Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Chroniques d’Arequipa VIII – Concert de clôture du festival

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Comme toujours, la foule est au rendez-vous. La cathédrale est pleine, plus de places assises une demi-heure avant le concert.

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Au premier rang bien sûr, S. E. l’archevêque d’Arequipa, Mgr Javier del Rio Alba.

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Le « Coro Gregoriano de Arequipa ».
Nous présentons au concert de ce soir les fruits de notre session de plain-chant. Les séminaristes s’en tirent de façon incroyable : ils donnent vraiment le meilleur d’eux-mêmes. Leur chant atteint la meilleure musicalité que j’ai pu entendre de toute la semaine. Les différentes évolutions & changement de dispositions entre les pièces se font avec aisance & sans erreur ni hésitation. Notre programme comporte diverses pièces de chant mozarabe & grégorien. J’avais tenu à faire une exploration du répertoire mozarabe, dont la découverte paraît logique dans un pays de tradition hispanique. Chaque pièce s’enchaîne parfaitement avec divers versets de la composition de dom Paul Benoît, moine de l’abbaye de Clairvaux, dont Serge m’a fait découvrir l’œuvre d’orgue de très grand intérêt aussi bien musical que liturgique. Il faudra que je fasse l’acquisition de ces partitions.

Le chœur Monteverdi interprète admirablement plusieurs motets dont un exceptionnel Pater Noster du XVIIème siècle versifié en langue Quechua qui provient des archives de Cuzco, l’ancienne capitale impériale. Cette pièce caractéristique des missions jésuites est magnifiquement écrite. Je vole sa partition à Serge à la fin du concert. 😉 Attendez-vous à la chanter très prochainement à Saint-Eugène, je l’ai déjà adaptée sur le texte de l’O salutaris. 😀

Chroniques d’Arequipa VII – Répétition générale

Ce samedi c’est la clôture du Festival international de Musique d’Arequipa. Le concert final doit réunir Serge à l’orgue, le chœur de chambre Monteverdi d’Arequipa, le chœur du séminaire sous ma direction. Le chœur Monteverdi comporte vraiment de très jolies voix, j’ai pu en entendre quelques unes lors des masters classes de lieders données cette semaine à l’Institut Allemand d’Arequipa.

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Voici quelques photos de notre répétition générale de ce samedi après-midi.

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Les séminaristes, un peu stressés par avance.

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La lyre du positif de dos.

Chroniques d’Arequipa V – Troisième jour de festival

Chaque jour, des concerts, des masters classes, des cours.

Hier mardi, j’étais heureux de pouvoir écouter l’ensemble français Diabolus in Musica, qui recueille d’ordinaire d’excellentes critiques dans Diapason. Ils présentaient un programme de chansons françaises de Guillaume du Faÿ, intéressante découverte pour moi qui connaît surtout les œuvres sacrées de ce fameux compositeur du XVIème siècle.

De tous les concerts du festival, celui de ce mercredi soir, par l’ensemble Belge La Roza Enflorese est celui que j’ai préféré. Quel talent ! Quelle sensibilité ! Quelle musicalité ! De retour à Paris, je me précipite à la FNAC pour acheter leurs disques.

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Le concert a lieu dans l’ancien collège des Jésuites, la Compania, qui est sans nul doute possible la plus belle église d’Arequipa. Elle est surtout fameuse pour sa chapelle de saint Ignace, entièrement peinte, mais les bois dorés de l’église principale sont magnifiques. C’est une heureuse synthèse (en particulier dans les sculptures du cloître) des arts indiens & espagnols.

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La Roza Enflorese présentait un programme de chants séfarades.

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Tout le séminaire s’était déplacé, placé par Serge dans les premiers rangs, Padre Peter en tête.

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Les séminaristes paraissent ravis !

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Standing ovation finale & trois rappels. Comme tous les concerts du festival, l’église était pleine à craquer, avec des gens debout partout.

Chroniques d’Arequipa IV – Second jour de festival

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Petit-déj au séminaire comme tous les jours à la table du recteur. Celui-ci est au lit malade. Autour de sa place vide, le Padre Peter (à gauche – une personnalité exceptionnelle) & le Padre Carlos (prêtre espagnol).

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Ce matin, l’Alliance Française nous a organisé une visite du principal site touristique d’Arequipa, le couvent de Santa Catalina (Sainte Catherine de Sienne). Ce monastère de moniales dominicaines ouvre au public une partie de ses exceptionnels bâtiments remontant aux XVIème – XVIIème siècle.

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Le couvent renferme un nombre exceptionnel de peintures baroques.

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Comme beaucoup d’hôtels particuliers d’Arequipa, le couvent affiche de splendides couleurs ocre & indigo sur les murs de ses cours intérieures. Il s’étend sur 2 hectares !

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Sur les terrasses du couvent. 🙂

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Le couvent comporte trois cloîtres, six rues, de nombreuses places & fontaines : c’est un vrai village autonome au cœur d’Arequipa. A l’origine, il recevait les filles de l’aristocratie coloniale. Chacune disposait de sa maison & pouvait entretenir 5 domestiques. Le Pape Pie IX y a mis bon ordre au XIXème siècle, obligeant ces dames dominicaines à la vie commune & les forçant à renvoyer leurs servantes. Les nombreuses maisons du couvent ne servent plus désormais qu’au bonheur des visiteurs.

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L’église conventuelle, vue depuis une des places à l’intérieur du couvent.

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Bien sûr, Santa Cataline regorge aussi de témoignages du baroque andin.

Chroniques d’Arequipa III – Ouverture du festival

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Réveil ce lundi, comme tous les jours, à 5h45 par les cloches du séminaire Saint-Jérôme pour le chant des laudes & de la messe. Le Misti est magnifique vu d’ici.

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Autre vue sur les montagnes (le Pichu Pichu je crois), avec les bâtiments du séminaire.

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Ce soir s’ouvre le 2nd Festival International de Musique d’Arequipa. Vue de la place d’armes avant le concert.

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Le grand orgue Loret (facteur belge) de la cathédrale d’Arequipa avant le concert. L’orgue est placé au fond de la nef centrale. Sa présence imposante frappe les esprits. N’étant pas en tribune, il est particulièrement adapté pour les concerts.

Chroniques d’Arequipa II – La bénédiction de l’orgue

Dimanche dernier avait lieu la bénédiction de l’orgue nouvellement restauré de la cathédrale (j’en ai rendu compte dans un précédent post).

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Avant la bénédiction, la nef se remplit doucement. Il faudra dompter l’acoustique terrifiante de cet immense vaisseau, l’une des pires que j’ai pu expérimenter.

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La cérémonie commence. Nous chantons le psaume Quam dilecta (psalmodie du premier ton avec faux-bourdon parisien) avec les séminaristes pendant l’entrée du clergé.

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Bénédiction de l’orgue restauré.

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Déploiement des forces de sécurité devant la cathédrale. Il est vrai qu’à l’intérieur, pas mal d’huiles assistent à la cérémonie : toutes les autorités civiles & militaires, & aussi les participants de la Convention Internationale des Mines, généreux mécènes de la restauration de l’orgue.

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Tandis que nous chantons le propre au niveau du chœur avec les séminaristes, un ensemble pérouvien, le Chœur Monteverdi, chante magnifiquement à l’orgue une messe de Liszt.

Le lendemain, tous les journaux titraient sur cet événement. Le principal quotidien national faisait sa une avec « Mélodies célestes à la cathédrale ». Fun ! 😉

Chroniques d’Arequipa I – La ville

Grâce à Dieu, Guido, le président de l’association Arequipa.orgues, m’a très aimablement passé ses 550 photos prises depuis une semaine. En voici donc quelques unes, qui pourront illustrer mon travail & mon activité ici au service du chant grégorien au séminaire d’Arequipa.

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La cathédrale d’Arequipa a été en partie reconstruite après le terrible tremblement de terre qui ruina la ville en 1868. Pas mal d’éléments de la façade sont néanmoins anciens. Comme vous pouvez en juger, il y règne tous les jours un beau temps magnifique.

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La cathédrale occupe tout l’un des côtés de la place d’arme, au centre de la ville. Sur les trois autres côtés se développent des arcades qui dateraient du XVIIème siècle, en parties reconstruites au XIXème siècle. La place d’arme est animée à toute heure du jour & de la nuit. Chaque dimanche matin, les écoles & les armées y défilent, l’hymne « national » d’Arequipa y est alors joué par les musiques. Arequipa est très fière de ce qu’elle est, il y règne un gentil régionalisme pacifique. Les habitants se sentent d’abord Aréquipéens avant d’être Péruviens, il y a même un passeport d’Arequipa.

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La ville est dominée par plusieurs montagnes, dont l’omniprésent cône parfait du Misti. Le dernier phénomène éruptif date de 1870. Le Misti, adoré par les anciens Incas, avait de violentes éruptions avant l’arrivée des Espagnols. Son assoupissement avait été interprété par les Indiens comme sa soumission aux Conquistadores, ce qui n’a pas été sans importance pour la pacification de la région. Réchauffement planétaire ? Le Misti a perdu son chapeau de neiges éternelles depuis quelques temps, alors que nous sommes ici en hiver.

Exaltation de la Sainte Croix – Entrée en vigueur de Summorum Pontificum

Première messe de l'abbé Giard

En cette belle fête de l’Exaltation de la Sainte Croix entre en vigueur le motu proprio Summorum Pontificum donné par le Saint Père le jour du quadruple sept (07/07/07, un samedi, le septième jour de la semaine).

Lors de sa découverte par sainte Hélène en 326, la vraie Croix avait été découpée en trois morceau: l’un pour Jérusalem, le second pour Rome, le troisième pour Constantinople. Lors de son pillage de Jérusalem en 614, le roi des Perses Chosroès II s’empare de la Sainte Croix de Jérusalem. Vainqueur des Perses en 627, l’empereur Héraclius force ceux-ci à restituer la sainte relique. Héraclius rapporte la vraie Croix pieds nus au Saint Sépulcre, où une ostension solennelle est faite le 14 septembre. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix commémore cet évènement. Elle intervient au second jour des Encénies : en effet le Saint-Sépulcre avait été dédié un 13 septembre, & la fête de sa dédicace, si importante dans l’Eglise de Jérusalem, se poursuivait sur plusieurs jours.

Cette fête, autrefois très célèbre dans tout l’univers chrétien, a un peu perdu de sa solennité en Occident, tandis que les différents rits orientaux continuent de l’entourer de grandes splendeurs liturgiques. Ainsi, en souvenir de l’exaltation d’Héraclius, les cathédrales (& par usage certaines paroisses) de rit byzantin font aujourd’hui un rite particulier : le pontife élève la croix & bénit solennellement les différents points cardinaux, tandis que le choeur répond à une litanie spéciale par cinq fois 100 Kyrie eleison. Le chant de ces 500 Kyrie eleison a reçu un traitement polyphonique magnifique & très original dans la tradition musicale russe.

Cette année, l’Exaltation de la Sainte Croix coïncide en quelque sorte, pourrait-on dire, avec l' »exaltation de la Sainte Messe », par la mise en pratique des nouvelles dispositions devant favoriser la liturgie traditionnelle de rit romain.

Après avoir souffert depuis 20 ans que je suis attaché à ce rit maints persécutions & ostracismes, il est bien consolant de constater à la lecture du document pontifical que ce rit n’avait jamais été aboli, contrairement à ce qui nous été tant de fois affirmé à l’époque. Partant, cela confirme le caractère injuste (voire inique ?) de ce que nous avons dû endurer durant toutes ces années.

TE DEVM LAVDAMVS

PS. Et bien sûr, n’oubliez pas de relire en ce jour Alexandre de Chypre !!! 😉 (private joke).

PS2. En vertu de l’entrée en vigueur du motu proprio, le curé de Saint-Georges de La Villette (Paris XIX) offrira ce soir à 19h le saint sacrifice de la messe selon le rit traditionnel. N’hésitez pas à vous y rendre pour encourager cette première initiative sur Paris.

Pas de répétition samedi prochain

Pas de répétition demain samedi 15 septembre car je suis toujours au Pérou.

Dimanche 16, Boris assurera la direction du chant & vous donne rendez-vous à 10h30 pour travailler essentiellement le plain-chant du XVIème dimanche après la Pentecôte & un peu de polyphonie (O Salutaris Hostia).

Chantez bien la gloire de Dieu. Je pense bien à vous sous le Soleil des Incas. Vous me manquez, j’ai hâte de vous retrouver.