Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Interview du cardinal Darà­o Castrillon Hoyos à 30 jours

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à‰minence, quel est le sens de ce motu proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?

DARàO CASTRILLà“N HOYOS : Quand ont eu lieu, après le Concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’à‰glise latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.

D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus : le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.

CASTRILLà“N HOYOS : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurisse, dans les nouvelles générations, parmi les laà¯cs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’à‰glise, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le motu proprio.

Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?

CASTRILLà“N HOYOS : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastères au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les résistances étaient vraiment très limitées. Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi ce pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.

Et pourtant, les résistances n’ont manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…

CASTRILLà“N HOYOS : Des résistances qui dépendent, selon moi, de deux erreurs. La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. Ne serait-ce que parce qu’on ne retire rien au Novus ordo, qui reste le mode ordinaire de célébrer l’unique rite romain ; tandis que la liberté de célébrer la messe de saint Pie V est donnée à ceux qui le veulent comme forme extraordinaire.

Il s’agit de la première erreur de ceux qui se sont opposés au motu proprio. Et la seconde ?

CASTRILLà“N HOYOS : Qu’il s’agisse de diminuer le pouvoir épiscopal. Mais il n’en est pas ainsi. Le Pape n’a pas changé le Code de droit canonique. L’évêque est toujours le modérateur de la liturgie dans son propre diocèse. Mais le Siège apostolique a la compétence d’ordonner la sainte liturgie de l’à‰glise universelle. Or un évêque doit agir en harmonie avec le Siège apostolique et il doit garantir à chaque fidèle ses propres droits, y compris celui de pouvoir participer à la messe de saint Pie V, comme forme extraordinaire du rite.

Et pourtant, il a été affirmé qu’avec ce motu proprio, Ratzinger « bafoue le Concile » et « fait un affront » à ses prédécesseurs Paul VI et Jean Paul II…

CASTRILLà“N HOYOS : Benoît XVI suit le Concile, qui n’a pas aboli la messe de saint Pie V ni n’a demandé de le faire. Et il suit le Concile qui a recommandé d’écouter la voix et les désirs légitimes des fidèles laà¯cs. Ceux qui affirment ces choses devraient lire les milliers de lettres qui sont arrivées à Rome pour demander la liberté de pouvoir assister à la messe à laquelle ils se sentent tellement liés. Et le Pape ne s’oppose pas à ses prédécesseurs qui sont abondamment cités dans le motu proprio comme dans la Lettre autographe du Pape qui en accompagne la publication. Dans certains cas, Paul VI a immédiatement concédé la possibilité de célébrer la messe de saint Pie V. Comme je l’ai dit, Jean Paul II voulait préparer un motu proprio semblable à celui qui a été publié aujourd’hui.

On a aussi évoqué le risque qu’une petite minorité de fidèles puisse imposer la messe de saint Pie V à la paroisse…

CASTRILLà“N HOYOS : Ceux qui ont dit cela n’ont évidemment pas lu le motu proprio. Il est clair qu’aucun curé ne sera obligé à célébrer la messe de saint Pie V. Mais si un groupe de fidèles, ayant un prêtre disposé à le faire, demande à célébrer cette messe, le curé ou le recteur de l’église ne pourront pas s’y opposer. à‰videmment, s’il y a des difficultés, il reviendra à l’évêque de faire en sorte que tout se passe sous le signe du respect et, dirais-je, du bon sens, en harmonie avec le Pasteur universel.

Mais ne court-on pas le risque qu’avec l’introduction de deux formes, l’une ordinaire, l’autre extraordinaire, puisse naître une confusion liturgique dans le rite latin, dans les paroisses et dans les diocèses ?

CASTRILLà“N HOYOS : Si les choses sont faites conformément au simple bon sens, on ne court pas ce risque. D’autre part, il y a déjà des diocèses dans lesquels on célèbre des messes dans différents rites, car il s’y trouve des communautés de fidèles latins, gréco-catholiques ukrainiens ou ruthènes, maronites, melchites, syro-catholiques, chaldéens, etc. Je pense par exemple à certains diocèses aux à‰tats-Unis, comme Pittsburgh, qui vivent cette variété liturgique légitime comme une richesse, et non pas comme une tragédie. Et puis il existe aussi de simples paroisses qui accueillent des rites différents du latin, même de communautés orthodoxes ou préchalcédoniennes, sans que cela crée de scandale. Je ne vois donc pas de danger de confusion. à€ condition, je le répète, que tout se déroule dans l’ordre et dans le respect réciproque.

Il y a aussi des gens qui pensent que ce motu proprio porte atteinte à l’unicité du rite qui aurait été voulu par les Pères conciliaires…

CASTRILLà“N HOYOS : à‰tant admis que le rite latin reste unique, quoiqu’on puisse le célébrer sous deux formes, je me permets de rappeler qu’il n’y a jamais eu, dans l’à‰glise latine, un seul rite pour tous. Aujourd’hui, par exemple, il y a tous les rites des à‰glises orientales en communion avec Rome. Et même dans le rite latin, il y a d’autres rites que le rite romain, comme le rite ambrosien ou le rite mozarabique. La messe de saint Pie V elle-même, lorsqu’elle a été approuvée, n’a pas annulé tous les rites précédents, mais seulement ceux qui ne pouvaient pas se prévaloir d’au moins deux siècles d’ancienneté…

Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?

CASTRILLà“N HOYOS : Le Concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a jamais eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce Concile encore plus coercitif que le Concile de Trente.

Le motu proprio n’établit pas de nombre minimum de fidèles nécessaire pour demander de pouvoir célébrer la messe de saint Pie V. Et pourtant, le bruit avait couru qu’il était question d’un seuil minimum de trente fidèles…

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Musiciens, rejoignez-nous

L’ensemble instrumental de sainte Cécile devrait intervenir lors de prochaines fêtes & solennités suivantes, nombreuses au cours de ces deux prochains mois.

* 7 octobre : solennité de Notre-Dame du Très Saint Rosaire (Notre-Dame de la Victoire)
* 14 octobre : solennité de saint Denis, premier évêque de Paris, patron du diocèse
* 28 octobre : fête du Christ-Roi
* 1er novembre : fête de tous les saints
* 18 novembre : solennité de saint Eugène, évêque & martyr, patron
* 25 novembre : solennité de sainte Cécile, vierge & martyre, patronne : Messe H. 1 de Marc-Antoine Charpentier

Nous cherchons activement des cordes, ainsi que tout instrument de l’orchestre baroque.
Le répertoire joué est pour l’essentiel de la musique baroque française, pièces avec le chœur aussi bien que purement instrumentales.

N’hésitez pas à prendre contact.

Ordination de cinq nouveaux prêtres samedi dernier

Ordinations à Saint-Eloi

Samedi dernier, S.E. le cardinal Castrillon Hoyos était envoyé par le Pape pour ordonner cinq nouveaux prêtres de l’Institut du Bon Pasteur.

L’ordination a eu lieu en l’Eglise Saint-Eloi de Bordeaux (restaurée par les soins de l’Abbé Laguérie, supérieur de l’IBP), en présence de S.E. le cardinal Ricard, président de la conférence des évêques de France & Archevêque de Bordeaux.

Voici les noms des cinq nouveaux prêtres de l’IPB :

  • Régis de Saint-Remy,
  • Régis Spinoza,
  • Jean-Pierre Gaillard,
  • Louis-Numa Julien,
  • René-Sébastien Fournié.
  • Notons avec bonheur & satisfaction la tenue de ces ordinations au jour normal prévu par la liturgie traditionnelle : un samedi des Quatre-Temps. Les ornements violets qui ont servi paraissent de toute beauté.

    Saint-Eloi était bien sûr comble, le clergé, nombreux, manifestait une belle unité : étaient ainsi présents le supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, Mgr Wach, supérieur de l’Institut du Christ-Roi, avait envoyé un représentant, il y avait aussi des Oratoriens de Londres. On notait la présence de Michel de Jaeghere et du prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. L’homélie du cardinal Hoyos devrait bientôt se trouver sur les sites de l’IPB.

    La rentrée au jeune séminaire de Courtalain de l’Institut du Bon Pasteur devrait se faire avec environ 35 séminaristes.

    Source iconographique : The New Liturgical Movement

    Quelques chants & vues du monastère de Valaam

    Voici un petit post qui se fait l’écho des questions de choristes à la répétition de ce samedi soir à la suite de l’apprentissage du psaume CL sur une mélodie de Valaam.

    Valaam est un célèbre monastère russe situé sur l’île du même nom sur l’immense lac Ladoga, en Carélie, cette province au Nord-Est de Saint-Pétersbourg frontalière avec la Finlande. Ce monastère très ancien a été magnifiquement reconstruit au XVIIIème siècle lorsque la Carélie a été conquise par les Russes sur les Suédois.

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    Voici deux vidéos qui vous permettront un peu d’entendre les traditions cantorales particulières à ce monastère, dont la vie a pu reprendre en 1989.

    Bonne écoute !

    Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint Martin de Colmar


    Saint-Eugène, le dimanche 23 septembre 2007, grand’messe de 11h.

    L’Ethiopie célèbre son entrée dans le troisième millénaire !

    Messe pontificale dans la cathédrale catholique d’Addis-Abeba

    ADDIS-ABEBA, lundi 17 septembre 2007.

    L’Eglise est présente en Ethiopie depuis les débuts du christianisme, ce pays ayant été l’un des tous premiers royaumes chrétiens avec l’Arménie & la principauté d’Edesse.

    L’Eglise copte Ethiopienne est celle d’environ 40% des Ethiopiens, principalement dans les provinces historiquement éthiopiennes, l’Islam se développant sur les territoires frontaliers acquis par les derniers Négus au XIXème & au XXème siècle.

    Malgré le faible pourcentage de ses fidèles dans le pays (moins de 1%), l’Eglise catholique est très active à travers la chaîne de ses institutions et organisations.

    Mardi 11 septembre dernier, l’Ethiopie a célébré son passage à l’An 2000 selon un calendrier qui lui est propre, basé sur d’anciens calculs astronomiques égyptiens et sur les calendriers copte, hébraïque et julien. Pour l’occasion, l’Eglise catholique de rit éthiopien avait prévu plusieurs liturgies et une série d’initiatives dans les paroisses.

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    Dimanche, une messe pontificale a été célébrée dans la cathédrale catholique d’Addis-Abeba où était exposée la croix bénie par le pape à Lorette. « Cette croix fera ensuite le tour de tous les diocèses, comme un signe du fait que l’Ethiopie est un pays chrétien, très ancien, et que notre Seigneur Jésus Christ a toujours protégé ce pays (…) connu jusqu’ici comme un pays pauvre, mais qui n’est pas pauvre spirituellement » a déclaré à cette occasion Mgr Berhaneyesus Demerew Souraphiel, c.m, archevêque métropolitain catholique d’Addis-Abeba.

    Source : ZENIT.

    Quatre Temps de septembre

    Cette semaine, l’Eglise célèbre les Quatre-Temps d’Automne, journées de prières, d’abstinence & de charité pour sanctifier le début de chaque saison.

    Nous chantons à Saint-Eugène les messe de ce mercredi & de ce vendredi à 19h. Petit raccord avant la messe à 18h45.

    A bientôt.

    PS. On peut relire le catéchisme sur les Quatre-Temps.

    Chroniques d’Arequipa IX – Dimanche sous le soleil des Incas

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    Un peu de bréviaire dimanche matin avant la messe à la cathédrale. 🙂

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    Après le stress de la semaine, on profite pleinement de la douceur de ce dimanche dans les patios coloniaux des hôtels particuliers d’Arequipa.

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    Consultation des statistiques de ce blog dans un café. Marco lie toujours facilement conversation, c’est semble-t-il sa grande passion. 😀

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    Déjeuner au soleil dans un restaurant vraiment typique & délicieux. Avec Marco, mon séminariste-traducteur.

    A bientôt à Paris !