Bénédiction solennelle des icônes de l’atelier d’iconographie à la paroisse russe catholique de Paris

02-Bénédiction solennelle des icônes

Ce matin après la divine liturgie eut lieu la bénédiction solennelle des icônes dernièrement réalisées par les élèves de l’atelier d’iconographie d’Anne Nicolas.

01-Bénédiction solennelle des icônes

Le rit byzantin connait quatre offices de bénédictions différents qui permettent de consacrer une icône pour la prière des fidèles. Ceux-ci constituent un véritable traité de théologie sur la vénération des saintes images, et son fondement scripturaire. Ces quatre offices de bénédictions – bénédiction des icônes de la Trinité, du Christ, de la Mère de Dieu & des saints – partagent la même structure, mais les oraisons différent en fonction du sujet qui est représenté. Les icônes de la Théophanie, de la Transfiguration et de la Pentecôte (fêtes qui célèbrent des évènements au cours desquels la Très-Sainte Trinité s’est manifestée) suivent le rit de la bénédiction des icônes de la Trinité. Nous présentons ci-dessous les quatre offices de façon synoptique.

03-Bénédiction solennelle des icônes

Bénédiction solennelle des icônes réalisées par l'atelier d'iconographie : de la Mère de Dieu, de saint Joseph, des saints Ancêtres de Dieu Joachim & Anne, de saint Jean le Théologien et de sainte Marie Madeleine

Bénédiction solennelle des icônes réalisées par l’atelier d’iconographie : de la Mère de Dieu, de saint Joseph, des saints Ancêtres de Dieu Joachim & Anne, de saint Jean le Théologien et de sainte Marie Madeleine

La bénédiction se fait de manière solennelle, en présence de tous ; à cet effet, on installe l’icône sur une table décemment couverte (tétrapode ou proskynétaire), soit devant les portes saintes si c’est une icône de la Trinité, du Baptême (Théophanie), de la Transfiguration ou de la Pentecôte (Descente de l’Esprit saint), soit devant l’ambon (au milieu de la nef, devant les marches de l’autel) s’il s’agit d’une ou plusieurs icônes du Christ (ou de ses fêtes), de la Mère de Dieu (ou de ses fêtes) ou d’un Saint (d’une Sainte ou de plusieurs Saints).

Prières initiales

Le prêtre, revêtu de l’étole et de la chasuble, encense en forme de croix la nouvelle icône, puis il dit :
Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.
Le lecteur :
Amen. Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.
Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité, toi qui es partout présent et qui remplis tout, trésor des bons et donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bonté.
Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (ter)
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Très Sainte Trinité, aie pitié de nous. Seigneur, remets nos péchés. Maître, pardonne nos iniquités. Saint, visite et guéris nos infirmités à cause de ton Nom.
Kyrie eleison. (ter)
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel et remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs, et ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais délivre-nous du mal.
Le prêtre :
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, Père, Fils, & Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Le lecteur :
Amen. Kyrie eleison. (12 fois)
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Invitatoire

Le lecteur :
Venez, adorons le Roi notre Dieu.
Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ, le Roi notre Dieu.
Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi & notre Dieu.

Psaume

Pour une icône de la Trinité :
Psaume 66
Que Dieu nous soit compatissant et nous bénisse, qu’il fasse luire sur nous sa Face, et qu’il ait pitié de nous. Pour que ton chemin soit connu sur la terre, ton salut parmi toutes les nations, Que les peuples te confessent, ô Dieu, que tous les peuples te confessent. Que les nations soient dans la joie et l’allégresse, car tu juges les peuples avec droiture, et sur la terre tu guides les nations. Que les peuples te confessent, ô Dieu, que tous les peuples te confessent. La terre a donné son fruit ; bénis-nous, ô Dieu, notre Dieu, Que Dieu nous bénisse, et que le craignent tous les confins de la terre.

Pour une icône du Christ :
Psaume 88
Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité. Car tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité. J’ai établi un testament pour mes élus, j’ai fait un serment à David, mon serviteur. Je te préparerai une descendance à jamais, j’affermirai ton trône dans les âges des âges. Les cieux confessent tes merveilles, Seigneur, et ta vérité dans l’assemblée des saints. Qui donc, dans les nues, est comparable au Seigneur, et qui sera semblable au Seigneur parmi les fils de Dieu ? Dieu est glorifié dans le conseil des saints ; il est grand et terrible, plus que tous ceux qui l’entourent. Seigneur, Dieu des Puissances, qui est semblable à toi ? tu es puissant, Seigneur, et ta vérité t’environne. C’est toi qui maîtrises la puissance de la mer, et tu apaises l’agitation de ses flots. Tu as humilié l’orgueilleux, tu l’as blessé à mort, par la force de ton bras, tu as dispersé tes ennemis. À toi sont les cieux, et à toi la terre, c’est toi qui as fondé l’Univers et sa plénitude. Tu as créé l’Aquilon et la mer, le Thabor et l’Hermon exulteront à ton Nom. À toi ce bras avec sa puissance, que ta main soit forte, que ta droite se lève. La justice et l’équité sont les bases de ton trône ; la miséricorde et la vérité marcheront devant ta face. Heureux le peuple qui connaît la jubilation ; Seigneur, ils marcheront à la lumière de ta face. En ton Nom, ils exulteront tout le jour, et en ta justice ils seront exaltés. Car la force dont ils se glorifient, c’est toi, et dans ta bienveillance, notre front se redressera, Car notre secours vient du Seigneur, du Saint d’Israël, notre Roi.

Pour une icône de la Mère de Dieu :
Psaume 44
Mon cœur a proféré une parole excellente ; je dis mes œuvres au roi ; ma langue est le roseau d’un scribe à l’écriture rapide. Tu es le plus beau des enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres, aussi Dieu t’a béni pour l’éternité. Ceins ton épée à ton côté, vaillant, dans ta splendeur et ta beauté ; Tends l’arc, marche en vainqueur et règne, pour la vérité, la mansuétude et la justice, et ta droite te guidera merveilleusement. Tes flèches sont aiguës, vaillant guerrier ; les peuples tombent sous tes pieds ; elles percent le cœur des ennemis du roi. Ton trône, c’est Dieu, pour le siècle de l’éternité ; c’est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne. Tu as aimé la justice et haï l’iniquité, c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile d’allégresse de préférence à tes compagnons. La myrrhe, l’aloès et la cannelle embaument tes vêtements et tes palais d’ivoire ; là, des filles de rois te réjouissent et t’honorent. À ta droite, on introduit la Reine, enveloppée du chatoiement d’un vêtement tissé d’or. Écoute, ma fille, regarde et incline l’oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père ; Alors le roi désirera ta beauté, car il est ton Seigneur. Les filles de Tyr l’adoreront avec des présents ; les riches du peuple imploreront ta face. Toute la gloire de la fille du roi est au-dedans ; elle est ornée de franges d’or, parée de couleurs variées. À sa suite, des vierges sont amenées au roi, ses compagnes te sont amenées. Elles sont amenées parmi la joie et l’allégresse, elles entrent dans le temple du roi. À la place de tes pères te sont nés des fils, tu les établiras princes sur toute la terre. Je me souviendrai de ton Nom de génération en génération ; aussi les peuples te confesseront éternellement, et pour l’éternité.

Pour une icône d’un ou plusieurs saints :

Psaume 138

Seigneur, tu m’as discerné et tu m’as connu ; Toi, tu as connu ma torpeur et mon réveil, toi, tu as compris de loin, mes pensées. Toi, tu as exploré mon chemin et mon domaine, et tu as prévu toutes mes routes ; Car sans qu’il n’y ait de discours sur ma langue, Voici, Seigneur, que toi, tu as connu toutes choses, les dernières et les premières. Toi, tu m’as façonné, et tu as posé sur moi la main. À quel point tu m’as connu ! c’est une merveille que je n’ai pu saisir, Où serais-je allé, pour me dérober à ton Esprit, et où me serais-je enfui loin de ta Face ? Serais-je monté au ciel ? tu y es, serais-je descendu aux enfers ? tu es là. Aurais-je pris des ailes dès l’aurore, pour loger aux extrémités de la mer ? Là aussi ta main me conduira, et ta droite me gardera. Et j’ai dit : la ténèbre va-t-elle donc m’ensevelir ? Et la nuit est lumière dans mon bonheur. Car, avec toi, la ténèbre n’aura rien de ténébreux, et la nuit sera illuminée comme le jour : sa lumière sera comme ses ténèbres ! Car tu m’as saisi les reins, tu m’as protégé dès le sein de ma mère. Je te confesserai pour les merveilles redoutables que tu as faites, admirables sont tes œuvres, et mon âme le sait bien. Mes os ne te sont point cachés, tu les as faits dans le secret, ainsi que tout mon être, dans les profondeurs de la terre. Tes yeux ont vu mon inachèvement, et sur ton livre, tous mes jours seront inscrits, décrits, sans qu’il en manque aucun. Pour moi, tes amis ont beaucoup de prix, ô Dieu ; leur souveraineté a été grandement affermie ; Je les compterai, et ils seront plus nombreux que le sable. Je me suis éveillé, et je suis encore avec toi. Si tu voulais supprimer les pécheurs, ô Dieu ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi, car vous aller être querelleurs en vos pensées. C’est en vain, Seigneur, qu’ils prendront tes cités. N’ai-je pas haï, Seigneur, ceux qui te haïssent ? est-ce que je ne pleurais pas à cause de tes ennemis ? Je les haïssais d’une haine parfaite, et ils sont devenus mes ennemis. Éprouve-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, scrute-moi, et connais mes sentiers. Et vois s’il y a en moi un chemin d’iniquité, et conduis-moi sur la route éternelle.

Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à toi, ô Dieu. (ter)

Prière

Le diacre : Prions le Seigneur. Le chœur : Kyrie eleison.
Le prêtre :

Pour une icône de la Trinité :
Seigneur notre Dieu, glorifié en la sainte Trinité, toi que nul esprit ne peut saisir, que nulle parole ne peut exprimer et que nul homme vivant n’a jamais contemplé, c’est seulement comme nous l’avons appris des saintes Écritures et de l’enseignement des Apôtres théologiens qu’en toi nous croyons et te confessons, Dieu le Père sans commencement et ton Fils consubstantiel et l’Esprit connaturel qui trône avec toi. Car, si l’ancienne Loi nous décrit ton apparition à l’illustre patriarche Abraham sous la forme de trois Anges, en la grâce nouvelle le Père se manifeste dans la voix, le Fils dans la chair au Jourdain et l’Esprit saint sous l’aspect d’une colombe. A son tour, le Fils, monté au ciel en sa chair et siégeant à la droite du Père, envoie l’Esprit sur les Apôtres sous l’apparence des langues de feu ; et au Thabor, si le Père est dans la voix et l’Esprit dans la nuée, le Fils se montre aux trois disciples dans son éblouissante clarté. En mémoire perpétuelle de cela, non seulement nous te confessons avec nos lèvres comme le seul Dieu que nous glorifions, mais encore nous en peignons l’image, non pour en faire un dieu, mais afin qu’en la re-gardant de nos yeux de chair, nous puissions, de notre regard spirituel, t’y contempler, ô notre Dieu, et que, la vénérant, nous puissions te glorifier et te magnifier comme notre créateur, notre rédempteur et notre sanctificateur, et nous souvenir de tes innombrables bien-faits ; car la vénération de l’image remonte vers son prototype. Ainsi donc, en présentant maintenant cette icône devant ta magnificence, dans les saintes dispositions dont nous venons de parler, nous te prions et te demandons : montre-nous la réalité de ta miséricorde, abaisse vers nous ton regard favorable, envoie ta céleste bénédiction, en ton nom trois-fois-saint bénis-la et con-sacre-la, afin que ceux qui la vénéreront avec piété, qui devant elle humblement t’adoreront et te prieront avec foi obtiennent miséricorde et trouvent grâce, soient délivrés de tout mal et de toute affliction, se voient re-mettre leurs péchés et parviennent au royaume des cieux.
Par la grâce, la miséricorde et l’amour dont tu nous aimes, Dieu unique glorifié en la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, à qui soit la gloire, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Pour une icône du Christ :
Seigneur tout-puissant, Dieu de nos Pères, désirant qu’Israël, ton peuple élu, soit affranchi de l’erreur idolâtre pour te connaître et servir à jamais, toi le seul Dieu véritable, tu lui as sévèrement défendu de se forger des images ou des simulacres faisant obstacle à ta véritable divinité, afin qu’il puisse te servir et t’adorer comme Dieu. Et pourtant, ce sont des images et simulacres, destinés à glorifier, non de faux dieux étrangers, mais ton nom sublime et très saint, celui du seul vrai Dieu, que dans ta Loi tu as d’abord enjoint à Moïse de faire exécuter et placer au sanctuaire : deux chérubins dorés sur l’arche du témoignage, deux aux extrémités du propitiatoire et, sur les rideaux, une multitude de chérubins artistement brodés ; puis à Salomon tu inspiras de mettre dans le saint des saints deux chérubins en bois de cyprès recouvert d’or. Là se trouvaient donc l’arche d’Alliance, avec les tables de la Loi, l’urne d’or et le bâton d’Aaron, ces objets qui accompagnaient le peuple et signifiaient la grandeur de ta gloire en perpétuant le sou-venir de tes illustres merveilles et bienfaits ; et (même s’ils étaient en partie l’œuvre de mains humaines) tu ordonnas de les vénérer avec crainte et tremblement, de prier devant eux avec les prostrations et les encensements qui conviennent à la divinité ; et, dans ta miséricorde, tu as agréé ce culte, comme s’il était rendu à toi-même. Puis, dans la plénitude des temps, tu as envoyé ton Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, né d’une femme, la toujours-vierge Marie, lequel, ayant pris l’aspect du serviteur et devenu en tout semblable aux hommes, représenta les traits de son image toute-pure en appliquant un linge sur son visage très-saint et l’envoya au roi d’Édesse Abgar, pour le guérir de son mal et pour accorder à tous les fidèles s’en approchant et le vénérant d’innombrables guérisons et tant de bien-faits miraculeux. Nous donc, Maître bon et tout-puissant, en mémoire de l’incarnation du Sauveur et pour tous les illustres miracles et bienfaits dont il a fait preuve à l’égard du genre humain lors de sa venue sur terre dans notre humanité, nous avons réalisé cette (ces) icône(s) de ton Fils bien-aimé, non pour en faire une idole, mais en sachant que la vénération de l’image re-monte vers son prototype ; nous la présentons respectueusement devant ta magnificence et, nous prosternant, te prions instamment : jette un regard miséricordieux sur nous et sur cette (ces) icône(s) et, puisque ton Fils unique, en mémoire duquel nous l’avons (les avons) établie(s), s’est incarné et manifesté, envoie sur elle(s) ta céleste bénédiction et la grâce de ton Esprit très-saint, bénis-la (-les) et consacre-la (-les) ; accorde-lui (-leur) la vertu de guérir, d’éloigner toute diabolique machination ; remplis-la (-les) de la même force et bénédiction que la fameuse image non-peinte-de-main-d’homme, divinement formée au contact du visage saint et immaculé de ton Fils bien-aimé, afin que passe par elle(s) la puissance de tes miracles pour l’affermissement de la foi orthodoxe et le salut de ton peuple fidèle, afin que soient exaucés tous ceux qui, t’adorant devant elle(s) avec ton Fils unique et ton Esprit très-saint, t’invoquent avec foi et te prient avec ferveur, qu’ils attirent la miséricorde de ton amour envers tous les hommes et qu’ils obtiennent ta grâce.
Car tu es notre sanctification, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Pour une icône de la Mère de Dieu :
Seigneur notre Dieu, tu as bien voulu que ton Fils et Verbe coéternel et consubstantiel prît chair de la toute-pure et toujours-vierge Marie ; et, par sa naissance immaculée faisant d’elle la Mère de Dieu, tu l’as donnée à tous les croyants comme protectrice, avocate et auxiliatrice : tourne maintenant ton regard vers nous qui te prions humblement, qui l’appelons Mère de Dieu et croyons qu’elle l’est en toute vérité, qui l’invoquons avec foi pour qu’elle intercède auprès de toi. Par son intercession, exauce nos prières et nos demandes, et envoie la grâce de ton Esprit très-saint sur cette (ces) icône(s) que tes serviteurs ont faite(s) en son honneur et mémoire, bénis-la (-les) et consacre-la (-les) par ta céleste bénédiction, donne-lui (-leur) la force et la puissance d’accomplir des miracles. Fais-en une source de guéri-son et de santé pour tous les patients qui, accourant vers elle(s), te demanderont de l’aide en vertu de la Mère de Dieu. Et tous ceux qui devant cette (ces) icône(s) pourront vénérer la Vierge toute-bénie, la Mère de notre Sei-gneur Jésus Christ, ton Fils bien-aimé, et comme à la protectrice des chrétiens demander son intercession au-près de toi et implorer son aide dans les malheurs et les dangers, permets qu’ils obtiennent protection, délivrance et prompt secours. En ta miséricorde, accorde à leurs péchés rémission, fais qu’ils reçoivent prompte-ment la grâce implorée de toi, qu’ils obtiennent la miséricorde attendue de ton amour pour les hommes et puissent prendre part à ton céleste royaume.
Par les miséricordes de ton Fils unique, né d’elle selon la chair, notre Dieu incarné et Sauveur Jésus Christ, avec lequel te revient toute gloire, tout honneur et toute ado-ration, ainsi qu’à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Pour une icône d’un ou plusieurs saints :
Seigneur tout-puissant, Dieu de nos Pères, qui dans l’ancienne Alliance as jadis ordonné de faire pour la tente du témoignage des images de Chérubins en bois, en or et en broderies, ne rejette pas à présent ces icônes à l’image de tes saints amis, mais accepte-les afin que tes fidèles serviteurs, voyant en elles celui qui les a glorifiés, puissent honorer leur vie et imiter leurs actions, par lesquelles ils se sont rendus dignes de ta grâce et de la participation à ton royaume. Nous t’en prions, abaisse maintenant ton regard sur cette (ces) image(s) dessinée(s) et peinte(s) en l’honneur et mémoire de saint(e) N. (de tes saint(e)s N. et N.) ; bénis-la (-les) de ta céleste bénédiction et consacre-la (-les). Pour tous ceux qui vont la (les) vénérer, qui devant elle(s) vont t’adorer et te prier, et qui invoqueront saint(e) N. (les saint(e)s N. et N.) pour qu’il(s) (qu’elles) intercède(nt) auprès de toi, sois un auditeur bienveillant de ton (tes) ami(e)(s) et montre-toi un généreux bienfaiteur, délivrant tes serviteurs de tout péril et de toute affliction, de toute souffrance spirituelle et corporelle, et leur accordant la grâce et miséricorde qu’ils désirent, par les prières de saint(e) N. (de tes saint(e)s N. et N.).
Car tu es la source de toute sanctification et le donneur de tout bien, et nous te rendons gloire, ainsi qu’à ton Fils unique et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Le chœur : Amen.

Bénédiction

Le prêtre : Paix à tous. Le chœur : Et avec ton esprit.
Le diacre : Inclinez la tête devant le Seigneur. Le chœur : Devant toi, Seigneur.
Le prêtre dit cette prière à voix basse :

Pour une icône de la Trinité :
Seigneur notre Dieu, qu’en la sainte Trinité nous adorons et glorifions, exauce à présent notre prière : fais descendre du ciel ta bénédiction divine, afin de bénir et de consacrer cette image par l’aspersion de l’eau bénite, pour ta gloire et le salut de ton peuple.
À haute voix :
Car tu es notre sanctification, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Pour une icône du Christ :
Seigneur mon Dieu, regarde du haut de ta sainte demeure, depuis le trône de gloire de ta royauté ; et, par miséricorde, envoie ta sainte bénédiction sur cette (ces) icône(s) ; bénis-la (les) par l’aspersion de l’eau bénite et consacre-la (les) ; donne-lui (leur) la vertu de guérir tout mal et toute douleur, de chasser toute diabolique machination loin des fidèles qui s’en approchent pour t’adorer en sa (leur) présence ; nous te prions et supplions : que leur prière soit toujours exaucée et agréée de toi.
À haute voix :
Par la grâce et la miséricorde de ton Fils unique, avec lequel tu es béni ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Pour une icône de la Mère de Dieu :
Maître divin, Père tout-puissant, qui as daigné choisir la seule, entre tout le genre humain, colombe très-pure et agnelle immaculée, la toujours-vierge Marie, pour Mère de ton Fils unique et la sanctifier par la descente de l’Esprit très-saint pour qu’elle fût sa demeure, tu l’as rendue plus vénérable que les chérubins et les séraphins, tu en as fait la plus haute, la plus glorieuse de toutes les créatures, la médiatrice et l’avocate de tout le genre humain : par ses prières et son intercession, par ta grâce et l’aspersion de l’eau sainte, bénis et consacre cette (ces) image(s) préparée(s) en son honneur et sa mémoire, et pour la gloire de celui qu’elle a mis au monde, ton Fils unique et Verbe consubstantiel, pour ta propre gloire, Père sans commencement, et pour celle de ton Esprit vivifiant ; et fais de cette (ces) icône(s), pour tous les croyants qui prieront devant elle(s), le remède des spirituelles et corporelles maladies, la délivrance contre toute agression de l’ennemi, la sûre protection, l’infaillible intercession auprès de toi.
À haute voix :
Par les miséricordes de ton Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, avec lequel tu es béni ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Pour une icône d’un ou plusieurs saints :
Seigneur notre Dieu, toi qui as créé l’homme à ton image et ressemblance, et qui, lorsqu’il s’est corrompu par la désobéissance du premier Adam, as renouvelé cette image en la faisant retrouver à l’homme par l’incarnation de ton Christ prenant l’aspect du serviteur, tu l’as ainsi ramené à sa dignité première parmi tes Saints ; et nous qui pieusement en vénérons l’image, nous honorons en eux ceux qui sont ton image et ressemblance ; les honorant, c’est toi, leur prototype, que nous vénérons et glorifions. C’est pourquoi nous t’en prions : envoie ta grâce et, par l’aspersion de l’eau sainte, bénis et consacre cette (ces) image(s) préparée(s) pour ta gloire, en l’honneur et mémoire de saint(e) N. (des saint(e)s N. et N.). Bénis aussi tous ceux qui vénéreront cette (ces) icône(s) et devant elle(s) t’adresseront leurs prières ; et, dans ta miséricorde, permets-leur de trouver grâce auprès de toi.
À haute voix :
Par la grâce, les miséricordes et l’amour pour les hommes de ton Fils unique, avec lequel tu es béni, ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Le chœur : Amen.

Le prêtre asperge l’icône avec l’eau bénite par trois fois en disant :
Cette (ces) image(s) est (sont) consacrée(s) par la grâce du très-saint Esprit et l’aspersion de l’eau bénite, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Le chœur : Amen.

Le prêtre encense l’icône (les icônes).

Vénération de l’icône nouvellement bénite

On vénère alors l’icône (les icônes) tandis que le chœur chante des pièces de l’office relatives à ce qui y est représenté.

Pour une icône de la Trinité, on chante ce doxastikon idiomèle des vêpres de la Pentecôte, ton 8 :
Venez, peuples, * adorons l’unique Dieu en trois hypostases : * le Fils dans le Père avec le Saint-Esprit ; * le Père engendre le Fils hors du temps, partageant même éternité & même trône, * & l’Esprit Saint est dans le Père, glorifié avec le Fils : * une seule puissance, un seul être, une seule divinité, * devant qui nous les fidèles nous nous prosternons en disant : * Saint Dieu, * qui a tout créé par le Fils avec le concours du Saint-Esprit, * Saint Fort, * par qui le Père nous fut révélé * & par qui l’Esprit Saint en ce monde est venu, * Saint Immortel, * Esprit Paraclet, * qui procèdes du Père & reposes dans le Fils, ** Trinité Sainte, gloire à toi !
Si l’icône représente la Théophanie, la Transfiguration du Christ ou la Descente du Saint-Esprit (Pentecôte), on chante le tropaire et le kondakion de la fête correspondante.

Pour une icône du Christ, on chante ces tropaire, ton 2 et ton 1 :
Devant ta sainte icône nous nous prosternons, Dieu de bonté, * implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu ; * car tu as bien voulu souffrir en montant sur la croix, * pour sauver ta créature de la servitude de l’ennemi. * Aussi, dans l’action de grâces, nous te crions : * tu as rempli de joie l’univers, ** ô notre Sauveur, en venant porter au monde le salut.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Représentant sur les icônes ton aspect divin, * ô Christ, nous chantons clairement * ta Nativité, tes miracles étonnants, * ta Crucifixion librement consentie ; * et les démons sont repoussés et terrifiés, ** tandis que pleurent les impies.

Pour une icône de la Mère de Dieu on chante les tropaires suivants. (Si l’icône représente une fête de la Mère de Dieu, on chante d’abord le tropaire et le kondakion de la fête) :
Sous ta miséricorde * nous trouvons refuge, * Vierge Mère de Dieu ; * ne méprise pas les prières * que nous t’adressons * au mi-lieu de tant de peines, * mais délivre-nous de tout danger, ** seule Vierge si pure, entre toutes bénie.
Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, * ô Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, * tu es bénie entre les femmes et le fruit de ton sein est béni, ** car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Ton 1
De ton icône, souveraine Mère de Dieu, * en abondance jaillis-sent la guérison et la santé * pour les fidèles qui s’en approchent avec amour : * visite donc l’infirme que je suis ; * par ta grâce, guéris mes corporelles passions ** et aie pitié de mon âme, en ta bonté.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Avec amour nous vénérons ta sainte icône, Vierge immaculée, * et d’un même chœur te proclamons véritable Mère de Dieu : * pour nous fidèles qui nous prosternons devant toi * montre ta puissante protection, * éloigne de nous tout malheur, ** puisque tu peux tout faire pour nous sauver.
Il est vraiment digne de te bénir, * Mère de Dieu, * toujours bienheureuse et tout-immaculée * et la Mère de notre Dieu. * Plus vénérable que les Chérubins* et plus glorieuse que les Séraphins, * ô Vierge qui as enfanté le Verbe de Dieu,* tu es vraiment la Mère de Dieu, ** nous te magnifions.

Pour une icône d’un ou plusieurs saints, on chante leur(s) tropaire(s) et leur(s) kondakion(a).

Congé

Le prêtre :

Pour une icône de la Trinité : on emploie la formule du congé de la Pentecôte ou de la fête représentée.

Pour une icône du Christ :
Que celui qui, avant sa passion librement consentie, a bien voulu, dans l’ineffable dessein de son œuvre de salut, reproduire sur un linge l’image non-peinte-de-main-d’homme de sa Face très pure associant sa divinité à notre humanité, le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère immaculée et de tous les Saints, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et ami des hommes.

Pour une icône de la Mère de Dieu :
Que le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère toute pure et immaculée, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et ami des hommes.

Pour une icône d’un ou plusieurs saints, on cite les saints qui sont représentés :
Que le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère toute pure et immaculée, et par les prières de saint(e) N. (des saint(e)s N. et N.) ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et ami les hommes.

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