Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Pèlerinage de la Schola Sainte Cécile dans les Pouilles (24-29 juillet 2026)

Pèlerinage à Lecce et dans les Pouilles de la Schola Sainte Cécile

La Schola Sainte Cécile & la Schola Saint Roman le Mélode seront en pèlerinage dans les Pouilles du vendredi 24 juillet 2026 au mercredi 29 juillet 2026.

Retrouvez-nous pour la fête de sainte Anne à Lecce, à l’église Sainte-Anne de Lecce (Via Giuseppe Libertini, 15, 73100 Lecce LE, Italie) :

  • Samedi 25 juillet, 9h30 : messe solennelle de la fête de saint Jacques le Majeur
    • Missa Secunda de Hans Leo Hassler von Roseneck (1564 † 1612), organiste de la cathédrale d’Augsbourg et archimusicien de la cité de Nuremberg
    • Offertoire : Dum Pater familias – hymne à saint Jacques (Codex Calixtinus)
    • Communion : Domine Deus virtutum – Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV)
  • Samedi 25 juillet, 19h : premières vêpres solennelles de sainte Anne, mémoire du dimanche et de saint Jacques, suivies de la procession dans les rues de Lecce
    • Deus in adjutorium (Carmel de Mexico, c. 1575)
    • Dixit Dominus de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
    • Nisi Dominus de Marc-Antoine Charpentier
    • Magnificat du VIIIème ton de Claudin de Sermisy (1490 † 1562), maître de la chapelle royale de France, chanoine de la Sainte Chapelle
  • Dimanche 26 juillet, 10h30 : messe solennelle de la fête de sainte Anne
    • Messe du XIème mode d’Antoine de Boësset, seigneur de Villedieu (1587 † 1643), surintendant de la musique du roi Louis XIII & maître de la musique de la Reine de France Anne d’Autriche & des Bénédictines de Montmartre
    • A l’offertoire : Motet Anna Mater d’Antoine de Boësset.
    • A l’élévation : O salutaris de la Missa de Sancta Anna de Pierre de La Rue (1460 †1518) abbé à Courtrai, chantre et compositeur de la Chapelle ducale de Bourgogne sous Maximilien, Philippe le Beau et Marguerite d’Autriche
    • Communion : Tantum ergo de Michel-Richard de Lalande
    • Sortie : Non privabit bonis – Michel-Richard de Lalande

Notre pèlerinage nous conduira également à Bari pour la vénération des reliques de saint Nicolas et à Otrante pour celle des 813 saints glorieux Martyrs de cette ville.

Lecce, Chiesa di Sant'Anna
Lecce, Chiesa di Sant’Anna

Située sur la via Giuseppe Libertini, l’un des grands axes monumentaux du centre historique de Lecce, l’église Sainte-Anne (Chiesa di Sant’Anna) constitue l’un des témoignages les plus raffinés du baroque leccese, tout en demeurant moins connue que la célèbre basilique Sainte-Croix ou la cathédrale. Son intérêt réside précisément dans cet équilibre entre la sobriété de sa composition architecturale et la richesse décorative propre à l’école artistique de Lecce.

L’édifice fut fondé à la fin du XVIIᵉ siècle, à l’initiative de Teresa Paladini, qui exécuta les dernières volontés testamentaires de son époux, Bernardino Verardi, ancien syndic (maire) de Lecce. Leur projet ne consistait pas seulement à ériger une église, mais à créer un vaste complexe comprenant également un conservatoire destiné à accueillir de jeunes femmes de la noblesse locale — vierges, veuves ou femmes abandonnées — désireuses de mener une existence retirée, proche de la vie monastique. Les travaux commencèrent vers 1684 sous la direction de Giuseppe Zimbalo, avant d’être achevés au XVIIIᵉ siècle par Emanuele Manieri, ce qui explique la coexistence harmonieuse de deux générations du baroque salentin.

La façade est caractéristique du classicisme baroque de Lecce. Plus retenue que celle de Sainte-Croix, elle s’organise sur deux registres couronnés d’un fronton triangulaire. Son ordonnance rappelle volontairement la façade principale de la cathédrale, également attribuée à Giuseppe Zimbalo. Les niches abritent les statues de saint Pierre, saint Paul, saint Jean l’Évangéliste et, au centre de la partie supérieure, sainte Anne, mère de la Vierge Marie, entourée d’anges. L’ensemble, sculpté dans la célèbre pierre de Lecce, ce calcaire blond particulièrement tendre, permet aux artistes de déployer une ornementation d’une finesse exceptionnelle.

La sainte messe à l'église Sainte-Anne de Lece
La sainte messe à l’église Sainte-Anne de Lece

L’intérieur adopte un plan à nef unique, baigné d’une lumière abondante grâce à de larges fenêtres latérales. Le regard est naturellement attiré vers le maître-autel, encadré de colonnes et richement décoré de sculptures dorées. Les chapelles latérales conservent plusieurs autels baroques ainsi que des peintures réalisées par des artistes locaux des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Les armes des fondateurs, Bernardino Verardi et Teresa Paladini, apparaissent à plusieurs endroits de l’édifice, rappelant le caractère profondément votif de cette fondation.

Après la suppression des communautés religieuses au XIXᵉ siècle, le conservatoire fut progressivement désaffecté et l’église connut une longue période de déclin. D’importants travaux de restauration, financés par la région des Pouilles et la municipalité de Lecce, ont permis de restituer tout son éclat à l’ensemble monumental. Depuis 2019, l’église est de nouveau ouverte au culte et accueille les célébrations selon le Missel romain de 1962, confiées à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, faisant de Sainte-Anne l’un des principaux lieux de la liturgie traditionnelle dans les Pouilles.

Sainte-Anne offre ainsi un remarquable condensé de l’art baroque leccese. Moins spectaculaire que les grandes basiliques de la ville, elle séduit par l’harmonie de ses proportions, la délicatesse de sa sculpture et le souvenir de sa vocation originelle : unir la beauté de l’architecture sacrée à une œuvre de charité envers les jeunes femmes de la noblesse locale. Aujourd’hui encore, son atmosphère recueillie contraste avec l’animation des rues voisines et en fait l’un des sanctuaires les plus attachants du centre historique de Lecce.