Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Ce blog entre en phase de turbulences !

Désolé, les amis, mais, avec la Saint Louis à Fontevraud, la session d’Oxford & celle d’Arequipa au Pérou, qui s’enchaînent, je n’aurai pas le temps de tenir à jour ce blog aussi régulièrement. Déjà, vous avez dû constater une baisse de régime ces derniers jours, baisse due à l’intense activité de préparation de tous ces évènements (des dizaines de partitions à réaliser !).

J’essaierai, dans la mesure du possible, & en fonctions de mes possibilités d’accès au Net, de poster photos & compte-rendus, mais une reprise plus travaillée de mes posts ne se fera qu’à compter du 18 septembre.

Ce samedi 25 août, pas de répétition exceptionnellement (nous ne serons pas rentrés de Fontevraud !).

En revanche dimanche 26, je vous attends pour le raccord avant la messe à 10h30.

Surtout, reprise des répétitions le samedi 1er septembre à 18h pour tous les choristes, hommes & femmes (eh oui ! les vacances sont finies) ; j’espère que vous serez nombreux pour accueillir nos nouveaux pasteurs le 2 septembre à St Eugène (& aussi chanter la messe dite en l’honneur des martyrs de septembre le 2 après-midi à la merveilleuse chapelle de l’Hôpital de la Pitié-Salpétrière.

A très bientôt, chers lecteurs.

Henri

Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte

Abbaye de Zwiefalten


Saint-Eugène, le dimanche 26 août 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: Orgue
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris à deux voix, en plain-chant musical – tradition de Bayeux
  • Pendant la communion : Ave verum en plain-chant
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Orgue
  • Sortie imminente ???

    La messe traditionnelle pour les nuls

    😉

    En attendant la sortie de ce best-seller mondial, je vous rappelle les possibilités suivantes :

  • venir à la session de formation à la messe traditionnelle organisée par la Latin Mass Society à Merton College, Oxford (où nous chanterons les offices au lutrin) – 50 prêtres sont inscrits, & on annonce la venue de trois évêques,
  • l’admirable site des chanoines réguliers de saint Jean Cantius : Sancta Missa.
  • Session de plain-chant à Arequipa

    Je ne pourrai hélas pas assister à la session autour du chant vieux-romain organisée par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et l’Association des Amis de Sainte-Cécile autour de Marcel Pérès, mais je vous incite vivement à vous y inscrire.

    Quant à moi, en effet, je serai à Arequipa, seconde ville du Pérou, à l’invitation de son archevêque, afin de donner une session de cours aux cinquante séminaristes diocésains dans le cadre du lancement de l’Institut de Musique Sacrée de cette ville. Voici la cathédrale d’Arequipa :

    Cathédrale d

    Et voici le programme que je développerai à Arequipa :

    Stage de plain-chant Arequipa – septembre 2007

    Jeudi 6 septembre

    Cours pratique : Les signes du plain-chant

  • Brève histoire de la notation carrée
  • La portée & les clefs
  • La notation des neumes
  • Les barres
  • Les autres signes (les signes d’allongement, les altérations, les guidons)
  • Répétition : Pratique de la psalmodie.

  • La psalmodie ou le meilleur exercice de chant en commun
  • savoir adapter les formules des 8 tons à l’accentuation du texte des psaumes
  • savoir entonner un psaume
  • les astuces de la psalmodie antiphonée : le ton du chœur, le tuilage, garder le ton
  • mise en place du chant des complies
  • Conférence théorique : Histoire du chant liturgique (1)

  • Dans l’Ecriture
  • Aux premiers siècles de l’Eglise
  • Les trois formes essentielles du chant liturgique chrétien : directané, responsorial & antiphoné
  • Caractères permanents des différents chants liturgiques dans les différents rits chrétiens orientaux & occidentaux
  • Ce qu’est un chant vraiment sacré (a contrario : qu’est ce que de la musique religieuse mais non sacrée)
  • Liturgie

  • Chant de l’office de complies grégoriennes après le souper
  • Vendredi 7 septembre

    Cours pratique : L’organisation du chant en huit tons ecclésiastiques

  • Brève histoire comparée du chant liturgique dans les différents rits de l’Orient & de l’Occident
  • Les huit tons de l’Eglise
  • Notes toniques & dominantes pour les huit tons
  • Tons authentes & tons plagaux (les notes médiantes)
  • En quoi les huit tons d’Eglise sont plus riches que la tonalité moderne
  • Répétition : Pratique des huit tons.

  • Chant des antiennes de tous les offices de la session, groupées par tons
  • mise en place du chant des vêpres & laudes de la Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie
  • Conférence théorique : Histoire du chant liturgique (2)

  • Le chant liturgique romain : Saint Grégoire le Grand & son œuvre
  • Diffusion du chant romain dans l’Empire carolingien : la liturgie romano-franque
  • Le plain-chant après le Moyen-Age : permanence des traditions
  • La codification issue du Concile de Trente
  • Les réformes du XXème siècle
  • Liturgie

  • Chant des premières vêpres de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (en fin d’après-midi)
  • Chant de l’office de complies après le souper
  • Lire plus

    « Présent » du 17 août 2007 – article de Jean Madiran

    Article extrait du n° 6401 de Présent, du vendredi 17 août 2007

    Les prêtres à qui sera rendue à partir du 14 septembre la libre célébration de la messe traditionnelle seront-ils obligés, en échange, de ne plus refuser ni contester la messe de Paul VI ? Depuis trente-huit ans l’argument se présente comme sans réplique, comme décisif, comme contraignant. Il consiste à prétendre que critiquer ou rejeter la messe de Paul VI comme dangereuse pour la foi serait récuser l’indiscutable magistère de l’Eglise en un tel domaine. Cet argument a fait cette année une réapparition insistante.

    Il faut le (re)dire aujourd’hui comme avant-hier, cet argument est en réalité tout à fait inconsistant. Pour montrer son inconsistance, rappelons qu’un précédent fameux existe dans l’histoire de l’Eglise.

    Voici. Le concile de Trente avait ordonné une révision de la Vulgate, pour la rendre plus conforme à la traduction établie par saint Jérôme. Le pape Sixte- Quint publia donc en 1590 une version révisée, à laquelle il avait personnellement travaillé, et qu’il imposa comme version officielle de la Bible. Plusieurs cardinaux et théologiens la refusèrent comme un danger pour la foi. Robert Bellarmin (qui fut canonisé) déclare : « Je ne sais si l’Eglise a jamais connu un tel péril. »

    A la mort de Sixte-Quint, qui survint la même année, son édition de la Bible fut retirée du commerce, tous les exemplaires détruits. L’Eglise entreprit ce que nous appelons aujourd’hui une « réforme de la réforme ». En 1592 le pape Clément VIII fit paraître une édition corrigée, que l’on nomme « sixto-clémentine » ; mais comme Sixte-Quint avait reconnu avant de mourir qu’il avait promulgué un travail raté, dangereux pour la foi, son nom seul figure sur la page de titre, ce qui était la manière la meilleure, et la plus radicale, de réparer et supprimer la mauvaise édition.

    Comme quoi, même en une matière touchant directement à la foi et aux moeurs, tous les actes d’un souverain pontife ne sont pas forcément infaillibles.

    Nul ne sait encore si la contestation et le refus, licites et légitimes, de la messe de Paul VI, – qui déjà, n’étant plus obligatoire à l’exclusion de toute autre, est donc devenue facultative, – aboutira à une solution analogue à la Bible « sixto-clémentine », c’est-à-dire à une messe « paulobénédictine ». Il est évident que le Pape a le pouvoir de promulguer une messe « nouvelle », à la double condition qu’elle soit explicitement catholique en tous points, et qu’elle ne soit pas employée comme un moyen, une occasion (une arme par destination) pour supprimer les rites traditionnels.

    On peut rêver à ce sujet ; considérer que l’obscurantisme spirituel du monde moderne se situe à un niveau mental, philosophique et religieux fort inférieur à celui des citoyens romains dans l’empire du premier et du second siècle ; et se demander en conséquence si l’on n’aurait pas réellement besoin qu’à côté de la messe traditionnelle existe aussi, pour certains sauvages modernes, une messe simplifiée, peut-être une messedigest pour une Eglise yankee, fille plus ou moins émancipée de l’Eglise latine ? C’est sans doute ce qu’a voulu faire Paul VI. Mais il l’a raté.

    D’ailleurs, si l’on réclame un précédent plus récent que celui de Sixte-Quint, il y a celui de l’article 7 dans l’Institutio generalis de la messe de Paul VI. Il fut aussitôt publiquement contesté au nom de la foi. Dans cette contestation Paul VI vit si peu une récusation du magistère de l’Eglise qu’il s’empressa de la justifier en corrigeant l’article.

    Cela se passait en 1969. C’était, dès le début de la messe nouvelle, une très claire indication.

    JEAN MADIRAN