Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Le cardinal Bertone confie que la publication du Motu Proprio serait proche

ROME, le 4 Juin 2007 – (E.S.M.) – Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat, a annoncé que la publication du document par lequel le pape Benoît XVI libéralisera la célébration de la messe en latin selon le missel préconciliaire, ne tardera plus.

Le cardinal Bertone annonce la publication du Motu Proprio du pape Benoît XVI

cardinal Bertone

Nous écrivions, hier, « certaines personnes se demandent si le pape Benoît XVI publiera un jour le fameux Motu Proprio ! » C’est maintenant officiel, le cardinal secrétaire d’Etat a confirmé l’imminence du document. Que chacun se rassure et se prépare à le recevoir dans la sérénité. (La participation authentique à la liturgie voulue par Benoît XVI – 03.06.07)

La lettre adressée par Benoît XVI aux catholiques chinois devrait être publiée prochainement, tout comme son Motu Proprio en vue de la libéralisation de la messe tridentine. C’est ce qu’a déclaré le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, dans le quotidien de la Conférence des évêques italiens, Avvenire – INTERVISTA, daté du 3 juin.

Interrogé sur le Motu Proprio pour la libéralisation de la messe tridentine, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a confié qu’il « ne faudrait pas attendre beaucoup de temps pour le voir publier », car le pape Benoît XVI était « personnellement intéressé par sa publication.

Le cardinal a encore précisé que Benoît XVI en expliquerait le sens dans une lettre d’accompagnement, en espérant une réception sereine » du texte. La publication du Motu Proprio précisant l’autorisation de célébrer la messe en rite préconciliaire « aura lieu », avait déjà confié le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le 1er avril, soulignant que ce serait le pape lui-même qui expliquerait alors ses motivations et le cadre de sa décision.

Jusqu’à présent, sur indication de Jean Paul II, les prêtres et les fidèles qui voulaient la célébration la messe selon l’ancien missel en vigueur dans l’Eglise latine jusqu’à 1962 doivent demander une autorisation à leur évêque.

Le cardinal Bertone révèle également, dans son interview, que le Pape Benoît XVI a déjà approuvé la lettre qu’il a écrite aux Catholiques chinois. « On procède maintenant aux diverses traductions et aux aspects techniques de sa publication », conclut-il.

Source : QIEN.

Fête-Dieu à Toulouse en 1700

Fete-Dieu a Toulouse 1700

Un grand merci à Xavier de Rochebrune qui m’a envoyé ce soir ce tableau représentant la procession de la Fête-Dieu à Toulouse en 1700.

Remarquons :

  • le clocher de Saint-Sernin en arrière plan,
  • les huit capitouls de Toulouse (premiers magistrats de la ville, charge qui conférait la noblesse héréditaire) portent le dais, assistés par des petits pages,
  • le Saint-Sacrement est porté par l’archevêque de Toulouse, le dais étant précédé de sa crosse,
  • les membres du Parlement de Toulouse suivent le dais, cierge en main pour beaucoup,
  • la couleur liturgique est le rouge, comme à Paris (usage usuel en France jusqu’au XIXème siècle), comme en témoignent les dalmatiques des clercs qui précèdent la croix de procession,
  • le clergé porte des cierges (prescription liturgique pour la procession de la Fête-Dieu), des surplis longs & le rabat blanc (le rabat devient noir sous le règne de Louis XV).

C’est un témoignage ancien & très intéressant de l’usage de faire porter le dais à des personnages distingués, contraire à la règle de le faire par des clercs.

C’est surtout un beau témoignage de la France chrétienne, dans laquelle les premiers personnages de la Cité ne répugnaient pas à rendre un témoignage public & éclatant de leur foi.

En ce dimanche d’élections, aurons-nous des hommes politiques en nos processions ??? Pfffff… 🙁

Merci encore à Xavier. Continuez à m’envoyer vos images de procession de la Fête-Dieu !

***

Dans cette série :

Petit rappel

Comme le veut maintenant notre petite tradition interne, il y aura dimanche déjeuner de la Schola entre la messe & les vêpres de la Fête-Dieu.
Il est bon que chacun apporte de quoi partager (ou plutôt: de quoi festoyer !) avec autrui.

En raison du programme assez chargé, il n’y aura pas chant de l’antienne de communion dans le graduel de Nivers par les femmes ce dimanche.

A demain samedi pour la répétition de 18h (présence nécessaire) ! 🙂

Fête-Dieu à Paris en 1830 – Sortie de procession par Turpin de Crissé

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)

Un grand merci à M. l’Abbé Meissonnier, fssp, qui m’a envoyé hier soir ce magnifique tableau dû au talent du comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859). Sauf erreur de ma part, il s’agirait de la sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830.

Remarquons :

  • l’admirablement ordonnancement général de la procession,
  • les ornements liturgiques rouges & non blancs (depuis l’origine de la Fête-Dieu à Paris, la couleur liturgique employée a été constamment le rouge),
  • les 40 (!) enfants de chœur portent la ceinture rouge sur le surplis & la calotte rouge ; deux sont acolytes, tous les autres portent un cierge, comme le demandent les règles liturgiques de la procession de la Fête-Dieu (tous les fidèles d’ailleurs devraient porter un cierge ; on voit une petite fille avec un cierge, quelques autres au loin derrière le dais),
  • le dais est porté par des clercs (& non d’éminents laïcs) ce qui est plus conforme aux règles ; ces clercs ne sont pas toutefois induts de chapes ou de dalmatiques,
  • outre le célébrant, tous les autres prêtres présents portent également la chasuble rouge (cela est très fidèle aux rubriques de la procession du Très-Saint Sacrement),
  • le porte-croix est en chape,
  • derrière le porte-croix marchent 6 chantres-chapiers, portant le turlututu, l’ancien chapeau pointu des chantres (le second à gauche le tien en ses mains),
  • derrière les chantres marchent des ecclésiastiques & chantres, puis un second groupe de chantres avec les surplis sans manches (usuels pour les chantres parisiens),
  • tous les ecclésiastiques portent la calotte noire (les deux premiers chapiers semblent porter le col oratorien),
  • la longueur des surplis des petits comme des grands clercs,
  • les bannières sont tenues par les rubans,
  • des jeunes filles jettent des pétales de roses sur deux rangs de part & d’autre du passage de la procession,
  • la troupe présente les armes,
  • le suisse avec sa masse & sa hallebarde, arbore un baudrier magnifique,
  • les deux thuriféraires semblent curieusement manquer.

Voici une vue générale du tableau de Turpin de Crissé :

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830

Remarquons les tapisseries qui bordent le chemin de la procession, les armes pleines de France au portail & les deux bannières fleudelysées, qui firent scandale dans la France louis-philipparde. L’actuelle mairie du Ier arrondissement avec son beffroi n’est pas encore contruite.

Je trouve ce tableau très touchant : beaucoup de grâce ainsi chez les enfants de Marie groupés autour de la bannière de la sainte Vierge. C’est un beau témoignage des fastes de la vie liturgique parisienne quelques années avant l’abandon du rit propre au diocèse.

Si vous avez d’autres images de Fête-Dieu, n’hésitez pas à me les faire parvenir ! 😉

***

Dans cette série :

Pange lingua de Michel-Richard de Lalande

Motets de Michel-Richard de Lalande

Chers choristes,

Le Pange Lingua de Michel-Richard de Lalande est (enfin ! 🙂 ) en ligne.

Nous chanterons les strophes Tantum ergo & Genitori, Genitoque lors de la communion de la Fête-Dieu (solennité dimanche prochain 10 juin) mais aussi lors de celle du Sacré-Cœur (dimanche 17 juin).

Bon travail de révisions de vos parties grâce aux fichiers MIDI en ligne sur la page « Ressources de travail » ! 😉

Cette œuvre est vraiment magnifique, elle vaut la peine d’un travail soigné.

Pange lingua de Lalande