Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Entretien de Mgr Ranjith

Entretien exclusif accordé par Son Excellence Monseigneur Albert Malcolm Ranjith Patabendige, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, accordé au site italien « Petrus » qui l’a publié ce lundi 5 novembre.

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Question : Excellence, quel accueil a reçu le motu proprio de Benoît XVI qui a libéralisé la Sainte Messe selon le rite tridentin? Quelques uns, dans le sein même de l’Eglise, ont un peu « tordu le nez »… (note du traducteur: expression italienne que nous reportons littéralement en français en raison de l’image éloquente).

Réponse : « Il y a eu des réactions positives et, inutile de le nier, des critiques et des prises de positions contraires, même de la part de théologiens, liturgistes, prêtres, évêques et aussi des cardinaux. Franchement, je ne comprends pas ces formes d’éloignement et – pourquoi pas? – de rébellion contre le Pape. J’invite tout le monde, mais par dessus tout les pasteurs, à obéir au Pape, qui est le successeur de Pierre. Les évêques, en particulier, ont juré fidélité au Pontife: qu’ils soient cohérents et fidèles à leur engagement. »

Question: A votre avis, à quoi sont dues ces manifestations contraires au motu proprio ?

Réponse : « Vous savez qu’il y a eu, de la part de quelques diocèses, aussi des documents d’interprétation qui visent inexplicablement à limiter le motu proprio du Pape. Derrière ces actions se cachent d’une part
Des préjugés de type idéologique et d’autre part l’orgueil, un des péchés les plus graves. Je répète: j’invite tout le monde à obéir au Pape. Si le Saint Père a retenu de devoir publier le motu proprio, il a eu ses raisons que pour ma part je partage pleinement. »

Question : La libéralisation du rite tridentin décidée par Benoît XVI est perçue comme le juste remède à tant d’abus liturgiques tristement enregistrés après le concile Vatican II avec le « novus ordo »…

Réponse : « Faites attention, je ne veux pas critiquer le « novus ordo ». Cependant je me prends à rire quand j’entends dire, même par des amis, que dans une paroisse un prêtre est saint en raison de l’homélie ou de la manière dont il parle. La Sainte Messe est un sacrifice, un don, un mystère, indépendamment du prêtre qui la célèbre. Il est important, voire fondamental, que le prêtre se mette de côté : le protagoniste de la Messe, c’est le Christ. Je ne comprends pas, donc, les célébrations eucharistiques transformées en spectacle avec des ballets, des chants ou des applaudissements, comme malheureusement cela arrive souvent avec le « novus ordo ».

Question : Monseigneur Patabendige, votre Congrégation a plusieurs fois dénoncé ces abus liturgiques…

Réponse : « C’est vrai. Il existe tellement de documents que cependant ils sont de façon déplaisante restés lettre morte, oubliés dans des rayons poussiéreux ou, pis encore, à la corbeille à papiers. »

Question : Un autre point: de nombreuses fois on assiste à des homélies très longues…

Réponse : « Ceci aussi est un abus. Je suis opposé aux ballets et aux applaudissements dans le cours des Messes, qui ne sont pas un cirque ni un stade. En ce qui concerne les homélies, elles doivent regarder exclusivement l’aspect catéchétique, comme l’a souligné le Pape, en évitant la sociologie et les bavardages inutiles. Comme exemple, souvent les prêtres la font porter sur la politique parce qu’ils n’ont pas bien préparé l’homélie, qui au contraire doit être étudiée scrupuleusement. Une homélie excessivement longue est synonyme de peu de préparation: le temps juste pour une prédication doit être de 10 minutes, au maximum 15. Nous devons bien nous rendre compte que le moment culminant de la célébration est le mystère eucharistique, je ne le dis pas diminuer la liturgie de la Parole mais pour clarifier de quelle manière une liturgie correcte est mise en œuvre. »

Question : Revenant au motu proprio, quelques uns critiquent l’emploi du latin durant la Messe…

Réponse : « Le rite tridentin fait partie de la tradition de l’Eglise. Le Pape a convenablement expliqué les raisons de sa mesure, un acte de liberté et de justice envers les traditionalistes. Pour ce qui est du latin, je voudrais souligner qu’il n’a jamais été aboli, et qu’en plus il garantit l’universalité de l’Eglise. Mais je le répète: j’invite les prêtres, les évêques, les cardinaux à l’obéissance, laissant de côté tout type d’orgueil et de préjugés. »

Source & traduction : motuproprio.fr.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte

Jugement dernier - cathédrale de Fribourg


Saint-Eugène, le dimanche 4 novembre 2007, grand’messe de 11h.

Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

Catéchisme sur le Purgatoire - Antoni Guerra le Jeune (1666 † 1711) - Les Ames du Purgatoire, 1709

Demande. De quoi l’Eglise s’occupe-t-elle le lendemain de la Toussaint (ou le 3 novembre lorsque le 2 tombe un dimanche) ?
Réponse. L’Eglise s’occupe de prières générales qu’elle fait pour les âmes du Purgatoire.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle destiné un jour pour prier généralement pour les morts ?
R. Afin de procurer aux morts un soulagement général, surtout aux âmes les plus abandonnées.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle fixé ces prières le lendemain de la Toussaint ?
R. Pour faire remarquer l’union admirable qui règne entre les membres de l’Eglise.
Explication. Il y a trois Eglises : la triomphante qui est dans le Ciel, la souffrante qui est dans le Purgatoire, la militante qui est sur la terre. Ces trois Eglises n’en font qu’une sous le même Chef qui est Jésus-Christ. Les saints nous protègent, nous les honorons ; nous prions pour les âmes du Purgatoire, & nos suffrages les soulagent : c’est en quoi consiste cette union, qui est appelée la communion des saints.

D. L’usage de prier pour les morts est-il ancien dans l’Eglise ?
R. Oui, l’Eglise a toujours prié pour les morts dès les premiers siècles.

D. Qu’est-ce que l’Ecriture sainte & la Tradition nous apprennent à ce sujet ?
R. Elles nous apprennent qu’il est de foi qu’il y a un Purgatoire.
Explication. Le passage du Livre des Macchabées est au-dessus de toute réplique. Saint-Paul parle dans ses Epîtres d’un baptême pour les morts, & d’un feu qui doit purifier ceux qui sortent de ce monde, encore redevables de la justice de Dieu. Voyez dans l’histoire (chez les Pères de l’Eglise depuis Tertullien) les preuves de la Tradition.

D. Qu’est-ce que le Purgatoire ?
R. C’est un lieu où les âmes des justes achèvent de satisfaire à Dieu en souffrant les peines dues à leurs péchés.
Explication. Les saints ne croient point exagérer en assurant que les peines du Purgatoire sont extrêmes, excessives, inexprimables, plus terribles que tout ce que nous pouvons imaginer ; ils ne mettent de différence entre ces peines & celles de l’Enfer, que la durée & le désespoir, qui ne peuvent convenir à des âmes justes.

D. Quels sont les principaux motifs qui doivent nous engager à prier pour les morts ?
R. La gloire de Dieu, le soulagement des morts, notre intérêt particulier & la charité chrétienne.

D. Pourquoi la gloire de Dieu est-elle un motif de prier pour les morts ?
R. Parce que les âmes du Purgatoire loueront Dieu plus parfaitement dans le Ciel.

D. Comment le soulagement des morts est-il un motif de prier pour eux ?
R. Parce que leurs souffrances seront abrégées par les secours que nous leur accorderons.

D. Quel intérêt particulier avons-nous de prier pour les morts ?
R. Parce que les âmes du Purgatoire s’intéresseront spécialement pour nous auprès de Dieu.

D. Comment la charité chrétienne nous oblige-t-elle à prier pour les morts ?
R. Parce que les morts sont nos frères en Jésus-Christ, & que la charité chrétienne doit s’étendre à tous les hommes.
Explication. Quelquefois, la justice même nous oblige de prier pour les morts : combien de personnes qui sont cause des tourments que souffrent certaines âmes dans le Purgatoire par les péchés qu’elles leur ont fait commettre lorsqu’elles étaient sur la terre ? Ces personnes sont dans une étroite obligation de procurer à ces morts tous les secours qui dépendent d’elles.

D. Quel est l’esprit de l’Eglise le jour des morts ?
R. C’est que chacun prie pour tous les morts en général.
Explication. L’Eglise, dans l’office public de ce jour, ne prie pour aucun mort en particulier, elle offre son sacrifice pour tous en général ; son dessein est aussi de soulager spécialement les âmes les plus abandonnées & qui ont le moins de secours.

D. Par quels moyens peut-on soulager les âmes du Purgatoire ?
R. On peut les soulager par la prière, par l’aumône, par toutes sortes de bonnes œuvres, & principalement par le saint sacrifice de la Messe.

D. Quel fruit devons-nous retirer de ce catéchisme ?
R. C’est de faire chaque jour quelques prières pour les âmes du Purgatoire.

Abbé Meusy, Catéchisme historique, dogmatique et moral des fêtes principales, Besançon, 1774 – Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

Catéchisme sur la Fête de tous les Saints

Jean Fouquet - La Trinité, la Vierge & tous les saints

Demande. Quelle fête l’Eglise célèbre-t-elle le 1er novembre ?
Réponse. L’Eglise célèbre la Fête de tous les Saints qu’on nomme vulgairement Toussaint.

D. Cette fête est-elle ancienne dans l’Eglise ?
R. Elle a été instituée en l’an 835 par le pape Grégoire IV.

D. N’est-elle établie qu’en l’honneur des saints dont on fait la fête pendant l’année ?
R. Elle est établie en l’honneur de tous les saints qui sont dans le ciel.
Explication. Il n’était pas possible d’établir des fêtes particulières en l’honneur de chacun des saints qui sont dans le ciel ; d’ailleurs un grand nombre ne sont pas connus ; cependant tous les saints méritent notre culte, & l’Eglise a institué cette fête générale afin que nous remplissions ce devoir. Cette fête intéresse même chaque chrétien en particulier ; il n’y en a point qui n’ait quelque parent, quelque ami, quelques enfants dans le ciel, on ne fait pas assez attention que c’est aussi leur fête, qu’on doit les honorer & s’adresser à eux avec toute la confiance que mérite le pouvoir qu’ils ont auprès de Dieu.

D. Pour quelles raisons l’Eglise a-t-elle établi la Fête de la Toussaint ?
R. Pour quatre raisons principales.

D. Quelle est la première raison de l’Eglise dans l’institution de la Toussaint ?
R. C’est pour honorer tous les saints qui sont dans le ciel, n’étant pas possible de les honorer tous par des fêtes particulières.

D. Quelle est la seconde raison ?
R. C’est pour réparer les fautes qu’on fait pendant l’année dans la célébration des fêtes.
Explication. C’est ce que dit expressément le pape Urbain IV dans la bulle de l’institution de la Fête-Dieu.

D. Quelle est la troisième raison ?
R. C’est pour exciter les chrétiens à la vertu par l’exemple des saints.
Explication. Pourquoi, se disait saint Augustin à lui-même, pourquoi ne pourrais-tu pas faire ce que tels & tels que tu connais ont fait ? Et pourquoi ne pourrions-nous pas faire nous-même ce que tant de saints ont fait avant nous ? Ces saints étaient dans l’état où nous sommes, ils avaient les mêmes passions, peut-être de plus vives que nous ; ils n’avaient pas d’autres moyens de salut ; pourquoi ne les imiterions-nous pas ? Nous avons de plus qu’eux l’exemple qu’ils nous ont laissé.

D. Quelle est la quatrième raison ?
R. C’est pour obtenir plus facilement ce que nous demandons à Dieu par l’intercession de tant de saints.
Explication. De nous-mêmes que pouvons-nous ? Faibles, fragiles, souvent vicieux, de quels secours, de quelle protection n’avons-nous pas besoin pour trouver grâce devant la Majesté infinie que nos péchés ont outragée ? Le pouvoir des saints n’est pas douteux. Intéressons-les en notre faveur en leur demandant le puissant secours de leur médiation. L’intérêt qu’ils prennent à la gloire de Dieu & à notre salut assure le succès de nos demandes.

D. Que faut-il faire pour entrer dans l’esprit de l’Eglise en cette fête ?
R. Trois choses principales.

D. Quelle est la première ?
R. Il faut remercier Dieu de la gloire qu’il a accordée aux saints.

D. Quelle est la seconde ?
R. Il faut nous souvenir que nous sommes créés pour le même bonheur, & désirer ardemment d’y parvenir.

D. Quelle est la troisième ?
R. Il faut sanctifier toutes les actions de notre vie & prendre les saints pour modèle de notre conduite.
Explication. Nous arriverions tous au ciel si nous imitions les saints ; nous deviendrions ce qu’ils sont aujourd’hui si nous pratiquions comme eux les vertus chrétiennes. Et que faut-il pour cela ? Sanctifier chacune de nos actions, mêmes les plus ordinaires, les faire en esprit de religion & en vue de Dieu : voilà le grand secret des saints. Qui peut refuser de suivre un chemin si facile pour arriver au comble du bonheur ? Et quand il y aurait quelques peines à le faire, la récompense infinie qui en est le prix ne doit-elle pas nous engager à faire les plus grands sacrifices ? On fait chaque jour pour de vils intérêts, ou pour satisfaire ses passions des efforts bien plus grands que ceux que la religion nous prescrit pour être éternellement heureux.

Commémoraison de tous les fidèles défunts

Antoni Guerra le Jeune (1666 † 1711) - Les Ames du Purgatoire, 1709

Saint-Eugène, le vendredi 2 novembre 2007, grand’messe de 19h.

  • Messe de requiem de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome – Kyriale de la messe des morts
  • Procession d’entrée: De profundis parisien – psaume 129 – faux-bourdon attribué à André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Séquence Dies iræ – de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle)
  • Après la Consécration : Pie Iesu de la séquence dies iræ, faux-bourdon de l’abbé Homet
  • Pendant la communion : Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21) – motet anonyme du XVIIème siècle
  • Absoute du Requiem de Casciolini
  • Procession de sortie : De profundis de la Messe de Requiem des évêques de Langres, de Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres

Programme de la fête de tous les saints

Jean Fouquet - La Trinité, la Vierge & tous les saints

Saint-Eugène, le jeudi 1er novembre 2007, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa VIII De Angelis
  • Procession d’entrée: Improvisation sur le thème de l’introït
  • Séquence parisienne : Sponsa Christi, quæ per orbem – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Beati qui habitant in domo tua Domine – motet de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV et Louis XV (Psaume 84 Quam dilecta tabernacula – extraits)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : La prière du bon larron en croix & les béatitudes – tradition russe, chant de Kiev, VIème ton (Luc 23, 42 & Matthieu 5, 3-12)
  • Ite missa est VIII
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Toccata de Léon Boëllmann (1862 † 1897), organiste de Saint-Vincent-de-Paul
  • Interview du nouveau cérémoniaire du Pape

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    Il est arrivé il y a peu de temps au Vatican : accent génois très marqué, 42 ans, a grandi à l’école du Cardinal Giuseppe des Siri et des collaborateur de confiance des Archevêques Dionigi Tettamanzi, Tarcisio Bertone et Angelo Bagnasco, le nouveau maître des célébrations liturgique du Pape Benoît XVI, Mgr Guido Marini, successeur de l’homonyme Piero Marini, parle pour la première fois après l’attribution de cette prestigieuse prestigieux.

    Source : Eucharistie Miséricorde

    Monseigneur, avant tout bienvenue et bon travail…

    « Merci de ce vœu, j’en ai vraiment besoin. Je sais, je suis à Rome depuis très peu de temps, et je dois observer, étudier, me faire aux habitudes locales… : il y a beaucoup à faire, je crois ».

    Entre temps on passe d’un Marini … à l’autre : que dit Piero, votre prédécesseur ?

    « Je le remercie de tout cœur. Il a donné beaucoup à l’Eglise, il a servi deux Papes, et je me trouve seulement au début de mon chemin ».

    Il a été appelé à une tâche ardue…

    « C’est évident. La vie de chaque maître de cérémonies liturgiques du Saint Père est parsemée de problèmes. Nous sommes sous les feux de la rampe, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de commettre des erreurs ».

    Beaucoup ont soutenu que vous aviez été appelé parce que sur le plan liturgique vous étiez plus sobre et plus traditionnel que Mgr Piero Marini. Quelle est votre conception de la liturgie ?

    « Comme le veut et l’enseigne l’Eglise, ni plus ni moins. Je ne suis pas quelqu’un qui cherche des inventions et des fantaisies. Je peux même sembler banal, mais la liturgie est le respect des règles dictées par l’Eglise, et je ne vois pas la raison pour laquelle je dois ne pas l’accepter ».

    On dit justement qu’à Gênes, où vous avez œuvré jusqu’à maintenant, la liturgie était bien soignée, sobre et élégante, sans fioritures fantaisistes…

    « Mais la liturgie est par nature-même ainsi. Je le répète : personne ne peut déroger aux règles liturgique de l’Eglise. La Messe est un don, une grâce, non un spectacle. Donc aucune invention, mais le respect absolu des règles liturgique ».

    Le pape Benoît XVI, au-delà du très grand théologien, est également un fin liturgiste. Il accorde une grande importance à la liturgie correctement exécutée …

    « Collaborer avec le Saint Père sera pour moi une grâce. La popularité du Pontife, son souci de prêcher la vérité et son courage sautent aux yeux de tous. Et pour ce qui est de la liturgie, je suis en total accord avec la thèse du pape : la Messe est un sacrifice ».

    A votre avis, y a-t-il eu des abus liturgiques dernièrement ?

    « Vous savez, l’Eglise est grande. Mais, comme l’a reconnu le Pape lui-même dans la Lettre explicative au Motu Proprio Summorum Pontificum, il y a eu des abus et les interprétations extravagants. Ce que je peux dire est que sûrement je ne serai auteur d’aucune invention, je me limiterai à appliquer scrupuleusement les règles aujourd’hui existantes ».

    A propos : que pensez du Motu Proprio de Benoît XVI qui a libéralisé la Messe sous sa forme tridentine ?

    « Je suis à 100% avec le Motu proprio, c’est un acte de bon sens, de justice, de liberté et de clairvoyance ».

    Messe extraordinaire à La Défense ?

    Nous transmettons volontier sur ce blog le courriel suivant reçu ce matin:

    ———————
    Madame, Monsieur,

    Avec le motu proprio Summorum Pontificum, le Saint-Père a reconnu que la
    légitime aspiration des fidèles à participer à la Sainte messe selon le rite
    ancien pouvait dorénavant être satisfaite dans toutes les paroisses et lieux
    de culte.

    Sur l’esplanade de La Défense (où travaillent 180.000 personnes), la
    célébration selon la forme dite extraordinaire du rite latin permettra à un
    nombre élargi de fidèles de bénéficier d’une messe en semaine et de
    « favoriser l’unité de toute l’Eglise » (art. 5, § 1. du motu proprio).

    Nous cherchons d’abord à identifier un groupe stable d’une taille suffisante
    pour justifier la demande auprès de N.D. de Pentecôte et assurer une
    assistance régulière à une messe de semaine.

    Dans ce but, nous vous prions de faire circuler largement ce message, de
    l’adresser à vos connaissances et amis (qu’ils travaillent ou non à La
    Défense) afin qu’ils fassent à leur tour jouer leur réseau.

    Si vous travaillez à La Défense et si vous souhaitez vous associer à cette
    démarche, nous vous demandons aussi de :

    1. vous faire connaître auprès de Cyrille d’Aubigny (cyrille.daubigny arobase libertysurf.fr) ;
    2. préciser quels jours et quelles heures de la semaine vous conviennent le
    mieux pour venir à la messe ?

    N.B. Si vous avez des compétences pour assurer des services (notamment
    chant, musique ou service de l’autel), merci aussi de le faire savoir.

    En union de prière.

    Cyrille d’Aubigny

    Programme de la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi

    Fête de Notre Seigneur Jesus-Christ Roi


    Saint-Eugène, le dimanche 28 octobre 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale & Credo : de la Messe royale du 1er ton d’Henry du Mont, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Procession d’entrée: Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle de Mademoiselle de Guise, du Dauphin, des Jésuites et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Domine Deus virtutum – motet de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV et Louis XV (Psaume 84 Quam dilecta tabernacula – extraits)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Suite pour deux dessus & basse continue (op. 8) de Jean-Marie Leclair (1697 † 1764)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est de la Messe de du Mont
  • Pendant le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Christus vincit – Mélodie d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
  • Céciliades 2007 – 25 novembre 2007

    Sainte Cécile, patronne des musiciens

    dimanche 25 novembre 2007

    Solennité de sainte Cécile, patronne des musiciens

    A la grand’messe de 11h, en l’église Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX)

    La Schola interprétera la Messe H. 1 pour chœur à 4 voix & instruments de Marc-Antoine Charpentier, ainsi que les grands motets Nisi Dominus du même auteur & Tantum ergo de Michel-Richard de La Lande.

    *   *
    *

    L’après-midi à 15h30 en l’église Saint-Germain-des-Prés (Paris VI)

    Les chantres de la Schola chanteront en vieux plain-chant parisien les secondes vêpres faux-bourdonnées de sainte Cécile, Maître Nicolas Pichon touchera les orgues.

    (vous trouverez sur ce site les antiennes & l’hymne de ces vêpres).