Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte

Mosaïques de l'abside de l'église Sainte-Constante à RomeSaint-Eugène, le dimanche 13 novembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Oraisons & lectures reprises du VIème dimanche après l’Epiphanie.
Paraboles du grain de sénevé et du levain.

Le Royaume des Cieux, c’est la prédication de l’Évangile et la connaissance des Écritures qui conduit à la vie et dont le Seigneur dit aux Juifs : « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé et il sera donné à une nation qui en produira les fruits. » Ce Royaume est donc comparable au grain de sénevé qu’un homme prend et sème dans son champ. Cet homme qui ensemence son champ, beaucoup ont compris que c’était le Sauveur parce qu’il ensemence l’âme des croyants ; selon d’autres, c’est l’homme lui-même qui ensemence son champ, c’est-à-dire soi-même, et son cœur. »
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du XXVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – Ier ton
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus Domine – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie

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Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte

Vème dimanche après l'Epiphanie : le bon grain & l'ivraieSaint-Eugène, le dimanche 6 novembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Oraisons & lectures reprises du Vème dimanche après l’Epiphanie.
Le bon grain & l’ivraie.

Mais comme le Seigneur nous dit qu’ils ont été semés au milieu du blé, il semblerait bien qu’ils signifient ceux qui appartiennent à une même communion. D’autre part, le Seigneur interprète le champ comme étant non pas l’Église mais ce monde ; on peut aussi comprendre qu’il s’agit d’hérétiques car en ce monde, ils sont mêlés aux bons non pas dans la société d’une même Église ou dans celle d’une même foi, mais dans la société du seul nom chrétien. Quant à ceux qui, au sein d’une même foi, sont mauvais, il faut les regarder comme de la paille, plutôt que comme de l’ivraie, car la paille a la même souche que le blé et une racine commune. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

IIndes vêpres du XXVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus Domine – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie

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Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 23 octobre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La guérison de l’hémoroïsse & la résurrection de la fille de Jaïre

Et voilà qu’une femme affligée d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha de lui par derrière, et toucha la frange de son vêtement. » Nous lisons dans l’Évangile selon saint Luc que la fille du prince de la synagogue avait douze ans. Cette femme, je veux dire le peuple gentil, commence donc à être malade au temps même où le peuple juif naissait à la foi. Ceci est à remarquer ; car un vice ne ressort que par le contraste des vertus.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris du Isup>er ton, « dans les solennités » – plain-chant normand de Coutances
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Benedicat nos Deus – antienne solennelle – liturgie parisienne antique – antienne en usage depuis au moins le IXème siècle.

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Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 16 octobre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Rendez à César ce qui est à César, & à Dieu ce qui est à Dieu.

Connaissant le secret de leurs pensées, (car Dieu observe ce qui est caché au plus intime des hommes) Jésus se fait apporter un denier, et il s’informe de qui sont l’inscription et l’effigie. Les pharisiens répondent : « De César. » Il leur dit : « A César il faut rendre ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Réponse vraiment admirable, et solution parfaite que cette parole céleste ! Le Seigneur équilibre si bien tout entre le mépris du siècle et l’injure blessante pour César, qu’il décharge les âmes consacrées à Dieu de tous les soucis et embarras humains en décrétant qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient. Car s’il ne reste rien de lui chez nous nous ne serons pas obligés de lui rendre ce qui lui appartient.
Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Dimanche des Missions (3ème dimanche d’octobre) : les oraisons pour la propagation de la foi sont ajoutées aux oraisons du XXIIème dimanche après la Pentecôte

A la messe :

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – tradition de Coutances – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tantum ergo « Vigilantium » – hymne du Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris du Isup>er ton, « dans les solennités » – plain-chant normand de Coutances
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Benedicat nos Deus – antienne solennelle – liturgie parisienne antique – antienne en usage depuis au moins le IXème siècle.

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Rendez à César ce qui est à César, & à Dieu ce qui est à Dieu

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – Repos de saint Jean – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 octobre 2017 du calendrier grégorien – 26 septembre 2017 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le trépas du saint Apôtre & Evangéliste Jean le Théologien (dont la mémoire est fêté à nouveau le 8 mai dans l’Eglise byzantine), le rédacteur du IVème évangile, endormi dans le Seigneur vers l’an 100 à un âge très avancé. Jean résida principalement à Ephèse après la Pentecôte. Au témoignage de Tertullien (et aussi de saint Jérôme), il fut emmené à Rome pendant la persécution de Domitien (95) où il fut plongé dans de l’huile bouillante, dont il sortit miraculeusement saint et sauf (ce miracle est commémoré par l’Eglise romaine le 6 mai, en la fête de « saint Jean près la Porte Latine ») ; il fut ensuite exilé sur l’île de Patmos où il reçut la Révélation (l’Apocalypse). Après la mort de Domitien il retourna à Ephèse. La basilique Saint-Jean qui fut édifiée au VIème siècle par Justinien sur son tombeau dans les faubourgs d’Ephèse (à Agios Theológos – Άγιος Θεολόγος – aujourd’hui Selçuk) fut longtemps l’un des plus grands sanctuaires de la Chrétienté.

Bien que le titre grec de la fête de ce jour (Μετάστασις / Metastasis = repos, en russe Преставле́ние / Prestavlénié) soit entendu par plusieurs auteurs comme signifiant la mort de saint Jean, néanmoins, il semble bien que celle-ci ait été entendue par les anciens comme une véritable dormition/assomption de l’âme et du corps de l’Apôtre, en conséquence de la parole de Jésus-Christ répondant à Pierre qui le questionnait sur Jean : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je revienne qu’est-ce que cela te fait ? » (Jean XXI, 22). Les anciennes traditions indiquent que saint Jean s’est endormi dans son tombeau, et que son corps avait ensuite était enlevé au ciel. Durant le règne de Constantin, les fouilles entreprises à Ephèse ne trouvèrent en effet qu’un tombeau vide. Il est à noter que, à l’instar de la Vierge Marie, il n’y a jamais eu une église prétendant détenir des reliques du corps de saint Jean, ni aucune translation de reliques notées pour ce saint, à l’inverse des autres apôtres.

*

Depuis lundi dernier, (lundi suivant le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix) s’est fait le « saut de Luc » : à la lecture continue de l’évangile de Matthieu se substitue désormais celle de l’évangile de Luc.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’Apôtre.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845).
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. De ta langue de théologien * clairement tu révélas, bienheureux Jean, * l’ineffable mystère de la Trinité ; ** en elle mon cœur s’est affermi.
8. Ta langue fut pour l’Esprit saint * le roseau de l’écrivain, * car sous le doigt de Dieu ** elle rédigea l’Evangile divin.
9. En l’abîme de sagesse tu puisas, * par une sage audace te penchant * sur la source du savoir, ** dont tu devins le héraut.
10. Ô Mère tout-immaculée * qui seule conservas la virginité, * nous t’honorons comme source du salut ** délivrant le monde par tes prières.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 2 : Apôtre bien-aimé du Christ Dieu, * hâte-toi de délivrer un peuple sans défense, * car celui qui t’a permis de te reposer sur sa poitrine, * t’accueillera tombant à ses pieds afin d’intercéder pour nous ; * prie-le, ô Jean le Théologien, de dissiper les sombres nuages de l’incroyance ** et implore-le de nous accorder la paix et la grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Qui dira la grandeur de ta vie virginale, ô saint Jean ? * Tu es une source de miracles, tu dispenses les guérisons * et tu intercèdes pour nos âmes, ** toi qui es le Théologien et l’ami du Christ.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
R/. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
V/. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
De l’Apôtre, ton 8 :
R/. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.
De l’Apôtre : I Jean (§ 73) IV, 12-19.
Nous avons vu, et nous en rendons témoignage, que le Père a envoyé son Fils le Sauveur du monde.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De l’Apôtre :
V/. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
De l’Apôtre : Jean (§ 61) XIX, 25-27 & XXI, 24-25.
Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et depuis cette heure-là, ce disciple la prit chez lui.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De l’Apôtre : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – Clôture de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu – ton 5

Nativité de la Mère de DieuParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 septembre 2016 du calendrier grégorien, 12 septembre 2016 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. En ce jour se clôture la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, laquelle fête tombe le 8 septembre (21 septembre grégorien).

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749), qui est l’auteur de l’un des deux canons de matines, avec son frère de lait saint Côme de Maïouma, en fait également mention dans ses homélies, de que même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

*

Ce dimanche est aussi celui avant la fête de l’Exaltation de la Croix ; il est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.
6 и праздника, 1-го и 2-го канонов, песнь 9-я – 4
Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 5, & 4 tropaires de la 9ème ode des deux canons de la fête, le premier étant de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787), le second de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur  !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Celui qui pour le peuple indocile fit jaillir * de la roche la plus dure les sources d’eau * à nous, les nations dociles, t’accorde pour notre joie * comme fruit d’un stérile sein, ** pure Mère de Dieu qu’à juste titre nous magnifions.
8. Toi que fit naître, de justes parents, * la décision du grand Conseil, pour que le Verbe demeurât * parmi nous dans la chair en nous sauvant, * toi, la divine Mère du Christ notre vie, ** en ce jour nous célébrons ta glorieuse Nativité.
9. Selon la promesse, divine Mère, tu obtins * une naissance digne de ta pureté : * à la Stérile tu fus donnée comme un fruit divin ; * et toutes les familles des nations, ** d’âge en âge nous te magnifions.
10. Voici qu’est accompli l’oracle disant : * Le tabernacle déchu du pieux David, * qui te préfigurait, Vierge pure, je vais le relever ; * grâce à toi la poussière humaine est recréée, * tout entière, dans le corps de notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie au monde entier, * car de toi s’est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu ; * il a détruit la malédiction et donné la bénédiction, ** il a aboli la mort et nous a donné la vie éternelle.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, toi le Tout- puissant, * et avec toi tu as ressuscité les morts, ô Créateur ; * tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. ** Aussi te clamons-nous : Seigneur, sauve-nous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, * en ta sainte nativité, ô Très-pure. * Délivré de la condamnation pour ses péchés, ton peuple célèbre ta nativité et te clame : ** La femme stérile enfante la Mère de Dieu qui nourrit notre vie.

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
De la fête, ton 3 :
R/. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix : Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.]
De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la fête, ton 8 :
V/. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
[Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.]
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la fête
Magnifie, ô mon âme, la glorieuse nativité de la Mère de Dieu.
Étrangères aux mères, la virginité, étranger aux vierges, l’enfantement ; mais en toi, Mère de Dieu, les deux merveilles sont unies et toutes les familles des nations, d’âge en âge nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Enregistrements : XVIIIème dimanche après la Pentecôte

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Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & présentes dans cet enregistrement :

A la messe (première messe solennelle de M. l’Abbé Faucillers) :

Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

La guérison du paralytique