Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Noël russe – Horaire des offices à la paroisse russe catholique de Paris

Nativité

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité

Mardi 6 janvier 2015 (24 décembre 2014 dans le calendrier julien) :

Vigiles de Noël :
18h30 : Grandes Complies
19h30 : Matines de Noël
21h30 : Trapeza (repas paroissial)

Mercredi 7 janvier 2015 (25 décembre 2014 Julien) :

12h : Divine liturgie de saint Jean Chrysostome du jour de Noël.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël tombe le 7 janvier. Le 6 janvier, l’office solennel des vigiles de Noël ouvre la célébration de la fête de la Nativité.

Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit (et dure environ deux heures de nos jours), ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 7 janvier donc, à 12h).

Cet office comprend deux parties essentielles : l’office des Grandes Complies suivi de celui des Matines de Noël.

L’office des Grandes Complies est célébré dans la pénombre. La plupart des psaumes & prières ne sont pas chantés mais récités. L’austérité de cette première partie de la Vigile de Noël évoque la longue attente « des peuples assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ». Le rideau & les portes royales du sanctuaire demeurent fermés, sauf à trois moments clefs de cet office : au chant de la prophétie d’Isaïe (« Dieu est avec nous »), du tropaire (« Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu ») & du kondakion (« La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel »), moments essentiels qui symbolisent l’illumination à venir du « Soleil de justice ».

Par contraste, l’office des Matines de Noël est beaucoup plus joyeux & festif, les parties chantées y sont beaucoup plus développées.

A l’issue des vigiles, un repas paroissial traditionnel réuni les paroissiens & amis de la paroisse autour de spécialités russes.

Le tropaire de Noël – 4ème ton synodal :

Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !

Le kondakion de Noël, du 3ème ton, hymne célèbre de saint Romain le Mélode (493 † c.555/565) mise ici en musique par Dimitri Bortniansky (1751 † 1825), maître de la chapelle impériale de Russie:

La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

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Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – Avant-fête de Noël – ton 5

Généalogie du Christ - dimanche des PèresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 janvier 2014 du calendrier grégorien – 23 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Le dimanche qui précède Noël est consacré, dans le rit byzantin, à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de l’avant-fête.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des saints Pères.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. Sauvant la gloire de leur image et ressemblance avec Dieu, * les Jeunes Gens méprisèrent l’éclat de l’image dorée * et dans le feu de l’Esprit ils chantèrent avec foi : ** Nous ne connaissons d’autre Maître que toi.
6. Par la Sagesse suprême et la puissance de l’Esprit * les Jeunes Gens confondirent les sages babyloniens * et pleins de courage ils s’écriaient : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu.
7. « De ses entrailles, comme il l’avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l’enfanta ** sa virginité. »
8. Notre Dame, en ciel nouveau, * tu feras bientôt lever * dans la grotte et dans la chair * de ton sein comme nuée * le Soleil de gloire, le Christ, * qui va faire resplendir * de son rayonnement * la terre et tous ses habitants ** par extrême bonté.
9. Tu as vu, Seigneur Jésus, * notre misère et nos douleurs * et nous pris en compassion * sans détourner ton regard; * mais assumant notre néant, * sans quitter le sein du Père tu as demeuré * dans celui de l’Inépousée * qui, sans douleurs, ** va t’enfanter dans la grotte selon la chair.
10. Montagnes et collines, exultez * avec les plaines et les vallées, * tous les peuples, les familles des nations * et tout ce qui respire, battez des mains, * comblés de la joie divine, * car voici la rédemption universelle, * le Verbe intemporel de Dieu * qui vient se mettre par amour ** sous les normes du temps.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions * semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : * pour tout homme s’ouvre l’Eden ; * pare-toi, Ephratha : * en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; * son propre sein devient le mystique Paradis * où pousse l’arbre divin * dont ceux qui en mangent vivront * au lieu d’en mourir comme Adam : ** le Christ vient au monde pour relever son image déchue.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Pères, ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem, Ephratha, prépare-toi, * voici que la Brebis s’empresse d’enfanter * le suprême Pasteur qu’elle porte dans son sein ; * à cette vue les Pères théophores sont dans la joie * et chantent avec les Bergers ** la Vierge nourrissant le Créateur de son lait.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * en une grotte ineffablement le Verbe d’avant les siècles. * Terre entière, à cette nouvelle chante & danse, glorifie avec les Anges & les Bergers * celui qui a voulu devenir * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous (Daniel, 3, 27).

Epître
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.

Alleluia
Des Pères, ton 4 :
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).

Evangiles
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 décembre 2014 du calendrier grégorien – 15 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres selon la chair de notre Seigneur.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de Joseph l’Hymnographe) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Dans l’univers est célébrée * l’ardeur de Seth pour son Créateur : * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu’il a menée, * il l’a servi en vérité * et maintenant il s’écrie * sur la terre des vivants : ** Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
8. De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l’admirable Enos commença * d’invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l’univers ; * ayant vécu sur terre * d’une façon qui plut à Dieu, ** il en acquit grand renom.
9. Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu’il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été ** un serviteur tout proche de Dieu.
10. L’attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr’ouvre justement * l’Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant ** corporellement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.

Alleluia
Des saints Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangile
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure que nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Patapios – ton 3

Saint Patapios de ThèbesParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 décembre 2014 du calendrier grégorien – 8 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Patapios de Thèbes.

Saint Patapios (Patapius, Patape) naquit au Vème siècle à Thèbes en Egypte, au sein d’une famille pieuse. Encore jeune, il quitta tous les biens de ce monde pour se retirer comme moine au désert. Après de longues années de solitude, la renommée de sa sainteté fit affluer vers lui tant de visiteurs qu’il décida de partir pour Constantinople afin de trouver le repos en se perdant dans l’anonymat de la foule d’une grande ville, où régnait alors l’empereur Zénon (474-491). Il s’installa près de la murailles des Blachernes et devint ami de deux autres ermites, qui eux aussi devinrent saints : un Egyptien, Baras (qui construisit le monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion) et un Syrien, Raboulas (qui s’était établi comme ermite près de la Porte de Saint-Romain). Comme les puissances célestes, Patapios ne cessait pas, de jour comme de nuit, de louer le Seigneur et, en retour, Dieu lui donna la grâce d’accomplir de nombreux miracles.

Parmi ceux-ci, par l’invocation du Nom du Christ, il guérit un jour un aveugle de naissance qui s’était jeté à ses pieds avec foi. Une autre fois, il guérit un homme dont le corps était horriblement gonflé par un oedème, en le marquant du signe vivifiant de la Croix et en l’oignant avec l’huile d’une veilleuse de l’église. Il chassa aussi les démons qui s’étaient emparés d’un jeune homme, avec la même autorité que notre Seigneur. Plus il croissait en vertu et dans la louange perpétuelle, plus les miracles se multipliaient et attiraient de nouveau les foules vers lui.

Après avoir fondé un monastère – le Monastère des Egyptiens -, saint Patapios s’endormit dans le Seigneur un 8 décembre, à Constantinople.

Après la destruction du Monastère des Egyptiens en 536, son ami saint Varas transféra la relique du corps de saint Patapios en son monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion.

Au VIIIème siècle, saint André de Crète prononça un panégyrique sur saint Patapios. Un autre panégyrique, prononcé par un de ses disciples, nous apprend que le saint évêque de Crète avait reçu une apparition de saint Patapios.

Reliquaire du corps de saint PatapiosAu derniers siècles de l’Empire, ce monastère bénéficia de la protection impériale de la dynastie Paléologue, et tout particulièrement de l’impératrice Hélène Dragaš, épouse de l’empereur saint Manuel II Paléologue, qui elle aussi devint sainte sous son nom de moniale : sainte Hypomone (sainte Patience). La sainte impératrice, mère du dernier empereur Constantin XI Paléologue, avait établi un hospice pour vieillards dans les murs du monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion, hospice appelé « Espérance des désespérés ».

Après la tragique chute de Constantinople, un neveu de la sainte impératrice, Aggelis Notaras emporta la relique du corps de saint Patapios, afin qu’elle échappe à la profanation des Infidèles, et la déposa dans la grotte d’un ermitage du mont Gérania, non loin de Corinthe. Cet ermitage fonctionna encore quelques siècles puis fut abandonné.

Eglise du nouveau monastère Saint-Patapios sur le mont GeraneiaBien longtemps après, en 1904, des habitants des environs firent des fouilles dans cette grotte et eurent la surprise de découvrir tout entière la précieuse relique du corps, incorrompu depuis 15 siècles, de Saint Patapios, ainsi que les ossements de sainte Hypomone – la sainte impératrice de Constantinople Hélène Dragaš. Un parchemin fut découvert avec ces reliques, permettant l’authentification de ces reliques. Le 1er août 1952, un monastère de nonnes fut fondé sur la grotte du mon Geraneia par le métropolite de Corinthe, il est dédié à saint Patapios et abrite ses reliques. Depuis, des pèlerinages ont lieu et l’on signale de nombreux miracles obtenus par l’intercession de saint Patapios.

Saint Patapios est aussi commémoré au 8 décembre par le rit romain :

A Constantinople, saint Patape, solitaire, célèbre pour ses vertus & pour ses miracles.
Martyrologe romain du 8 décembre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant&nbsp: Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : En toi, Père, l[a divine] Image se reflète exactement : * car, ayant pris la croix, tu as suivi le Christ ; * et par tes actes, tu as enseigné à mépriser la chair, puisqu’elle passe, * & à prendre soin de l’âme, réalité immortelle ; ** c’est pourquoi, avec les Anges se réjouit ton esprit, vénérable Père Patapios.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 3 : Ton temple, ô saint, les peuples l’ont trouvé comme une guérison spirituelle ; * y accourant avec zèle, * ils demandent d’y recevoir la guérison de leurs maladies * et la rémission des péchés commis en cette vie, ** car tu t’es manifesté comme l’intercesseur de tous ceux qui sont dans le besoin, ô Patapios vénérable Père.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saint prophète Nahum – ton 2

Saint prophète NahumParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 décembre 2014 du calendrier grégorien – 1er décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Habacuc.

Durant la période de jeûne avant Noël (laquelle commence le 15 novembre en la fête de saint Philippe – aussi est-il appelé populairement le « jeûne de Philippe »), le rit byzantin commémore à de nombreuses reprises les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Sauveur.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Prophète, ton 3 : De ton prophète Nahum, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Ton cœur pur, illuminé par l’Esprit, * fut le siège d’une brillante prophétie ; * tu vis comme proche ce qui était éloigné, * c’est pourquoi nous te vénérons, ** prophète bienheureux, Nahum glorieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – sainte Catherine – ton 1

PresentationAuTempleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 décembre 2014 du calendrier grégorien – 24 novembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous sommes aussi en ce jour dans l’après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu.

La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu célébrée le 21 novembre (4 décembre grégorien) constitue l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine (la 2nde dans l’ordre du calendrier des 5 grandes fêtes dédiées à la Sainte Vierge). Elle est précédée dans le rit byzantin d’un jour d’avant-fête le 20 novembre et suivie de 4 jours d’après-fête qui se clôturent le 25 novembre.

L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie non décrite dans l’Évangile, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en mauvais latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convie tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par Sixte-Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

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La sainte mégalomartyre Catherine d'Alexandrie - relique moscovite de la sainteNous fêtons aussi en ce jour la mégalomartyre Catherine d’Alexandrie.

Sainte Catherine, selon le ménologue de l’empereur Basile Ier, était de race royale et avait reçu une éducation d’une rare qualité. L’empereur Maximin II Daïa l’ayant obligée de disputer avec des philosophes païens, non seulement elle les réduisit au silence, mais elle les convertit à la foi véritable, et les associa à son martyre. Catherine fut attachée à une machine composée de plusieurs roues garnies de pointes aigües, mais les cordes de la machine se rompirent sans pouvoir faire souffrir la sainte. Elle fut alors condamnée à la décapitation et acheva son martyre vers l’an 311.

L’absence de sources contemporaines de son martyre a fait douter les critiques modernes de l’existence de sainte Catherine. Toutefois, Eusèbe de Césarée (c. 265 † 339) parle bien d’une vierge d’Alexandrie, qu’il omet de nommer, distinguée par son illustre naissance & par ses richesses, qui possédait un savoir peu commun, laquelle eut le courage de résister à la lubricité du tyran Maximin, qui se faisait un jeu de déshonorer les femmes les plus honorables de cette ville. Baronius (1538 † 1607) et Joseph Assémani (1687 † 1768) ont rapprochés les éléments donnés par Eusèbe avec ceux de la légende de sainte Catherine.

Le corps de sainte Catherine enseveli au sommet du Sinaï par les AngesLe corps de sainte Catherine fut miraculeusement transporté au Mont-Sinaï où au VIIIème siècle, les moines firent la translation de son corps au monastère qui depuis porte son nom. Un sarcophage dans l’église principale du monastère, l’Eglise de la Transfiguration, contient son corps, et deux reliquaires présentent son chef et sa main gauche à la dévotion des fidèles :

De nombreux croisés ayant fait le pèlerinage du Mont-Sinaï (comme en témoignent les blasons gravés dans le réfectoire du monastère), la dévotion envers sainte Catherine se répandit aussi très largement en Occident. En 1028, saint Siméon († 1035), moine du Sinaï, apporta à Rouen une partie des reliques de sainte Catherine, en remerciement de la protection donnée par Richard, duc de Normandie, à son monastère. Ces reliques furent déposées dans l’Abbaye Sainte-Catherine du Mont près de Rouen, où d’importants pèlerinages (dont plusieurs effectués par nos rois) eurent lieu jusqu’à la ruine de ce monastère en 1597.

Avec sainte Marguerite et saint Michel, sainte Catherine est l’une des saintes qui se manifeste à sainte Jeanne d’Arc pour l’appeler à remplir sa mission de libérer la France.

Contrairement à l’Eglise grecque et à l’Eglise romaine, l’Eglise russe célèbre sainte Catherine le 24 novembre et non le 25 novembre (saint Clément étant fêté le 25 novembre en Russie, et le 24 novembre ailleurs). Il semble que l’origine de la permutation en Orient des dates de sainte Catherine et de saint Clément soit liée à la volonté d’associer l’une ou l’autre de ces fêtes à la clôture de la fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu.

Le Monastère de Sainte-Catherine du Mont-Sinaï

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mégalomartyre. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : quatre tropaires du dimanche, ton 1, quatre tropaires des 7ème et 8ème odes du canon de la fête (œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle), & quatre tropaires de la 6ème ode du canon de la Mégalomartyre (œuvre de saint Théophane le Marqué, métropolite de Nicée – 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Qu’en ce jour le monde entier * fasse cortège à la Mère du Roi ; * sur la terre comme au ciel * que la multitude des mortels * s’unisse au chœur des Anges pour chanter : * Dans le Temple est amenée ** la cause de la joie et du salut.
6. La loi de l’Ecriture est dépassée, * comme une ombre elle s’est évanouie ; * les rayons de la grâce ont illuminé * le Temple du Seigneur, * lorsque tu y fus menée, * Vierge et Mère immaculée ** qui pour les siècles es bénie.
7. Anne jadis, menant en la maison de Dieu * son temple immaculé, * dit au Prêtre dans sa foi : * « Reçois la fille qui me fut donnée par Dieu, * pour la conduire maintenant * dans le Temple de ton Créateur ». * Et, joyeuse, elle chantait pour lui : ** « Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur ».
8. A sainte Anne s’adressant alors, * Zacharie prophétisa dans l’Esprit : * « C’est la Mère de la Vie que tu conduis en vérité, * celle que de loin ont annoncée * les divins Prophètes comme la Mère de mon Dieu ! * Mais comment le Temple pourra-t-il la contenir ? * Aussi je m’écrie, émerveillé : ** Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur ».
9. Toi qui rayonnais de l’éclat * de ta splendide virginité, * le Verbe pur et bon, * te voyant tout empourprée * de ton sang de martyre, ** t’a reçue comme épouse dans sa demeure des cieux.
10. Tu fus capable, par la Croix, * de briser la force des tyrans * et de repousser la vanité * de la sagesse d’ici-bas, * illustre Catherine aux pensées sublimes, ** d’où jaillissait la doctrine divinement inspirée.
11. Celui dont la ruse fit rejeter jadis Adam * hors des délices du Paradis, * tu l’as jeté à terre en supportant * avec patience les peines des tourments, * illustre Martyre, et tu as ceint ** la couronne du royaume des cieux.
12. Vierge Mère de Dieu, * supplie mon Juge, ton Fils, * pour qu’à l’heure du jugement * il use de miséricorde envers moi * et me sauve du terrible châtiment ; ** car en toi seule je place mon espoir.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu * et le salut des hommes est proclamé. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, ** accomplissement du dessein du Créateur.
3. Tropaire de la Mégalomartyre, ton 4 : Comme des rayons de soleil, de tes vertus tu éclairas les philosophes incroyants ; * comme la pleine lune pour qui s’avance de nuit, tu dissipas les ténèbres de l’absence de Foi. * La souveraine crut en Dieu grâce à toi, et tu confondis le tyran * Bienheureuse Catherine, comme épouse élue, avec amour tu rejoignis le Christ * Dans la chambre des Cieux, tu retrouvas ton époux resplendissant de beauté * et tu reçus de Sa main la couronne royale. * Puisqu’en Sa présence tu te tiens avec les Anges, ** intercède auprès de Lui pour les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de la Mégalomartyre, ton 2 : En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin * pour glorifier la très-sage Catherine ; * elle a prêché, en effet, sur le stade le Christ * et foulé aux pieds le serpent, ** elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Le temple très pur du Sauveur, * la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, * le trésor sacré de la gloire de Dieu * est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur * elle y introduit avec elle la grâce de l’Esprit Divin ; * les anges de Dieu lui chantent : ** « Elle est un tabernacle céleste ».

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[De la Mégalomartyre, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[De la Mégalomartyre : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[De la Mégalomartyre, ton 1 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
[De la Mégalomartyre : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire.]

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
℣. Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge ** s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Hirmos : Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée ** plus haut que toute créature.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Mégalomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – saint Grégoire le Thaumaturge – ton 8

Saint Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée 01Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 novembre 2014 du calendrier grégorien – 17 novembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père parmi les saints, Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée de Cappadoce.

« Saint Grégoire surnommé Thaumaturge à cause des miracles prodigieux que Dieu a faits par son moyent, doit être d’autant plus vénérable à l’Eglise, qu’il se trouver très peu de saints en qui Dieu ait joint les talents extérieurs de l’éloquence & de la science, avec la grâce de la prophétie & des miracles. Ce sont des dons que la Providence a presque toujours séparés ; & peut-être parce qu’il faut une humilité rare entre les saints mêmes, pour soutenir l’éclat de deux choses si capables d’éblouir & d’enfler le cœur ».
(Sébastien Le Nain de Tillemont, Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique des six premiers siècles, vol. 4, p. 316).

Saint Grégoire le Thaumaturge, qui s’appelait Théodore avant son baptême, est né vers 214 dans une famille illustre mais païenne de Néocésarée du Pont. Ayant perdu son père à 14 ans, sa mère l’envoie avec son frère (le futur saint Athénodore, martyr) se former à la rhétorique dans la fameuse école de Bérythe (Beyrouth) en Phénicie. Il a l’occasion de découvrir et s’attacher à l’enseignement du célèbre Origène qui avait dû quitter Alexandrie en 231 pour fonder une école à Césarée de Palestine, véritable université où s’enseignaient diverses sciences, dont la philosophie, la géométrie, l’astronomie, la morale & la théologie. C’est là qu’il découvre la foi au Christ et demande le baptême.

Au terme de huit années d’études, il quitte l’école d’Origène, non sans avoir prononcé un célèbre discours de remerciement à Origène, qui a été conservé et qui est donné comme l’un des exercices de rhétoriques les plus réussis de l’antiquité. Grégoire rentre chez lui à Néocésarée du Pont et distribue ses biens personnels. Rapidement, Phédime, évêque d’Amasée, l’ordonne évêque pour la ville de Néocésarée de Cappadoce (l’actuelle Niksar) : Grégoire parait en avoir été le tout premier évêque.

La ville ne comptait alors que 17 chrétiens. Devant l’immensité de la tâche à accomplir, saint Grégoire commence par prier instamment. Il reçoit alors une apparition de la bienheureuse Vierge Marie accompagnée de son fils adoptif saint Jean l’Evangéliste. Tous deux le confortent dans la profession de la vraie foi et l’enseignent. Saint Jean l’Evangéliste lui donne même un symbole de foi, appelé par la suite le symbole de saint Grégoire le Thaumaturge, et dont l’Eglise de Néocésarée se servit longtemps pour enseigner les catéchumènes, au témoignage de saint Grégoire de Nysse :

Je crois en un seul Dieu, Père du Verbe vivant, de la Sagesse subsistante et puissante qui est l’expression éternelle de lui-même, principe parfait du Fils unique et parfait qu’il engendre. Un seul Seigneur, unique engendré de l’unique, Dieu de Dieu, Verbe efficace, Sagesse embrassant et contenant l’univers, puissance créatrice de toute créature, vrai Fils d’un vrai Père. Et un seul Saint-Esprit tenant de Dieu l’être divin, révélé aux hommes par le Fils dont il est le parfait semblable, vie causant la vie, sainteté donnant d’être saint. Trinité parfaite, immuable, inséparable en gloire, éternité, domination.

Saint Grégoire le Thaumaturge passe ainsi pour être le premier dans l’Histoire a avoir bénéficié d’une apparition de la Sainte Vierge.

Par sa prière il déplaça une montagne qui empêchait la construction d’une église. De même, il dessécha un marais qui était un motif de discordes entre les frères. Sur le bord du Lycus, qui dévastait les campagnes par ses inondations, il planta son bâton, qui devint aussitôt un arbre vigoureux, et empêcha les eaux du fleuve de dépasser désormais cette limite. Très souvent il fit sortir les démons des statues des idoles ou des corps des possédés, et accomplit beaucoup d’autres prodiges. Grâce à eux et à l’esprit prophétique qui lui donnait de lire dans l’avenir, il amena un nombre incalculable d’hommes à la foi de Jésus-Christ. Près de quitter cette vie, il demanda combien il restait d’infidèles à Néocésarée. On lui répondit : « Il n’y en a plus que dix-sept » . Alors il rendit grâces à Dieu et dit : « C’était exactement le nombre des fidèles quand on m’a nommé évêque ». On a de lui plusieurs écrits par lesquels, non moins que par ses miracles, il illustra l’Église de Dieu.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du saint. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 8, et quatre tropaires de la 3ème ode du canon du saint :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.
9. Ayant purifié ton esprit, * Grégoire, de la houle des passions * et l’ayant rempli de sage contemplation, * tu devins une magnifique demeure de la sagesse, ** possédant comme richesse le don de prophétie.
10. Ayant médité, Bienheureux, * l’Ecriture divinement inspirée * et sagement choisi une vie aux formes variées, * en toi-même tu as sagement reproduit, ** Grégoire, l’unique image de la vertu.
11. Le Pontife initié * par divine mystagogie * au mystère de la théologie * nous en éclaire pour que nous adorions ** la Trinité consubstantielle, coéternelle, incréée.
12. Guidé par le Dieu que tu cherchais de tout cœur, * tu avais pour mystagogues Marie, * la pure Mère de Dieu, * et le fils du Tonnerre, ** qui te firent voir la lumière de la divine Trinité.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; ** notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du saint, ton 8 : Vigilant dans la prière et assidu à l’œuvre des miracles, * tu as mérité par ces vertus le nom que tu portais ; * Père Grégoire, prie le Christ notre Dieu * d’illuminer nos âmes, pour que nous évitions ** de nous endormir dans le péché qui mène à la mort.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du saint, ton 2 : Très-sage Grégoire ayant reçu * le pouvoir de nombreux miracles, * tes prodiges ont effrayé les démons * et tu éloignas des hommes les maladies ; * c’est pourquoi de Thaumaturge tu reçus, ** à cause de tes œuvres, l’appellation bien méritée.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, * tu as éveillé les morts & ressuscité Adam, * Eve danse de joie en ta Résurrection, * les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ** ô Dieu de miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.

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Grandes vêpres de saint Jean Chrysostome

Saint Jean ChrysostomeChapelle des Sœurs de Sainte-Clotilde de Reuilly, 101 rue de Reuilly, Paris XIIème (M° Montgallet), le mardi 25 novembre 2014 du calendrier grégorien – 12 novembre 2014 du calendrier julien, grandes vêpres de la fête de saint Jean Chrysostome de 20h30.

Saint Jean Chrysostome naquit à Antioche de Syrie au IVème siècle. En 397, il est choisit par l’empereur Arcadius pour devenir archevêque de Constantinople, la capitale de l’Empire d’Orient. Jean s’élève alors avec une grande force contre la corruption des mœurs et la vie licencieuse des grands, ce qui lui attire beaucoup de haines violentes. Il destitue les prêtres ou les évêques, qu’il juge indignes, parmi lesquels l’évêque d’Éphèse, et ramène de force à leur couvent les moines gyrovagues.

Répugnant à ses devoirs de représentation, il prend seul ses repas et impose un mode de vie frugal et austère à son entourage.

S’il jouit au départ de la faveur du couple impérial, il s’attire rapidement l’inimitié des classes supérieures et des évêques par ses critiques sévères de leur mode de vie non conforme à l’idéal évangélique. Lorsque Jean ordonne le retour des reliques de saint Phocas, l’impératrice Eudoxie, épouse d’Arcadius, se charge en personne de porter la châsse du saint à travers la ville, ce dont Jean la remercie ensuite vivement dans une homélie.

Ses talents d’orateur lui valent le surnom de Chrysostome, Bouche d’or. Il laisse un grand nombre d’homélies et d’autres écrits qui le placent aux premiers rangs des Pères de l’Eglise grecque.

Prêchant la pénitence, il accumule les inimitiés des hauts dignitaires politiques, qui finissent par le déposer à deux reprises. Il meurt en exil près de Comana dans le Pont, ses derniers mots étant : « Gloire à Dieu en toutes choses ».

  • Prières initiales
  • Psaume 103
  • Grande litanie de paix
  • 1er cathisme
  • Petite litanie
  • Lucernaire, ton 4 :
    • Seigneur, j’ai crié vers toi, exauce-moi, exauce-moi, Seigneur. Seigneur, j’ai crié vers toi, exauce-moi, entends la voix de ma prière lorsque je crie vers toi. Exauce-moi, Seigneur
    • Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi ; et l’élévation de mes mains soit un sacrifice vespéral. Exauce-moi, Seigneur.
    • 1er & 2nd stichère, même ton : Par nos chants, célébrons la trompette dorée, * l’instrument qui vibre du Souffle de Dieu, * l’inépuisable source de la doctrine, * la clef de voute de l’Eglise, * l’abîme de sagesse, l’esprit céleste, * la coupe d’or versant des fleuves d’enseignements doux comme le miel, ** & qui abreuve de ses flots la création.
    • 3ème & 4ème stichère, même ton : Honorons comme il se doit saint Jean au verbe d’or, * cet astre sans déclin illuminant tout ce qui vit sous le soleil * des rayons de son clair enseignement, * l’avocat de la pénitence, * l’étoffe dorée * qui essuie les terribles larmes du désespoir, ** & rafraîchit comme la rosée les cœurs consumés par le péché.
    • 5ème & 6ème stichère, même ton : En nos hymnes magnifions l’ange terrestre & l’homme du ciel, * l’hirondelle diserte au doux ramage, * le riche trésor des vertus, * l’infrangible pierre, le modèle de tout croyant, * l’émule des Martyrs, de rang égal aux sains Anges, ** Chrysostome qui par sa vie imita les Apôtres divins.
    • Doxastikon du lucernaire, ton 6 : Vénérable Père trois fois bienheureux, ô Sainteté, en bon disciple du Christ Souverain pasteur, * corps & âme tu te dévouas à tes brebis ; * & à présent, éloquent Jean Chrysostome, * intercède encore auprès de lui ** pour qu’il nous accorde la grâce du salut.
    • Dogmatikon du lucernaire, même ton : Qui donc refusera de te dire bienheureuse, Très-Sainte Vierge ? * qui donc ne voudra chanter la louange de ton enfantement virginal ? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Immaculée, * ineffablement s’est incarné, * il est Fils de Dieu par nature, * et par nature s’est fait homme pour nous sauver, * sans être divisé en deux personnes, * il s’est fait connaître en deux natures sans confusion, * intercède donc, Immaculée et toute Bienheureuse, ** pour qu’il ait pitié de nos âmes.
  • Entrée & hymne vespérale « Lumière joyeuse » (ton de Kiev – harmonisation de M. Balakhirev – 1887).
  • Prokimenon du jour, ton 1 :
    • ℟. Ta miséricorde, Seigneur, me suivra * tous les jours de ma vie.
    • ℣. Le Seigneur est le pasteur qui me conduit, rien ne me manquera : dans de verts pâturages, il m’a fait demeurer.
  • 3 parémies
  • Litanie ardente (ton de Moscou)
  • Prière de vêpres (ton 3 « grec »)
  • Litanie de demande & bénédiction (ton georgien)
  • Stichères de la litie :
    • Premier stichère, ton 1 : Lumineux Jean, * bouche aux rayons d’or & joyau des vertus sacrées, * demeure des Ecritures du grand mystère, * tu fus aussi le très pur & incorrompu trésor de l’Esprit Saint ; * & par là tu as réjoui toute l’Eglise * par ton verbe de salut. * Toi qui jouis de l’héritage d’en-haut, * dans ton audace face à Dieu, ** intercède pour nous, Père saint.
    • Doxastikon, ton 4 : Il était bon qu’à celle qui régnait parmi les cités appartînt le pontife Jean * comme un royal ornement, * comme la trompette à l’éclat doré * retentissant par l’univers * pour annoncer la doctrine du salut, * & sonnant le rappel en chœur pour les chants divins, * à son adresse disons donc : * bouche d’or & verbe d’or, prie le Christ notre Dieu ** de sauver nos âmes.
  • Prières de la litie
  • Apostiches
    • Premier apostiche, ton 5 : Réjouis-toi, ornement de l’Eglise, trompette dorée, * instrument vibrant du Souffle divin, * langue qui par amour des hommes nous prescris * la pénitence sous toutes ses formes ; * esprit rayonnant, hirondelle à bouche d’or, * colombe dont le dos, selon le psaume, a l’éclat de l’or * & la splendeur des vertus, * fleuve aux eaux chargées d’or, bouche divine garantissant l’amour que notre Dieu a pour les hommes : * implore le Christ pour qu’il envoie ** la grâce du salut sur nos âmes.
    • Doxastikon des apostiches, ton 8 : Chrysostome tu fus vraiment * la trompette à la voix d’or, * la bouche d’or au verbe d’or * répandant avec l’éclat de l’or sur les cœurs des fidèles * tes enseignements pareils à l’or ciselé : * car conformément aux mots du prophète, * vénérable Père, ton enseignement de la doctrine s’est élevé, ** et tu en as éclairé jusqu’aux confins de l’univers.
  • Cantique de Siméon, ton 6 (harmonisation de Nicolas Rimsky-Korsakov (1844 † 1908)
  • Trisaghion & Oraison dominicale
  • Tropaires :
    • Tropaire apolytikion de saint Jean Chrysostome, ton 8 : Comme l’éclat du feu la grâce a jailli de tes lèvres *  pour illuminer l’univers ; * tu as découvert au monde les trésors du détachement des biens, * tu lui as montré la grandeur de l’humilité, * ainsi toi qui nous instruits de tes paroles, ô Père Jean Chrysostome, ** prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
    • Théotokion apolytikion, même ton : Toi qui es né de la Vierge & pour nous souffris la croix, * qui par la mort vainquis la mort & nous montra la résurrection, * ne dédaigne pas ceux que ta main a façonnés ; * montre-nous ton amour, ô Dieu de miséricorde, * exauce les prières de celle qui t’enfanta ** & sauve, Sauveur, le peuple qui espère en toi.
  • Conclusion des vêpres & renvoi
  • Acclamations finales de longue vie.

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Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – saints Eraste, Olympas, Rhodion, Sosipatros, Quartus & Tertius – ton 7

Martyre des saints Apôtres  Eraste, Olympas, Rhodion, Sosipatros, Quartus & Tertius - des 70 Disciples du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 novembre 2014 du calendrier grégorien – 10 novembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints Apôtres Eraste, Olympas, Rhodion, Sosipatros, Quartus & Tertius.

Ces différents saints sont des disciples et compagnons des voyages apostoliques de saint Paul, qui sont cités par différents écrits du Nouveau Testament, en particulier dans l’adresse finale de l’Epître aux Romains. La tradition les place parmi les 70 Disciples du Christ, en dépit de leurs noms aux consonances grecques ou romaines. Néanmoins, deux d’entre eux, Rhodion et Sosipatros, sont des parents de saint Paul, probablement juifs comme lui.

Celui sur lequel nous possédons le plus d’informations est saint Eraste de Corinthe. Converti à la foi en Jésus-Christ par saint Paul lors de son premier séjour à Corinthe (vers la fin de l’an 52), il mérita de lui être associé pour ses travaux d’évangélisation et pour ses voyages apostoliques. Avec Paul il parcourut la Judée et la Syrie (l’an 54) puis la Galatie & la Phrygie. A Ephèse, Eraste fut associé à la prédication de saint Paul avec Timothée. De là il les envoya tous deux en Macédoine, avec mission de l’y attendre :

« Et ayant envoyé en Macédoine deux de ceux qui le servaient dans son ministère, Timothée et Éraste, il demeura encore quelque temps en Asie. » Actes XIX, 22.

Saint Paul l’y rejoignit l’année suivante et ils partirent pour l’Achaïe et Corinthe, d’où écrivant aux Romains, il les salue de la part d’Eraste :

« Éraste, trésorier de la ville, vous salue. » Romains XVI, 23.

Inscription retrouvée à Corinthe avec la mention de saint Eraste, édile de la villeEraste possédait donc une fonction municipale de premier plan à Corinthe. Or il se trouve qu’au cours de fouilles archéologiques réalisées dans cette ville en 1929, on dégagea près de l’ancien théâtre une dalle gravée en gros caractères – datée de la moitié du Ier siècle de notre ère – qui porte le texte suivant : « ERASTVS PRO. AED. S. P. STRAVIT », ce qui peut se traduire par : « Erastus, procurateur et édile, posa cette pierre avec ses deniers ».

Mais lorsque saint Paul retourna à Rome pour y souffrir le martyre, Eraste demeura à Corinthe :

« Éraste est demeuré à Corinthe. J’ai laissé Trophime malade à Milet. » 2 Timothée IV, 20.

Les autres saints de ce jour nous sont connus par de brèves mentions de saint Paul :

Saint Olympas était un chrétien de Rome salué dans l’Epître aux Romains :

« Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympas, et tous les saints qui sont avec eux. » Romains XVI, 15.

Saint Rhodion ou Hérodion était un parent de saint Paul, aussi présent à Rome :

« Saluez ceux qui sont de la famille d’Aristobule. Saluez Hérodion, mon cousin. Saluez ceux de la maison de Narcisse, qui sont nos frères dans le Seigneur. » Romains XVI, 15.

Selon la tradition, les saints Olympas et Hérodion furent décapités à Rome le même jour où mourut crucifié saint Pierre, le Prince des Apôtres, au cours de la persécution ordonnée par Néron.

Saint Sosipatros était aussi un cousin de saint Paul. Il aussi fit partie de ses voyages apostoliques, comme saint Eraste :

« [Paul] fut accompagné par Sosipatros, [fils] de Pyrrhus, de Bérée ; par Aristarque et par Second, qui étaient de Thessalonique ; par Gaïus, de Derbe, et par Timothée ; et par Tychique et Trophime, qui étaient tous deux d’Asie. » Actes XX, 4.

Il était à Corinthe avec Paul lorsque celui-ci écrit aux Romains :

« Timothée, qui est le compagnon de mes travaux, vous salue ; comme aussi Lucius, Jason et Sosipatre, qui sont mes parents. » Romains XVI, 21.

De même que saint Quartus :

« Caïus, qui est mon hôte, et toute l’Église, vous saluent. Éraste, trésorier de la ville, vous salue, et le frère Quartus. » Romains XVI, 23.

Enfin, saint Tertius est le scribe qui copia l’épître envoyée de Corinthe aux Romains sous la dictée de saint Paul :

« Je vous salue au nom du Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre. » Romains XVI, 22.

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Lumière est le Père, lumière le Fils, * lumière aussi le Saint-Esprit, * mais une seule lumière est en eux trois, * car en trois personnes il n’y a qu’un seul Dieu * consubstantiel & coéternel ** sans division ni confusion depuis toujours & à jamais.
8. Tu mis au monde dans la chair * le Fils & Verbe du Père éternel * d’une manière que lui seul connaît ; * aussi, Vierge Mère de Dieu, * nous qui par toi fûmes divinisés, ** nous te crions : Réjouis-toi, espérance des chrétiens.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Apôtres Saints, * priez le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
3. Kondakion des Apôtres, ton 4 : Des Apôtres en ce jour * est apparue la sainte festivité * qui procure notoirement * la rémission de leurs péchés ** aux fidèles célébrant leur mémoire sacrée.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion des Apôtres, ton 2 : Après avoir illuminé votre esprit avec la lumière divine, * vous avez par votre sagesse détruit les ruses des orateurs ; * et pour avoir pêché tous les païens, O glorieux apôtres, * vous les avez amené au salut, ** en leur apprenant à glorifier la Trinité divine.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
Car c’est par Lui que nous avons accès les uns et les autres auprès du Père dans un même Esprit.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Akepsimas, Joseph et Aïthala – dédicace de l’église Saint-Georges de Lydda – ton 6

Martyre des saints Akepsimas, évêque, Joseph, prêtre et Aïthala, diacre - Athos - Monastère de Dyonisou - fresque de Tzortzi (Zorzis) Fuca - 1547Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 novembre 2014 du calendrier grégorien – 3 novembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Akepsimas, évêque, Joseph, prêtre & Aïthala, diacre.

Ces martyrs sont des chrétiens araméens vivant dans l’empire des Perses, en Adiabène, province d’Assyrie, l’actuel Kurdistan d’Irak. Ils furent quelques uns des innombrables martyrs de la terrible persécution de l’empereur sassanide Shapour II.

Dans les premiers siècles, le christianisme se développa rapidement dans la Mésopotamie qui parlait alors l’araméen, comme en Palestine, l’Evangile y étant apporté principalement par les apôtres saints Thomas, Jude Thaddée et Barthélémy. Le pays était sous la domination perse, et on ne signale pas beaucoup de persécutions durant les 4 premiers siècles (si ce n’est de façon sporadiques et plutôt du fait des communautés juives non converties). Cette Eglise, qui s’intitule Eglise d’Orient (toutes les autres étant pour elle des Eglises d’Occident !) est gouvernée par un catholicos depuis la capitale de l’empire perse sassanide, Séleucie-Ctésiphon (près de l’actuelle Bagdad), mais dépend toujours du patriarche d’Antioche, ville située dans l’empire romain. Les choses se gâtent à partir du moment où l’empereur romain saint Constantin le Grand se convertit : pour les empereurs perses, toujours en guerre avec Rome, les chrétiens deviennent dès lors des suspects, des agents de l’étranger. Shapur II décréta une grande persécution générale des chrétiens de son empire qui dura quarante ans (339-379) : le nombre des martyrs se compta en centaines de milliers. La persécution ciblant tout particulièrement les évêques & les membres du clergé, le siège du catholicosat de Séleucie-Ctésiphon demeura vacant de 346 à 363. L’histoire de cette terrible persécution fut écrite par saint Maruthas de Maïpherkat, qui termine son récit par le martyre des saints Akepsimas, Joseph & Aïthala. Les actes de ces martyrs sont aussi rapportés par Sozomène.

Akepsimas (Acepsimas, Acepsime) était originaire de Naesson et évêque de l’Eglise d’Honite en Assyrie. La 37ème année de la grande persécution de Shapour II, il fut arrêté – quoique âgé de plus de 80 ans – et conduit avec tout son clergé devant le gouverneur de la province, à Arbèles (l’actuelle Erbil, capitale du Kurdistan irakien). Lors de son premier interrogatoire, au gouverneur qui lui demandait pourquoi il n’adorait pas le soleil, il répondit qu’il ne comprenait pas comment des hommes raisonnables préféraient adorer la créature plutôt que le Créateur. Il fut cruellement flagellé pour cette réponse et jeté en prison. Le reste de son clergé fut rendu à la liberté, mais l’un de ses prêtres, Jacques, obtint de rester auprès de son évêque pour le soigner et l’assister dans sa prison.

Au même procès furent amenés Joseph, prêtre de l’Eglise de Beth Cathuba, et Aïthala (Aïthilahas), diacre de celle de Beth Nuhadra (actuel diocèse d’Alqosh). Tous trois furent gardés en prison pendant trois longues années, y subissant quotidiennement des flagellations et de nombreux autres horribles supplices, leurs os en particulier furent rompus à plusieurs reprises (au point qu’Aïthala ne pouvait plus manger seul, ses mains & ses bras étant rompus). Ils subirent de nombreux interrogatoires dont les actes nous livrent une partie des détails. Leur constante dans l’épreuve fut admirable, et malgré des sollicitations répétées à sacrifier au soleil, ils ne faiblirent jamais.

Au bout de trois ans, un 10 octobre, saint Akepsimas finit par rendre sa vie au cours d’un ultime supplice au cours duquel il fut écartelé par des cordes tirées par 30 hommes, tandis que deux autres le flagellaient de courroies. Des Arméniens, qui étaient otages chez les Perses, réussirent à récupérer son corps & à l’ensevelir. Six mois après, les saints Joseph & Aïthala reçurent à leur tour la couronne glorieuse du martyre en étant lapidés.

Depuis le IXème siècle, l’Eglise romaine fête les saints Acepsimas, Joseph et Aïthale, ainsi que le prêtre Jacques et de nombreux autres martyrs de la terrible persécution de Shapour II. Voici leur notice au Martyrologe romain :

Le même jour, de nombreux saints martyrs, qui, dans toutes les provinces de la Perse, sous le roi Sapor, furent massacrés pour le nom du Christ, un an après la mort de saint Siméon, au jour également où l’on célébrait la commémoraison de la Passion du Seigneur. Dans ce combat pour la foi, moururent l’eunuque Azade, l’un des favoris du roi; l’évêque Millès, illustre par sa sainteté et l’éclat de ses miracles ; l’évêque Acepsimas, et son prêtre Jacques ; deux autres prêtres Aïthala et Joseph ; Azadane et Abdièse, diacres, et plusieurs autres clercs ; de même : les évêques Maréas et Bicor, vingt autres évêques, et près de deux cent cinquante membres de leur clergé ; un grand nombre de moines et de vierges consacrées à Dieu. Parmi ces dernières se trouvèrent Tarbule, sœur de l’évêque Siméon et sa suivante, qui furent attachées à des poteaux, sciées en deux, et ainsi mises à mort dans ce raffinement de cruauté.

*

L'église Saint-Georges de Lydda vers 1920Nous fêtons également en ce jour la dédicace de l’église Saint-Georges de Lydda (actuelle Lod en Israël). Cette église fait partie des grandes constructions ecclésiastiques ordonnées par l’empereur saint Constantin le Grand († 337), comme la basilique de la Résurrection (Anastasis = Saint-Sépulchre) à Jérusalem ou encore les basiliques romaines du Latran, du Vatican & de Saint-Paul-hors-les-Murs. La basilique fut édifiée sur le tombeau même du fameux mégalomartyr Georges.

En 1872, le patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem reçut la permission des autorités ottomanes de reconstruire une église sur les ruines de l’ancienne basilique. La nouvelle église ne put qu’occuper les extrémités Nord de la nef et de l’ancien transept, dont les absides forment le nouveau sanctuaire, qui de ce fait, n’est pas orienté contrairement à la règle. Les autorités ottomanes obligèrent les chrétiens à partager le site avec une mosquée, toujours présente de nos jours. La partie chrétienne contient toutefois le sarcophage de saint Georges.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du mégalomartyr Georges. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des martyrs. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ; * animé de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Tropaire du mégalomartyr Georges, ton 4 : Libérateur des captifs, * toi qui assures aux pauvres ta protection, * en qui les malades trouvent aussi leur médecin * et les princes, leur défenseur, * saint Georges, victorieux et grand martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu ** pour le salut de nos âmes.
4. Kondakion des Martyrs, ton 2 : Initié aux mystères divins, * tu fus offert en agréable sacrifice, Martyr bienheureux ; * du Christ tu as bu le calice vaillamment ; * avec tes compagnons de lutte, Akepsimas, ** sans cesse tu intercèdes en faveur de nous tous.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du mégalomartyr Georges, ton 8 : Ayant trouvé refuge en ton invincible protection, * assurés de ton prompt secours, nous supplions le Christ * de nous délivrer des pièges de l’ennemi, * de tout malheur et des multiples dangers, * nous les fidèles qui te célébrons, * afin que nous puissions chanter à haute voix : ** Réjouis-toi, saint Georges, victorieux martyr.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
[Des Martyrs, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).]

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[Des Martyrs, ton 2 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.
[Des Martyrs : Luc (§ 106) XXI, 12-19.]

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Des martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.