Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du IVème dimanche après Pâques – Cantate Domino

Saint-Eugène, le dimanche 18 mai 2014, grand’messe de 11h.

Comme dimanche dernier, l’évangile de ce dimanche nous prépare au départ prochain du Christ à l’Ascension & à la venue du Paraclet de vérité à la Pentecôte. L’évangile est tiré de l’évangile de Jean, comme régulièrement durant le Temps Pascal ; la lecture de l’évangile de Jean pendant le Temps Pascal doit remonter à la plus haute antiquité, car c’est une constante que l’on retrouve dans les différents rits tant Orientaux qu’Occidentaux. Comme dimanche dernier, l’évangile de ce dimanche est extrait du dernier discours du Christ pendant la Cène (Jean 16, 5-14).

« Que veulent donc dire ces paroles : « Mais je ne vous ai pas dit ces choses dès le commencement, parce que j’étais avec vous », si ce n’est que les prédictions qu’il leur fait ici du Saint-Esprit, à savoir qu’il viendrait à eux et rendrait témoignage au moment où ils auraient à souffrir les maux qu’il leur annonçait, il ne les leur avait pas faites dès le commencement, parce qu’il était avec eux ? Ce consolateur ou cet avocat (car le mot grec Paraclet veut dire l’un et l’autre) n’était donc nécessaire qu’après le départ du Christ ; il ne leur en avait point parlé dès le commencement lorsqu’il était avec eux, parce qu’il les consolait lui-même par sa présence. »
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

 

  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale I Lux & Origo
  • Epître : Jacques I, 17-21 : Toute grâce excellente et tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières, qui ne peut recevoir ni de changement, ni d’ombre, par aucune révolution.
  • Evangile : Jean XVI, 5-14 : Cependant je vous dis la vérité : Il vous est utile que je m’en aille : car si je ne m’en vais point, le Consolateur ne viendra point à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia sur le Salve festa dies de saint Venance Fortunat – harmonisation : Touve Ratovondrahety
  • Pendant la communion : Déxtera Dómini – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume 117, 16-17
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O fílii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
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    Programme du dimanche de la Samaritaine – ton 4

    Le Christ rencontre la SamaritaineParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 mai 2014 du calendrier grégorien – 5 mai 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    L’origine de la célébration de la Samaritaine au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; l’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire, et plus spécialement d’origine Studite (Joseph le Studite, archevêque de Thessalonique, est l’auteur du canon de la Samaritaine).

    Selon la tradition byzantine, la Samaritaine, reçut ultérieurement le baptême, portant le nom de Photine. Ses sept enfants et elle furent martyrisés sous l’empereur Néron.

    Au VIème siècle, l’empereur Justinien fit transporter avec grand honneur depuis Sichar jusqu’à Constantinople la margelle du puits et la pierre où le Christ s’était assis pour parler à la Samaritaine, et les fit placer devant le narthex de Sainte-Sophie qu’il avait faite construire.

    Par les prières de ta sainte martyre Photine, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire de la mi-Pentecôte. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la Samaritaine.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire de la mi-Pentecôte. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la Mi-Pentecôte.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 6ème ode du 2nd canon du Triode fleuri (de la Samaritaine) :
    1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
    2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
    4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
    5. Sur la Croix te clouèrent les impies, * une lance transperça ton côté ; * le noble Joseph t’ensevelit * dans un sépulchre neuf, ô Jésus-Christ ; * dans la gloire tu ressuscites & réveilles avec toi ** toute la création qui chante ta puissance, Sauveur.
    6. Seigneur, en ta puissance, tu as brisé * les portes & les verrous de l’Enfer ; * tu ressuscites comme Dieu * & dis aux Myrrophores : Réjouissez-vous ; * aux Disciples elles doivent annoncer : ** Illuminant le monde est apparu le Dieu vivant ressuscité !
    7. Femmes, pourquoi ces pleurs comme pour un mort, * avec la myrrhe que vous portez ? * Le Christ est ressuscité, disait un Ange resplendissant, * il a laissé les bandelettes & le linceul ; * allez promptement chez ses amis ** pour leur annoncer la Résurrection.
    8. Source intarissable de la vie, * océan de miséricorde & Seigneur de bonté, * en chemin tu t’arrêtas * pour t’asseoir près du puits de Jacob ; * à la Samaritaine tu déclaras : ** Donne-moi de l’eau à boire, tu recevras les flots du pardon.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Les saintes femmes, disciples du Seigneur, * apprirent de l’ange la joyeuse annonce de la Résurrection. * Repoussant les arguties des autres Juifs, * elle dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « La mort est abattue, Christ Dieu est ressuscité, ** faisant au monde grande miséricorde »

    2. Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8 : Au milieu de la fête, * abreuve mon âme assoiffée des eaux de la piété, * car, ô Sauveur, Tu as clamé à tous : * Celui qui a soif, qu’il vienne à Moi et qu’il boive. ** Source de notre vie, ô Christ Dieu, gloire à Toi !
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de la Samaritaine, ton 8 : Par sa foi, la Samaritaine, venue au puits * vit en Toi l’eau de la Sagesse ; * s’en étant abondamment abreuvée, ** elle reçut en héritage le Royaume d’en haut, car elle est digne d’être glorifiée.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4 : Au milieu de la fête prescrite par la Loi, * Créateur & Maître de toutes choses, * Tu as dit à ceux qui se tenaient auprès de Toi, ô Christ-Dieu : * Venez puiser l’eau de l’immortalité. * Aussi nous prosternons-nous devant Toi * et disons-nous avec foi : * Accorde-nous ta compassion, ** car Tu es la source de notre vie.

    Prokimen
    Du dimanche de la Samaritaine, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

    Epître :
    Du dimanche de la Samaritaine : Actes des Apôtres (§ 28) XI, 19-26 & 29-30.
    Mais Saul se fortifiait de plus en plus, et confondait les Juifs qui demeuraient à Damas, leur prouvant que Jésus était le Christ.

    Alleluia
    Du dimanche de la Samaritaine, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

    Evangile :
    De la Samaritaine : Jean (§ 12) IV, 5-42.
    Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau, aura encore soif : au lieu que celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    800ème anniversaire de la naissance de saint Louis : programme de la messe votive solennelle

    Saint Louis, priez pour la France, bénissez votre descendanceSaint-Eugène, le samedi 17 mai 2014, messe votive solennelle de 10h30.

    Messe de saint Louis, au propre de Paris – mémoire de saint Pascal Baylon.

    En présence de S.A.R. Mgr le duc d’Anjou, aîné des descendants de saint Louis.

    Schola Sainte Cécile et ensemble de cuivres anciens.

    « Le saint roi construisit nombre de monastères et d’hospices pour les pauvres ; il secourait de ses largesses les indigents, visitait fréquemment les malades et, non content de les faire soigner à ses frais, leur donnait de ses propres mains ce dont ils avaient besoin. Simple dans ses habits, il n’épargnait pas à son corps les mortifications du cilice et du jeûne. Louis IX traversa de nouveau la mer pour combattre les Sarrasins, mais au moment où il venait d’établir son camp en face de l’ennemi, il mourut de la peste en prononçant ces paroles : « J’entrerai dans votre maison, Seigneur, je vous adorerai dans votre saint temple et je glorifierai votre nom. » Son corps fut transporté à Paris ; il est conservé dans la célèbre église de Saint-Denis, où on le vénère. Quant à son chef, on le porta à la sainte Chapelle. Glorifié par d’éclatants miracles, il a été mis au nombre des Saints par le Pape Boniface VIII. »
    VIème leçon des vigiles nocturnes de la fête, au second nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Te sancte, rursus, Ludovice, prælia – Hymnes des IIndes vêpres – rythme traditionnel
  • Introït – In virtute tua (ton vii.)
  • Kyrie & Gloria : de la Messe Gaudete semper in Domino du sacre de Louis XVI (1775) par François Giroust (1737 † 1799)
  • Epître : I Macchabées III, 3-9 : Il était dans l’action pareil au lion, semblable au lionceau qui rugit sur sa proie.
  • 1er alleluia, au Temps pascal – Qui das salutem regibus (ton ii.)
  • 2nd alleluia, au Temps Pascal – Ave sancte Ludovice (ton vii.)
  • Evangile : Luc XIX, 12-26 : Je vous déclare qu’on donnera à celui qui a, et qu’il sera comblé de biens ; et que pour celui qui n’a point, on lui ôtera même ce qu’il a.
  • Offertoire – De omni corde suo (ton vii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Laudes regiæ – « Acclamations carolingiennes » (VIIIème siècle)
  • Sanctus : de la Messe Gaudete semper in Domino du sacre de Louis XVI par François Giroust
  • A l’élévation : O salutaris hostia d’Orléans (1760) – François Giroust
  • Agnus Dei : de la Messe Gaudete semper in Domino du sacre de Louis XVI par François Giroust
  • Pendant la communion : Prose – Regem regum veneremur, chant de Pierre de la Croix, maître de musique de Notre-Dame de Paris en 1298 (ton vii.)
  • Communion – Introibo in domum tuam (ton ii.)
  • Prière pour la France, sur le 6ème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Après le dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Prière pour le Roi de la Messe Gaudete semper in Domino du sacre de Louis XVI par François Giroust
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    Programme de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France

    La France Délivrée par sainte Jeanne d'ArcSaint-Eugène, le dimanche 11 mai 2014, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe Gaudete semper in Domino du sacre de Louis XVI (1775) par François Giroust (1737 † 1799)
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Concordent nostris cælica, cantique à Sainte Jeanne d’Arc de Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié († 1930)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Tantum ergo « Vigilantium » – hymne du Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers
  • Prière pour la France, sur le 6ème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Après le dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Encensement de la statue de Jeanne d’Arc & Procession de sortie : A l’étendard ! Paroles de Mgr Vié, évêque de Monaco, musique de Marcel Laurent, chanoine et maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans – cantique composé pour accompagner la cérémonie annuelle chaque 7 mai à Orléans de la remise de l’étendard de Jeanne d’Arc à Mgr l’évêque par le maire de la ville
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    Programme du dimanche du Paralytique – ton 3

    La guérison du paralytique - Musée byzantin d'Athènes - Grèce - XIXème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 mai 2014 du calendrier grégorien – 28 avril 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Après avoir fêté l’Apôtre Thomas le IInd dimanche de Pâques, les femmes Myrophores avec Nicodème et Joseph d’Arimathie le IIIème dimanche de Pâques, la liturgie byzantine propose à l’édification des fidèles les trois dimanches qui suivent des épisodes de la vie du Christ s’étant déroulés au cours des Cinquante Jours, la Pentecôte hébraïque :

  • la guérison du Paralytique à la piscine de Bethesda,
  • la conversion de la Samaritaine,
  • la guérison de l’Aveugle-né.
  • L’origine de la célébration de la guérison du Paralytique au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; dans la tradition de Jérusalem, l’évangile de ce jour était lu le dimanche suivant.

    L’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 3, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri :
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. Elevé de ton plein gré sur le bois de la croix, * au sépulchre déposé comme mort, * ô Christ, tu donnes vie à tous les morts de l’Hadès, ** & tu ressuscites comme Dieu tout-puissant.
    6. Lorsque l’Hadès te rencontra au plus profond, * irrité, il dut te rendre ses prisonniers, * qui jamais ne cesseront de chanter, ** Dieu sauveur, ta merveilleuse Résurrection.
    7. Lorsque les Disciples du Seigneur * virent le Christ surgi du tombeau, * ils adorèrent la Vie de l’univers ** d’un cœur allègre, plein d’enthousiasme & d’amour.
    8. Depuis de nombreuses années, * il gisait sur son lit de douleur : * par ta parole il fut guéri & glorifia, ** Source de vie, ta miséricorde infinie.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent ! * que la terre exulte d’allégresse ! 
* car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, 
* terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !
 * Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, ** accordant au monde la grande miséricorde.
    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    3. Kondakion du Paralytique, ton 3 : Relève, Seigneur, par ta divine Présence, mon âme misérable,
paralysée par mes péchés de toutes sortes et mes actes déréglés, 
toi qui jadis relevas le paralytique, afin que, sauvé, je te crie : 
Ô Christ miséricordieux, gloire à ta Puissance !
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de Pâques, ton 8 : Tu es descendu dans le tombeau, ô Immortel, * mais Tu as détruit la puissance des enfers * et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ-Dieu. * Aux femmes myrrhophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous ! ** & à Tes Apôtres Tu as donné la paix.

    Prokimen
    Du Paralytique, ton 1 :
    ℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
    ℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).

    Epître :
    Du Paralytique : Actes des Apôtres (§ 23) IX, 32-42
    Alors Pierre ayant fait sortir tout le monde, se mit à genoux et en prière : et se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, levez-vous. Elle ouvrit les yeux ; et ayant vu Pierre, elle se mit sur son séant.

    Alleluia
    Du Paralytiques, ton 5 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℟. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

    Evangile :
    Du Paralytique : Jean (§ 14) V, 1-15
    Depuis, Jésus trouva cet homme dans le temple, et lui dit : Vous voyez que vous êtes guéri ; ne péchez plus à l’avenir, de peur qu’il ne vous arrive quelque chose de pis.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du IInd dimanche après Pâques – Dimanche du Bon Pasteur

    Saint-Eugène, le dimanche 14 avril 2014, grand’messe de 11h.

    Ce second dimanche de Pâques est aussi appelé dimanche de Misericordia (du 1er mot de l’introït) ou – le plus souvent – sous le nom populaire de dimanche du Bon Pasteur, en raison de l’évangile qui y est lu (Jean 10, 11-16) et qui est repris par le second Alleluia et l’antienne de communion du jour :

    Ego sum pastor bonus : et cognósco meas et cognóscunt me meæ. Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.

    Dès l’antiquité, à Rome, la messe stationnale du pape a lieu en ce jour à Saint-Pierre du Vatican, auprès de la tombe du Prince des Apôtres qui a été le premier pasteur du peuple chrétien après Notre Seigneur, que saint Pierre précisément appelle, dans l’épître qui est lue ce jour à la messe :

    Pastórem et epíscopum animárum vestrárum, Le Pasteur et l’Evêque de vos âmes.

    « La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau. A la fin de l’âge apostolique, Hermas donne précisément le nom du Pasteur à son écrit apocalyptique sur la pénitence, sujet alors si discuté. A Rome, l’église située sur le Viminal, près de laquelle les Pontifes fixent leur résidence temporaire, est dédiée au bon Pasteur, dont l’image, au dire de Tertullien, ornait les calices et les coupes eucharistiques. La représentation du bon Pasteur est si familière aux peintres et aux sculpteurs des catacombes que nous la trouvons reproduite à profusion dans les arcosolia et sur les sarcophages. Bien plus, à une époque où le spiritualisme de l’art chrétien antique avait encore en horreur les statues, on fait une exception en faveur de celle du bon Pasteur, dont plusieurs exemplaires importants nous ont été conservés. » (Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan, in Liber Sacramentorum).

    « Vous avez entendu, mes très chers frères, dans la lecture du saint Évangile, un enseignement qui vous concerne ; vous y avez appris aussi à quelle épreuve nous sommes mis, (nous, vos pasteurs). Celui qui est bon, non par une grâce accidentelle, mais par l’essence de sa nature, vous dit : « Moi je suis le bon pasteur. » Et nous donnant le modèle de cette même bonté à imiter, il ajoute : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Il a fait ce qu’il a enseigné ; il nous a donné l’exemple de ce qu’il a commandé. Le bon pasteur a donné sa vie pour ses brebis, afin de convertir, dans notre sacrement, son corps et son sang, et d’en rassasier tous ceux qu’il avait rachetés. »
    Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

     

  • Procession d’entrée : orgue
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale : Messe I Lux & Origo
  • Epître : I Pierre II, 21-25 : Car vous étiez comme des brebis égarées ; mais maintenant vous êtes retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes.
  • Evangile : Jean X, 11-16 : Je suis le bon Pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Regina cœli (H. 16) – antienne pour la Vierge au temps pascal pour deux voix de femmes – Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de musique de Mademoiselle de Guise
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Salve festa dies
  • Pendant la communion : Surrexit Pastor bonus, petit motet à deux voix et instrument extrait des Cantica Sacra (1652) d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du dimanche des Myrrophores – ton 2

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 mai 2014 du calendrier grégorien – 21 avril 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Le dimanche de la troisième semaine de Pâques, l’Eglise byzantine honore les saintes femmes Myrrophores (porteuses de myrrhe), qui ont embaumé le corps du Seigneur, ainsi que ceux qui contribuèrent à son ensevelissement : Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ce dimanche constitue donc une synaxe de tous les témoins de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ (comme la synaxe de la Mère de Dieu suit le jour de Noël ou la synaxe de Jean le Baptiste suit la Théophanie). L’évangile de la divine liturgie de ce jour est tiré de Marc 15, 43 à 16, 8, et relate l’ensevelissement & la résurrection du Christ. Il constitue une dérogation dans la lecture continue de l’évangile de saint Jean pendant le temps pascal. L’origine de cette fête est Constantinopolitaine (à l’origine, à Jérusalem, Marc 15, 43 – 16, 8 était précisément l’évangile du jour de Pâques – on y lisait Jean 2, 1-11 le troisième dimanche de Pâques).

    Saint Joseph d'Arimathie vient demander à Pilate de lui donner le corps de Notre Seigneur après sa mort en CroixJoseph d’Arimathie était membre du Sanhédrin (Luc 23, 50 – Marc 15, 43). En cette qualité, il a dû prendre part au jugement qui a condamné Jésus, « mais il n’avait pas donné son assentiment à leur décision & à leur acte, car c’était un homme bon & juste » (Luc 23, 51). Il s’était fait disciple de Notre Seigneur (Matthieu 27, 57), mais en secret, par crainte des Juifs (Jean 19, 38). Il était riche (Matthieu 27, 57), notable & grand (Marc 15, 43), aussi la liturgie byzantine le désigne sous l’appellation du « noble Joseph ». Il était originaire d’Arimathie (aujourd’hui Rentis, au Nord-Est de Lydda), mais devait habiter Jérusalem puisqu’il s’y était fait tailler son tombeau dans le roc, à la manière des riches.

    Quoique craintif de se déclarer pour Jésus au milieu du Sanhédrin, Joseph ose entreprendre la démarche auprès de Pilate pour ensevelir le corps de Jésus. D’après la coutume juive, les corps des suppliciés devaient être jetés dans des fosses communes qui étaient la propriété des tribunaux. Aussi Joseph s’adresse-t-il à Pilate, car la loi romaine concédait le cadavre d’un supplicié aux amis ou aux parents qui le réclamaient. Pilate, étonné de ce que Jésus fut décédé si tôt, ne fit pas de difficulté pour accorder à Joseph la faveur de rendre les derniers devoirs aux corps du Christ.

    Joseph descendit donc le corps de Jésus de la Croix, aidé vraisemblablement par les quelques disciples encore présents, probablement saint Jean, mais surtout Nicodème, explicitement nommé (Jean 19, 39). Comme Joseph, Nicodème fait partie du Sanhédrin (Jean 3, 1). Pendant que Joseph faisait les démarches auprès de Pilate, Nicodème avait dû aller acheter précipitamment les aromates nécessaires à l’ensevelissement, en se souciant semble-t-il de la quantité plus que de la qualité : environ 100 livres (soit 32 kg 700) d’une mixture de myrrhe & d’aloès.

    Le corps de Jésus, descendu de la Croix, a probablement d’abord été lavé. On y versa les aromates et on l’enveloppa dans un suaire propre (Matthieu 27, 59) avec plusieurs autres linges (bandelettes & pièces de linceuls cf. Jean 19, 40 – Luc 23, 53 – Marc 15, 46 – Matthieu 27, 58). Les saintes femmes durent prêter main forte à Joseph & Nicodème pour la toilette funéraire, mais celle-ci dû être faite à la hâte et de façon incomplète, car le crépuscule approchait et l’on entrait dans le grand Sabbat de la Pâques où tout travail de ce genre était prohibé.

    Jésus n’ayant pas de tombeau, Joseph lui céda le sien (Matthieu 27, 60) : un tombeau aristocratique tout neuf qui venait d’être taillé dans le roc, dans un enclôt tout près du Golgotha. Le corps de Jésus fut placé sur la banquette de pierre et Joseph roula la grande pierre prévue pour servir de fermeture au tombeau.

    Les saintes femmes qui avaient aidé à la toilette funèbre observèrent soigneusement où on avait placé le corps de Jésus : elles étaient décidées à accomplir à nouveau la toilette funèbre plus dignement et plus complètement, avec des onguents de grand prix, très tôt le dimanche matin, une fois le Sabbat de Pâques passé.

    Dans la tradition orientale, ces saintes femmes myrrophores – au nombre de 7 – sont les suivantes :

    1. Marie Madeleine (Marie de Magdala) (la seule mentionnée par Jean 20, 1), de qui Jésus avait chassé sept démons, la première arrivée au tombeau le dimanche matin (peut-être parce que les autres avaient été retardées par l’achat de nouvelles aromates),
    2. Marie de Jacques, femme de Cléophas (ou Clopas dit aussi Alphée) et mère de Jacques le Mineur et de Joseph (ou Joset), sœur de la Sainte Vierge (en réalité sa belle-sœur, Cléophas étant frère de Joseph) et donc tante de Jésus (cf. Jean 19, 25). Ses quatre fils Jacques, Joseph, Simon & Jude sont les cousins germains de Jésus, que l’évangile, à la manière sémite, désigne sous le nom de « frères » du Seigneur.
    3. Salomé (ou Marie Salomé), femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur & Jean l’Evangéliste, vraisemblablement eux aussi de la parenté de la Sainte Vierge et de saint Joseph.
    Ces trois myrrophores – appelées en Occident « les 3 Marie » – sont spécialement mentionnées par les 4 évangiles (Matthieu 27, 56 et 28, 1 – Marc 15, 40 et 16,1 – Luc 24, 10 – Jean 19, 25). Cependant, elles n’étaient pas les seules (cf. Luc 24, 10 : « celles qui leur firent ce rapport étaient Marie-Madeleine, Jeanne & Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles »), et la tradition leur associe les suivantes :
    4. Jeanne, femme de Chusa qui était intendant d’Hérode Antipas (citée nommément donc par Luc 24, 10).
    5. Suzanne, citée parmi les femmes qui accompagnaient Jésus et l’assistaient de leurs biens (Luc 8, 3).
    6. & 7. Marthe & Marie, les deux sœurs de Lazare.

    La tradition iconographique leur associe également la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, qui, ayant assisté avec saint Jean à la mort de son fils, dût être présente lors de la déposition de la croix et des cérémonies de l’ensevelissement, conduites par Joseph d’Arimathie assisté de Nicodème.

    Les femmes myrrophores furent parmi les premières à suivre Jésus et soutenaient la troupe apostolique de leurs services & de leurs ressources. Elles lui furent fidèles jusqu’au bout, malgré l’échec apparent, au pied de la Croix, tandis que les disciples se tenaient loin. En récompense de la constance inébranlable de leur amour et de leur fidélité, c’est à elles qu’est confiée la première annonce de la résurrection.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Le Noble Joseph). Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri :
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
    7. Ressuscité du tombeau, toi qui pillas l’Enfer, * tu vivifias les morts et par ta résurrection * m’ouvris les immortelles sources : * délivre-moi, Sauveur, du lien de mes passions, ** car tout ce que tu veux, tu le peux accomplir.
    8. Que rougissent les méchants, puisque le Christ * est ressuscité, réveillant les morts et leur criant : * « Courage, j’ai vaincu le monde ! » * Croyez en lui ou bien restez muets, ** vous qui rejetez sa résurrection !
    9. Aux Myrophores tu as dit : Réjouissez-vous ! * lorsque du sépulcre tu fus ressuscité, * et tu fis proclamer ta Résurrection par les Apôtres ; * délivre-moi, Sauveur, du lien de mes passions, ** car tout ce que tu veux, tu le peux accomplir.
    10. Honorons le noble Joseph, partisan de la piété, * membre du Conseil et disciple du Seigneur, * chantons aussi les Myrophores et les Apôtres ; * avec eux tous, fidèles, célébrons ** joyeusement la Résurrection du Sauveur.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu t’es abaissé jusqu’à la mort, toi l’immortelle vie, * tu as terrassé les enfers par l’éclat de ta divinité. * Lorsque tu as ressuscité les défunts de dessous la terre, * toutes les puissances des cieux ce sont écriées : ** O Christ, qui donnes la vie, notre Dieu, gloire à toi ! »
    2. Tropaire de Joseph d’Arimathie, ton 2 : Le noble Joseph, * ayant descendu de la croix ton corps immaculé, * l’enveloppa d’un linceul blanc avec des aromates * et le coucha avec soin dans un tombeau neuf ; * mais tu es ressuscité le troisième jour, Seigneur, ** faisant au monde grande miséricorde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des Myrrophores, ton 2 : Ayant dit aux Myrrophores « Réjouissez-vous », * tu fis cesser par ta Résurrection, ô Christ Dieu, * les gémissements d’Eve, notre première mère. * Mais à tes apôtres tu as donné l’ordre de prêcher : ** « Le Sauveur est ressuscité du tombeau ».
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de Pâques, ton 8 : Tu es descendu dans le tombeau, ô Immortel, * mais Tu as détruit la puissance des enfers * et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ-Dieu. * Aux femmes myrrhophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous ! ** & à Tes Apôtres Tu as donné la paix.

    Prokimen
    Des Myrrophores, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple * et béni ton héritage.
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.

    Epître : Actes des Apôtres (§ 16) VI, 1-7 (L’institution des diacres par les Apôtres).
    Choisissez donc, frères, sept hommes d’entre vous d’une probité reconnue, pleins de l’Esprit-Saint et de sagesse, à qui nous commettions ce ministère.

    Alleluia
    Des Myrophores, ton 8 :
    ℣. Tu aimes ton pays, Seigneur, tu fais revenir les captifs de Jacob.
    ℣. Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent.

    Evangile : Marc (§ 69) XV, 43 à XVI, 8.
    Joseph d’Arimathie, qui était un homme de considération et sénateur, et qui attendait aussi le royaume de Dieu, s’en vint hardiment trouver Pilate, et lui demanda le corps de Jésus.

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Samedi 17 mai 2014 : grande journée en l’honneur des 800 ans de saint Louis

    1939 - Fêtes du septième centenaire de l'arrivée de la saint Couronne d'épines en France

    Nous fêtons cette année le 800ème anniversaire de la naissance de saint Louis, roi de France. A l’initiative de l’Association Oriflamme & afin de célébrer cet anniversaire, une grande journée aura lieu en l’honneur de saint Louis à Paris le samedi 17 mai 2014, autour d’une messe à Saint-Eugène (Paris 9ème), suivie d’une procession solennelle vers Notre-Dame de Paris où aura lieu l’ostension & la vénération de la sainte Couronne d’épines, des reliques de la Passion du Christ et des reliques de saint Louis.

    Sont parties prenantes dans l’organisation de la procession :

    La Fanfare royale d’Hanzinne venue spécialement de Belgique, accompagnera la procession ainsi que le Chœur Montjoie Saint-Denis. La Schola Sainte Cécile chantera la messe, & le salut des saintes reliques à Notre-Dame de Paris.

    « Le roi Louis IX fut à la fois un grand souverain sachant réformer son État et imposer la paix, un mari et un père de famille exemplaire et ce fut aussi un grand saint. » Louis, duc d’Anjou, entrevue au Figaro du 24 avril 2014.

    Antiphonaire des Invalides - messe de la fête de saint Louis - 0110h30 – Eglise Saint-Eugène (Paris IX) – Messe votive solennelle de saint Louis

    • Chant du propre parisien de la messe de saint Louis
    • Séquence parisienne de saint Louis composée par Pierre de la Croix, maître de chapelle du roi, après la canonisation de 1297.
    • Ordinaire de la messe : Messe Gaudete semper in Domino du sacre de Louis XVI (1775) par François Giroust (1737 † 1799)

    Après la messe : pique-nique

    13h30 : départ en procession vers Notre-Dame de Paris

    vers 15h30 : arrivée à Notre-Dame de Paris & début de l’ostension de la sainte Couronne d’épines & des reliques de la Passion & de saint Louis.

    Pendant la vénération des saintes reliques par les fidèles :

    Salut final d’action de grâces, aux saintes reliques

    • Magnificat royal – psalmodie attribuée au roi Louis XIII, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle (c’est au chant de ce Magnificat que Paul Claudel reçut, devant la statue de Notre-Dame, la grâce de la conversion aux secondes vêpres de Noël, 25 décembre 1886)
    • Salut aux saintes reliques de la Passion, pendant le chant, conformément à la tradition parisienne, de la strophe O crux, ave spes unica de l’hymne Vexilla Regis prodeunt
    • Regina cœli

    Procession de sortie

    • Cantilène pascale O fílii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation : Henri de Villiers

    L’évènement sur Facebook.

    Affiche procession saint Louis

    Programme du Ier dimanche après Pâques – Dimanche in albis ou de Quasimodo

    L'apparition du Christ ressuscité à saint Thomas par RubensSaint-Eugène, le dimanche 27 avril 2014, grand’messe de 11h.
    (Répétition samedi 26 avril à 18h, précédée du chant des vêpres de la Vierge à 17h40)

    « La solennité pascale se termine par la fête de ce jour ; c’est pourquoi les néophytes changent aujourd’hui de vêtements, de telle sorte cependant que leur cœur garde toujours la blancheur de la robe qu’ils quittent. Puisque c’est le temps pascal, c’est-à-dire un temps d’indulgence et de pardon, notre premier devoir est, en cette sainte journée, comme il l’a été pendant toutes les autres de la même solennité, de ne pas permettre que la relâche accordée au corps ternisse la pureté de l’âme. Abstenons-nous de toute mollesse, de toute intempérance, de toute licence. Veillons à nous délasser avec modération, et à garder une sainte pureté, afin d’obtenir par cette pureté d’âme ce que nous n’acquérons pas en ce moment par l’abstinence corporelle. »
    Sermon de saint Augustin, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

     

  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale : Messe I Lux & Origo
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Après la Consécration : O salutaris hostia sur le ton de Salve festa dies – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers & Touve Ratovondrahety
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des chants des dimanches du temps pascal au format PDF.

    Programme du dimanche de Thomas – ton 1

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 avril 2014 du calendrier grégorien – 14 avril 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Huit jours après Pâques, le rit byzantin (comme le rit romain) célèbre la confirmation de la Résurrection à l’incrédule Apôtre Thomas et sa magnifique profession de foi dès qu’il eut reconnu son Rédempteur. L’évangile (Jean 20, 19-31) nous dit en effet que cet événement eut lieu huit jour après Pâques et que cela arriva alors que toutes les portes du lieu où ils se trouvaient étaient closes. Aussi ce dimanche s’appelle-t-il dans la tradition byzantine le Dimanche de Thomas, mais aussi le Dimanche des portes fermées : les portes de l’iconostase, qui étaient restées grandes ouvertes pendant toute la Semaine du Renouveau afin de signifier la pleine ouverture de la grâce lors de la résurrection du Christ, sont à nouveau fermées (précisément avant none dites devant les vêpres de ce dimanche, hier soir). On l’appelle aussi le dimanche de l’Antipâques (Antipascha).

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Antipâques). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de la fête (Antipâques).

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du la 3ème ode & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri :
    1. Ô Christ, rends-moi ferme sur l’inébranlable roc * de tes commandements ; * à la clarté de ton visage éclaire-moi, * car il n’est d’autre Saint que toi, Seigneur.
    2. Par ta croix, ô Christ, tu nous renouvelas, * d’anciens que nous étions ; * de la mort tu nous menas à l’immortalité, * nous ordonnant de vivre une vie nouvelle en toi.
    3. Enfermé dans le tombeau par les limites de ta chair, * toi que rien ne peut cerner, * ô Christ, tu ressuscitas et, portes closes, te montras * parmi tes Disciples, Seigneur tout-puissant.
    4. Ô Christ, les blessures que tu as subies * librement pour nous, * tu les montras à tes Disciples pour témoigner * de ta glorieuse Résurrection.
    5. Du monstre marin tu as sauvé, * Ami des hommes, ton Prophète ; * du gouffre de mes péchés * retire-moi, je t’en supplie.
    6. Tu n’as pas laissé Thomas * sombrer dans le gouffre d’incrédulité, * mais tu lui tendis les mains, * Seigneur, pour qu’il puisse les examiner.
    7. Notre Sauveur a déclaré : * En me touchant, vous voyez * que je suis fait d’os et de chair ; * c’est bien moi, je n’ai pas changé.
    8. Il toucha ton côté * Thomas qui n’était pas présent, * et, dans la foi, te reconnut, * Sauveur, à ta première venue.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire de la fête, ton 7 : Le sépulcre étant scellé, * toi qui es la Vie, Tu t’es levé du tombeau, ô Christ Dieu, * et les portes étant fermées, * Tu t’es présenté devant tes disciples, toi, la Résurrection de tous, * et par eux Tu as renouvelé en nous l’Esprit de Vérité, ** dans ta grande miséricorde.

    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    3. Kondakion de la fête, ton 8 : Voulant s’assurer de ta résurrection, Thomas toucha de sa main ton côté vivifiant, ô Christ Dieu ; * aussi, lorsque Tu entras, les portes étant fermées, * il te clama avec les autres apôtres : ** Tu es mon Seigneur et mon Dieu.

    Prokimen
    De la fête, ton 3 :
    ℟. Il est grand, notre Seigneur, tout-puissant, à son intelligence point de mesure. (Psaume 146, 5)
    ℣. Louez le Seigneur, car il est bon de chanter notre Dieu, car il est doux de le louer. (Psaume 146, 1)

    Epître : Actes des Apôtres (§ 14) V, 12–20.
    Cependant les apôtres faisaient beaucoup de miracles et de prodiges parmi le peuple ; et tous étant unis dans un même esprit, s’assemblaient dans la galerie de Salomon.

    Alleluia
    De la fête, ton 8 :
    ℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
    ℣. Car c’est un Dieu grand que le Seigneur, un roi grand par dessus toute la terre (Psaume 94, 3).

    Evangile : Jean (§ 65) XX, 19-31.
    Thomas répondit, et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu !

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

    Verset de communion
    De la fête : Loue, Jérusalem, le Seigneur, loue ton Dieu, Sion. (Psaume 147, 2). Alleluia, alleluia, alleluia.