Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de l’Ascension

Catéchisme sur l’Ascension.

Saint-Eugène, le jeudi 1er mai 2008, grand’messe de 11h.
(répétition mercredi soir après les Rogations)

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
  • Introït: Viri Galilaei – précédé de son trope médiéval et repris sur une polyphonie d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – mélodie de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 † 1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 † 1790), harmonisation d’Amédée Gastoué
  • Pendant la communion : Jesu nostra Redemptio – hymne de la fête, du 4ème ton, à vêpres, texte du VIIème siècle – versets impairs à l’orgue : Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr et improvisations : Touve Ratovondrahéty
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Omnes gentes – Chœur de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV. Psaume XLVI, premier ton
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    Catéchisme sur l’Ascension.

    Programme du Vème dimanche après Pâques

    Agneau pascal - Eglise Saint-Léonard - Honfleur

    Saint-Eugène, le dimanche 27 avril 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Eglises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale I – Lux & origo
  • Credo de la Messe Royale du Premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : hymne Ad cœnam Agni providi des vêpres du temps pascal – versets d’orgue de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
  • Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de St-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Pendant la communion : Cantemus Domino, psamellus du rit ambrosien pour le temps pascal – harmonisation Henri de Villiers
  • Cantate Domino pour orgue de Colin Mawby
  • Prière pour la France, sur le 6e ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
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    Programme du dimanche de Pâques

    La Résurrection

    Saint-Eugène, le dimanche 23 mars 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Improvisation sur Victimæ Paschali
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale de la Messe Royale du Premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Prose Victimæ paschali laudes : harmonisation du rythme traditionnel par Mgr Jehan Revert, maître de chapelle émérite de Notre-Dame de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : improvisations sur O Filii
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Déxtera Dómini – motet pour le jour de Pâques sur le texte de l’offertoire de l’ancien rit parisien – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde
  • Prière pour la France, sur le 6e ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est pascal
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
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    Programme de la Vigile pascale

    Résurrection de la cathédrale de Fribourg

    Saint-Eugène, le Samedi Saint 22 mars 2008, vigile pascale de 21h.
    Répétition à compter à 17h.

  • Traits en plain-chant
  • Au retours des fonts baptismaux: Tibi laus perennis, Auctor – « l’hymne du retour des fonts » des manuscrits de l’antique liturgie parisienne – texte de saint Venance Fortunat (c. 535 † c. 601), évêque de Poitiers.
  • Kyrie de la Missa secunda de Hans Leo Hassler (1564 † 1612), organiste et maître de chapelle de l’électeur de Saxe
  • Gloria VIII – De Angelis
  • Sanctus de la Missa secunda de Hans Leo Hassler
  • Après la consécration : Benedictus de la Missa secunda de Hans Leo Hassler
  • Pendant la communion : Alleluia, Hæc dies, petit motet à deux voix et instrument extrait des Cantica Sacra (1652) d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Au dernier évangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers.
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    Programme de la messe des Présanctifiés

    Crucifix de Wiblingen

    Saint-Eugène, le Vendredi Saint 21 mars 2008, office solennel des présanctifiés de 19h.
    Répétition à compter de 18h30.

  • Procession d’entrée en silence
  • Traits : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Jean – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Découvrement de la croix : Antienne Ecce lignum
  • Pendant l’adoration de la croix :
  • – Premiers impropères : polyphonie de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
    – Seconds impropères : Popule meus sur une polyphonie du R.P. Jean-Baptiste Geoffroy, s.j. (1601 † 1675), maître de musique de la maison professe des jésuites à Paris
    Crucem tuam de František Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
    – Crux fidelis en plain-chant

  • A la procession ramenant le Saint Sacrement : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Pendant la communion : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), musique de Zoltán Kodály (1882 † 1967)
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Les Présanctifiés seront suivis de l’Office des Ténèbres du samedi saint

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    Programme du dimanche des Rameaux

    Dimanche des Rameaux

    Saint-Eugène, le dimanche 16 mars 2008, grand’messe de 11h.
    Répétition pour les chantres à 10h.

  • Avant la bénédiction des rameaux : antienne Hosanna Filio David
  • Pendant la distribution des rameaux : antiennes Pueri Hebræorum
  • Avant l’ouverture des portes de l’église : Hymne de Théodulphe, évêque d’Orléans (IXème siècle) : Gloria laus
  • Ouverture de la porte de l’église : dialogue Attollite portas entre les chantres & le célébrant – Lauda Sion & Ingrediente Domino
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Matthieu – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus XVII
  • Après la Consécration : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : Répons de l’office de Ténèbres – polyphonie du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne – Ces répons seront chantés par la Schola au cours des Ténèbres de la Semaine Sainte :
    1. Ecce, vídimus eum – troisième répons du premier nocturne des Ténèbres du Jeudi saint
    2. Omnes amici mei – premier répons du premier nocturne des Ténèbres du Vendredi saint
    3. Jerusalem, surge – second répons du premier nocturne des Ténèbres du Samedi saint
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • SEMAINE SAINTE 2008

  • Mercredi saint 21h : Office des Ténèbres (lamentation de Bouzignac – répons de Martini)
  • Jeudi saint 21h : Office des Ténèbres (répons de Martini)
  • Vendredi saint 19h : Messe des Présanctifiés – 22h : Office des Ténèbres (répons de Martini)
  • Samedi saint 21h : Vigile pascale
  • Dimanche de Pâques 11h : Messe de la résurrection
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    Programme du dimanche de la Passion

    La Passion

    Saint-Eugène, le dimanche 9 mars 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Répons de l’office de Ténèbres – polyphonie du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne – Ces répons seront chantés par la Schola au cours des Ténèbres de la Semaine Sainte :
    1. Ecce, vídimus eum – troisième répons du premier nocturne des Ténèbres du Jeudi saint
    2. Omnes amici mei – premier répons du premier nocturne des Ténèbres du Vendredi saint
    3. Jerusalem, surge – second répons du premier nocturne des Ténèbres du Samedi saint
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
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    Programme du second dimanche de Carême

    La Transfiguration de Notre Seigneur

    > Catéchisme sur le Carême

    Saint-Eugène, le dimanche 17 février 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Audi benigne Conditor, hymne du Carême, à vêpres – alternances polyphoniques de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Christe qui lux es et dies, antique hymne du Carême, à complies, en usage en France depuis le Vème siècle jusqu’au XVIIIème siècle (citée par Saint Césaire d’Arles et Saint Aurélien d’Arles dans leurs règles monastiques) – mise en musique par Charles de Courbes (1622)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de l’hymne du Carême Audi benigne Conditor, d’après Jean de Bournonville
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Miserere du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres, en alternance avec le ton parisien
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Vème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Attende, Domine – plain-chant musical français, harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, curé du Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles. Versets modernes, repris d’une ancienne litanie du rit mozarabe
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    Programme du premier dimanche de Carême

    Les trois tentations de N.S. - Le Miroir de l'humaine condition, Ecole française du XVe siècleSaint-Eugène, le dimanche 10 février 2008, grand’messe de 9h30 (ATTENTION : horaire exceptionnel !!! Raccord pour les choristes à 9h).

  • Procession d’entrée : Audi benigne Conditor, hymne du Carême, à vêpres – alternances polyphoniques de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Graduel : Conformément au propre du diocèse, le graduel Angelis suis est aujourd’hui chanté sur une mélodie propre du 3ème ton, constamment en usage à Paris depuis au moins le IXème siècle
  • Trait : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Peccavimus Domine, chœur des Fils d’Israël extrait de l’oratorio « Judith » (H. 391) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de la Sainte Chapelle
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de l’hymne du Carême Audi benigne Conditor, d’après Jean de Bournonville
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Miserere sur le ton parisien – faux-bourdon de Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : En l’honneur du 150ème anniversaire des apparitions : Ave Maria de Lourdes
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    Dominus est – étude sur la communion par Mgr Schneider

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    La Libreria Editrice Vaticana vient de publier cet ouvrage (en italien pour l’heure), Dominus est, de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan.

    Mgr Schneider y étudie principalement la question de la Sainte Communion, montrant la nécessité de revenir à la pratique traditionnelle de celle-ci : à genoux, & sur la langue.

    Non seulement ce livre a été publié par la maison d’édition du Vatican, mais de plus il a reçu une admirable préface de Mgr Malcolm Ranjith, archevêque & secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin. Voici une tentative de traduction de quelques extraits :

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    Dans le Livre de l’Apocalypse, saint Jean raconte comment il avait vu et entendu ce qui a été révélé et comment il s’est lui-même prosterné en adoration, au pied de l’ange de Dieu (Cf. Apocalypse 22, 8). Se prosterner, ou se mettre à genoux devant la majesté de la présence de Dieu en une adoration humble, était déjà une habitude de révérence qu’Israël avait en la présence du Seigneur. Il est dit au Premier Livre des Rois : « Salomon, ayant achevé d’offrir au Seigneur cette oraison & cette prière, se leva de devant l’autel du Seigneur, car il avait mis les deux genoux en terre, et tenait les mains étendues vers le ciel. Etant donc debout devant le peuple, il bénit toute l’assemblée d’Israël » (3 Rois 8, 54-55). La position de supplication du roi est clair: Il était agenouillé devant l’autel.

    La même tradition est également visible dans le Nouveau Testament où nous voyons Pierre à genoux devant Jésus (cf. Luc 5, 8), Jaïre quand il lui demande de guérir sa fille (Luc 8, 41), le Samaritain lorsqu’il revient le remercier, et Marie, la sœur de Lazare demandant la vie de son frère (Jean 11, 32). C’est là la même attitude de prostration devant la révélation de la présence divine qui est généralement présente dans le Livre de l’Apocalypse (Apoc. 5, 8, 14 et 19, 4).

    Etroitement liée à cette tradition a été la conviction que le saint Temple de Jérusalem a été la demeure de Dieu, et donc, dans le temple, qu’il était nécessaires de se préparer & se disposer par une expression corporelle, un sentiment profond de d’humilité et de révérence en présence du Seigneur.

    Même dans l’Eglise, la profonde conviction que, dans les espèces eucharistiques, le Seigneur est vraiment et réellement présent, – de même que la pratique croissante de la préservation du Saint-Sacrement dans les tabernacles -, ont contribué à la pratique de s’agenouiller dans une attitude d’humble adoration du Seigneur dans l’Eucharistie.

    […]

    La foi dans la présence réelle du Christ sous les espèces eucharistiques appartient à l’essence de la foi de l’Eglise catholique et a été une partie intrinsèque du catholicisme. Il est clair que nous ne pourrions plus édifier l’Eglise si cette foi était pour le moins affectée.

    Donc, l’Eucharistie, pain transubstantié en Corps du Christ et vin en Sang du Christ, Dieu parmi nous, doit être accueillie avec émerveillement, révérence et profonde attitude d’humble adoration. Le Pape Benoît XVI souligne que « Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons […] ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. » (Sacramentum caritatis, 66).

    Selon cette tradition, il est clair qu’il est devenu indispensable et cohérent de prendre des mesures et des attitudes du corps et de l’esprit qui rendent plus facile le silence, le recueillement, et l’humble acceptation de notre pauvreté face à la grandeur infinie et à la sainteté de Celui qui vient à notre rencontre sous les espèces eucharistiques. La meilleure façon d’exprimer notre sentiment de révérence au Seigneur dans la Messe est de suivre l’exemple de Pierre, qui, comme nous dit l’Evangile, se jeta à genoux devant le Seigneur et lui dit: « Seigneur, écarte-toi de moi, car je suis un pécheur » (Luc 5, 8).

    Comme nous le voyons dans certaines églises aujourd’hui, cette pratique est en diminution et certains responsables non seulement exigent que les fidèles reçoivent la Sainte Eucharistie debout, mais encore les empêchent de s’agenouiller en les forçant à s’asseoir ou à se tenir debout, même pendant l’élévation et l’adoration des Saintes Espèces. Il est ironique de constater que ces mesures ont été prises dans des diocèses
    par les responsables de la liturgie, ou dans des églises, par les pasteurs, sans même la moindre consultation des fidèles, même si aujourd’hui, plus que jamais, il existe un environnement qui désire la démocratie dans l’Eglise.

    A ce propos, au sujet de la communion dans la main, on doit reconnaître que cette pratique est abusive, qu’elle s’est rapidement introduite dans certaines parties de l’Eglise peu après le Concile, changeant la pratique ancienne et qu’elle est devenue une pratique régulière dans toute l’Eglise. On a justifié ce changement en affirmant qu’il reflète mieux l’Evangile ou de l’antique pratique de l’Eglise… Certains, pour justifier cette pratique, ont fait référence à la parole de Jésus: « Prenez et mangez » (Marc 14, 22; Matthieu 26, 26).

    Quelles que soient les raisons de cette pratique, nous ne pouvons ignorer ce qui se passe partout où elle a été mise en oeuvre. Ce geste a contribué à un affaiblissement graduel de l’attitude de révérence envers les Saintes Espèces eucharistiques, alors que la pratique antérieure avait mieux protégées ce sentiment de vénération. On constate un manque de recueillement alarmant & un grand esprit d’insouciance. Nous voyons des communiants qui reviennent souvent leur place, comme si rien d’extraordinaire s’était passé… Dans de nombreux cas, on ne peut pas discerner ce sentiment de gravité et de silence intérieur qui doit marquer la présence de Dieu dans l’âme.

    Et puis il y a ceux qui enlèvent les saintes espèces pour les garder comme souvenirs, ceux qui les vendent, ou pire encore, qui les prennent afin de les profaner dans des rituels sataniques. Même dans les grandes concélébrations, même à Rome, à plusieurs reprises les Saintes Espèces ont été jetées par terre.

    Cette situation, non seulement nous amène à réfléchir sur cette grave perte de la foi, mais aussi sur ces scandaleuses offenses…

    Le Pape parle de la nécessité non seulement de comprendre le sens véritable et profond de l’Eucharistie, mais aussi de célébrer avec dignité et révérence. Il dit que nous devons être conscients « des gestes et des postures, comme le fait de s’agenouiller pendant les moments centraux de la prière eucharistique. » (Sacramentum caritatis, 65). Aussi, parlant de la réception de la Sainte Communion, il invite tout le monde à « faire leur possible pour que le geste, dans sa simplicité, corresponde à sa valeur de rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus dans le Sacrement. » (Sacramentum
    Caritatis, 50
    ).

    Dans cette veine, le livre écrit par Mgr Athanase Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan, intitulé Dominus Est, est important et apprécié. Il veut apporter une contribution au débat actuel sur la présence réelle & substantielle du Christ sous les espèces consacrées du pain et du vin… De son expérience, qui a suscité en lui une foi profonde, l’émerveillement et l’attachement au Seigneur présent dans l’Eucharistie, il nous présente une perspective historique et théologique montrant comment la pratique de la réception de la Sainte Communion sur la langue & à genoux a été acceptée et pratiquée dans l’Eglise depuis fort longtemps.

    Maintenant, je pense qu’il est grand temps de revoir et de réévaluer de si bonnes pratiques et, si nécessaire, d’abandonner la pratique actuelle qui n’a pas été demandé ni par la Constitution Sacrosanctum Concilium, ni par les Pères du Concile, mais qui est seulement passée dans l’usage après avoir été illégitimement introduite dans certains pays. Maintenant, plus que jamais, nous devons aider les fidèles à renouveler une foi profonde en la Présence réelle du Christ sous les Espèces eucharistiques, afin de renforcer la vie de l’Eglise et de la défendre au milieu des dangereuses distorsions de la foi que cette situation continue de provoquer.

    Les raisons de ce changement ne doivent pas être légitimées sur des preuves académiques mais pastorales – spirituelles autant que liturgiques – en bref, sur ce qui édifie le mieux la foi. Mgr Schneider en ce sens montre un courage louable, car il a été capable de saisir le vrai sens des paroles de saint Paul: « Que tout se fasse pour l’édification. » (1 Corinthiens 14, 26).

    Malcolm Ranjith
    Secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin