Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Fichier PDF : Graduale Sacrosanctæ Romanæ Ecclesiæ de Tempore & de Sanctis – 1908

graduale de 1908.jpg

L’édition Vaticane rendit obligatoire pour l’Eglise romaine le chant restauré par la Commission Vaticane de Chant Grégorien, présidée par Dom Pothier. A noter que l’édition officielle ne contient pas les signes rythmiques, système de signes inventé par Solesmes, (signes en partie empruntés à la notation sangallienne, et en partie le reflet des théories très personnelles de Dom Mocquereau, aujourd’hui contestées).

Fichier PDF : Antiphonale Sacrosanctæ Romanæ Ecclesiæ pro diurnis horis – 1912

antiphonale1911.jpg

L’antiphonaire de 1912 contient le chant des offices de des offices diurnes (laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres et complies) ; son édition était nécessaire pour la mise en application de la refonte profonde de l’Office divin opérée 1er novembre 1911 par la constitution apostolique Divino afflatu. Notez qu’il contient en fin d’ouvrage le chant des hymnes sur le texte traditionnel (l’usage de ce texte antique plutôt que celui révisé par la commission médicéenne sous Urbain VIII est toujours resté libre). Vous pouvez télécharger ce fichier PDF en cliquant sur l’image ci-dessus.

Charles Levens – Te Deum – Deus noster refugium

Charles Levens, Te Deum - Deus noster refugium

Charles Levens – Te Deum – Deus noster refugium
Sophie Landy et Sophie Pattey (dessus), Vincent Lièvre-Picard (haute-contre), Sébastien Obrecht (taille), Sébastien Brohier et Marduk Serrano (basse-tailles), Marcos Loureiro de Sa (basse), Sagittarius, choristes de l’Ensemble baroque Orfeo et Ensemble Vocal Arpège, orchestre baroque Les Passions, Michel Laplénie (direction).

Acheter ce disque sur Alapage – 19,60 € – HORTUS 060 – sorti le 30/04/2008.

Sorti de la psallette de La Major à Marseille, Charles Levens, après avoir « vicarié » à Vannes et Toulouse, devient – de 1738 à sa mort – maître de chapelle de la cathédrale de Bordeaux. Son œuvre, essentiellement religieuse, est tirée de l’oubli par Sagittarius, puisque c’est ici le second CD que consacre Michel Laplénie à ce compositeur (Charles Levens, 2 Messes des Morts, Lyra d’Arco, 2003).

Donné en 1758 pour l’entrée du Maréchal de Richelieu à Bordeaux, le Te Deum de Levens dû connaître un succès certain, puisqu’on le redonnait encore en août 1789 « pour remercier Dieu du calme qui ne règne pas encore dans ce royaume » ! L’œuvre témoigne des qualités indéniables de la musique qui pouvait se donner loin de Paris et de la Cour. Nous sommes toutefois en province, aussi les guerrières et triomphantes timbales et trompettes versaillaises font-elles défaut dès la noble simphonie introductive, et le renfort à la basse du serpent nous consolera peu de ce manque cruel. L’admirable cohésion de l’orchestre et l’engagement enthousiaste de la masse chorale concourent toutefois à la majesté de l’œuvre, majesté à laquelle collaborent avec franchise les solistes sagittariens : noblesse un peu froide de Vincent Lièvre-Picard (Te Deum laudamus), aisance ornementale comme rythmique de Sophie Pattey (Tu Rex gloriæ mais les aigus y perdent en clarté), ; mentions toutes spéciales pour la générosité puissante vraiment saisissante de la basse Marcos Loureiro de Sa (Tu Rex gloriæ et le superbe Salvum fac populum) ainsi que pour le jeune timbre chaleureux de la taille Sébastien Obrecht (Pleni sunt cœli). L’œuvre se termine par un vrai moment de pure grâce par le trio vocal des hommes (Dignare, Domine, die isto), avant la conclusion fuguée – obligée du genre – par un chœur volontaire quoique toujours un peu flou (In te, Domine, speravi).

Au Te Deum fait suite le grand motet Deus noster refugium sur le Psaume 45, qui eut les honneurs de la Cour et du Concert spirituel. Fidèle à l’évolution du grand motet français après Lalande, le psaume s’orne des ors de l’Opéra : un tremblement de terre par un trio vocal des basses (Propterea non timebimus, dum turbatitur terra) dont les beaux débordements d’énergie se font quelque peu au détriment de la précision ; plusieurs tempêtes rendues par les vagues du chœur (Sonuerunt et turbatæ sunt aquæ eorum et Conturbatæ sunt). Plus encore que dans le Te Deum, on y sent l’influence prégnante de l’école provençale : la parenté avec Campra ou Gilles apparaît indéniable. Souhaitons donc que d’autres enregistrements nous fassent mieux connaître leur petit cousin bordelais.

Prose parisienne de l’Ascension – Offices notés complets de Paris – 1899

Prose parisienne de l'Ascension

Solemnis hæc festivitas
Novum instaurat gaudium,
Qua perennis felicitas
Proponitur in præmium.
Qu’en cette fête solennelle
La joie anime nos esprits,
Puisque de la gloire éternelle
Elle nous propose le prix.
Christus, scandens in æthera,
Mortis fregit potentiam,
Sedens Patris in dextera
Jugem parat lætitiam.
Le Sauveur dont la mort amère,
La mort & l’enfer a dompté,
Nous prépare auprès de son Père
Des torrents de félicité.
Dies per multos sæpius
Suis vivus apparuit
Et comitum cor durius
Mittis magister arguit.
Souvent il se plaît d’apparaître
Aux chers témoins de ses douleurs,
Et se plaint, comme un tendre maître,
De la dureté de leurs cœurs.
Suos per gentes imperat
Ferre salutis nuntium;
Sed non priusquam afferat
Dei virtus auxilium.
Il veut que par leur ministère
L’évangile soit répandu,
Dès que, suivant l’ordre du Père,
L’Esprit Saint sera descendu.
Discipulis mirantibus,
Cælo triumphans redditur;
Et subductus aspectibus
Nube clara suscipitur.
Le divin Sauveur, à leur vue,
Monte triomphant dans les cieux ;
Une claire & brillante nue
L’entoure & le cache à leurs yeux.
Qui penetravit in feras
Domos redemptor pacifer
Se fert in nubes superat,
Mundi supremus arbiter.
Lui qui, dans les plus creux abîmes,
Descendit y porter la paix,
Aux demeures les plus sublimes
Monte pour régner à jamais.
Ab ascendente ducitur
Regnatura captivitas,
Palma victis asseritur,
Mortuis immortalitas.
Des captifs, qu’il comble de gloire,
Suivant Jésus en sa cité,
Il donne aux vaincus la victoire,
Aux mortels l’immortalité.
Ut ascendit, sic veniet
Sedens in nubis solio ;
Pœna malos afficiet
Judex ponosque præmio.
Tel qu’en ce pompeux équipage,
Il monta dans les cieux alors,
Tel il viendra sur un nuage
Juger les vivants et les morts.
Patri monstrat assidue
Quæ dura tullit vulnera,
Et sic pacis perpetuæ
Nobis exorat fœdera.
Ses glorieuses cicatrices
Fléchissent le Père éternel,
Et rendent ses bontés propices
Aux vœux de l’homme criminel.
Nunc animis accipite
Paratum cælo premium,
Ut membrorum cum capite
Arctius sit consortium.
De l’éternelle récompense,
Les trésors seront infinis,
Et pleine sera l’alliance
Du chef aux membres réunis.
Quos hic orphanos deseris,
Jesu, respice cælitus:
Mitte nobis e superis
Promissi dona Spiritus.
Regardez d’un œil favorable
Les orphelins que vous quittez :
Versez sur eux, Sauveur aimable,
Les dons que vous leur promettez.
Tibi devotis mentibus
Per te lucescat veritas:
Per te succencis cordibus
Divina flagret caritas. Amen. Alleluia.
Que votre Esprit entre en nos âmes,
Qu’il y porte la vérité,
Qu’il y vienne allumer les flammes
D’une parfaite charité. Amen. Alleluia.