Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

Saint Eugène, pontife & martyr

Saint-Eugène, le dimanche 16 novembre 2008, procession à 10h45, grand’messe de 11h.

  • Avant la messe : Procession des reliques de saint Eugène : Christus vincit – Laudes carolingiennes (IXème siècle)
  • Propre du jour en vieux plain-chant parisien – Kyriale : Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles – Mémoire du XXVIIème dimanche après la Pentecôte par les oraisons reprises du VIème dimanche après l’Epiphanie
  • Introït
  • Kyrie & Gloria de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam de Campra
  • Graduel
  • Alleluia
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Offertoire
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Offertoire de la Messe des Paroisses de François Couperin le Grand (1668 † 1733), organiste du Roi et de Saint-Gervais, chevalier pontifical de l’ordre du Latran
  • Préface des Saints au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam
  • Après la Consécration : Benedictus de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam de Campra
  • Agnus Dei de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra
  • Pendant la communion : Sancti Eugenii digna memoria – hymne de l’ancien office parisien de saint Eugène – plain-chant du premier ton (H. 55) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle des Jésuites
  • Communion
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Virgines, & vos pueri vicissim – hymne des Ires et IIes vêpres de l’ancien office parisien de saint Eugène – plain-chant du sixième ton tiré des livres de Coutances
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme de la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi

    Fête de Notre Seigneur Jesus-Christ Roi

    Saint-Eugène, le dimanche 26 octobre 2008, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale & Credo : de la Messe royale du 1er ton d’Henry du Mont, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Procession d’entrée: Regnávit Dóminus, hymne litanique du poète Sedulius (Vème siècle) – chant du XIIIème siècle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Laudes carolingiennes (VIIIème siècle)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle de Mademoiselle de Guise, du Dauphin, des Jésuites et de la Sainte Chapelle
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est de la Messe de du Mont
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Christus vincit – Mélodie d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
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    Saint Denys (9 octobre) – Prose – Offices notés complets de Paris – 1899

    Prose de saint Denys

    Voici le texte traditionnel de la prose de saint Denys :

    Gaude prole, Græcia,
    Gloriétur Gállia
    Patre Dionysio.
    Que la Grèce s’associe à la joie que ressent la France d’avoir saint Denys pour père dans la foi.
    Exsúltet ubérius
    Felíci Parísius
    Illústris martyrio.
    Paris, devenue si célèbre par le martyre de cet illustre apôtre, doit surtout faire éclater ses saints transports.
    Dies festus ágitur
    Quo trium recólitur
    Mártyrum victória :
    Nous solennisons en cette fête la victoire que trois illustres martyrs ont remportée.
    Quorum patrocínio
    Tota gaudet régio,
    Regni stat poténtia.
    Leur protection comble de la plus vive consolation cette contrée ; elle est la sauvegarde de notre pays.
    Juxta patrem pósiti,
    Bellatóres ínclyti,
    Digni sunt memória.
    Rustique & Eleuthère, qui sont dans la gloire près de saint Denis leur pasteur, méritent une éternelle mémoire.
    Sed illum præcípue
    Récolit assídue
    Regális Ecclésia.
    Mais saint Denis est particulièrement honoré dans l’église que la piété de nos rois a fait élever à sa mémoire.
    Hic a summo Præsule
    Diréctus in Gálliam,
    Non gentis incrédulæ
    Verétur insániam.
    Denis, envoyé en France par le souverain pontife pour y annoncer Jésus-Christ, ne redoute pas la fureur d’un peuple idolâtre.
    Gallórum Apóstolus
    Vénerat Lutétiam,
    Quam tenébat súbdolus
    Hostis velut própriam.
    Ce saint Apôtre des Gaules, illustre, par sa présence, Paris, où l’esprit des ténèbres régnait avec un empire absolu.
    Hic constrúcto Christo templo,
    Verbo docet & exémplo,
    Corúscat miráculis.
    Il y élève un temple à la gloire de Jésus-Christ, & joint à ses prédications l’exemple d’une vie sainte & l’éclat des miracles.
    Turba credit, error cedit,
    Fides crescit, & claréscit
    Nomen tanti præsulis.
    Le peuple se soumet aux vérités qui lui sont annoncées ; l’erreur se dissipe de tous côtés, la foi s’étend de toutes parts, & le nom du saint évêque devient célèbre.
    His audítis, fit insánus
    Imperátor inhumánus,
    Mittítque Fescénnium,
    L’empereur l’apprend ; cette nouvelle le met en fureur ; il envoie Fescennius,
    Qui pastórem animárum,
    Fide, vita, signis clarum,
    Trahat ad supplícium.
    Avec ordre de mettre à mort ce pasteur des âmes, que sa foi, sa sainteté & ses miracles rendaient si illustre.
    Infligúntur seni pœnæ,
    Flagra, carcer, & caténæ ;
    Invícta sed constántia
    Torménta vincit ómnia.
    On emploie toutes sortes de supplices contre le respectable vieillard : il est fouetté, jeté en prison, chargé de chaînes ; mais les tourments les plus cruels ne peuvent abattre sa confiance.
    Recordátus emensórum,
    Fortis athléta, labórum,
    Per nova gandens prælia,
    Ætérna quærit præmia.
    Animé par le souvenir de ses anciens travaux, ce généreux athlète cherche à s’assurer, par de nouveaux combats, les récompenses éternelles.
    Immoláti vir beátus
    Agni carne saginátus,
    Et præsénti roborátus,
    Ad certámen númine.
    Nourri de la chair de l’agneau immolé sur la croix, & fortifié par la présence de son Dieu, qu’il a reçu sous les espèces sacramentelles.
    Quam sermóne prædicávit,
    Mille signis quam probávit,
    Hanc signáre festinávit
    Fuso fidem sánguine.
    Ce saint homme se hâte de sceller par l’effusion de son sang, la foi qu’il a annoncée, & dont il a démontré la vérité par une foule de miracles.
    Prodit Martyr conflictúrus :
    Sub secúri stat secúrus ;
    Ferit lictor
    Sicque victor
    Consummátur gládio.
    Plein d’une sainte intrépidité, il s’avance pour combattre ; il présente avec fermeté sa tête au glaive du bourreau, & il reçoit le coup qui consomme sa victoire.
    Se cadáver mox erexit ;
    Truncus truncum caput vexit ;
    Quod feréntem huc diréxit
    Angelórum légio.
    Son corps mort se relève ; séparé de sa tête, il la reprend, & l’apporte là, au milieu d’une multitude d’anges qui le conduit.
    Tam præclára pássio
    Répleat nos gáudio.
    Soyons pénétrés de la plus grande joie, en célébrant le triomphe de ces généreux soldats de Jésus-Christ.
    Amen. Allelúia. Ainsi soit-il. Alléluia.

    Le texte de cette prose de saint Denys est attribué au roi de France Robert II le Pieux (c. 972 † 1031). Le texte original qui se chantait à l’abbaye Royale de Saint-Denis a été modifié au cours du XVIIIème siècle dans les livres parisiens de Mgr de Vintimille. Voici les variantes les plus notables :

    * A la strophe 1, le texte original est :
    Gaude prole, Græcia;
    Glorietur Gallia
    Patre Dionysio.
    (L’origine grecque de saint Denys, pourtant indiquée assez par son nom, a été contestée au XVIIIème siècle)

    * A la strophe 3, le texte original est :
    Speciali gaudio
    Gaude, felix Concio
    Martyrum præsentia.
    (Le texte felix Concio désignant proprement l’Abbaye de Saint-Denis, qui pouvait chanter la prose devant les reliques présentes de saint Denys).

    * A la strophe 18, le texte original est :
    Se cadaver mox erexit;
    Trunctus truncum caput vexit,
    Quod ferentem, huc direxit
    Angelorum legio.
    (Sous l’effet de la critique rationaliste, on a modifié cette strophe qui témoignait de la tradition ancienne selon laquelle saint Denys avait porté sa tête après son martyre jusqu’au lieu de la future abbaye. Le huc du texte ne se comprend du reste que chanté à Saint-Denis même, ailleurs, on modifiait souvent le texte en chantant : Quo ferente, hoc direxit).