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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de la Très-Sainte Trinité

Saint-Eugène, le dimanche 15 juin 2014, grand’messe de 11h.

Catéchisme sur la Trinité

A l’origine dans le rit romain, comme avait eut lieu la veille la longue messe du Samedi des Quatre-Temps, laquelle s’achevait tard dans la nuit en raison de toutes les ordinations à faire, il n’y avait pas de messe en ce dimanche (de mêmes qu’aux autres dimanches suivant les samedi des Quatre-Temps) : Dominica vacat. Vers le VIIIème siècle cependant, on commença à y célébrer une octave de la Pentecôte (premier dimanche après la Pentecôte). L’institution relativement récente et non universellement reçue de celle-ci fit que la place laissée vide fut aussi utilisée pour y célébrer la messe votive de la Sainte Trinité composée au VIIIème siècle par Alcuin. En 920, Etienne, évêque de Liège, consacra cette pratique en instituant en ce dimanche pour son diocèse la fête de la Trinité et en faisant composer un office complet en l’honneur de ce mystère. La célébration de cette fête se répandit rapidement dans tout l’Occident, en particulier sous l’action des moines clunisiens.

Rome refusa dans un premier temps cet usage, estimant bien moderne l’idée de célébrer liturgiquement un mystère plutôt qu’un évènement historique. Alexandre II, pape de 1061 à 1073, tout en constatant que la fête est déjà répandue en beaucoup de lieux, déclare dans une de ses Décrétales que « ce n’est pas l’usage de Rome de consacrer un jour particulier à honorer la très sainte Trinité, puisqu’à proprement parler elle est honorée chaque jour » par la répétition de la petite doxologie : Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d’autres formules de louange. C’est le pape français Jean XXII qui finalement accepta la fête dans un décret daté de 1334 et l’étendit à toutes les Eglises d’Occident. La fête de Trinité se substitua dès lors au premier dimanche après la Pentecôte (qui fut commémoré à l’office jusqu’en 1960 et dont la messe pouvait continuer à se dire dans les féries de la semaine qui suit ce dimanche).

La fête de la Trinité fut, comme nous le disions, d’une grande popularité un peu partout en Occident dès le XIème – XIIème siècle. Les Anglais & les Dominicains comptent d’ailleurs les dimanches non « après la Pentecôte » mais « après la Trinité ». Dans beaucoup d’usages diocésains, l’hymne des vêpres « O lux beata Trinitas » fut chantée aux premières & secondes vêpres des dimanches après l’Epiphanie & la Pentecôte, faisant disparaître deux des sept hymnes d’un cycle qui initialement chantait les sept jours de la création sur les sept vêpres de la semaine (le rit romain ne le fit que pour les premières vêpres du dimanche). Dans le même ordre d’idée, un décret au XVIIIème siècle de la Sacrée Congrégation des Rites étendit pour le rit romain la préface de la Trinité à tous les dimanches après l’Epiphanie & la Pentecôte (on disait auparavant la préface commune ces dimanches-là).

La célébration du mystère de la Trinité à l’octave de la Pentecôte était toutefois d’une grande cohérence théologique : c’est en effet l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte qui nous révèle l’amour du Père et du Fils et nous manifeste glorieusement le mystère de la Trinité. Du reste, le rit byzantin a suivi la même intuition, puisqu’il a fini par ajouter à la fête de la Pentecôte la célébration de la Trinité. Dans l’office byzantin de la Pentecôte, à une couche hymnographique plus ancienne chantant la Pentecôte on a ajouté une seconde chantant la Trinité. Dans la mentalité des orientaux byzantins, la Pentecôte est bien la fête de la Trinité, et on a fini par consacrer le lundi de Pentecôte au Saint-Esprit.

« Nous avons célébré la venue de l’Esprit sanctificateur, annoncé comme devant venir perfectionner l’œuvre du Fils de Dieu. Nous l’avons adoré et reconnu distinct du Père et du Fils, qui nous l’envoyaient avec la mission de demeurer avec nous. Il s’est manifesté dans des opérations toutes divines qui lui sont propres ; car elles sont l’objet de sa venue. Il est l’âme de la sainte Église, il la maintient dans la vérité que le Fils lui a enseignée. Il est le principe de la sanctification dans nos âmes, où il veut faire sa demeure. En un mot, le mystère de la sainte Trinité est devenu pour nous, non seulement un dogme intimé à notre pensée par la révélation, mais une vérité pratiquement connue de nous par la munificence inouïe des trois divines personnes, adoptés que nous sommes par le Père, frères et cohéritiers du Fils, mus et habités par l’Esprit-Saint » (dom Guéranger).

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe VIII – De Angelis
  • Procession d’entrée: Regnávit Dóminus, hymne litanique du poète Sedulius (Vème siècle) – mélodie du XIIIème siècle
  • Introït – Benedicta sit sancta Trinitas (ton viii.)
  • Kyrie II Fons bonitatis, chanté avec ses tropes médiévaux
  • Graduale – Benedictus es, Domine (ton v.)
  • Alleluia – Benedictus es, Domine Deus (ton viii.)
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la Sainte Chapelle de Paris
  • Offertoire – Benedictus sit Deus Pater (ton iii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Hymne de la fête : O lux beata Trinitas – texte VIIème siècle, avec alternances d’orgue de Guillaume-Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr – l’orgue figure les versets impairs
  • Après la Consécration : O salutaris de Michel Imbert, maître de musique de l’Eglise de Sens (Méthode de serpent de 1780)
  • Pendant la communion : Symbole Quicumque dit de Saint Athanase (symbole de foi remontant au IVème siècle) – psalmodie du IInd ton, avec faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Communion – Benedicimus Patrem cœli (ton iv.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Je crois en un seul Dieu – paraphrase du symbole des Apôtres – Recueil des Jésuites de 1623 : « Airs sur les Hymnes sacrez, Odes et Noëls pour chanter au catéchisme » – musique attribuée au R.P. Charles d’Ambleville, s.j. († 1637)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

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    Cf. aussi : Plain-chant de la Trinité dans le graduel de Nivers (1679)

    Programme du dimanche de tous les saints – ton 8

    Fête de tous les saints - icône du monastère d'Aghiou Pavlou - XIXème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 juin 2014 du calendrier grégorien – 2 juin 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
    ВСЕХ СВЯТЫХ

    Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.

    Cependant, de même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour la petite histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage afin d’y abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète et en odeur de sainteté au couvent des Blachernes. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse et préféra la dédier à tous les saints.

    L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.

    Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de tous les saints

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 8, & 4 tropaires de 6ème ode du canon de tous les saints :
    1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
    2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
    3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
    4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
    5. Comme pierre précieuse & choisie, * comme pierre d’angle en Sion, * les Saints, ô Christ, t’ont découvert * & sur ce roc inébranlable ils ont assis ** l’édifice de leurs pierres choisies.
    6. Les gouttes de ton sang, ô mon Dieu, * avec l’eau jaillissant de ton côté * ont fait surgir un monde nouveau * & convoqué auprès de toi ** la divine assemblée de tous les Saints.
    7. Pieusement nous chantons * la divine assemblée des Martyrs * rayonnante de grâce & de splendeur * dans leurs habits de sang vermeil ** & la pourpre de leurs rudes combats.
    8. Tous ensemble, nous te chantons * comme la Mère de Dieu en vérité : * grâce à toi la nature féminine fut affermie ; * pour le Christ elle a combattu ** & s’est illustrée par toutes sortes de vertus.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. * Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !
    2. Tropaire de tous les saints, ton 4 : Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * « Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde. »
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion de tous les saints, ton 8 : Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 8 :
    ℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12)
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1)
    De tous les saints, ton 4 :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)

    Epître : Hébreux (§ 330) XI, 33 à XII, 2.
    Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et du péché qui nous assiège, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

    Alleluia
    De tous les saints, ton 4 :
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    Evangile : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 & XIX, 27-30.
    Et quiconque aura quitté pour mon nom sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, en recevra le centuple, et aura pour héritage la vie éternelle.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
    De tous les saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alléluia, alléluia, alléluia.

    Programme du dimanche de la Pentecôte

    Catéchisme sur la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 8 juin 2014, grand’messe de 11h. Pas de répétition le samedi 7 juin (pèlerinage de Chartres & vigiles de la Pentecôte à la paroisse byzantine de la Très-Sainte-Trinité).

    « Sous le règne des figures, le Seigneur marqua déjà la gloire future du cinquantième jour. Israël avait opéré, sous les auspices de l’agneau de la Pâque, son passage à travers les eaux de la mer Rouge. Sept semaines s’écoulèrent dans ce désert qui devait conduire à la terre promise, et le jour qui suivit les sept semaines fut celui où l’alliance fut scellée entre Dieu et son peuple. La Pentecôte (le cinquantième jour) fut marquée par la promulgation des dix préceptes de la loi divine, et ce grand souvenir resta dans Israël avec la commémoration annuelle d’un tel événement. Mais ainsi que la Pâque, la Pentecôte était prophétique : il devait y avoir une seconde Pentecôte pour tous les peuples, de même qu’une seconde Pâque pour le rachat du genre humain. Au Fils de Dieu, vainqueur de la mort, la Pâque avec tous ses triomphes ; à l’Esprit-Saint, la Pentecôte, qui le voit entrer comme législateur dans le monde placé désormais sous sa loi.

    Mais quelle dissemblance entre les deux Pentecôtes ! La première sur les rochers sauvages de l’Arabie, au milieu des éclairs et des tonnerres, intimant une loi gravée sur des tables de pierre ; la seconde en Jérusalem, sur laquelle la malédiction n’a pas éclaté encore, parce qu’elle contient dans son sein jusqu’à cette heure les prémices du peuple nouveau sur lequel doit s’exercer l’empire de l’Esprit d’amour. En cette seconde Pentecôte, le ciel ne s’assombrit pas, on n’entend pas le roulement de la foudre ; les cœurs des hommes ne sont pas glacés d’effroi comme autour du Sinaï ; ils battent sous l’impression du repentir et de la reconnaissance. Un feu divin s’est emparé d’eux, et ce feu embrasera la terre entière. Jésus avait dit : « Je suis venu apporter le feu sur la terre, et quel est mon vœu, sinon de le voir s’éprendre ? » L’heure est venue, et celui qui en Dieu est l’Amour, la flamme éternelle et incréée, descend du ciel pour remplir l’intention miséricordieuse de l’Emmanuel. » (dom Guéranger).

    La descente du Saint-Esprit sur les Apôtres au Cénacle étant survenue à la troisième heure du jour, l’heure de Tierce est aujourd’hui célébrée très solennellement. Son hymne usuelle, Nunc Sancte nobis Spiritus est en ce jour remplacée par le chant solennel du Veni Creator. En France, il est de coutume que là où l’on ne peut chanter l’office de Tierce, la grand’messe de la Pentecôte soit précédée du chant public du Veni Creator, auquel une indulgence plénière est accordée en ce jour aux conditions ordinaires.
     

     
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    La sainte messe sera chantée pendant l’octave de la Pentecôte : du mardi au vendredi à 19h et le samedi (samedi des Quatre-Temps) à 9h30. Mercredi 11, pèlerinage à Saint-Louis-en-L’Ile : 19h départ de Saint-Eugène – 20h15 : messe sur place

    Programme de la sainte Pentecôte

    Fête patronale de la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité:

    • le samedi 7 juin 2014 du calendrier grégorien – 25 mai 2014 du calendrier julien, vigile de toute la nuit (grandes vêpres & matines) à 18h.
    • le dimanche 8 juin 2014 du calendrier grégorien – 26 mai 2014 du calendrier julien, divine liturgie de 9h15 (précédée des heures de tierce & sexte à 8h55).
    • Pique-nique paroissial organisé ensuite dans les jardins de l’Abbaye de La Source.
    • A 15h30, vêpres de l’agenouillement (fin du temps pascal).

     

    La Pentecôte est l’une des douze grandes fêtes de l’année. Le cinquantième jour après Pâques célèbre la descente du Saint-Esprit sur les disciples au Cénacle, à l’heure de Tierce.

    L’Eglise de Jérusalem, au témoignage de la pèlerine Egérie au IVème siècle, célébrait à la Pentecôte non seulement la descente du Saint-Esprit – en se rendant à Sion à la troisième heure – mais également l’Ascension en se rendant au Mont des Oliviers pour les vêpres. A la suite du second Concile œcuménique, la fête de l’Ascension fut célébrée à la fin du IVème siècle au quarantième jour. Cependant, comme l’atteste le Lectionnaire arménien au début du Vème siècle, la station au Mont des Oliviers fut maintenue à Jérusalem à la dixième heure où l’on faisait trois prières solennelles d’agenouillement après des lectures, ce qui est l’origine des actuelles vêpres de l’agenouillement au soir de la Pentecôte. Cet agenouillement solennel à la clôture du temps pascal rappelle que – conformément au dernier canon du Ier concile de Nicée de 325 -, les chrétiens ne doivent pas s’agenouiller lorsqu’ils célèbrent la résurrection du Christ, savoir les dimanches et durant tout le temps de la cinquantaine pascale.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Pentecôte est également celle de la Très-Sainte Trinité, l’Esprit-Saint nous faisans adorer en vérité un seul Dieu en trois personne par la révélation qu’il nous fait de la vie divine.

    Par les prières de tes Apôtres, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

    VIGILE DE LA PENTECOTE : GRANDES VEPRES & MATINES – SAMEDI 7 JUIN A 18h
    Evangile de matines :
    De la fête : Jean (§ 65) XX, 19-23.
    Ayant dit ces mots, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit.

    DIVINE LITURGIE – DIMANCHE 8 JUIN A 9h15

    Aux heures
    Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

    Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie dominicale, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

    Première antienne, ton 2 – Psaume XVIII
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, * et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Le jour au jour proclame la Parole, * et la nuit à la nuit annonce la connaissance.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Leur son a retenti par toute la terre, * et leur parole jusqu’aux extrémités du monde.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    ℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

    Seconde antienne, ton 2 – Psaume XIX
    ℣. Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation, * que le Nom du Dieu de Jacob te protège.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Que du sanctuaire, il t’envoie son secours, * et que de Sion il t’apporte son soutien.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Qu’il te donne selon ton cœur * et qu’il accomplisse tous tes desseins.
    ℟. Sauve-nous, Consolateur, Dieu bon, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

    Troisième antienne, ton 8 – Psaume XX
    ℣. Seigneur, en ta force le roi se réjouit ; * et pour ton salut, il exulte grandement.
    ℟. Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. ** Ami des hommes, gloire à toi.
    ℣. Tu lui as accordé ce que son cœur désirait ; * tu ne lui a pas refusé ce que souhaitaient ses lèvres.
    ℟. Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. ** Ami des hommes, gloire à toi.
    ℣. Car tu l’as prévenu de bénédictions pleines de douceur, * tu as posé sur sa tête une couronne de pierres précieuses.
    ℟. Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. ** Ami des hommes, gloire à toi.

    A la petite entrée :
    1. Isodikon de la fête : Sois exalté, Seigneur, dans ta puissance, nous chanterons et jouerons des psaumes pour tes grandes œuvres.
    2. Tropaire de la Pentecôte, ton 8 : Tu es béni, ô Christ, notre Dieu, * toi qui as empli des pêcheurs d’une sagesse suréminente, * leur ayant envoyé le Saint Esprit, * par eux, tu as pêché le monde entier. ** Ami des hommes, gloire à toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion de la Pentecôte, ton 8 : Lorsque Tu descendis pour confondre les langues, * Tu dispersas les nations, ô Très-Haut ; * mais lorsque Tu distribuas les langues de feu, * Tu nous appelas tous à l’unité. ** Aussi d’une seule voix glorifions-nous le très saint Esprit.

    A la place du Trisaghion :
    ℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

    Prokimenon :
    De la fête, ton 8 :
    ℟. Leur son a retenti par toute la terre, et leur parole jusqu’aux extrémités du monde (Psaume 18, 5).
    ℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce (Psaume 18, 2).

    Epître :
    De la fête : Actes des Apôtres (§ 3) II, 1-11.
    Aussitôt ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler diverses langues, selon que le Saint-Esprit leur mettait les paroles en la bouche.

    Alleluia :
    De la fête, ton 1 :
    ℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
    ℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

    Evangile :
    De la fête : Jean (§ 27) VII, 37-52 ; VIII, 12.
    Ce qu’il entendait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui : car l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’était pas encore glorifié.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
    Mégalynaire : Les Apôtres, contemplant la descente du Consolateur, étaient frappés d’admiration, lorsque, sous la forme de langues de feu, leur apparut le Saint-Esprit.
    Hirmos : Réjouis-toi, Reine, tu as la gloire d’être Vierge et Mère. Les langues les plus habiles et les plus éloquentes ne peuvent discourir ni te chanter dignement. Toute intelligence est impuissante à comprendre ton enfantement. Aussi te glorifions-nous d’une même voix.

    Verset de communion
    De la Pentecôte : Ton Esprit bon me conduira dans la terre de rectitude (Psaume 142, 10). Alléluia, alléluia, alléluia.

    VEPRES DE L’AGENOUILLEMENT – DIMANCHE 8 JUIN A 15h30

    Programme du dimanche dans l’octave de l’Ascension

    Saint-Eugène, le dimanche 1er juin 2014, grand’messe de 11h.

    « Notre Sauveur, mes très chers frères, est monté au ciel, ne nous troublons donc pas sur la terre. Que nos pensées soient là où il est, et ici-bas ce sera le repos. Montons maintenant avec le Christ par le cœur ; lorsque son jour promis sera venu, nous le suivrons aussi de corps. Cependant, mes frères, nous devons savoir que ni l’orgueil, ni l’avarice, ni la luxure ne s’élèvent avec le Christ ; aucun de nos vices ne s’élève avec notre médecin. Et c’est pourquoi si nous voulons suivre le médecin dans son ascension, nous devons déposer le fardeau de nos vices et de nos péchés. Ils nous chargent, pour ainsi dire, tous de chaînes, ils s’efforcent de nous retenir captifs dans les filets de nos fautes : c’est pourquoi avec le secours de Dieu, et comme le dit le Psalmiste : « Rompons leurs liens », afin qu’en toute sécurité nous puissions dire au Seigneur : « Vous avez rompu mes liens, c’est à vous que je sacrifierai une hostie de louange »
    Homélie de saint Augustin, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne (second sermon de saint Augustin sur l’Ascension, qui est le 175ème sur le temporal).

     

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe I – Lux & Origo
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Introitus Exaudi (ton i.)
  • Epître : I Pierre IV, 7-11 : Au reste, la fin de toutes choses s’approche : conduisez-vous donc avec sagesse, et soyez vigilants dans la prière.
  • Alleluia Regnavit Dominus (ton i.)
  • Alleluia Non vos relinquam (ton i.)
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Evangile : Jean XV, 26-27 ; XVI, 1-4. : Mais lorsque le Consolateur, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, et que je vous enverrai de la part du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Offertorium Ascendit (ton i.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Psallite Deo nostro – Henri de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLV
  • Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Communio Pater (ton iv.)
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
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    Catéchisme sur l’Ascension.

    Programme du dimanche des 318 saints Pères du Concile de Nicée – ton 6

    Dimanche des 318 saints Pères du Concile de Nicée en 325Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 1er juin 2014 du calendrier grégorien – 19 mai 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Ce VIIème dimanche de Pâques, dimanche après l’Ascension, le rit byzantin commémore les 318 saints Pères du premier concile œcuménique de Nicée, tenu l’an 325.

    La fête des 318 saints Pères du premier Concile œcuménique de Nicée est attestée au dimanche qui suit l’Ascension dans le Typikon de la Grande Eglise de Constantinople du IXème siècle. Le choix de cette date correspond plus ou moins à celle de l’ouverture de ce premier Concile, lequel s’est en effet tenu du 20 mai au 25 août 325. Sa fixation au dimanche qui suit l’Ascension s’est établie assez naturellement, puisque, comme le rappelle le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos, « le Fils de Dieu est devenu homme en vérité, et l’homme parfait est monté au cieux comme Dieu et s’est assis à la droite de sa grandeur dans les cieux », les Pères conciliaires « l’ont proclamé ainsi, le confessant consubstantiel et partageant le même honneur que le Père ». Cette commémoraison avait semble-t-il primitivement été fixée au 29 mai (Ménologue de Basile) ; elle se célèbre le 9 novembre chez les Coptes & le 21 février chez les Syriens.

    Réunis par l’Empereur Constantin lui-même pour régler les désordres graves provoqués par l’hérésie d’Arius, les 318 Pères du Concile se répartissaient entre 232 évêques & 86 prêtres, diacres & moines. Le pape saint Sylvestre Ier, déjà âgé, est représenté par Ossius de Cordoue et par deux légats. Arius et ses partisans sont excommuniés, le Concile déclare que le Fils est bien consubstantiel & coéternel au Père, dans une célèbre confession de la foi qui, complétée au Concile de Constantinople, deviendra notre Credo ou Symbole de Nicée-Constantinople.

    Voici le texte de la confession des Pères à Nicée :

    Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit.

    Le Concile décide d’uniformiser la célébration de la date de Pâques au premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars. Il pose les premiers éléments juridiques des patriarcats de Rome, Alexandrie & Constantinople. Le dernier canon du Concile demande de supprimer les agenouillements les jours où l’on célèbre la résurrection à savoir les dimanches et durant la cinquantaine pascale.

    Par les prières des trois cent dix-huit Pères saints & théophores, Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : des Pères.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Ascension). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 6, 4 tropaires de la 4ème ode du 1er canon de la fête (Ascension) & 4 tropaires de 6ème ode du canon des Pères :
    1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
    2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
    3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
    4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
    5. Roi des Anges, dans la gloire tu montas * pour nous envoyer d’auprès du Père le Paraclet ; * c’est pourquoi nous te chantons : ** Gloire à ton Ascension, ô Christ.
    6. Quand vers son Père le Sauveur fut élevé * corporellement, * les Anges furent pris d’étonnement, * & se mirent à chanter : ** Gloire à ton Ascension, ô Christ.
    7. L’une & l’autre les Puissances se disaient : Elevez les portes pour le Christ notre Seigneur ; * il est le Roi que nous chantons ** avec le Père & l’Esprit, d’un même chœur.
    8. La Vierge a mis au monde sans douleurs, * mais elle est Mère & Vierge en même temps ; * c’est elle que nous chantons allègrement : ** Réjouis-toi, ô Mère de Dieu.
    9. Il ne put rester caché * à l’ineffable justice de Dieu, * le semeur de zizanie * au nom signifiant la belliqueuse fureur ; * car, ayant imité Judas, ** il mourut déchiré comme lui.
    10. L’auguste assemblée des Pères saints, * Seigneur, t’a proclamé * comme le Fils unique & le Reflet * que l’être du Père fait briller * & comme le Fils ** avant tous les siècles engendré.
    11. Le ventre qui avait produit * le flot imbuvable & fangeux * des hérésies contraires à la piété * fut « déchiré par le milieu », * labouré soigneusement ** par l’intercession des Pères saints.
    12. De tous les prophètes le plus grand, * Moïse d’avance t’a montrée * comme l’arche & le vase d’or, * comme la table sainte & le chandelier, * en images figurant le Très-Haut, ** Vierge & Mère, prenant chair de ton sein.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.
    3. Tropaire des Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour illuminer la terre ; * et par eux, vers la vraie foi, tu nous as tous guidés. ** Très miséricordieux, gloire à Toi.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion des Pères, ton 8 : La prédication des apôtres et la doctrine des pères * ont donné à l’Église l’unité de la foi ; * portant la tunique de la vérité, * tissée par la théologie qui vient d’en haut, ** elle confirme et glorifie le grand mystère de la piété.
    4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    5. Kondakion de l’Ascension, de saint Romain le Mélode, ton 6 : Ayant accompli ton dessein de salut pour nous, * et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, * tu t’es élevé dans la gloire, Christ notre Dieu, * sans nullement nous quitter, mais en demeurant inséparable de nous * et clamant à ceux qui t’aiment : ** Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.

    Prokimen :
    Des Pères, ton 4 :
    ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères, & vénérable, & que ton nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26)
    ℣. Car tu es juste en tout ce que tu nous as fait. (Daniel, 3, 27)

    Epître :
    Du 7ème dimanche de Pâques : Actes des Apôtres (§ 44) XX, 16-18A, 28-36.
    Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour gouverner l’Église de Dieu, qu’il a acquise par son propre sang.

    Alleluia :
    Des Pères, ton 1 :
    ℣. Le Dieu des dieux, le Seigneur, parle. Il appelle la terre du lever du soleil à son couchant.
    ℣. Assemblez devant lui ses fidèles, qui scellèrent son alliance en sacrifiant. (Psaume 49, 1 & 5)

    Evangiles :
    Du 7ème dimanche de Pâques : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
    Père ! l’heure est venue ; glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête) :
    Mégalinaire : Magnifie, * mon âme, * celui qui s’est élevé de la terre jusqu’au ciel, ** le Christ Source de vie.
    Hirmos : Dépassant notre esprit et notre entendement, Mère de Dieu, * tu mis au monde et dans le temps * celui qui est intemporel : * nous les fidèles, d’un seul cœur ** nous te magnifions.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.

    Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. Alleluia, alleluia, alleluia.

    Après la communion
    Le tropaire d’action de grâces ordinaire « Nous avons vu la Lumière véritable » étant omis jusqu’à la Pentecôte, on chante à sa place le tropaire de l’Ascension, ton 4 :
    Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.

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    Programme de l’Ascension

    Catéchisme sur l’Ascension.

    Saint-Eugène, le jeudi 29 mai 2014, grand’messe de 11h.

    Saint Augustin estimait que la fête de l’Ascension était d’institution apostolique. Cette fête est en effet très ancienne, même si dans les tous premiers temps de l’Eglise, l’Ascension du Seigneur était célébrée au jour de la Pentecôte, jointe à la descente de l’Esprit-Saint sur les Apôtres (cette disposition, qui nous paraîtra aujourd’hui curieuse, est encore attestée au début du IVème siècle par Eusèbe de Césarée et le récit de la pèlerine Egérie). L’institution d’une fête propre au 40ème jour après Pâques paraît remonter au dernier quart du IVème siècle, probablement après le premier Concile œcuménique de Constantinople de 381 qui défendit la divinité de l’Esprit-Saint (on voulut sans doute alors réserver la fête de la Pentecôte à la célébration seule du mystère de l’Esprit-Saint) – et il est possible que saint Grégoire de Nysse – dont on possède l’homélie pour l’Ascension de l’année 388 – fusse, sinon l’initiateur – du moins l’un des premiers propagateurs d’une célébration de l’Ascension au 40ème jour après Pâques au lieu du 50ème jour. La fixation de la célébration liturgique de l’Ascension au jeudi qui est le 40ème jour après Pâques, commune à partir de la fin du IVème siècle à tous les rits d’Orient & d’Occident, n’est bien sûr pas le fruit du hasard, notre Seigneur s’étant élevé vers le ciel 40 jours après sa résurrection ainsi que le rapporte saint Luc dans les Actes des Apôtres (« Il s’était aussi montré à eux depuis sa passion, et leur avait fait voir, par beaucoup de preuves, qu’il était vivant, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant du royaume de Dieu. » Actes 1, 3). Selon une tradition patristique ancienne (attestée par les Constitutions Apostoliques, livre V, chap. XIX.), l’ascension du Seigneur s’est produite à midi, aussi l’heure de sexte revêt une solennité particulière en ce jour : ainsi, à Rome, après la messe célébrée sur l’autel de Saint-Pierre, le Pape était couronné par les cardinaux et, vers l’heure de sexte, se rendait en procession solennelle au Latran, accompagné par les évêques et tout le clergé.

    La liturgie traditionnelle connait en ce jour un symbole fort : afin de signifier le départ de notre Maître & Seigneur, après le chant par le diacre de l’évangile à la messe de ce jour, on éteint « le Cierge pascal, que nous vîmes allumer dans la nuit de la résurrection, et qui était destiné à figurer, par sa lumière de quarante jours, la durée du séjour de notre divin Ressuscité au milieu de ceux qu’il a daigné appeler ses frères » (dom Guéranger).

    L’Ascension est une fête d’obligation pour l’Eglise universelle, ce qui signifie que l’assistance à la messe et la sanctification du jour en sont obligatoires, à l’instar d’un dimanche.

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    Programme de l’Ascension

    Ascension du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 29 mai 2014 du calendrier grégorien – 16 mai 2014 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 12h.

    Le jeudi de la sixième semaine, quarantième jour après Pâques, on célèbre la fête de l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ. Primitivement, l’Ascension était célébrée le dimanche de la Pentecôte, avec la descente du Saint-Esprit, unissant ainsi en une seule fête les mystères de la glorification du Christ ; cette disposition première est attestée par Eusèbe de Césarée (en 332 et vers 335-340) et semble l’être également par le récit du pèlerinage à Jérusalem d’Egérie (vers 383). L’institution de cette fête paraît remonter au dernier quart du IVème siècle – probablement après le premier Concile œcuménique de Constantinople de 381 qui défendit la divinité de l’Esprit-Saint – et il est possible que saint Grégoire de Nysse – dont on possède l’homélie pour l’Ascension de 388 – en fusse, sinon l’initiateur – du moins l’un des premiers propagateurs.

    L’Ascension est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

    Aux heures
    Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

    Première antienne, Psaume 46, ton 2
    Tous les peuples, battez des mains, * acclamez Dieu en cris de joie.
    Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
    Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, * le Roi grand sur toute la terre.
    Il nous soumet les nations, * il met les peuples sous nos pieds.
    Dieu monte dans l’acclamation, * le Seigneur, aux éclats du cor.
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

    Seconde antienne, Psaume 47, ton 2
    Grand est notre Dieu & louable hautement, * dans la cité de notre Dieu sur sa sainte montagne.
    Refrain : Sauve-nous, Fils de Dieu, monté aux cieux dans la gloire, nous qui te chantons : Alléluia !
    Le mont Sion * du côté de l’Aquilon, est la cité du grand Roi.
    Dieu, du milieu de ses remparts, * s’est révélé son protecteur.
    Car voici les rois de la terre se réunissent * pour se liguer contre elle.
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. (et tropaire de l’empereur Justinien)

    Troisième antienne, Psaume 48, ton 4
    Ecoutez ceci, tous les peuples, * prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers.
    Tropaire, ton 4 : Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.
    Gens de la terre & fils des hommes, * riches & pauvres, tous ensembles.
    Ma bouche dira la sagesse, * et le murmure de mon cœur, l’intelligence.
    Je prêterai l’oreille aux sentences inspirées, * je vais développer mon thème sur la harpe.

    A la petite entrée :
    1. Isodikon de la fête : Dieu se lève au milieu des acclamations, * le Seigneur est monté aux éclats du cor.
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Tu t’es élevé dans la gloire, * Christ notre Dieu, * ayant par la promesse du Saint-Esprit * rempli de joie tes disciples affermis par ta bénédiction ; ** car tu es le Fils de Dieu, le libérateur du monde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion de la fête, ton 6 : Ayant accompli ton dessein de salut pour nous, * et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, * Tu T’es élevé dans la gloire, Christ notre Dieu, * sans nullement nous quitter, mais en demeurant inséparable de nous * et clamant à ceux qui T’aiment : ** Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.

    Prokimen
    De la fête, ton 7 :
    ℟. Le Seigneur s’est élevé au-dessus des cieux, * & sa gloire s’étend sur toute la terre.
    ℣. Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt, je veux chanter pour toi.

    Epître :
    De l’Ascension : Actes des Apôtres (§ 1) I, 1-12
    Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui en se séparant de vous s’est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’y avez vu monter.

    Alleluia, ton 8
    De la fête, ton 2 :
    ℣. Dieu se lève au milieu des acclamations, le Seigneur aux éclats du cor. (Psaume 46, 6)
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu en cris de joie. (Psaume 46, 2)

    Evangile :
    De l’Ascension : Luc (§ 114) XXIV, 36-53
    Après cela il les mena dehors, vers Béthanie ; et ayant levé les mains, il les bénit ; et en les bénissant, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, après l’avoir adoré, ils s’en retournèrent à Jérusalem remplis de joie. Et ils étaient sans cesse dans le temple, louant et bénissant Dieu. Amen !

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    Magnifie, ô mon âme, magnifie * celui qui monta corporellement, * dans sa divine gloire, * de la terre jusqu’au ciel, * le Christ notre Source de vie.
    Dépassant notre esprit et notre entendement, * tu mis au monde et dans le temps * le Seigneur intemporel : * Mère de Dieu, d’une même voix et d’un seul cœur, * nous les fidèles, nous te magnifions.

    Verset de communion
    De la fête : Dieu monte parmi l’acclamation, le Seigneur aux éclats du cor. (Psaume 46, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme : confirmations & messe du Vème dimanche après Pâques – Vocem jucunditatis

    Saint-Eugène, le dimanche 25 mai 2014, grand’messe de 11h.

    Ce dimanche 25 mai 2014, Mgr Renaud de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, viendra à Saint-Eugène conférer le sacrement de confirmation. Cette année, 65 fidèles recevront le sacrement de la confirmation dans la forme extraordinaire (contre 37 précédemment en 2012).

    A la sortie de cette messe, la Schola Sainte Cécile vous proposera des pâtisseries & des rafraichissement, afin d’aider au financement & au développement de la musique liturgique à Saint-Eugène – Sainte-Cécile.

    Lundi 26, mardi 27 et mercredi 28 mai, à 19h : procession & messe des Rogations.

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    Programme du dimanche de l’Aveugle-né – ton 5

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 juin 2014 du calendrier grégorien – 12 mai 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    L’origine de la lecture de l’évangile de l’Aveugle-né au VIème dimanche de Pâques est d’origine constantinopolitaine ; l’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme le Pentecostaire en général. Dans la tradition de Jérusalem, on lisait ce dimanche l’évangile de Jean 2, 12-25 : Jésus chassant les marchants du temple & annonçant sa résurrection le troisième jour. Cet évangile est lu dans la tradition de Constantinople le vendredi de la Semaine Lumineuse.

    Dans la tradition occidentale, et plus spécialement provençale, l’Aveugle-né, devenu disciple du Christ après sa guérison, quitta la Judée après la Pentecôte et arriva à Marseille avec un groupe de disciples parmi lesquels figuraient Lazare & Maximin, Marthe & Marie-Madeleine. Il est connu dans la tradition provençale sous le nom de Sidoine, et sous le surnom de Restitut, qui fait allusion au miracle du Seigneur lui ayant restitué la vue.

    Saint Sidoine fut le second évêque d’Aix après saint Maximin, ayant d’abord été évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

    Aux heures
    Tropaire du dimanche, ton 5. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de l’Aveugle-né.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 5, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri (de l’Aveugle-Né) :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. Seigneur qui fus crucifié entre deux larrons, * délivre du brigandage des passions * ceux qui chantent d’une même voix * ta Crucifixion & ta sainte Résurrection.
    6. Au sépulchre on déposa ton corps sans vie, * ô Christ qui donnes vie à tous les morts ; * mais, Seigneur & Verbe, tu es ressuscité * &, par ta puissance divine, tu as vidé tous les tombeaux.
    7. O Christ, après ta résurrection, * tu dis à tes amis : Demeurez à Jérusalem * jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en-haut & d’une invincible protection.
    8. Formant de la boue, tu enduisis les yeux, * de l’Aveugle-né auquel tu accordas la vue * & qui chanta, Verbe de Dieu, ton ineffable puissance ayant sauvé l’univers.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Fidèles, chantons & adorons le Verbe, coéternel au Père & à l’Esprit, né de la Vierge pour notre salut. Car il lui a plu de monter sur la croix, d’endurer la mort dans sa chair et de ressusciter les morts dans sa glorieuse Résurrection.

    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    3. Kondakion de l’Aveugle-né, ton 4 : Comme en l’Aveugle de naissance * les yeux de mon âme sont clos * et, Seigneur, dans la repentance * je viens à toi et je m’écrie : * pour ceux des ténèbres tu es la suprême clarté.
    4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    5. Kondakion de Pâques, ton 8 : Lorsque tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, tu as brisé la puissance de l’Enfer, et tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes Apôtres et leur donnant la paix, toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.

    Prokimen
    De l’Aveugle-né, ton 8 :
    ℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu.
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom.

    Epître :
    De l’Aveugle-né : Actes des Apôtres (§ 38) XVI, 16-34.
    Croyez au Seigneur Jésus, et vous serez sauvé, vous et votre famille.

    Alleluia
    De l’Aveugle-né, ton 8 :
    ℣. Regarde vers moi et aie pitié de moi.
    ℣. Selon ta parole dirige mes pas.

    Evangile :
    De l’Aveugle-né : Jean (§ 34) IX, 1-38.
    Après avoir dit cela, il cracha à terre, et ayant fait de la boue avec sa salive, il oignit de cette boue les yeux de l’aveugle.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.