Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Chroniques d’Arequipa II – La bénédiction de l’orgue

Dimanche dernier avait lieu la bénédiction de l’orgue nouvellement restauré de la cathédrale (j’en ai rendu compte dans un précédent post).

nefavantmesse.jpg

Avant la bénédiction, la nef se remplit doucement. Il faudra dompter l’acoustique terrifiante de cet immense vaisseau, l’une des pires que j’ai pu expérimenter.

aveclesseminaristes.jpg

La cérémonie commence. Nous chantons le psaume Quam dilecta (psalmodie du premier ton avec faux-bourdon parisien) avec les séminaristes pendant l’entrée du clergé.

benediction.jpg

Bénédiction de l’orgue restauré.

police.jpg

Déploiement des forces de sécurité devant la cathédrale. Il est vrai qu’à l’intérieur, pas mal d’huiles assistent à la cérémonie : toutes les autorités civiles & militaires, & aussi les participants de la Convention Internationale des Mines, généreux mécènes de la restauration de l’orgue.

choeurmonteverdi1.jpg

Tandis que nous chantons le propre au niveau du chœur avec les séminaristes, un ensemble pérouvien, le Chœur Monteverdi, chante magnifiquement à l’orgue une messe de Liszt.

Le lendemain, tous les journaux titraient sur cet événement. Le principal quotidien national faisait sa une avec « Mélodies célestes à la cathédrale ». Fun ! 😉

Chroniques d’Arequipa I – La ville

Grâce à Dieu, Guido, le président de l’association Arequipa.orgues, m’a très aimablement passé ses 550 photos prises depuis une semaine. En voici donc quelques unes, qui pourront illustrer mon travail & mon activité ici au service du chant grégorien au séminaire d’Arequipa.

Cathédrale d

La cathédrale d’Arequipa a été en partie reconstruite après le terrible tremblement de terre qui ruina la ville en 1868. Pas mal d’éléments de la façade sont néanmoins anciens. Comme vous pouvez en juger, il y règne tous les jours un beau temps magnifique.

placedarme.jpg

La cathédrale occupe tout l’un des côtés de la place d’arme, au centre de la ville. Sur les trois autres côtés se développent des arcades qui dateraient du XVIIème siècle, en parties reconstruites au XIXème siècle. La place d’arme est animée à toute heure du jour & de la nuit. Chaque dimanche matin, les écoles & les armées y défilent, l’hymne « national » d’Arequipa y est alors joué par les musiques. Arequipa est très fière de ce qu’elle est, il y règne un gentil régionalisme pacifique. Les habitants se sentent d’abord Aréquipéens avant d’être Péruviens, il y a même un passeport d’Arequipa.

misti01.jpg

La ville est dominée par plusieurs montagnes, dont l’omniprésent cône parfait du Misti. Le dernier phénomène éruptif date de 1870. Le Misti, adoré par les anciens Incas, avait de violentes éruptions avant l’arrivée des Espagnols. Son assoupissement avait été interprété par les Indiens comme sa soumission aux Conquistadores, ce qui n’a pas été sans importance pour la pacification de la région. Réchauffement planétaire ? Le Misti a perdu son chapeau de neiges éternelles depuis quelques temps, alors que nous sommes ici en hiver.

Exaltation de la Sainte Croix – Entrée en vigueur de Summorum Pontificum

Première messe de l'abbé Giard

En cette belle fête de l’Exaltation de la Sainte Croix entre en vigueur le motu proprio Summorum Pontificum donné par le Saint Père le jour du quadruple sept (07/07/07, un samedi, le septième jour de la semaine).

Lors de sa découverte par sainte Hélène en 326, la vraie Croix avait été découpée en trois morceau: l’un pour Jérusalem, le second pour Rome, le troisième pour Constantinople. Lors de son pillage de Jérusalem en 614, le roi des Perses Chosroès II s’empare de la Sainte Croix de Jérusalem. Vainqueur des Perses en 627, l’empereur Héraclius force ceux-ci à restituer la sainte relique. Héraclius rapporte la vraie Croix pieds nus au Saint Sépulcre, où une ostension solennelle est faite le 14 septembre. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix commémore cet évènement. Elle intervient au second jour des Encénies : en effet le Saint-Sépulcre avait été dédié un 13 septembre, & la fête de sa dédicace, si importante dans l’Eglise de Jérusalem, se poursuivait sur plusieurs jours.

Cette fête, autrefois très célèbre dans tout l’univers chrétien, a un peu perdu de sa solennité en Occident, tandis que les différents rits orientaux continuent de l’entourer de grandes splendeurs liturgiques. Ainsi, en souvenir de l’exaltation d’Héraclius, les cathédrales (& par usage certaines paroisses) de rit byzantin font aujourd’hui un rite particulier : le pontife élève la croix & bénit solennellement les différents points cardinaux, tandis que le choeur répond à une litanie spéciale par cinq fois 100 Kyrie eleison. Le chant de ces 500 Kyrie eleison a reçu un traitement polyphonique magnifique & très original dans la tradition musicale russe.

Cette année, l’Exaltation de la Sainte Croix coïncide en quelque sorte, pourrait-on dire, avec l' »exaltation de la Sainte Messe », par la mise en pratique des nouvelles dispositions devant favoriser la liturgie traditionnelle de rit romain.

Après avoir souffert depuis 20 ans que je suis attaché à ce rit maints persécutions & ostracismes, il est bien consolant de constater à la lecture du document pontifical que ce rit n’avait jamais été aboli, contrairement à ce qui nous été tant de fois affirmé à l’époque. Partant, cela confirme le caractère injuste (voire inique ?) de ce que nous avons dû endurer durant toutes ces années.

TE DEVM LAVDAMVS

PS. Et bien sûr, n’oubliez pas de relire en ce jour Alexandre de Chypre !!! 😉 (private joke).

PS2. En vertu de l’entrée en vigueur du motu proprio, le curé de Saint-Georges de La Villette (Paris XIX) offrira ce soir à 19h le saint sacrifice de la messe selon le rit traditionnel. N’hésitez pas à vous y rendre pour encourager cette première initiative sur Paris.

Pas de répétition samedi prochain

Pas de répétition demain samedi 15 septembre car je suis toujours au Pérou.

Dimanche 16, Boris assurera la direction du chant & vous donne rendez-vous à 10h30 pour travailler essentiellement le plain-chant du XVIème dimanche après la Pentecôte & un peu de polyphonie (O Salutaris Hostia).

Chantez bien la gloire de Dieu. Je pense bien à vous sous le Soleil des Incas. Vous me manquez, j’ai hâte de vous retrouver.

Notes de voyages – Arequipa

Cher lecteur,

Les connections Internet ne sont pas aisées ici, cela est surtout dû à vrai dire à un programme bien chargé. Comme je peux difficilement envoyer des e-mails, je vais tâcher de donner ici quelques nouvelles un personnelles, qui pourront trancher avec les domaines habituellement explorés par ce blog.

Jeudi dernier, accompagné de mon traducteur le sympathique Marco, séminariste de 7ème année du séminaire de Callao, je prenais l’avion de Lima à Arequipa. Arrivé sur place, quel changement, quel émerveillement ! Lima est triste de par son climat humide, perpétuellement couvert par un épais plafond de nuages. Marco me dit qu’on ne peut espérer voir le soleil à Lima que de janvier à mars : c’est réellement pesant pour l’îlien que je suis. A 2380 m d’altitude, Arequipa jouit au contraire d’un climat exceptionnel, sec & chaud : tous les jours un beau temps insolent illumine la seconde ville du Pérou, qui s’étend paisiblement au pieds de montagnes magnifiques. L’une d’entre elle impose sa silhouette parfaite : le volcan Misti culmine à 5822 m.

Je suis accueilli au Séminaire Saint-Jérôme avec la même gentillesse exceptionnelle qu’à Callao. J’y fais aussi la connaissance de Serge, le directeur du Festival International de Musique d’Arequipa, de Guido, le président de l’Association pour la Restauration des Orgues d’Arequipa, & de Patricio, qui devrait être le futur directeur de l’Institut de Musique Sacrée dont nous posons en cette session les premières bases.

A peine arrivé, il faut en urgence imprimer les partitions, les photocopier & démarrer dare-dare la première séance de formation/répétition. Mes 55 élèves sont sans doute un peu (?) largués par mon premier cours sur la modalité ecclésiastique traditionnelle, je suis à mon tour un peu désappointé en découvrant leurs connaissances plutôt minces du plain-chant, mais bon ils sont sympathiques & s’accrochent, je décide donc d’en faire autant.

Le challenge est important : il faut assurer pour dimanche (soit en trois jours seulement) une cérémonie de bénédiction de l’orgue de la cathédrale, suivie d’une messe pontificale. Nous mettons les bouchées doubles, & le recteur du séminaire décide de lui-même de multiplier nos horaires de travail. C’est assez épuisant, mais les séminaristes ont soif d’apprendre ; leur foi, leur gentillesse, leur sérieux m’ont conquis. Les faux-bourdons parisiens s’acclimatent plutôt bien sous le soleil des Incas ! 😉

Ce matin dimanche a lieu la première manifestation de cette seconde édition du Festival International de Musique d’Arequipa. S.E. Mgr Javier Del Rio Alba, archevêque d’Arequipa, bénissait le grand orgue de la cathédrale restauré par les facteurs français Bertrand Cattiaux et Laurent Anen. Serge Schoonbroodt touchait les orgues, tandis que mes 55 élèves chantaient (quand ils ne servaient pas) cette bénédiction & la messe pontificale dans une cathédrale comble, en présences des nombreuses autorités civiles & militaires, ainsi que des riches congressistes du Congrès des Mines qui débutaient leur session annuelle. Tout ceci passerait de façon bien anodine en France, mais prend ici une dimension totalement surréelle. La cérémonie était diffusée en direct sur les télés péruviennes, j’ai dû donner des interviews à 4 journaux à la sortie de la messe, il fallait prendre toute sortes de photos & même signer des autographes ! Serge quant à lui est passé sur un nombre incroyable de plateaux télés avant ce jour pour assurer la promotion du festival.

Ce midi, notre petite équipe était conviée à dîner chez S.E. l’archevêque. Mgr Javier, plus jeune archevêque des deux Amériques & ancien recteur du séminaire de Callao, paraît jouir d’une popularité certaine, ici comme en dehors de son diocèse. Nous avons été reçu par un hôte ouvert & exquis, réellement heureux de la musique qui lui a été jouée le matin dans sa cathédrale.

La semaine ne fait que commencer. Je dois chanter au concert de Serge de ce lundi soir, mes élèves doivent préparer le concert de clôture samedi prochain. J’ai envie de leur apprendre aussi quelques chants de la liturgie mozarabe, il faudra caser cela dans un programme déjà bien chargé.

Je finis ce post en donnant quelques menus détails sur Arequipa. Cette vieille ville coloniale a été fondée par les Espagnols en 1540. La ville a été classée en décembre 2000 au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Son centre historique est construit selon un plan en damier, caractéristique de tant de villes coloniales. Un terrible tremblement de terre l’a ravagée au milieu du XIXème siècle. Si la plupart des églises y ont survécu, la cathédrale & la plupart des maisons ont été reconstruites, mais selon des modèles architecturaux où se mêlent intelligemment le néo-classicisme & les vieux types coloniaux & andalous. A dire vrai, tout le centre ville est occupé par des couvents & des hôtels particuliers. Derrière leurs façades sévères seulement rythmées par des pilastres, on découvre des patios aux couleurs vives, des salles voûtées magnifiques, des jardins paisibles où le temps s’écoule avec douceur. Par peur des tremblements de terre, rares sont les bâtiments qui dépassent un étage. Située dans une région minière qui exploite le cuivre, l’or & l’argent, l’aisance y est partout visible. La cathédrale trône au centre de la ville & occupe tout un côté de la grand place. L’acoustique y est horrible, mais le bâtiment ne manque certes pas de majesté. La sacristie, rescapée des tremblements de terre, date manifestement de la fondation de la ville & présente plusieurs salles exceptionnelles.

Le Séminaire Saint-Jérôme qui nous héberge est une belle & vaste construction moderne. La chapelle allie avec bonheur architecture moderne épurée & débauche de bois dorés néo-baroques. Les bâtiments s’organisent autour d’un cloître principal ouvert sur les montagnes & l’omniprésent Misti.

Je vais tâcher d’aller me coucher, les effets du jet-lag se font toujours sentir.

Attention ce samedi !

Pas de répétition demain samedi 8 septembre (en la belle fête de la Nativité de la sainte Vierge), car je suis pour l’heure au Pérou.

Dimanche, Gilles, rentré du stage avec Marcel Pérès à Lyon, assurera la direction du chant & vous donne rendez-vous à 10h30 pour travailler essentiellement le plain-chant du XVème dimanche après la Pentecôte & un peu de polyphonie (O Salutaris Hostia).

Ici tout se passe admirablement bien. Je vais retrouver mes élèves pour leur cours de chant ecclésiastique. Je vous donnerai quelques nouvelles plus développées un peu plus tard.

Retombées de la session d’Oxford de la Latin Mass Society

Pas mal d’articles de la blogosphère tradie anglo-saxonne ont couvert les trois journées d’Oxford organisées par la Latin Mass Society afin d’apprendre à une cinquantaine de prêtres à célébrer la messe traditionnelle.

Joseph Shaw, qui était présent, à publié trois articles sur le blog du New Liturgical Movement :

  • sur celui du 29 août, vous trouverez d’autres photos de la messe solennelle de la Décollation de saint Jean Baptiste – on voit en particulier la « French travelling Schola » chantant au lutrin sur les pages de graduel de chœur que j’avais fabriquées ad hoc.
  • sur celui du 30 août, on trouvera des photos de la messe pontificale de clôture, mais surtout la vidéo suivante :
  • Il s’agit d’un extrait du Magnificat du 2nd ton. Entre deux versets du chœur, on nous entends chanter le verset Et misericordia ejus a progenie in progenies * timentibus eum en faux-bourdon parisien. Ces faux bourdons parisiens ont marqué les esprits des participants à ces journées de formation, il semblerait que la pratique soit tombée passablement en désuétude dans le monde anglo-saxon. Il s’agit pourtant d’une partique fort ancienne, que nous pratiquons abondemment à Saint-Eugène. Contrairement aux anciens faux-bourdons italiens, allemands ou espagnols, les faux-bourdons de l’école française ont toujours conservé une saveur archaïque en gardant au ténor le chant liturgique. Cela induit un style harmonique particulier archaïsant, là où les écoles voisines de notre pays font fleurir des harmonies plus modernes, s’étant affranchi de la règle de la conservation du plain-chant au ténor. On trouve les formules françaises dans les livres liturgiques du XVIIème au XIXème siècle, mais elles sont sans doute bien antérieures & transmises par traditions orales. Ainsi la plupart de ces formules s’observent déjà dans les Magnificat de Claudin de Sermisy qui sont publiés au XVIème siècle (Sermisy compose les versets pairs en musique & les fait alterner avec des faux-bourdons sur les versets impairs de ses 8 Magnificat).

  • Quelques photos de plus par Joseph Shaw, toujours sur The New Liturgical Movement.
  • Le même 30 août, Joseph Shaw a également publié sur son propre blog, Oxford Events quelques photos supplémentaires.
  • A Merton, j’étais aussi très heureux de rencontrer l’abbé Tim Finigan, dont je suis un lecteur assidu de son blog, The Hermeneutic of Continuity. Voici ses différents compte-rendus des journées d’Oxford :

  • présentation générale de la session,
  • compte-rendu personnel : « hard work and glorious liturgy »,
  • un post sur la librairie Saint-Philippe, qui est LA librairie catholique d’Oxford. Philippe, Marc & moi nous y sommes ruinés. J’en suis revenu avec un commentaire de Nicole – édition XVIIIème – sur le Pater & les offices de l’Eglise, un antiphonaire dominicain, un monumental pavé analysant la législation papale sur la musique sacrée depuis les origines jusqu’au XXème siècle, & une édition moderne du sacramentaire de Fulda.

    DEO GRATIAS !

  • Dernière messe du R.P. de Langalerie à Saint-Eugène

    Demain, vendredi 7 septembre (Vigile de la Nativité de la Vierge Marie) à 19h, le R.P. Jean-Bernard de Langalerie célébrera une Messe d’action de grâce chantée par la Schola.

    Marc Bouillaguet dirigera le plain-chant grégorien et « yours Suzy » dirigera la polyphonie.
    Suzy vous propose de vous retrouver vers 18h15 (18h30 au plus tard) pour faire un raccord.
    Elle compte sur votre présence pour entourer ce merveilleux prêtre qui nous a tant donné pendant six ans.

    Je serai de tout cœur avec vous depuis Arequipa.

    La Schola le retrouvera le 22 septembre prochain pour une petite soirée d’adieu chez Suzy.

    Bonne arrivée à Lima

    Après un voyage de 17h, je suis accueilli à l’aéroport de Lima par deux séminaristes, dont Marco qui m’accompagnera durant tout le séjour et me servira d’interprète. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’un avion me conduira à Arequipa. Cette escale se déroule donc au séminaire de Lima-Callao (plus d’une centaine de séminaristes), où l’accueil est vraiment d’une rare gentillesse. Marco, qui a appris le Français au séminaire (avec d’autres langues), aime manifestement parler & me fais faire un grand tour de la maison. J’arrive à la veille de l’examen d’hébreu, les séminaristes planchent & on peu voir des lettres sémites un peu partout sur les tableaux des salles de cours.

    A vêpres, les psaumes sont chantés sur les tons des psalmodies grégoriennes, mais en Espagnol avec la guitare en basse continue. Cela fonctionne plutôt bien. Les voix sont belles & très unies. J’espère que les séminaristes d’Arequipa chantent aussi bien que leurs confrères de Lima, on pourra faire de très belles choses.

    Le séminaire a été reconstruit en 1999 mais fait encore bien neuf. De l’extérieur, on jurerait une prison : tous les hauts murs sont munis de piques anti-intrusions impressionnantes. Marco m’indique qu’il ne faut surtout pas sortir dans le quartier après 21h & en effet on entend pas mal de sirènes de police en soirée. Ambiance.

    Bon : premier petit constat négatif : j’ai oublié mon chargeur de batterie d’appareil photo à Paris & mes batteries sont à plat. J’étais très fatigué à mon départ de Paris, & quand je suis fatigué, je ne cesse d’oublier toute sorte d’objets un peu partout. J’ai donc bien peur de ne pouvoir illustrer cette session de plain-chant autrement que par mes textes que je développerai donc un peu plus 🙁 . Dommage, car Arequipa semble être une magnifique ville coloniale remplie de palais & d’églises anciennes.

    Second petit constat négatif : mon téléphone Bouygues ne reconnait aucun réseau ici. Dieu merci, le séminaire de Lima est entièrement en WiFi ouvert. Souhaitons que celui d’Arequipa le soit aussi. En passant, cela change de Merton College qui n’avait pas de WiFi (sans doute en raison des vacances universitaires) & dont la salle informatique n’avait qu’un seul poste & faisait environ 3 m2… 🙂

    A bientôt chers choristes & lecteurs.