Programme du XXXIVème dimanche après la Pentecôte – saints Athanase & Cyrille d’Alexandrie – ton 1

Saints Athanase et Cyrille - archevêques d'AlexandrieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 31 janvier 2021 du calendrier grégorien, 18 janvier 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour leurs Saintetés Athanase & Cyrille, archevêques d’Alexandrie.

Outre leurs fêtes particulières (respectivement le 2 mai pour saint Athanase et le 9 juin pour saint Cyrille), le rit byzantin joint dans une commune célébration les 2 figures majeures de l’Eglise d’Alexandrie le 18 janvier. Cette date commémorait initialement le retour d’exil de saint Athanase (sans qu’on sache exactement lequel exactement, puisqu’il fut exilé à 5 reprises et passa de longues années (environ 19 ans au total) loin de son siège patriarcal, à Rome, à Trèves, à Jérusalem, dans le désert égyptien.

Ces deux papes d’Alexandrie furent les champions de la foi orthodoxe face aux hérésies. Ils durent affronter l’adversité et l’exil mais ne flanchèrent pas.

Saint Athanase & saint Cyrille papes d'AlexandrieSaint Athanase (né vers 298, mort le 2 mai 373) prit part, alors qu’il n’était encore que diacre, au premier concile œcuménique réunit à Nicée en 325. Il y brilla en défendant la vrai foi – à savoir que le Christ est consubstantiel (« homoousios ») au Père (cf. Jean XIV, 9), et pas une simple créature comme le prétendaient les Ariens. Par la suite, il dû lutter contre Arius – qui avait été déposé par son prédécesseur saint Alexandre d’Alexandrie – et contre son parti, qui eut régulièrement les faveurs du gouvernement impérial, entraînant son exil à 5 reprises. Ce n’est qu’avant sa mort qu’il put vivre en paix quelque temps durant, en bon berger au milieu de son troupeau alexandrin, qui l’aimait profondément. Ses reliques sont vénérées dans l’église Saint-Zacharie de Venise au-dessus du corps de saint Zacharie, le père de saint Jean-Baptiste.

Saint Cyrille (né en 376, mort le 27 juin 444) devient évêque d’Alexandrie en 412 à la suite de son oncle Théophile. De même qu’Athanase, il eut à défendre la foi véritable face à Nestorius dont les positions mettaient en cause l’union de la Divinité et de l’Humanité dans le Christ. Il fut l’une des principales figures du troisième concile œcuménique réunit à Ephèse en 431, lequel condamne Nestorius qui refusait d’appeler « Mère de Dieu » la Vierge Marie.

*

Saint Athanase sur l’Incarnation du Verbe :

Le Verbe de Dieu, incorporel, incorruptible et immortel vient parmi nous. Certes, il ne se tenait pas éloigné auparavant, car il n’a vidé de sa présence aucune partie de la création, lui qui remplissait toutes choses en tout lieu, puisqu’il était avec son Père. Mais il vient dans sa condescendance, nous manifester son amour pour notre humanité. Il a compassion de notre race, prend pitié de notre faiblesse, s’émeut de notre déchéance et ne peut supporter la domination sur nous de la mort. Pour empêcher que sa créature ne se perde et que l’œuvre accomplie par son Père en créant les hommes ne soit inutile, il prend lui-même un corps, et ce corps n’est pas différent du nôtre. Il ne s’est pas contenté de prendre un corps n’importe comment et de se rendre seulement visible. C’est dans la Vierge qu’il se construit à lui-même ce corps comme temple de sa présence et qu’il se l’approprie comme instrument de sa manifestation.
Saint Athanase d’Alexandrie

Saint Cyrille sur l’Eucharistie :

Si le poison de l’orgueil s’installe en vous, tournez-vous vers l’Eucharistie. Et ce Pain, qui est votre Dieu qui Se déguise humblement, vous enseignera l’humilité. Si la fièvre de l’égoïste avarice fait rage en vous, nourrissez-vous de ce Pain ; et vous en apprendrez la générosité. Si le vent glacial de la cupidité vous refroidit, hâtez-vous vers le Pain des Anges, et la charité fleurira en votre coeur. Si vous ressentez la piqûre de l’intempérance, nourrissez-vous de la Chair et du Sang du Christ, qui pratiqua un héroïque contrôle de lui-même durant sa vie terrestre, et vous en deviendrez tempérant. Si vous êtes fainéant et négligent des choses spirituelles, renforcez-vous de cette nourriture céleste, et vous deviendrez fervent. Et enfin, si vous vous sentez souillé par la fièvre de l’impureté, allez au Banquet des Anges, et la toute pure Chair du Christ vous rendra pur et chaste.
Saint Cyril d’Alexandrie

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Leurs Saintetés. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de saint Athanase, œuvre de saint Théophane le Marqué, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de saint Cyrille, œuvre de saint Jean Damascène :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Ayant purifié de toute souillure * ton âme et ton corps, tu devins, * Athanase, un temple digne de Dieu; * c’est pourquoi l’ensemble de la Trinité ** en toi, bienheureux Pontife, a trouvé son repos.
6. La grâce du Paraclet, * selon son désir ayant trouvé * ton âme purifiée des passions, * rendit manifeste son action en elle ** et fit de toi pour le monde un vrai flambeau.
7. Pontife, tu fus un exemple pour ceux de ton rang, * ta vie fut un modèle d’action, * ta parole, l’image même de la contemplation; * et ton enseignement pour dire vrai, ** fut théologie : une parole sur Dieu.
8. Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne peut cerner, * et nous fidèles, par nos hymnes incessantes nous te disons bienheureuse.
9. Ayant trouvé ta force en Christ, * Cyrille, par la vigueur de ta pensée * tu brisas les pièges du tortueux dragon ** comme toile d’araignée.
10. De ton âme, Cyrille, tu secouas * la fange des passions * en abaissant toute superbe pensée ** élevée contre le Christ.
11. En athlète bien entraîné * tu évitas fermement * tout plaisir de la chair ** comme nuisible et pernicieux.
12. L’archange Gabriel * t’a dit l’ineffable joie: * Réjouis-toi, tabernacle divin ** où Dieu a bien voulu demeurer.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de Leurs Saintetés, ton 4 : Dieu de nos pères, * toi qui agis toujours envers nous avec douceur, * ne détourne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs prières ** conduis notre vie dans la paix.
3. Kondakion de saint Athanase, ton 2 : Ayant planté l’enseignement de l’orthodoxie, * tu retranchas les ronces de l’erreur, multipliant la semence de la foi sous les rosées de l’Esprit, vénérable Père, ** c’est pourquoi nous te chantons, Athanase.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion de leurs Saintetés, ton 4 : Hiérarques sublimes de la foi, * & vaillants défenseurs de l’Eglise du Christ, * protégez tous ceux qui Lui chantent : « Sauve, Compatissant, ** les fidèles qui T’honorent ».
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[De Leurs Saintetés, ton 7 :
℟. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Colossiens (§ 258) III, 12-16.
Que la parole du Christ demeure en vous avec plénitude, et vous comble de sagesse. Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant de cœur avec édification les louanges du Seigneur.
[De Leurs Saintetés : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[De Leurs Saintetés, ton 2 :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9)]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.
Ce que Jésus ayant entendu, il lui dit : Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu aura un trésor dans le ciel ; puis viens, et me suis.
[De leurs Saintetés : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux..]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après la Théophanie – saint Théodose le Grand, le Cénobiarque – ton 8

Saint Théodose le Grand le Cénobiarque - mosaïque du monastère Nea Moni de l'île de Chios - XIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 janvier 2021 du calendrier grégorien – 11 janvier 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après la Théophanie, aussi plusieurs pièces de la liturgie du jour sont-elles propres à ce dimanche, qui se situe encore dans les 8 jours d’après-fête, laquelle se clôture le 14 janvier.

Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père, saint Théodose le Grand, le Cénobiarque, l’un des fondateurs du monachisme palestinien.

Théodose naquit vers 424 dans une famille chrétienne de Cappadoce. Doté d’une belle voix, il devint encore jeune chantre-lecteur dans son église. En 451, il entrepris de faire un pèlerinage à Jérusalem. En passant à Antioche, il alla voir le célèbre saint Siméon le Stylite. Comme il approchait de la colonne au sommet de laquelle demeurait ce saint, il l’entendit qui l’appelait en disant : « Théodose, homme de Dieu, soyez le bienvenu ! » Etonné de se voir appelé par son nom et ainsi qualifié, Théodose fut invité par saint Siméon au sommet de la colonne ; celui-ci bénit le jeune homme en lui prédisant qu’il sera pasteur d’âmes d’un grand troupeau de brebis qu’il sauvera de la méchanceté du loup.

Ayant visité Jérusalem, Théodose décida de devenir disciple d’un vieillard, Longin, qui vivait près de la tour de David à côté de la porte de Jaffa. Puis il s’installa selon ses conseils à mi-chemin entre Jérusalem et Bethléem dans une communauté religieuse, mais finalement se décida pour la vie érémitique et partit au désert, où il demeura dans une grotte.

Des disciples vinrent bientôt à leur tour suivre son enseignement et vivre dans les grottes environnantes. À la requête des frères – devenus très nombreux – de construire un monastère, Théodose pris un encensoir, y jeta des braises froides et de l’encens et s’en alla marcher dans le désert. Dieu lui indiqua l’endroit propice à la construction du cenobium en déclenchant soudain l’allumage d’un feu nouveau dans l’encensoir. A cet endroit, peu de temps après, en 476, furent construits une première église, les cellules et les bâtiments communautaires de la laure de Théodose le Grand, l’un des tous premiers monastères, dédié à la Mère de Dieu, qui devint l’un des plus importants du désert de Juda avec 400 moines. La laure de Théodose attira des frères venant même du lointain Caucase, car à côté de l’église principale où les offices se célébraient en grec, on en construisit deux autres : une pour les Ibères et une pour les Arméniens. Pendant la période de son rayonnement le plus intense (du VIème siècle au début du VIIème siècle), le monastère de Théodose accueillait environ sept cents frères. L’Higoumène russe Daniel, qui périgrinait en Palestine aux alentours de l’an 1110, le visita. La laure parvint à continuer son existence jusqu’au début du XVIème siècle, date à laquelle elle fut détruite par les Turcs et n’a subsistée qu’à l’état de ruines.

Monastère de Théodose le Grand dans le désert de JudéeLe patriarcat orthodoxe de Jérusalem a racheté en 1898 la parcelle de terre sur laquelle se trouvait les ruines du monastère et a fait procéder à une reconstruction qui s’est déroulée en plusieurs étapes de 1914 à 1952. C’est ici que se trouve la tombe de Jean Moschus et d’autres saints de l’Église du temps des Pères. La relique du corps de saint Théodose le Grand, quant à elle, avait été transférée à l’abri au Saint-Sépulcre avant la destruction de la laure par les Turcs. Le monastère restauré abrite aujourd’hui une communauté féminine orthodoxe grecque.

Dès ses origines, le monastère de Théodose se signala par l’assistance importante que les frères dispensaient aux miséreux et plus particulièrement aux malades, pour lesquels un hôpital fut établi. Face à l’extrême dénuement des moines, la Providence dût souvent pourvoir par des miracles surprenants & éclatants à la nourriture de tous ces nécessiteux.

La Vie de saint Théodose par un de ses disciples (probablement le moine Cyrille) rapporte plusieurs autres miracles, toutefois nous allons nous attarder sur l’un de ces récits, car le canon de matines de la fête de saint Théodose l’évoque à plusieurs reprises, et ce texte devient obscur si l’on méconnait l’épisode suivant de la vie de notre saint.

Parmi les piliers de la vie cénobitique que Théodose proposait à ses disciples, le souvenir de la mort occupait la première place ; Théodose voyait en effet en elle le fondement de la perfection religieuse. Aussi décida-t-il de faire bâtir un grand tombeau, qui devait servir de sépulture commune aux religieux, afin que mourant tous les jours par la méditation à la vue de cet objet de mort, ils en eussent moins d’appréhension lorsqu’elle arriverait.

Un jour que Théodose et ses frères étaient assemblés autour de ce tombeau, il leur dit de bonne grâce : « La fosse est faite ; mais qui de nous y entrera le premier ? » L’un des disciples, le prêtre Basile, dit alors en se mettant à genoux : « Mon Père, donnez-moi votre bénédiction, car je serai le premier qui y descendrai ». Théodose lui donna sa bénédiction et ordonna aux frères de réciter les prières que l’Eglise prescrit pour les défunts pendant 40 jours, alors même que le prêtre Basile était toujours en vie et en parfaite santé. Au bout des 40 jours, Basile s’endormit d’un doux sommeil et rendit paisiblement son âme à Dieu. Après ce trépas, Basile apparut pendant 40 jours encore, chantant dans le chœur des moines, visible de Théodose seul et audible d’un autre frère appelé Ætius.

Saint Théodose était lié d’une belle amitié spirituelle à saint Sabas, lequel lui envoyait les jeunes postulants de son monastère afin qu’ils reçoivent une première expérience de vie cénobitique. Le patriarche Saluste de Jérusalem (486 † 494) confia pour mission aux deux saints de remettre de l’ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses doctrinales entre orthodoxes et monophysites. A cet effet, le patriarche nomma Sabas et Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs établissements monastiques (sens originel de ce mot). Théodose reçut la charge de superviser les moines cénobites, d’où son surnom de Cénobiarque – le chef des cénobites – l’autre, Sabas, en tant qu’ « exarque des solitaires », devait veiller sur les ermites qui vivaient isolés ou auprès de laures.

Théodose était un fervent opposant des doctrines monophysites, ce qui lui valut un bref exil de la part de l’empereur Anastase Ier, après qu’il eut proclamé à l’ambon du Saint-Sépulcre : « Quiconque ne reçoit pas les quatre Conciles généraux, comme les quatre Evangiles, soit maudit & excommunié ».

Saint Théodose le Grand mourut en 529. Ses funérailles furent célébrées par le patriarche Pierre III de Jérusalem (524 † 552) entouré d’un grand nombre d’évêques, de clercs, de moines & de fidèles.

Il est fêté par le rit romain à la même date que le rit byzantin. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 11 janvier :

En Judée, saint Théodose le Cénobiarque, né en Cappadoce au bourg de Magarisse. Il souffrit beaucoup pour la foi catholique, et finalement mourut en paix dans le monastère qu’il avait construit sur une montagne déserte du diocèse de Jérusalem.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : du Vénérable Père.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 6ème ode du canon de la fête – œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) et de saint Jean Damascène (676 † 749), & 4 tropaire de la 6ème ode du canon du vénérable Père :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Né du Dieu et Père immatériellement, * de la Vierge, sans souillure, * le Christ prend chair * dont le Précurseur nous enseigne qu’il ne peut délier la courroie, * c’est-à-dire l’union du Verbe et de notre nature, ** puisqu’il est venu racheter les mortels de l’erreur.
6. C’est le Christ qui baptisera dans le feu ultime * ceux qui désobéissent & ne le conçoivent pas en tant que Dieu ; * mais c’est dans l’Esprit que par la grâce & dans l’eau * Il renouvelle ceux qui reconnaissent sa divinité, ** en les sauvant de leurs péchés.
7. Du ciel s’entr’ouvrent les brillants rideaux * et le Prophète voit l’Esprit * qui procède du Père et demeure dans le Verbe * descendre comme colombe d’ineffable façon ** et il apprend aux peuples à courir vers leur Maître.
8. Du ciel s’entr’ouvrent les brillants rideaux * et le Prophète voit l’Esprit * qui procède du Père et demeure dans le Verbe * descendre comme colombe d’ineffable façon ** et il apprend aux peuples à courir vers leur Maître.
9. Ô Christ, par ta résurrection tu nous as donné l’immortalité; * c’est pourquoi Basile, ton illustre serviteur, ** bien que mort, se manifeste encore vivant.
10. Le Dieu qui purifie le monde est baptisé pour moi, * lui qui s’est conformé à mon humanité ** et qu’en deux natures, bienheureux Théodose, tu prêchas.
11. C’est la douceur de l’allégresse, Théodose, qu’ont distillée * les sources de tes pleurs pour le Christ notre Dieu ** qui changea les larmes des Myrophores en sainte joie.
12. Rends-moi digne de ta divine compassion, * toi qui enfantas le Seigneur compatissant ** dont le sang nous a sauvés de la mort.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Théodose notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très- miséricordieux.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : Planté dans les parvis de ton Seigneur, * tu as brillamment fleuri par tes œuvres bonnes * et tu as multiplié le nombre de tes disciples dans le désert * les abreuvant du flot de tes larmes comme un pasteur au service de Dieu ; ** aussi te clamons-nous : Réjouis-toi, Père Théodore.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

Prokimen
Du dimanche après la Théophanie, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Du Vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche après la Théophanie : Ephésiens (§ 224) IV, 7-13.
Or la grâce a été donnée à chacun de nous, selon la mesure du don du Christ.
Du Vénérable Père : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Or nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin qu’on reconnaisse que la grandeur de la puissance qui est en nous, est de Dieu, et non pas de nous.

Alleluia
Du dimanche après la Théophanie, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche après la Théophanie : Matthieu (§ 8) IV, 12-17.
Ce peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière s’est levée sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort.
Du Vénérable Père : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – icône de Notre-Dame « Prompte à écouter » – ton 7

Icône de Notre-Dame Prompte à écouter - fresque du Xème siècle du monastère de Dochiariou au Mont-AthosParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 novembre 2020 du calendrier grégorien – 9 novembre 2020 du calendrier julien – la divine liturgie n’est plus assurée publiquement en raison des décisions gouvernementales, les textes ici publiés le sont pour nourrir la prière des fidèles avec la prière liturgique de l’Eglise.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’icône de Notre-Dame « Prompte à écouter ».

Cette icône est dénommée en grec Γοργοεπήκοος (Gorgoepikoos) et Скоропослушница (Skoroposloushnitsa) en slavon : prompte à écouter. C’est la plus célèbre des icônes miraculeuses du Mont-Athos, après celle de Notre-Dame des Ibères (« Marie, porte du Ciel »).

Cette icône est en fait une grande fresque murale du monastère de Docheiariou au Mont-Athos, située dans ce qui était initialement le couloir entre le catholikon (l’église principale du monastère) et la trapeza (le réfectoire), qui sont traditionnellement situés l’un en face de l’autre. Selon la tradition locale, elle aurait été peinte au Xème siècle, tandis que saint Néophytos (commémoré ce même 9 novembre) était supérieur du monastère.

Les moines en charge du réfectoire devaient fréquemment utiliser une torche pour se frayer un chemin dans le corridor pendant le service avant l’aube. La fumée de la torche, cependant, noircit les icônes avec le temps.

En 1664, le moine Nil, en charge du service au réfectoire, passa près de la peinture murale avec sa torche allumée en allant à son travail. Une voix, alors lui cria: « Ne passe pas par là de nouveau avec ta torche, parce que cela salit mon icône. »

Le moine pensa que ce devait être l’un des frères qui lui faisait une blague, et il n’en tînt pas compte, continuant à arpenter ce couloir quelques jours avec sa torche. La voix se plaignit à nouveau, et cette fois, le moine fut frappé de cécité. Il tomba à genoux et implora la Panaghia de lui pardonner et de le guérir. Sa vue fut restaurée, et il entendit ensuite la voix une troisième fois, qui lui disait que sa prière avait été entendue, qu’il était pardonné et qu’il devrait aller dire à tous les autres moines de se réfugier vers Elle dans les moments de détresse, parce qu’elle serait prompte à les écouter, « car j’accorderai rapide miséricorde et exaucerai ceux qui viendront à moi ».

Le couloir fut depuis fermé et transformé en chapelle autour de cette icône.

Icône russe de Notre-Dame, Prompte à écouterDe nombreuses copies de l’icône athonite furent réalisées en Russie, plusieurs d’entre elles se sont signalées par les guérisons miraculeuses qui s’y accomplissent aujourd’hui encore.

*

Ce dimanche voit aussi le centenaire de la naissance au ciel de saint Nectaire d’Egine, archevêque de la Pentapole, thaumaturge (1846 † 1920), fêté dans l’Eglise grecque au 9 novembre.

En 1904, à la demande de plusieurs de ses disciples qui voulaient devenir moniales, il établit pour elles un monastère sur l’île d’Égine, dédié à la Sainte Trinité.

Saint Nectaire a été officiellement reconnu comme saint par le Patriarcat de Constantinople en 1961.

Célèbre pour ses miracles, il est aussi le compositeur de l’hymne nouvelle Agni Parthene, dédié à la Mère de Dieu.

Chaque jour demandez à Dieu qu’Il vous fasse la grâce du don d’aimer. Préservez avec toute la vigilance nécessaire la qualité de vos relations avec les autres et témoignez-leur de votre respect car ils sont « images » de Dieu. (Saint Nectaire d’Egine)

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 7, et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la Mère de Dieu :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 : Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourrons humblement * et, pleins de repentir, devant elle nous prosternant, * crions-lui du fond de notre cœur : * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs ; ** notre unique espérance repose en toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 8 : Ballotés par la tempête sur la mer de la vie, * nous nous enfonçons sous les triples vagues des passions & des tentations. * Pour cela, donne-nous, ô Dame, ta main secourable * comme ton Fils le fit à Pierre, * et hâte-toi de nous délivrer des malheurs qui nous affligent, afin de te crier : ** Réjouis-toi, toute Sainte Prompte à écouter !

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
Car c’est par Lui que nous avons accès les uns et les autres auprès du Père dans un même Esprit.
De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors..

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la Mère de Dieu :
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.
De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, et j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 8 novembre 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La guérison de l’hémorroïsse & la résurrection de la fille de Jaïre

Et voilà qu’une femme affligée d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha de lui par derrière, et toucha la frange de son vêtement. » Nous lisons dans l’Évangile selon saint Luc que la fille du prince de la synagogue avait douze ans. Cette femme, je veux dire le peuple gentil, commence donc à être malade au temps même où le peuple juif naissait à la foi. Ceci est à remarquer ; car un vice ne ressort que par le contraste des vertus.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des IIndes vêpres et du salut du Très-Saint Sacrement propre à ce dimanche au format PDF.

Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – Saint prophète Joël – Saint Varus – ton 4

Saint prophète Joël - icône russe du XVIème siècle de la région d'ArkhangelskParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 1er novembre 2020 du calendrier grégorien – 19 octobre 2020 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint prophète Joël.

Le prophète Joël (en hébreu : יואל – « le Seigneur est Dieu », par abréviation du tétragramme du Nom divin et adjonction de « El », qui signifie Dieu) est le deuxième des douze petits prophètes de la Bible. Il était le fils de Phathuel et n’est connu que par son livre de prophéties en trois chapitres. Il n’est pas facile de dater son existence. Toutefois, l’hébreu qu’il est emploie est pur et très classique. Il devait vivre dans le royaume de Juda car Jérusalem, le Temple et la tribu de Juda occupent une grande place dans son livre, tandis que les 10 tribus du royaume d’Israel ne sont pas mentionnées (Joël ne fait allusion à aucun roi ni au péché d’idolâtrie). Le livre de Joël ne mentionne pas Babylone ni l’Assyrie, mais seulement les plus anciens ennemis d’Israël : les Egyptiens et les Edomites, les Phéniciens et les Philistins. Aussi peut-on penser que Joël a pu vivre avant Jérémie et Isaïe qui ont vécu les invasions chaldéennes & assyriennes, il peut même être antérieur à Amos qui évoque la lutte entre Israël & la Syrie (et qui semble le citer à plusieurs reprises) et pourrait être ainsi, avec Abdias, l’un des plus anciens prophètes dont on conserve le livre dans les Ecritures.

Le livre des prophéties de Joël est en trois partie : tout d’abord le prophète annonce la venue d’un châtiment symbolisé par l’invasion des sauterelles & la sécheresse, qui va précéder le « Jour du Seigneur », jour où le Seigneur reviendra pour juger la terre. Puis il exhorte les fidèles à se repentir avec sincérité :

Maintenant donc, dit le Seigneur, convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans les jeûnes, dans les larmes et dans les gémissements. Déchirez vos cœurs, et non vos vêtements, et convertissez-vous au Seigneur, votre Dieu ; parce qu’il est bon et compatissant, patient et riche en miséricorde. (Joël II, 12-13)

Enfin, le prophète laisse entrevoir la restauration finale, effectuée par l’effusion du Saint-Esprit sur toute la création :

Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair : vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards seront instruits par des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Alors je répandrai aussi mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes. (Joël II, 28-29)

C’est cette époque de rédemption qui s’est ouverte lors de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres à la Pentecôte & qui connaîtra sa plénitude lors du second avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ.

*

Saint martyr Varus (ou Vare) l'EgyptienNous fêtons aussi en ce jour le saint martyr Varus.

Saint Varus (ou Vare) était un soldat romain stationné en Haute Egypte à qui était confié la garde de sept moines en attente d’exécution. A leur contact, il découvrit l’amour du Christ ; aussi, lorsque l’un des sept mourut, Varus demanda à prendre la place de celui qui était décédé et se déclara comme chrétien. Il subit le martyr en compagnie de ses six compagnons moines l’an 307 et mourut pendu à un arbre.

Son corps fut recueilli par sainte Cléopâtre († 327) et son fils saint Jean († 319), qui édifièrent une église en son honneur. On fait également mémoire de ces deux saints en ce 19 octobre.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prophète. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du Prophète, ton 2 : De ton prophète Joël, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Varus, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Illuminé par l’Esprit, ton cœur était * un navire de l’illustre prophétie, * permettant de voir les choses lointaines comme si elles étaient présentes. * Par conséquent, nous te vénérons, ** glorieux & béni prophète Joel.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Martyr, ton 4 : Ayant marché à la suite du Christ, martyr Varus, * tu en bus le calice ; * & tu as reçu la couronne des martyrs * & tu exultes avec les Anges désormais; ** prie sans cesse pour nos âmes.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epître
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, la conservent, et portent du fruit par la patience.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 4.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.