que pieds nus du buisson ardent par respect pour la présence de Dieu, que devraient faire des chrétiens pénétrés de la réalité de la présence de Jésus-Christ ? Avec quelle religieuse frayeur ne devraient-ils pas regarder les lieux que sa présence auguste a sanctifié ?

    D. Quelle est la troisième raison ?
    R. C’est pour exciter par cet auguste spectacle la foi & la piété des chrétiens.

    D. Avec quels sentiments faut-il assister aux processions du Très Saint Sacrement ?
    R. Il faut y assister avec les sentiments d’une foi vive & d’une adoration profonde.

    D. Quelle pratique de piété peut-on faire le jour de la Fête-Dieu ?
    R. Il faut faire une visite à Jésus-Christ par manière d’amende honorable pour lui demander pardon de tous les outrages qu’il reçoit dans le Saint Sacrement.

    D. Pourquoi visite-t-on le Saint Sacrement le soir du Jeudi Saint ou même pendant la nuit ?
    R. Pour faire amende honorable à Jésus-Christ de tout ce qu’il a souffert pour nous dans sa passion, & qu’il souffre encore tous les jours dans le Sacrement adorable de son amour.
    Explication. Une coutume bien louable & bien salutaire que plusieurs chrétiens observent, est de dire souvent ces paroles remarquables : Loué & adoré soit Jésus-Christ dans le Très Saint Sacrement de l’Autel. C’est une pratique sainte qui ne peut trop se répandre, parce que quelques louanges que nous donnions à Jésus-Christ sur les prodiges de puissance & d’amour qu’il opère dans la divine Eucharistie, nous n’en dirons jamais assez, & il sera toujours infiniment au-dessus de toutes nos louanges.

    D. Que faut-il faire pendant l’octave du Très Saint Sacrement ?
    R. Il faut, autant qu’on le peut, assister tous les jours à la sainte Messe & aux offices où l’on donne la bénédiction du Très Saint Sacrement.
    Explication. Les bénédictions du Très Saint Sacrement n’ont été en usage que depuis que les sectaires se sont déchaînés contre ce Sacrement auguste : elles ont été principalement établies pour marquer de plus en plus la foi de la présence réelle, & rien n’est plus propre à attirer sur nous les grâces du ciel que cette sainte cérémonie ; car si les bénédictions des anciens patriarches étaient désirées avec tant d’ardeur, comme nous le voyons par les plaintes d’Esaü, & par l’empressement de Sara à procurer celle d’Isaac à son cher Jacob, combien ne devons-nous pas souhaiter davantage les bénédictions de Jésus-Christ, le principe & la source de toutes les grâces ? avec quel respect ne devons-nous pas les recevoir ?