Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe samedi 15 août 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

La Schola Sainte Cécile a la joie d’accueillir l’ensemble Cantores Sanctæ Mariæ de Londres sous la direction de Martin Toyer, venu chanter un beau programme de polyphonies de la Renaissance à l’occasion de ce 15 août.

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

A la messe :

  • Procession d’entrée : Gaudeamus omnes – introït de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – Jachet de Mantoue (alias Jacques Colebault – 1483 † 1559), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie – cette messe a 6 et 7 voix fut publiée par Victoria en 1576 ; elle est fondée sur le motet Jubilate Deo de Cristóbal de Morales (c. 1500 † 1553) de 1538
  • Gloria : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • Epître : Judith XIII, 22, 23-25 ; XV, 10 : Bénie soit le Seigneur qui a créé le ciel et la terre, lui qui t’a guidée pour frapper à la tête le chef de nos ennemis.
  • Alleluia : Assumpta est Maria in cœlum – polyphonie d’Heinrich Isaac (c. 1450 † 1517), maître de chapelle de la Cour des Médicis à Florence
  • Séquence de l’Assomption, au propre de Paris : Induant justitiam – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Evangile : Luc I, 41-50 : Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de votre sein est béni.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Assumpta est Maria – offertoire de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – polyphonie à 5 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure (in Offertoria totius anni, n° 57, 1593)
  • Sanctus : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • A l’élévation : Benedictus de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • Agnus Dei : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
  • Pendant la communion : Optimam partem – antienne de communion de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – polyphonie de William Byrd (c. 1543 † 1623), chantre et organiste de la chapelle royale d’Angleterre
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : J’irai la voir un jour – Cantique à Marie du R.P. Janin

IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

  • Deus, in adjutorium : polyphonie de Juan Gutiérrez de Padilla (c. 1590 † 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Puebla, au Mexique
  • Premier, troisième et cinquième psaumes en faux-bourdon
  • Hymne : Ave Maris Stella – Claudio Monteverdi (1567 † 1643), maître de chapelle à Mantoue puis de Saint-Marc de Venise
  • Magnificat du VIIIème ton : Giovanni Pierluigi da Palestrina
  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
    • Répons en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie : Felix namque (chant de Notre-Dame de Paris)
    • Litanies de la Sainte Vierge
    • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium – polyphonie de Costanzo Porta (c. 1528 † 1601), maître de chapelle de la cathédrale de Ravenne
    • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :
    • Motet d’exposition : O Salutaris à 8 voix d’Andrea Gabrieli
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – polyphonie d’Anton Bruckner (1824 † 1896)
    • Chant d’action de grâces : O sacrum convivium – Thomas Tallis (1505 † 1585), organiste de la chapelle royale d’Angleterre

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Télécharger le livret des IIndes vêpres de l’Assomption, de la Procession du vœu de Louis XIII & du salut.

Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

Programme de la solennité de la Fête-Dieu

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830Saint-Eugène, le dimanche 7 juin 2026, messe solennelle de 11h. Vêpres à 15h puis procession de la Fête-Dieu dans les rues du quartier et salut du Très-Saint Sacrement.

> Catéchisme sur la Fête-Dieu

Dans l’année liturgique, la fête de l’Eucharistie est célébrée le Jeudi Saint. Toutefois, en raison de l’entrée à la suite du Christ dans les souffrances de la Passion, les fastes liturgiques ne peuvent être complètement déployés ce jour-là. Aussi l’Eglise a-t-elle reporté la célébration glorieuse du sacrement de l’Eucharistie au jeudi qui suit la Trinité. Le mérite de l’institution de la fête de l’Eucharistie (c’est son nom dans les missels médiévaux) à cette date revient à sainte Julienne de Cornillon. A partir de 1209, cette religieuse & mystique liégeoise reçut la vision fréquente de la lune en laquelle une partie restait sombre et ne rayonnait pas. « Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace : c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement » (Benoît XVI). Répondant aux demandes de sainte Julienne, l’évêque de Liège fit célébrer la première Fête-Dieu en sa ville en 1246. La providence appela ensuite l’archidiacre de Liège à siéger sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Urbain IV, lequel institua la Fête du Corps du Christ pour l’Église d’Occident par la bulle Transiturus de hoc mundo le 11 août 1264. A la demande du pape, saint Thomas d’Aquin fut chargé de la composition de l’office et de la messe de la nouvelle fête (pour la messe, il centonisa des textes nouveaux sur les airs liturgiques les plus en faveurs de son temps, et pour l’office, il remania celui qui était déjà en cours dans certains monastères cisterciens des Flandres). La procession avec le Saint-Sacrement, pratiquée ici & là dès le XIème siècles aux Rameaux et au petit matin de Pâques, se fit ensuite volontiers à la Fête-Dieu, et elle était généralisée partout en Occident au XVème siècle. En général la procession se faisait après la messe le jour même de la fête, et après les vêpres chaque jour de l’octave.

La Fête-Dieu n’étant plus fériée en France, la solennité en est transférée dans notre pays au dimanche qui suit, dans son octave.

A la sainte messe

  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – plain-chant d’Amiens
  • Introït – Cibavit eos (ton ii.)
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Alleluia – Caro mea (ton vii.)
  • Sequence – Lauda Sion (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa Pange lingua de Josquin des Prés (c. 1455 † 1521), maître de la chapelle du Pape et de celle du roi de France
  • Offertoire – Sacerdotes Domini (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Pange lingua, hymne du Très-Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande –
  • Sanctus IV
  • A l’élévation : O salutaris Hostia de la Missa Sancta Anna de Pierre de La Rue (1460 †1518) abbé à Courtrai Chantre et compo-siteur de la Chapelle ducale de Bourgogne sous Maximilien, Philippe le Beau et Marguerite d’Autriche
  • Agnus Dei IV
  • Pendant la communion : Pange lingua, hymne du Très-Saint Sacrement – musique de Michel-Richard de Lalande (fin du grand motet) – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande –
  • Communion – Quotiescumque (ton vii.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Loué soit à tout instant – Cantique de Saint Louis Marie Grignon de Montfort (1673 † 1716), docteur de l’Eglise

Aux secondes vêpres

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Secondes vêpres du Très-Saint Sacrement
    • Antiennes relevées aux cuivres (trompettes et trombones) : Claudin de Sermisy (1490 † 1562), sous-maître de la chapelle royale, chanoine de la Sainte Chapelle

    A la procession de la Fête-Dieu
  • Première partie de la procession : Pange lingua puis antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Au premier reposoir : Christum Regem adoremus
  • Seconde partie de la procession : Lauda Sion – Texte de saint Thomas d’Aquin composé sur le modèle de la séquence Laudes Crucis d’Adam de Saint-Victor – mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle)
  • Au second reposoir : Ave verum Corpus
  • Troisième partie de la procession : Benedictus qui venit – cantique du Chanoine Darros – versets du Benedictus (Luc, I-vv. 68 – 79), psalmodie du VIème ton

Au salut du Très-Saint Sacrement

  • Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
  • Ecce panis Angelorum – extrait de la séquence Lauda Sion
  • Panis angelicus – plain-chant
  • Tantum ergo
  • Louanges divines en réparation des blasphèmes
  • Motet final au très Saint Sacrement : Christus vincit – Plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

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Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)

Programme des messes d’exposition & de reposition des Quarante-Heures

Les Quarante-Heures à Saint-Eugène - Sancta missa coram Sanctissimum Sacramentum. Saint-Eugène, février 2020Saint-Eugène, le dimanche 15 février 2026, messe solennelle de 19h.

> Les Quarante-Heures : histoire & liturgie.

  • Messe votive du Très-Saint Sacrement – Propre grégorien – Ordinaire : Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris & de Louis XV à Versailles
  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, musique de l’Abbé Francisco Correa de Arauxo de Acebedo (1584 † 1654), organiste de la cathédrale de Ségovie
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : suite du Lauda Sion de l’entrée par Francisco Correa de Arauxo
  • Pendant la communion : Panis angelicus, motet d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint Paul
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession du Saint Sacrement des Quarante-Heures : Pange lingua – texte de Saint Thomas d’Aquin – plain-chant & musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Litanie des saints – Psaume 69 – prières et oraisons des Quarante-Heures

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Après la messe d’exposition, adoration silencieuse du Très-Saint Sacrement sans interruption, de jour comme de nuit, jusqu’à la messe de reposition mardi.

*

Saint-Eugène, le mardi 17 février 2026, messe de 19h.

https://www.youtube.com/channel/UCIz1_vK-gfwd26Q3cIvDxPg

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Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe vendredi 15 août 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
    • Répons en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie : Felix namque (chant de Notre-Dame de Paris)
    • Litanies de la Sainte Vierge
    • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium
    • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :
    • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
    • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres de l’Assomption, de la Procession du vœu de Louis XIII & du salut.

Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

Programme de la solennité de la Fête-Dieu

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830Saint-Eugène, le dimanche 22 juin 2025, messe solennelle de 11h. Vêpres à 15h puis procession de la Fête-Dieu dans les rues du quartier et salut du Très-Saint Sacrement.

> Catéchisme sur la Fête-Dieu

Dans l’année liturgique, la fête de l’Eucharistie est célébrée le Jeudi Saint. Toutefois, en raison de l’entrée à la suite du Christ dans les souffrances de la Passion, les fastes liturgiques ne peuvent être complètement déployés ce jour-là. Aussi l’Eglise a-t-elle reporté la célébration glorieuse du sacrement de l’Eucharistie au jeudi qui suit la Trinité. Le mérite de l’institution de la fête de l’Eucharistie (c’est son nom dans les missels médiévaux) à cette date revient à sainte Julienne de Cornillon. A partir de 1209, cette religieuse & mystique liégeoise reçut la vision fréquente de la lune en laquelle une partie restait sombre et ne rayonnait pas. « Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace : c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement » (Benoît XVI). Répondant aux demandes de sainte Julienne, l’évêque de Liège fit célébrer la première Fête-Dieu en sa ville en 1246. La providence appela ensuite l’archidiacre de Liège à siéger sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Urbain IV, lequel institua la Fête du Corps du Christ pour l’Église d’Occident par la bulle Transiturus de hoc mundo le 11 août 1264. A la demande du pape, saint Thomas d’Aquin fut chargé de la composition de l’office et de la messe de la nouvelle fête (pour la messe, il centonisa des textes nouveaux sur les airs liturgiques les plus en faveurs de son temps, et pour l’office, il remania celui qui était déjà en cours dans certains monastères cisterciens des Flandres). La procession avec le Saint-Sacrement, pratiquée ici & là dès le XIème siècles aux Rameaux et au petit matin de Pâques, se fit ensuite volontiers à la Fête-Dieu, et elle était généralisée partout en Occident au XVème siècle. En général la procession se faisait après la messe le jour même de la fête, et après les vêpres chaque jour de l’octave.

La Fête-Dieu n’étant plus fériée en France, la solennité en est transférée dans notre pays au dimanche qui suit, dans son octave.

A la sainte messe

  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – plain-chant d’Amiens
  • Introït – Cibavit eos (ton ii.)
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Alleluia – Caro mea (ton vii.)
  • Sequence – Lauda Sion (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa Pange lingua de Josquin des Prés (c. 1455 † 1521), maître de la chapelle du Pape et de celle du roi de France
  • Offertoire – Sacerdotes Domini (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Panis angelicus, motet de César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde
  • Sanctus IV
  • A l’élévation : O salutaris Hostia de la Messe du Sacre de Charles X par Marie-Louis Cherubini (1760 † 1842), maître de la Chapelle Royale des rois Louis XVIII & Charles X
  • Agnus Dei de la Messe du Sacre de Charles X par Marie-Louis Cherubini
  • Pendant la communion : Pange lingua – hymne du Saint Sacrement – chant d’après Jehan Tabourot (1520 † 1595), chanoine de l’Eglise de Langres (Orchésographie, 1588)
  • Communion – Quotiescumque (ton vii.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Loué soit à tout instant – Cantique de Saint Louis Marie Grignon de Montfort (1673 † 1716), docteur de l’Eglise

Aux secondes vêpres

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Secondes vêpres du Très-Saint Sacrement

    A la procession de la Fête-Dieu
  • Première partie de la procession : Pange lingua
  • Au premier reposoir : Christum Regem adoremus
  • Seconde partie de la procession : Benedictus qui venit – cantique du Chanoine Darros – versets du Benedictus (Luc, I-vv. 68 – 79), psalmodie du VIème ton
  • Au second reposoir : Ave verum Corpus
  • Troisième partie de la procession : Lauda Sion – Texte de saint Thomas d’Aquin composé sur le modèle de la séquence Laudes Crucis d’Adam de Saint-Victor – mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle)
  • Au troisième reposoir : Adoro te supplex
  • Quatrième partie de la procession : antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire

Au salut du Très-Saint Sacrement

  • Continuation de l’hymne Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
  • Ecce panis Angelorum – extrait de la séquence Lauda Sion
  • Panis angelicus – plain-chant
  • Tantum ergo
  • Louanges divines en réparation des blasphèmes
  • Motet final au très Saint Sacrement : Christus vincit – Plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

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Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)

Programme des messes d’exposition & de reposition des Quarante-Heures

Les Quarante-Heures à Saint-Eugène - Sancta missa coram Sanctissimum Sacramentum. Saint-Eugène, février 2020Saint-Eugène, le dimanche 2 mars 2025, messe solennelle de 19h.

> Les Quarante-Heures : histoire & liturgie.

  • Messe votive du Très-Saint Sacrement – Propre grégorien – Ordinaire : Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris & de Louis XV à Versailles
  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, musique de l’Abbé Francisco Correa de Arauxo de Acebedo (1584 † 1654), organiste de la cathédrale de Ségovie
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : suite du Lauda Sion de l’entrée par Francisco Correa de Arauxo
  • Pendant la communion : Panis angelicus, motet d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint Paul
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession du Saint Sacrement des Quarante-Heures : Pange lingua – texte de Saint Thomas d’Aquin – plain-chant & musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Litanie des saints – Psaume 69 – prières et oraisons des Quarante-Heures

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Après la messe d’exposition, adoration silencieuse du Très-Saint Sacrement sans interruption, de jour comme de nuit, jusqu’à la messe de reposition mardi.

*

Saint-Eugène, le mardi 4 mars 2025, messe de 19h.

https://www.youtube.com/watch?v=WMWKLO20zKQ

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Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe jeudi 15 août 2024, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
    • Répons en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie : Felix namque (chant de Notre-Dame de Paris)
    • Litanies de la Sainte Vierge
    • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium
    • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :
    • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
    • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

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Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

Programme de la solennité de la Fête-Dieu

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830Saint-Eugène, le dimanche 2 juin 2024, grand’messe de 11h. Vêpres à 15h puis procession de la Fête-Dieu dans les rues du quartier et salut du Très-Saint Sacrement.

> Catéchisme sur la Fête-Dieu

Dans l’année liturgique, la fête de l’Eucharistie est célébrée le Jeudi Saint. Toutefois, en raison de l’entrée à la suite du Christ dans les souffrances de la Passion, les fastes liturgiques ne peuvent être complètement déployés ce jour-là. Aussi l’Eglise a-t-elle reporté la célébration glorieuse du sacrement de l’Eucharistie au jeudi qui suit la Trinité. Le mérite de l’institution de la fête de l’Eucharistie (c’est son nom dans les missels médiévaux) à cette date revient à sainte Julienne de Cornillon. A partir de 1209, cette religieuse & mystique liégeoise reçut la vision fréquente de la lune en laquelle une partie restait sombre et ne rayonnait pas. « Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace : c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement » (Benoît XVI). Répondant aux demandes de sainte Julienne, l’évêque de Liège fit célébrer la première Fête-Dieu en sa ville en 1246. La providence appela ensuite l’archidiacre de Liège à siéger sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Urbain IV, lequel institua la Fête du Corps du Christ pour l’Église d’Occident par la bulle Transiturus de hoc mundo le 11 août 1264. A la demande du pape, saint Thomas d’Aquin fut chargé de la composition de l’office et de la messe de la nouvelle fête (pour la messe, il centonisa des textes nouveaux sur les airs liturgiques les plus en faveurs de son temps, et pour l’office, il remania celui qui était déjà en cours dans certains monastères cisterciens des Flandres). La procession avec le Saint-Sacrement, pratiquée ici & là dès le XIème siècles aux Rameaux et au petit matin de Pâques, se fit ensuite volontiers à la Fête-Dieu, et elle était généralisée partout en Occident au XVème siècle. En général la procession se faisait après la messe le jour même de la fête, et après les vêpres chaque jour de l’octave.

La Fête-Dieu n’étant plus fériée en France, la solennité en est transférée dans notre pays au dimanche qui suit, dans son octave.

A la sainte messe

Aux secondes vêpres

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Secondes vêpres du Très-Saint Sacrement

    A la procession de la Fête-Dieu
  • Première partie de la procession :
    • Pange lingua
    • Benedictus qui venit – cantique du Chanoine Darros – versets du Benedictus (Luc, I-vv. 68 – 79), psalmodie du VIème ton
  • Au premier reposoir : Symphonies pour un reposoir (H. 508) de Marc-Antoine Charpentier (c. 1645 † 1704) maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Seconde partie de la procession :
    • Antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Au second reposoir : Symphonies pour un reposoir (H. 508) de Marc-Antoine Charpentier
  • Troisième partie de la procession :
    • Lauda Sion – Texte de saint Thomas d’Aquin composé sur le modèle de la séquence Laudes Crucis d’Adam de Saint-Victor – mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle)

Au salut du Très-Saint Sacrement

  • Quam dilecta – grand motet de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Panis angelicus – plain-chant de Langres
  • Tantum ergo – grand motet de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Louanges divines en réparation des blasphèmes
  • Motet final au très Saint Sacrement : Christus vincit – Plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

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Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)

Programme des messes d’exposition & de reposition des Quarante-Heures

Les Quarante-Heures à Saint-Eugène - Sancta missa coram Sanctissimum Sacramentum. Saint-Eugène, février 2020Saint-Eugène, le dimanche 11 février 2024, messe solennelle de 19h.

> Les Quarante-Heures : histoire & liturgie.

  • Messe votive du Très-Saint Sacrement – Propre grégorien – Ordinaire : Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris & de Louis XV à Versailles
  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, musique de l’Abbé Francisco Correa de Arauxo de Acebedo (1584 † 1654), organiste de la cathédrale de Ségovie
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : suite du Lauda Sion de l’entrée par Francisco Correa de Arauxo
  • Pendant la communion : Panis angelicus, motet d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint Paul
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession du Saint Sacrement des Quarante-Heures : Pange lingua – texte de Saint Thomas d’Aquin – plain-chant & musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Litanie des saints – Psaume 69 – prières et oraisons des Quarante-Heures

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Après la messe d’exposition, adoration silencieuse du Très-Saint Sacrement sans interruption, de jour comme de nuit, jusqu’à la messe de reposition mardi.

*

Saint-Eugène, le mardi 13 février 2024, messe de 19h.

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Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe mardi 15 août 2023, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

  • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
    • Répons en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie : Felix namque (chant de Notre-Dame de Paris)
    • Litanies de la Sainte Vierge
    • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium
    • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :
    • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
    • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

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