Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – Conception de saint Jean Baptiste – ton 7

Conception de saint Jean BaptisteParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 octobre 2019 du calendrier grégorien – 23 septembre 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Conception du vénérable & illustre Prophète, Précurseur & Baptiste Jean.

La Naissance de Notre Sauveur est fêtée par la liturgie le 25 décembre, précédé de 6 mois (le 24 juin) par celle de son cousin Jean Baptiste (cf. Luc I, 36). Aussi l’Eglise fête-t-elle neuf mois auparavant – le 23 septembre – la fête de la Conception du Baptiste & Précurseur Jean, rapportée par l’évangile de Luc (I, 5-25). Saint Jean Baptiste partage donc avec la Bienheureuse Vierge Marie et avec notre Seigneur le privilège d’être fêté liturgiquement pour leur conception, leur naissance et leur trépas, tandis que les autres saints ne sont fêtés qu’au jour de leur mort, leur naissance au ciel.

Notons que la date retenue pour la fête de la Conception de saint Jean Baptiste aurait pu être le 24 septembre, mais la date du 23 septembre qui a été retenue par l’Eglise de Constantinople avait une signification particulière dans l’Empire romain : c’était en effet l’ancienne date de la fête de la naissance d’Auguste dans le calendrier impérial païen et ce jour était regardé comme le premier jour de l’année dans beaucoup de contrées de la partie orientale de l’Empire. Cette date du 23 septembre avait ensuite été retenue en 312 par l’empereur Constantin pour marquer le commencement de l’Indiction, c’est à dire la fixation de l’impôt foncier annuel. Après la suppression de la fête de la naissance d’Auguste, l’Indiction fut déplacée à une date plus commode : le 1er septembre (on estime que le changement se fit le 1er septembre 462). Pendant un temps, l’Eglise de Constantinople garda l’ancienne date du 23 septembre comme premier jour de l’année ecclésiastique, y célébrant la fête de la Conception de saint Jean Baptiste, qui se trouve être le premier mystère historique de l’économie de la Nouvelle Alliance. Puis, l’Eglise byzantine s’aligna sur le pouvoir civil et démarra son nouvel an également au 1er septembre.

Si nous choisissons de nous étendre quelque peu sur cette question de la date du 23 septembre, c’est parce qu’elle a curieusement une incidence sur l’organisation de la lecture de l’évangile dans le rit byzantin. En effet, primitivement, on lisait à Byzance l’évangile de Matthieu en lecture continue les samedis & dimanches depuis la Pentecôte jusqu’au 23 septembre, et on passait à cette date à la lecture continue de l’évangile de Luc en commençant par ses premiers versets (I, 5-25) qui font justement le récit de la Conception de saint Jean Baptiste.

Le passage du 23 au 1er septembre pour marquer l’indiction et le début de l’année diminua l’importance de la fête de la Conception de saint Jean Baptiste et eut pour conséquence de troubler l’organisation de la lecture continue des évangiles. Plusieurs systèmes se mirent en place pour déterminer la date à laquelle il fallait faire ce que les typikaristes appellent « le saut de Luc », c’est-à-dire la fin de la lecture continue de Matthieu et le passage à la lecture continue de Luc. Certains se mirent à faire le saut de Luc au lendemain du nouvel an le 1er septembre ; d’autres, pour rester à une date plus proche du 23 septembre, fixèrent le saut de Luc au lundi qui suit le dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix. L’Eglise russe, elle, lisait l’évangile de Luc à partir du lundi suivant le XVIIIème dimanche après la Pentecôte. Toutefois l’usage de faire le saut de Luc après le dimanche qui suit l’Exaltation de la sainte Croix (14 septembre) – déjà attesté au XIème siècle par le Lectionnaire byzantino-géorgien (Sin. Géorg. 74) – avait finit par largement se diffuser dans les Eglises de tradition grecque. Le Patriarcat de Moscou prit la décision d’introduire cette pratique dans son ressort en 1957 sur l’initiative de l’évêque liturgiste Athanase Sakharov, ce qui sema une certaine confusion dans le clergé les premières années.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Précurseur.

A la divine liturgie :

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Précurseur :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. La Stérile en ce jour * conçoit le fruit sacré * qui dans la grâce bientôt * devra retrancher * comme avec la cognée ** toute âme stérile et sans fruit.
8. Dans le temple, à l’intérieur, * rendu muet, le grand prêtre Zacharie * par l’annonce redoutable reçoit * la Voix du Verbe et dans la joie * magnifie clairement ** le Seigneur compatissant.
9. Celui qui montre aux croyants * la sûre voie du repentir, * l’illustre Précurseur, * à la voix de l’Ange, par divine volonté, * se lève, contre tout espoir, ** dans le sein maternel.
10. Lorsqu’il reconnut le Christ * porté dans le sein virginal, * l’enfant de la Stérile tressaillit, * révélant d’avance la joie * qui sur terre venait ** délivrer tous les hommes du chagrin.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du Précurseur, ton 4 : Réjouis-toi, toi qui jadis fus stérile, * car tu as conçu en vérité * la Lampe qui précède le Soleil venant illuminer le monde malade de cécité ; * exulte, ô Zacharie et clame avec hardiesse : ** Voici le prophète du Très-Haut qui est appelé à naître.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Précurseur, ton 1 : Sois dans l’allégresse, ô illustre Zacharie, * avec Élisabeth, ton épouse toute glorieuse, * car vous avez dignement conçu Jean le Précurseur, * lui que l’archange annonça en se réjouissant * et que nous vénérons comme il convient, ** lui qui est initié au mystère de la grâce.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
R/. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
V/. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
[Du Précurseur, ton 7 :
Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.
[Du Précurseur : Galates (§ 210) IV, 22-31.
Car il est écrit : Réjouissez-vous, stérile, qui n’enfantiez point ; poussez des cris de joie, vous qui ne deveniez point mère : parce que celle qui était délaissée, a plus d’enfants que celle qui a un mari.]

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du Précurseur, ton 4 :
V/. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du Précurseur : Luc (§ 2) I, 5-25.
Car il sera grand devant le Seigneur ; il ne boira point de vin, ni rien de ce qui peut enivrer ; et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – Repos de saint Jean – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 octobre 2017 du calendrier grégorien – 26 septembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le trépas du saint Apôtre & Evangéliste Jean le Théologien (dont la mémoire est fêté à nouveau le 8 mai dans l’Eglise byzantine), le rédacteur du IVème évangile, endormi dans le Seigneur vers l’an 100 à un âge très avancé. Jean résida principalement à Ephèse après la Pentecôte. Au témoignage de Tertullien (et aussi de saint Jérôme), il fut emmené à Rome pendant la persécution de Domitien (95) où il fut plongé dans de l’huile bouillante, dont il sortit miraculeusement saint et sauf (ce miracle est commémoré par l’Eglise romaine le 6 mai, en la fête de « saint Jean près la Porte Latine ») ; il fut ensuite exilé sur l’île de Patmos où il reçut la Révélation (l’Apocalypse). Après la mort de Domitien il retourna à Ephèse. La basilique Saint-Jean qui fut édifiée au VIème siècle par Justinien sur son tombeau dans les faubourgs d’Ephèse (à Agios Theológos – Άγιος Θεολόγος – aujourd’hui Selçuk) fut longtemps l’un des plus grands sanctuaires de la Chrétienté.

Bien que le titre grec de la fête de ce jour (Μετάστασις / Metastasis = repos, en russe Преставле́ние / Prestavlénié) soit entendu par plusieurs auteurs comme signifiant la mort de saint Jean, néanmoins, il semble bien que celle-ci ait été entendue par les anciens comme une véritable dormition/assomption de l’âme et du corps de l’Apôtre, en conséquence de la parole de Jésus-Christ répondant à Pierre qui le questionnait sur Jean : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je revienne qu’est-ce que cela te fait ? » (Jean XXI, 22). Les anciennes traditions indiquent que saint Jean s’est endormi dans son tombeau, et que son corps avait ensuite était enlevé au ciel. Durant le règne de Constantin, les fouilles entreprises à Ephèse ne trouvèrent en effet qu’un tombeau vide. Il est à noter que, à l’instar de la Vierge Marie, il n’y a jamais eu une église prétendant détenir des reliques du corps de saint Jean, ni aucune translation de reliques notées pour ce saint, à l’inverse des autres apôtres.

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Depuis lundi dernier, (lundi suivant le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix) s’est fait le « saut de Luc » : à la lecture continue de l’évangile de Matthieu se substitue désormais celle de l’évangile de Luc.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’Apôtre.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845).
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. De ta langue de théologien * clairement tu révélas, bienheureux Jean, * l’ineffable mystère de la Trinité ; ** en elle mon cœur s’est affermi.
8. Ta langue fut pour l’Esprit saint * le roseau de l’écrivain, * car sous le doigt de Dieu ** elle rédigea l’Evangile divin.
9. En l’abîme de sagesse tu puisas, * par une sage audace te penchant * sur la source du savoir, ** dont tu devins le héraut.
10. Ô Mère tout-immaculée * qui seule conservas la virginité, * nous t’honorons comme source du salut ** délivrant le monde par tes prières.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 2 : Apôtre bien-aimé du Christ Dieu, * hâte-toi de délivrer un peuple sans défense, * car celui qui t’a permis de te reposer sur sa poitrine, * t’accueillera tombant à ses pieds afin d’intercéder pour nous ; * prie-le, ô Jean le Théologien, de dissiper les sombres nuages de l’incroyance ** et implore-le de nous accorder la paix et la grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Qui dira la grandeur de ta vie virginale, ô saint Jean ? * Tu es une source de miracles, tu dispenses les guérisons * et tu intercèdes pour nos âmes, ** toi qui es le Théologien et l’ami du Christ.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
R/. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
V/. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
De l’Apôtre, ton 8 :
R/. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.
De l’Apôtre : I Jean (§ 73) IV, 12-19.
Nous avons vu, et nous en rendons témoignage, que le Père a envoyé son Fils le Sauveur du monde.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De l’Apôtre :
V/. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
De l’Apôtre : Jean (§ 61) XIX, 25-27 & XXI, 24-25.
Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et depuis cette heure-là, ce disciple la prit chez lui.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De l’Apôtre : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – Conception de saint Jean Baptiste – ton 6

Conception de saint Jean BaptisteParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 octobre 2013 du calendrier grégorien – 23 septembre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Conception du vénérable & illustre Prophète, Précurseur & Baptiste Jean.

La Naissance de Notre Sauveur est fêtée par la liturgie le 25 décembre, précédé de 6 mois (le 24 juin) par celle de son cousin Jean Baptiste (cf. Luc 1, 36). Aussi l’Eglise fête-t-elle neuf mois auparavant – le 23 septembre – la fête de la Conception du Baptiste & Précurseur Jean, rapportée par l’évangile de Luc (1, 5-25). Saint Jean Baptiste partage donc avec la Bienheureuse Vierge Marie et avec notre Seigneur le privilège d’être fêté liturgiquement pour leur conception, leur naissance et leur trépas, tandis que les autres saints ne sont fêtés qu’au jour de leur mort, leur naissance au ciel.

Notons que la date retenue pour la fête de la Conception de saint Jean Baptiste aurait pu être le 24 septembre, mais la date du 23 septembre qui a été retenue par l’Eglise de Constantinople avait une signification particulière dans l’Empire romain : c’était en effet l’ancienne date de la fête de la naissance d’Auguste dans le calendrier impérial païen et ce jour était regardé comme le premier jour de l’année dans beaucoup de contrées de la partie orientale de l’empire. Cette date du 23 septembre avait ensuite été retenue en 312 par l’empereur Constantin pour marquer le commencement de l’Indiction, c’est à dire la fixation de l’impôt foncier annuel. Après la suppression de la fête de la naissance d’Auguste, l’Indiction fut déplacée à une date plus commode : le 1er septembre (on estime que le changement se fit le 1er septembre 462). Pendant un temps, l’Eglise de Constantinople garda l’ancienne date du 23 septembre comme premier jour de l’année ecclésiastique, y célébrant la fête de la Conception de saint Jean Baptiste, qui se trouve être le premier mystère historique de l’économie de la Nouvelle Alliance. Puis, l’Eglise byzantine s’aligna sur le pouvoir civil et démarra son nouvel an également au 1er septembre.

Si nous choisissons de nous étendre quelque peu sur cette question de la date du 23 septembre, c’est parce qu’elle a curieusement une incidence sur l’organisation de la lecture de l’évangile dans le rit byzantin. En effet, primitivement, on lisait à Byzance l’évangile de Matthieu en lecture continue les samedis & dimanches depuis la Pentecôte jusqu’au 23 septembre, et on passait à cette date à la lecture continue de l’évangile de Luc en commençant par ses premiers versets (I, 5-25) qui font justement le récit de la Conception de saint Jean Baptiste.

Le passage du 23 au 1er septembre pour marquer l’indiction et le début de l’année diminua l’importance de la fête de la Conception de saint Jean Baptiste et eut pour conséquence de troubler l’organisation de la lecture continue des évangiles. Plusieurs systèmes se mirent en place pour déterminer la date à laquelle il fallait faire ce que les typikaristes appellent « le saut de Luc », c’est-à-dire la fin de la lecture continue de Matthieu et le passage à la lecture continue de Luc. Certains se mirent à faire le saut de Luc au lendemain du nouvel an le 1er septembre ; d’autres, pour rester à une date plus proche du 23 septembre, fixèrent le saut de Luc au lundi qui suit le dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix. L’Eglise russe, elle, lisait l’évangile de Luc à partir du lundi suivant le 18ème dimanche après la Pentecôte. Toutefois l’usage de faire le saut de Luc après le dimanche qui suit l’Exaltation de la sainte Croix (14 septembre) – déjà attesté au XIème siècle par le Lectionnaire byzantino-géorgien (Sin. Géorg. 74) – avait finit par largement se diffuser dans les Eglises de tradition grecque. Le Patriarcat de Moscou prit la décision d’introduire cette pratique dans son ressort en 1957 sur l’initiative de l’évêque liturgiste Athanase Sakharov, ce qui sema une certaine confusion dans le clergé les premières années. Les églises russes en Europe Occidentale dépendant du patriarcat de Constantinople n’ont pas adopté cet usage.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Précurseur.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 6, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Précurseur :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. La Stérile en ce jour * conçoit le fruit sacré * qui dans la grâce bientôt * devra retrancher * comme avec la cognée ** toute âme stérile et sans fruit.
8. Dans le temple, à l’intérieur, * rendu muet, le grand prêtre Zacharie * par l’annonce redoutable reçoit * la Voix du Verbe et dans la joie * magnifie clairement ** le Seigneur compatissant.
9. Celui qui montre aux croyants * la sûre voie du repentir, * l’illustre Précurseur, * à la voix de l’Ange, par divine volonté, * se lève, contre tout espoir, ** dans le sein maternel.
10. Lorsqu’il reconnut le Christ * porté dans le sein virginal, * l’enfant de la Stérile tressaillit, * révélant d’avance la joie * qui sur terre venait ** délivrer tous les hommes du chagrin.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du Précurseur, ton 4 : Réjouis-toi, toi qui jadis fus stérile, * car tu as conçu en vérité * la Lampe qui précède le Soleil venant illuminer le monde malade de cécité ; * exulte, ô Zacharie et clame avec hardiesse : ** Voici le prophète du Très-Haut qui est appelé à naître.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Précurseur, ton 1 : Sois dans l’allégresse, ô illustre Zacharie, * avec Élisabeth, ton épouse toute glorieuse, * car vous avez dignement conçu Jean le Précurseur, * lui que l’archange annonça en se réjouissant * et que nous vénérons comme il convient, ** lui qui est initié au mystère de la grâce.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen :
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du Précurseur, ton 7 :
Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Or nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin qu’on reconnaisse que la grandeur de la puissance qui est en nous, est de Dieu, et non pas de nous.
[Du Précurseur : Galates (§ 210) IV, 22-31.
Car il est écrit : Réjouissez-vous, stérile, qui n’enfantiez point ; poussez des cris de joie, vous qui ne deveniez point mère : parce que celle qui était délaissée, a plus d’enfants que celle qui a un mari.]

Alleluia :
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[Du Précurseur, ton 4 :
V/. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du Précurseur : Luc (§ 2) I, 5-25.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.

Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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