Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Lu dans un nouveau guide

Merci à Sébastien qui m’a offert le guide Paris sacré – 100 lieux à découvrir, par Agnès & Jean-Stéphane Bonneton, & Denise Glück, paru récemment aux Editions Bonneton (14,50 €).

Voici la notice très louangeuse consacrée à Saint-Eugène (les quelques inexactitudes sont signalées par des * avec mes notes à la suite de l’article) :

Une église exceptionnelle tout en couleurs
Saint-Eugène-Sainte-Cécile
4bis, rue Sainte Cécile 75009
01 48 24 70 85, www.saint-eugene.net
M° Bonne Nouvelle

Une église catholique où l’on dit la messe en latin

C’est en souvenir d’Eugène de Beauharnais que Napoléon III fit construire cette église, entre 1854 & 1855, par Louis Boileau, concepteur des magasins du Bon Marché. Derrière une façade en pierre d’inspiration médiévale, l’architecte installa un espace dont la structure en fonte annonçait l’œuvre de Baltard mais dont le décor sculpté & peint était totalement néo-gothique, s’inspirant notamment de la Sainte-Chapelle. L’église fut inaugurée le jour de Noël 1855 & eut l’impératrice Eugénie pour marraine.

En 1952, le curé de la paroisse demanda à Rome l’autorisation d’adjoindre au vocable celui de Sainte-Cécile en raison de la proximité du Conservatoire national de musique.

L’intérieur procure un choc tant l’homogénéité de l’architecture et du décor polychrome y sont conservés. Les colonnes en fonte peinte qui soutiennent la voûte sexpartite, les balustrades des tribunes, les vitraux de Lusson & Gsell, les quatorze stations du chemin de croix de Oudinot, les fonts baptismaux en fonte dorée : tout est parfait dans le style gothique du XIIIe siècle bien que les matériaux soient modernes. Tous les murs de l’église sont peints, y compris les voûtes constellées d’étoiles.

A l’autel principal de style troubadour, on adjoint un autel mobile face au peuple pendant les offices pour respecter les normes de la liturgie post-Vatican II.* Le grand orgue par Merklin & Schültze, réalisé pour l’Exposition universelle de 1850*, fut installé dès l’ouverture de l’église.

Pour la perfection néo-gothique, le rite selon saint Pie V

Le cardinal archevêque de Paris voulut, en 1984*, que soient célébrées ici deux liturgies : celle selon saint Pie V en latin, & celle selon Paul VI en français. Pour les messes en latin, on vient de tout Paris & même de banlieue car la chorale Sainte-Cécile qui chante l’office est tout aussi renommée pour la beauté de son chant que l’édifice pour la beauté de son architecture. 😀

Horaires

Eglise ouverte du lundi au vendredi de 7h30 à 20h, le dimanche de 9h à 20h.
Messes selon Paul VI le dimanche à 9h30 & selon saint Pie V le dimanche à 11h.

*

Notæ

* L’autel mobile est désormais supprimé, toutes les messes étant célébrées au maître-autel. A noter que les normes de la liturgie post-Vatican II n’indiquaient nullement que la messe devait être célébrée face au peuple.

* Il n’y a jamais eu à Paris d’Exposition universelle en 1850 mais en 1855 : le grand orgue de Merklin & Schültze, réalisé pour Saint-Eugène, a été exposé durant tout le temps de l’Exposition universelle, avant d’ête démonté & remonté dans notre église.

* De fait, la liturgie traditionnelle a commencé en 1985, même si la décision fut effectivement prise en 1984.

Programme du second dimanche de l’Avent

Le Christ & saint Jean Baptiste - école flamande

Catéchisme de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 9 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie XV
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Prière pour la France, faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Messe du cardinal Hoyos demain à Versailles

    Cardinal Hoyos à Versailles

    L’association Notre Dame de Chrétienté invite ses pèlerins et ses amis à fêter son 25ème anniversaire demain 8 décembre à Versailles.

    La journée commencera à 9h30, par la Messe pontificale de l’Immaculée Conception célébrée par Son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos, en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles.

    Elle se poursuivra avec les témoignages des acteurs des 25 dernières années qui prendront la parole pour évoquer l’histoire de ces années de pèlerinage.

    Alors que la diffusion du motu proprio « Summorum pontificum » par notre très Saint Père le pape Benoit XVI réaffirme la légitimité et la légalité du rite extraordinaire de la messe romaine, l’association évoquera les premières années de cette aventure annuelle pour se tourner vers l’avenir.

    Programme du premier dimanche de l’Avent

    Jugement dernier - cathédrale de Fribourg

    Catéchisme de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 2 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie XIV Iesu Redemptor – Selon l’antique tradition parisienne remontant au haut Moyen-Age, on chante aujourd’hui ce Kyrie
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Mœsta Sion, prose de l’Avent de l’ancien rit de Lisieux, du 1er ton
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XI
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVII
  • Pendant la communion :
    – Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
    – Salus æterna, séquence du premier dimanche de l’Avent (XIème siècle) des anciens missels parisiens
  • Prière pour la France, faux-bourdon du 1er ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XIV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Virgile Le Blanc – Conditor Alme Siderum – Hymne des vêpres de l’Avent

    Attribué à Virgile Le Blanc (ed. 1592).
    Conditor Alme Siderum – hymne de l’Avent, à vêpres.
    4 voix mixtes (SATB).
    1 page.

    Conditor Alme Siderum est la fameuse hymne des vêpres de l’Avent dont la composition initiale remonte au IXème siècle. Dans les livres liturgiques anciens, sa mélodie est en général très clairement notée selon un rythme ternaire joyeux. C’est ce rythme ternaire qui est usuellement repris par les compositeurs polyphoniques. En voici un bel exemple, tiré des Paraphrases des Hymnes & Cantiques spirituelz pour chanter avec la Doctrine chrestienne, publié en 1592 à Lyon par le R.P. Coyssard, de la Compagnie de Jésus. La musicologue Denise Launay, qui a étudié cet ouvrage, attribue la paternité de la musique qui y est notée à Virgile Le Blanc. Ce livre de chants tient une position clef dans l’histoire de la musique sacrée catholique : c’est en effet l’un des tous premiers exemples que nous ayons d’une réaction musicale à la musique de la Réforme protestante au lendemain du Concile de Trente. Abandonnant résolument l’antique contrepoint, le compositeur écrit des harmonisations verticales, à la tournure populaire.

    Notre adaptation conserve le ton ternaire le plus usuel du plain-chant à voix seule pour les strophes impaires de l’hymne, tandis que les strophes paires reçoivent l’harmonisation à 4 parties de Virgile Le Blanc.

    Le ton original de Fa Majeur est un peu tendu pour les voix. On peut chanter en Mib Majeur, ou alors, réagencer les parties de sorte à chanter les 4 lignes dans l’ordre suivant : Ténor – Superius – Altus – Bassus, ce qui a pour effet de placer le chant liturgique au Ténor.

    Le texte ici présenté est le texte antique de cette hymne, non celui corrigé par la Commission Médicéenne (dit « hymnaire d’Urbain VIII », lequel n’avait pas été reçu en France avant les éditions modernes du XXème siècle).

    Les premières mesures de cette partition :

    Virgile Le Blanc, Conditor Alme Siderum

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    Solennité de sainte Cécile, patronne (dimanche 25 novembre 2007)

    Voici quelques photos de la dernière solennité de sainte Cécile, patronne des musiciens, de notre paroisse & de notre Schola.

    Solennité de sainte Cécile - novembre 2007

    Avant la messe, les partitions sont prêtes.

    Solennité de sainte Cécile - novembre 2007

    Une partie des instrumentistes, pendant l’entrée.

    Solennité de sainte Cécile - novembre 2007

    Le clergé arrive devant l’autel.

    Solennité de sainte Cécile - novembre 2007

    Messe avec diacre & sous-diacre. Les ornements – prêtés par une grande paroisse parisienne – sont somptueux (c’est un remontage fait au XIXème siècle de broderies du XVIème siècle). Les mêmes avaient aussi servi pour la messe de la solennité de saint Eugène le dimanche précédent.

    Solennité de sainte Cécile - novembre 2007

    Bénédiction finale du célébrant, le R.P. de Langalerie, ancien vicaire.

    Solennité de sainte Cécile - novembre 2007

    La Schola Sainte Cécile après la messe.