SOUTENONS NOTRE SAINT PERE LE PAPE BENOIT XVI !

Allez sur le site http://www.soutienabenoitxvi.org/
signer la pétition qui sera remise au Pape.

Armes

Au moment où beaucoup de journaux et autres organes de presse prétendument catholiques lancent des pétitions dont l’objectif clair est le dénigrement de la personne et de l’œuvre de notre Saint Père le Pape Benoît XVI, il est indispensable que les fidèles de toutes sensibilités liturgiques ou autres se rassemblent autour du Souverain Pontife pour lui manifester leur attachement et leur sollicitude. Le moment en effet est grave, car il s’agit pour le successeur de Pierre de pouvoir compter sur tous les Catholiques de bonne volonté pour mieux réussir l’unité dans la Sainte Eglise et pour réaliser la pleine communion de tous ses fils dont pour certains les circonstances et les conflits nés dans la tourmente post-Vatican II avaient laissé croire qu’ils avaient été rejetés du milieu de l’Eglise romaine. Le retrait des excommunications des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X participe de cet effort du Saint Père et nous invite à prier davantage pour le succès de sa mission au service de la restauration de la tradition catholique dans le cadre de l’herméneutique de la continuité. Signons donc tous cette lettre lancée par un groupe de Catholiques toutes sensibilités confondues et qui sera remise au Pape avec les signatures pour lui témoigner de notre fidélité, de notre filial attachement et de notre soutien sans faille dans tout ce qu’il entreprend pour réconcilier l’Eglise avec elle-même.

Le site Liturgia.com vous invite à faire connaître partout autour de vous cette initiative.

OREMUS PRO PONTIFICE NOSTRO !

« Priez pour moi, pour que je me dérobe pas devant les loups » (Benoit XVI, 2005)

Pape

AXIOS, AXIOS, AXIOS !

« Il est digne ! Il est digne ! Il est digne ! » C’est par cette acclamation solennelle que les 700 prélats de l’Eglise orthodoxe russe ont ratifié l’intronisation du nouveau Patriarche de toutes les Russies, Kirill Ier, ancien métropolite de Kaliningrad et de Smolensk le 1er février dernier dans la cathédrale du Saint-Sauveur à Moscou. Elu par 508 suffrages contre 169 par le synode des évêques russes réuni le 27 janvier dernier, le nouveau Patriarche entend bien poursuivre l’œuvre de consolidation de son prédécesseur, Alexis II, décédé en décembre 2008.

Kirill Ier, Patriarche de toutes les Russies, donnant la bénédiction après son élection au siège patriarcal

Le métropolite Kirill de Smolensk et de Kaliningrad donnant sa bénédiction après son élection au siège patriarcal de Moscou

Intronisation de Kirill Ier dans la cathédrale moscovite du Saint-Sauveur

Intronisation du nouveau Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Kirill Ier dans la cathédrale moscovite du Saint-Sauveur

En ce sens, il est déterminé à affirmer et à affermir les droits de l’Eglise au sein même de la société russe et son engagement dans la définition d’une doctrine sociale de l’Eglise orthodoxe semble être un de ses objectifs majeurs. En outre, ce bon connaisseur de la pensée de Joseph Ratzinger – Benoît XVI et du dialogue œcuménique, spécialement avec l’Eglise catholique romaine, ambitionne d’œuvrer dans le rapprochement de ces deux Eglises sœurs qui partagent non seulement une tradition théologique commune par maints aspects, mais aussi une même vision de la société moderne marquée par la sécularisation.

Cette élection doit réjouir les Catholiques et tous ceux qui sont attachés à la Tradition chrétienne et à sa pérennité. Gageons que Benoît XVI et Kirill Ier ne se ménageront pas pour parvenir à une unité sacramentelle dans la vérité et dans le respect des privilèges que l’Evangile même confère au successeur de l’apôtre Pierre.

Kirill de Smolensk - devenu depuis Kirill Ier de toutes les Russies - et Benoit XVI à Rome en 2008

Histoire de l’Eglise catholique d’Albanie et de sa langue liturgique

 

OBSERVATIONS AUTOUR

DE L’HISTOIRE ECCLESIASTIQUE ET LITURGIQUE

DU CATHOLICISME ALBANAIS

1.- « Res gestas illustraturi sumus regionis mirabilissimae, nonnulla adhuc in re tenebris circumdatae« .

C’est par cette phrase que les trois grands médiévistes, M. Sufflay, L. Thalloczy et C. Jirecek inaugurent leur monumental recueil d’actes sur l’histoire du Moyen-Age albanais[1]. C’est dire l’épaisseur de l’oubli dans lequel a été enfouie l’histoire d’un des plus anciens berceaux de la civilisation européenne. Le Haemus occidentalis, les Balkans occidentaux, notamment l’Illyricum qui s’étendait autrefois de la Carniole au Nord (Slovénie) au golfe d’Arta en Grèce au Sud et de la Mésie (Messicae) occidentale à l’Est à l’Adriatique et à la mer Ionienne à l’Ouest, ont souffert de la chape de plomb imposée par deux des plus impitoyables pourfendeurs de la civilisation européenne[2] à savoir l’empire ottoman et le communisme dans une époque plus récente. Le bâillonnement de la foi chrétienne, les conversions forcées, la destruction du patrimoine religieux et spirituel surtout catholique, la mise à mort de Dieu sous le communisme, l’extermination de l’hiérarchie ecclésiastique ont achevé, pendant 550 ans, hormis quelques rares et éphémères intervalles, d’anéantir ou presque le noyau de l’identité des descendants des Illyriens que sont les Albanais. Ceux-ci en souffrent toujours actuellement car l’absence de mémoire collective creuse l’ignorance sur les faits historiques et la réalité des événements. Ces repères peuvent pourtant toujours servir de solides repères pour avancer dans la voie du progrès humain. Or cette identité a reçu un coup fatal à la fois sous la domination ottomane et sous la dictature communiste et elle a été d’autant plus durement touchée que c’est un de ses ferments d’unité, à savoir l’appartenance religieuse, qui a été le plus visé. On n’apprendra rien en disant qu’en Albanie la religion fut interdite légalement[3] de 1967 à 1990, la célébration du culte pouvant être passible d’une peine d’emprisonnement de 20 ans et de travaux forcés. Les églises et tous les autres édifices à caractère religieux furent fermés, démolis – en grande partie hélas – ou transformés en hangars, salles de sport, cinémas, prisons….Si certaines églises orthodoxes furent épargnées en tant qu’objets muséaux, la quasi-totalité des églises catholiques furent démolies. La cathédrale primatiale de Saint-Etienne Protomartyr de Shkodra, construite en partie grâce au soutien financier du Pape Pie IX au milieu du XIXe siècle fut transformée en palais de sports et en salle de réunion des congrès du Parti. Elle ne retrouva un certain éclat qu’en 1993 lorsque le Pape Jean-Paul II vint en Albanie pour régénérer la hiérarchie catholique disparue depuis 1967, en sacrant les quatre premiers évêques depuis les années 1950 dans cette cathédrale même rendue au culte catholique par le gouvernement qui suivit la chute du communisme en 1991.

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