Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Horaires des offices de la fête de la Théophanie

La fête de l’Epiphanie – 6 janvier dans le calendrier julien – tombe le 19 janvier dans le calendrier grégorien. La veille, 18 janvier, les heures royales suivies des vêpres & de la liturgie de saint Basile seront célébrées à partir de 10h. Le soir, les grandes complies seront chantées à 19h et seront suivies des matines à la suite vers 20h. Le jour de la fête, la divine liturgie de la Théophanie sera célébrée à midi et sera suivie de la bénédiction des eaux.

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité
39, rue François-Gérard
75016 Paris
M° Eglise d’Auteuil

Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche avant la Théophanie – Saint Séraphim de Sarov – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 janvier 2012 du calendrier grégorien – 2 janvier 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous entrons aujourd’hui dans les jours d’avant-fête de la Théophanie. En ce jour se célèbre aussi la fête de saint Séraphim de Sarov.

Né en 19 juillet 1759, Prokhore Mochnine entre à 19 ans comme novice au monastère de Sarov (350 km à l’Est de Moscou), et reçoit, huit ans plus tard, avec son habit de moine, son nouveau nom : Seraphim. Ordonné diacre, puis prêtre, il obtient de l’higoumène de son monastère, en 1790, la permission de se retirer en ermite, dans la forêt.

Il vécut ainsi, partageant sa vie entre son ermitage et le monastère de Sarov, une ascèse rigoureuse, faite de jeûne, de solitude, d’humilité et de prière, avec comme objectif permanent de se « rapprocher du Christ ». Ses lectures étaient la Bible (il lisait le Nouveau Testament en entier chaque semaine), ainsi que les écrits des Pères de l’Église.
Dans son immense désir de tout rapporter à Jésus, il avait donné aux environs de son ermitage des noms bibliques. À « Nazareth », il chantait les hymnes « akathistes » à la Vierge ; récitait les offices de sexte et none au « Golgotha » ; lisait l’évangile de la Transfiguration au « Mont Thabor », et entonnait à « Bethléem » le « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». Il vécut même, pendant un temps, la vie des stylites. Ainsi, durant mille jour et nuits, il passait des heures sur un rocher, à prier.

Un événement, qui faillit lui coûter la vie, illustre bien le caractère du « misérable Seraphim » (ainsi qu’il se définissait lui-même) : en septembre 1804, il fut agressé à son ermitage par trois brigands (issus d’un village voisin) qui voulaient le voler (lui qui ne possédait rien !). N’ayant rien trouvé, ils le battirent et le laissèrent pour mort, avec une fracture du crâne, et plusieurs côtes cassées. Plus tard, les brigands ayant été retrouvés, le père Seraphim qui avait été ramené au monastère s’opposa formellement à ce qu’ils soient châtiés : il avait pardonné. Néanmoins, après cet incident, son higoumène ne l’autorisa plus à retourner à son ermitage, et c’est dans le monastère de Sarov qu’il vécut les années suivantes.

A partir de 1822 (il avait alors 63 ans), sa renommée se répandit. Il fut alors continuellement assailli de centaines visiteurs, sa sagesse surnaturelle, ses charismes de prescience et les guérisons spectaculaires qu’il accomplissait l’ayant rapidement rendu célèbre.

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1833, quoique l’on fût dans le « temps de Noël », on l’entendit chanter les hymnes de Pâques, notamment le tropaire de la résurrection. Ce furent ses dernières paroles. Il fut trouvé mort au petit matin dans sa cellule, agenouillé en prière devant une icône de la Theotokos.

Le 19 juillet 1903, 70 ans après sa mort, prenant acte de la vénération dont le starets Seraphim était l’objet, « persuadé de l’authenticité des miracles attribués aux prières du starets Seraphim, et rendant grâce à Dieu glorifié dans ses saint » le Saint Synode procéda à sa canonisation. En présence du Tsar Nicolas II, d’un clergé abondant et d’une foule immense eut lieu l’office de canonisation au cours duquel on chanta le tropaire composé en l’honneur du nouveau saint. Durant la nuit qui suivit, la foule resta sur place, à prier, puis, contrairement à l’usage, les hymnes de Pâques furent entonnés. Il devint un des saints les plus populaires de l’église russe. Il est fêté le 2 janvier, ainsi que le 19 juillet pour la translation de ses reliques.

La spiritualité de Séraphim, très ancrée dans la Bible et la tradition patristique (en particulier la Philocalie), s’exprime en particulier dans son Entretien avec Motovilov qu’il avait guéri ainsi que dans les Instructions spirituelles qui ont été rassemblées par les moniales de Diveïevo.

Homme de prière, profondément spirituel, saint Seraphim voyait « au-delà des apparences ». Il est à ce titre (et à d’autres) à rapprocher de son contemporain français, saint Jean-Marie Vianney. Outre de nombreux conseils surnaturels qu’il prodigua à ses innombrables visiteurs, on rapporte que saint Séraphim prophétisa sur la révolution bolchevique (« la vie sera courte, alors, les anges auront à peine le temps de ramasser les âmes… ») mais également sur l’avenir de la France, en raison du grand amour que la Mère de Dieu porte à notre pays.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon, * & pare-toi, Nephtali ; * fleuve du Jourdain, arrête-toi, * accueille avec allégresse le Maître qui vient se faire baptiser. * réjouis-toi, Adam avec notre première mère * ne vous cachez plus comme jadis au Paradis ; * car celui qui vous avait vus dans votre nudité est apparu, * pour vous revêtir du premier vêtement. * Le Christ est apparu voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Depuis ta jeunesse tu as aimé le Christ, Bienheureux, * et, désirant avec ardeur ne servir que lui seul, * au désert tu excellas * dans le travail et la prière continue ; * par la tendresse de ton cœur tu as acquis l’amour du Christ * et plus que tous tu as chéri la Mère de Dieu ; * c’est pourquoi nous te chantons : ** que tes prières nous obtiennent le salut, vénérable Père Séraphim.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de saint Séraphim de Sarov, ton 2 : Ayant délaissé les attraits du monde et tout ce qui se corrompt, * tu as élu demeure au monastère de Sarov * et, par l’angélique vie que tu menas, * pour beaucoup tu fus le chemin vers le salut ; * c’est pourquoi le Christ t’a glorifié en t’accordant * le don des guérisons & des miracles ; * aussi nous te chantons : ** Réjouis-toi, ô notre vénérable Père Séraphim.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de l’Avant-Fête, ton 4 : Se trouvant aujourd’hui dans les flots du Jourdain, * le Seigneur dit à Jean : * Ne crains pas de me baptiser, * je suis venu en effet * sauver Adam le premier Père.

Prokimen
De l’Avant-Fête, ton 7 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du saint, ton 6 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
Alleluia
De l’Avant-Fête, ton 8.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du 1er janvier – Circoncision – Saint Basile le Grand

Saint Basile le Grand

Chapelle de l’Ermitage – 23 rue de l’Ermitage, à Versailles, le samedi 14 janvier 2012 du calendrier grégorien – 1er janvier 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Basile le Grand de 10h45, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Atelier d’icônes Saint-Georges.

En ce premier jour de l’année civile, le rit byzantin fait coïncider la fête Circoncision de notre Seigneur, accomplie 8 jours après sa naissance avec celle de saint Basile le Grand. Le chant des deux offices est de ce fait combiné.

Huit jours après la naissance du Sauveur, Joseph et Marie le firent circoncire (Luc 2:21), conformément à l’ordre donné par Dieu à Abraham au moment où Il lui promit d’établir une alliance éternelle avec lui et toute sa descendance : « Et voici Mon alliance qui sera observée entre Moi et vous : c’est-à-dire ta race après toi (…) quand ils auront huit jours tous vos mâles seront circoncis de génération en génération » (Gen. 17:10-12).

Nous célébrons aussi aujourd’hui, la naissance au ciel le 1er janvier 379 de notre Père parmi les saints, Basile le grand, évêque de Césarée de Cappadoce. Basile suivit des études de rhétorique dans plusieurs écoles, en particulier à l’Académie d’Athènes où il se lie d’amitiés avec saint Grégoire de Naziance. En 358, il renonça au monde après avoir entreprit des voyages en Syrie, en Palestine et en Egypte où il put admirer les exploits ascétiques des premiers Pères du désert. Il se retire auprès de la solitude de sa sœur Macrine et de sa mère. Très vite, de nombreux disciples les rejoignent, formant un monastère double. Devenu prêtre en 363, il rédige à l’attention de ses compagnons monastiques des conseils dont cinquante-cinq forment la « grande règle » et 313 autres la « petite règle ». En 370 il est consacré évêque de Césarée de Cappadoce. Son engagement pendant une famine, les institutions qu’il crée et qui portent son nom, la Basiliade, en ont fait l’un des précurseurs du christianisme social. Sur le siège de Césarée, il défend la foi de Nicée contre l’arianisme et contre l’empereur arien Valens, n’hésitant pas à faire appel au Pape à plusieurs reprises. Il écrit des traités sur le Saint-Esprit, développant la théologie de la Trinité. Il organise les prières liturgiques ; la divine liturgie de saint Basile – un peu plus longue que celle de saint Jean Chrysostome – est toujours utilisée par le rit byzantin les dimanches du Grand Carême et à certaines fêtes importantes de l’année. Saint Basile est proclamé Docteur de l’Église en 1568 par le pape saint Pie V.

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Siégeant au plus haut des cieux sur un trône à l’aspect de feu, * avec le Père sans commencement et avec Ton Esprit divin, * tu daignas naître sur la terre du sein de ta Mère immaculée, ô Jésus : * et ainsi tu fus circoncis comme un homme le huitième jour. * Gloire à Ton dessein très bon, * gloire à Ta providence, * gloire à Ta condescendance, toi le seul Ami des hommes.
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 1 : Par toute la terre ton message s’est répandu * et ta parole fut reçue dans tout l’univers ; * par elle tu as enseigné les divines vérités, * expliqué la nature des êtres et redressé la conduite des humains ; * Père saint, Pontife au nom royal, * prie le Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 4 : Pour l’Eglise tu t’es montré comme inébranlable fondement, * faisant part à tout mortel de l’incrustable Seigneurie * et la marquant du sceau de tes enseignements, vénérable Basile, révélateur du ciel.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : Le Seigneur de l’univers * daigne subir la circoncision * et retranche dans sa bonté, * les fautes qui couvraient l’humanité ; * en ce jour il donne au monde le salut. * Au plus haut des cieux se réjouit le pontife du Créateur, * l’initiateur des divins mystères, saint Basile le Grand, * qui porte la lumière du Christ notre Dieu.
Prokimen
De la fête, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du saint, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).
Alleluia
De la fête & du saint, ton 8
Commémoraison de la Mère de Dieu pendant l’anaphore de saint Basile, ton 8 grec (harmonisation de Pierre Tourtchaninov) :
A ton sujet, Pleine de grâce, la création entière se réjouit, les chœurs des Anges comme le genre humain : temple sacré, jardin spirituel, virginale louange, en qui Dieu a pris chair et s’est fait enfant, lui notre Dieu de toute éternité. De tes entrailles, il a fait son autel et il a rendu ton sein plus vaste que les cieux. A ton sujet, Pleine de grâce, la création entière se réjouit, gloire à toi !
Verset de communion
De la fête : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 1er janvier 2012 du calendrier grégorien – 19 décembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Le dimanche qui précède Noël est consacré à la mémoire des saints Pères ayant précédé l’Incarnation du Messie.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Recevant de l’Ange la joyeuse nouvelle * de la Résurrection de leur Seigneur * et détournant l’ancestrale condamnation, * les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux Apôtres : * le Christ a triomphé de la mort, * il est ressuscité, notre Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
2. Tropaire des saints Pères, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des saints Pères, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.
Prokimen
Des saints Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
Alleluia
Des saints Pères, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron sont parmi ses prêtres et Samuel parmi ceux qui invoquent son Nom
℣. Ils ont invoqué le Seigneur et, et Celui-ci les a exaucés.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 décembre 2011 du calendrier grégorien – 12 décembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Avec le prochain dimanche, ce jour est aussi un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ où l’on fête tous les ancêtres selon la chair de notre Seigneur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent, * que la terre exulte d’allégresse, * car le Seigneur a fait merveille * par la force de son bras, * terrassant la mort par sa propre mort * et devenant d’entre les morts le premier-né : * du sein de l’Enfer il nous a tous sauvés, * accordant au monde la grâce du salut.
2. Tropaire des saints Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des saints Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.
Prokimen
Des saints Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
Alleluia
Des saints Pères, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron sont parmi ses prêtres et Samuel parmi ceux qui invoquent son Nom
℣. Ils ont invoqué le Seigneur et, et Celui-ci les a exaucés.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Sabbas le Sanctifié – ton 2

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père saint Sabbas le Sanctifié. Né près de Césarée de Cappadoce en 439, il entra très jeune au monastère de Flaviana non loin de son village natal. À dix-sept ans, il obtient la bénédiction du supérieur pour accomplir un pèlerinage à Jérusalem. Parvenu en Palestine, il va trouver saint Euthyme le Grand et lui demande de le recevoir comme disciple. Mais Euthyme, qui n’avait pas coutume de recevoir de jeunes moines, le recommanda à saint Théoctiste. Lorsque Théoctiste mourut, Sabas alla mener une vie de solitaire dans les environs du monastère. À l’approche du Grand Carême, Euthyme venait le chercher et le conduisait avec lui dans un désert où les deux moines restaient dans les jeûnes et la prière jusqu’au dimanche des Rameaux. À la mort d’Euthyme, Sabbas se retira plus loin dans le désert. Au bout de quatre années passées dans une extrême solitude, il vint, conduit par un ange, s’installer dans une grotte qui dominait les gorges du Cédron. Au bout de cinq années passées seul dans ces lieux inhospitaliers, Sabbas estima le moment venu pour accepter de s’entourer de novices. Ses disciples devinrent rapidement nombreux : ainsi naquit la laure ou monastère de saint Sabbas. Il organisa sa communauté en la répartissant en trois sites : la laure, le monastère de Castellion qu’il avait fondé dans les parages pour les moines expérimentés et un troisième monastère pour les novices. Quant aux tout jeunes moines encore imberbes, il les envoyait au monastère de saint Théodose le Cénobiarque. Le patriarche Saluste de Jérusalem avait en effet nommé saint Sabbas et saint Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs monastères. Les deux saints avaient pour mission de mettre de l’ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses entre orthodoxes et monophysites. L’un avait reçu la charge de superviser les moines cénobites, l’autre, saint Sabas, en tant qu' »exarque des solitaires » devait veiller sur les moines qui vivaient isolés ou en laure. Saint Sabbas fut ordonné prêtre à l’âge de 53 ans. En 512, Sabas fait partie d’une délégation monastique palestinienne qui est envoyée auprès de l’empereur Anastase pour tenter de le convaincre de renoncer au monophysisme, d’embrasser la foi de Chalcédoine et d’alléger les impôts de l’Église de Jérusalem. Il est mort dans sa laure, âgé de 94 ans, le dimanche 5 décembre 532. La laure de saint Sabas est appelée « Grande Laure » ; devenue un monastère cénobitique, elle a eu une importance capitale dans l’histoire du monachisme et de la liturgie de l’Église byzantine. La tradition liturgique de la laure de saint Sabbas – appelée aussi tradition palestinienne ou tradition sabbaïte – devint au cours des siècle prépondérante dans l’organisation de l’office byzantin et finit par effacer les traditions anciennes quue sont la tradition de la Grande Eglise (tradition de Sainte-Sophie de Constantinople dite aussi office asmatique) et la tradition stoudite (du monastère du Stoudion à Constantinople). C’est à Saint-Sabbas que fut élaboré le typikon (qui fixe le déroulement des célébrations liturgiques) et composé de nombreux hymnes. C’est là que vécurent les grands saints hymnographes Jean Damascène, Côme de Maïouma et André de Crète.

A la divine liturgie

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, * l’Enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité * et, lorsque tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant par tes miracles ; ** Sabbas notre Père, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme dès l’enfance, tu t’es offert, en ta vertu, comme une offrande immaculée * bienheureux Sabbas, à ce Dieu qui bien avant ta naissance te connaissait, * des saints Moines tu devins le pur joyau, * digne de louange comme citoyen du désert. ** C’est pourquoi nous te crions : Réjouis-toi, très-riche Sabbas.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Du saint, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Du saint
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – Saint Etienne le Jeune – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 décembre 2011 du calendrier grégorien – 28 novembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour se célèbre aussi la fête de saint Etienne le Jeune (Στέφανος ό Νέος), moine et martyr. Saint Etienne, surnommé le Jeune ou du Mont Saint-Auxence, est l’un des plus célèbres martyrs qui versèrent leur sang pour la foi véritable durant la persécution iconoclaste. Il naquit à Constantinople en 714 et entra au monastère du Mont Saint-Auxence près de Chalcédoine, dont il devint le supérieur à l’âge de 30 ans. A 42 ans, il laissa sa charge à Marin, afin de mener une vie plus solitaire & plus pénitente. Lorsqu’à la suite du pseudo-concile de Hiéreia (754) éclate la persécution de l’empereur Constantin V Copronyme, des moines de la région de Constantinople et de Bithynie s’assemblent autour de lui. Il leur recommande l’exil en Chersonèse Taurique, en Épire, en Italie du sud, dans les régions méridionales de l’Asie Mineure, à Chypre et au Liban ; il leur rappelle que le pape et les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem rejettent « le dogme infâme des brûleurs d’icônes », ainsi que Jean Damascène (mort en 749 et condamné à Hiéreia). L’empereur Copronyme envoie un patrice du nom de Calliste auprès d’Étienne, que sa sainteté avait rendu célèbre, pour le faire souscrire aux décrets du concile de Hiéreia. Le saint ermite refuse en répondant que « les décrets de ce pseudo-concile sont hérétiques ». Calliste ayant rapporté ces propos au souverain, celui-ci, furieux, le renvoie avec une troupe de soldats, qui arrachent l’ermite à sa grotte (forcés de le porter, car « ses mollets s’étaient collés à ses cuisses ») et l’enferment avec d’autres moines dans une prison au pied de la montagne. Les soldats, impressionnés par l’ascète, n’exécutent d’ailleurs leurs ordres qu’à contre-cœur. Une délégation ecclésiastique est envoyée à Étienne porteuse de l’horos du concile de Hiéreia et chargée de le lui faire signer. Le saint ne perdit rien de sa fermeté et demanda à aux évêques venus l’interroger comment ils osaient qualifier leur conciliabule de Hiéreia de concile général alors que tout ce qui s’y était fait était sans l’assentiment du Pape de Rome ni l’approbation des patriarches d’Alexandrie, d’Antioche & de Jérusalem. L’empereur Copronyme bannit alors le saint sur l’île de Proconèse, où il fut rejoint par ses anciens compagnons et où il opéra de nombreux miracles : guérison d’un aveugle-né, exorcisme d’un enfant possédé, guérison d’une hémorroïsse… Il apaise aussi les tempêtes et sauve des navires. Un soldat arménien stationné en Thrace du nom d’Étienne, plié en deux presque jusqu’au sol et ne pouvant plus se redresser, fait aussi la traversée pour voir le saint ; il en revient droit comme un I. Il raconte à ses camarades que l’ermite lui a fait baiser deux icônes, une du Christ et une de la Vierge. Tous ces miracles fortifièrent les défenseurs des saintes images en butte aux persécutions impériales. Aussi l’empereur décida de charger de fers le saint higoumène et l’enfermer dans une prison à Constantinople. Quelques jours après son arrivée, saint Etienne fut conduit devant Constantin V Copronyme. Le saint abbé prit en sa présence une pièce d’argent, & demanda à l’assistance quel traitement mériterait celui qui foulerait aux pieds l’image de l’empereur qui y été gravée. L’assemblée s’écria qu’il faudrait le punir rigoureusement. « Eh quoi ! dit le saint en foulant aux pieds la pièce d’argent, c’est un crime énorme d’outrager l’image d’un empereur mortel, & on pourrait jeter innocemment au feu celle du Roi du ciel ? » Répugnant manifestement à faire une exécution publique, l’empereur organise l’assassinat de saint Etienne par une troupe de soudards. Le 28 novembre 764, Étienne est tiré de sa prison, les pieds attachés à une corde, puis traîné sur la Mésê (la grande artère centrale de la ville) ; là, un soldat saisit une grosse barre de bois appartenant au dispositif d’un poste à incendie et lui fracasse le crâne. Ensuite, les scélérats excités continuent d’insulter son cadavre qui est traîné à travers la ville et malmené ; il est finalement jeté dans la fosse commune des condamnés, au lieu-dit Ta Pelagiou.

Saint Etienne le Jeune est fêté également à la même date au rit romain. « A Constantinople, les saints martyrs Étienne le Jeune, Basile, Pierre, André; et trois cent trente neuf moines, leurs compagnons. Sous Constantin Copronyme, ils furent cruellement tourmentés par divers supplices pour le culte des saintes images, et confirmèrent par l’effusion de leur sang la vérité de la foi catholique. » (Martyrologe romain, au 28 novembre).

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau * et les soldats gardant ton corps immaculé, * tu es ressuscité le troisième jour, * donnant la vie au monde, Dieu sauveur, * et du haut des cieux les Anges te chantèrent comme à la Source de la vie : * « Gloire à ta Résurrection, ô Christ, * gloire à ta royauté, * gloire à ton œuvre de salut, Seigneur ami des hommes.
2. Tropaire de saint Etienne le Jeune, ton 4 : T’exerçant dans la montagne aux ascétiques combats, * tu brisas l’assaut des ennemis spirituels avec l’armure de la croix ; * de même sur le stade tu luttas vaillamment * pour abattre l’empereur Copronyme grâce au glaive de la foi ; * pour l’un & l’autre de ces exploits, * tu fus par Dieu couronné doublement, * bienheureux Etienne, en qualité de moine & de martyr.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Etienne le Jeune, ton 8 : Fidèles, amis de la fête, par des hymnes acclamons * de tout cœur Etienne, l’ami de la Trinité, * qui du Seigneur & de sa Mère vénérait l’image sacrée ; * unissons nos voix pour lui chanter avec amour * & dans l’allégresse : Père admirable, réjouis-toi.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : * O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Autre prokimen de saint Etienne le Jeune, ton 7 :
℟. ℟. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).
Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
De saint Etienne le Jeune
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De saint Etienne le Jeune : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – Fête de la Présentation – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 décembre 2011 du calendrier grégorien – 21 novembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’Entrée au Temple de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu. L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie non décrite dans l’Évangile, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en mauvais latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Elle comporte un jour d’avant-fête et quatre jours d’après-fête. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convie tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par Sixte-Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; * notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Aujourd’hui est le prélude de la bienveillance de Dieu * et déjà s’annonce le salut du genre humain. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, * ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, * tu as éveillé les morts & ressuscité Adam, * Eve danse de joie en ta Résurrection, * les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, * ô Dieu de miséricorde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Le très-saint temple du Sauveur, * sa chambre nuptiale de grand prix, * la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, * en ce jour est présentée au Temple du Seigneur ; * elle y apporte la grâce du Saint-Esprit * & devant elle les Anges de Dieu chantent * Voici le tabernacle des cieux.
Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℟. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
De la Mère de Dieu :
℣. Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 1).
Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge * s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée * plus haut que toute créature.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – Saint Philippe – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 novembre 2011 du calendrier grégorien – 14 novembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. La divine liturgie sera suivie d’une pannychide pour Mgr Dupire & tous les anciens curés & prêtres de notre paroisse.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’apôtre saint Philippe. Originaire de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, en Galilée, comme André et son frère Pierre. Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus: « Voici l’agneau de Dieu. » Les deux disciples suivirent Jésus, l’un d’eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit « Viens, suis-moi. » Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : « Nous avons trouvé le Messie… viens et vois » (Jean 1, 45-46) On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains : « Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger ? » (Jean 6, 5) Peu avant la Passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s’adressent à lui: « Nous voulons voir Jésus » (Jean 12, 20). Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu: « Montre-nous le Père et cela nous suffit. – Philippe qui me voit, voit le Père » (Jean 14, 8). Philippe est donc en quelque sorte le disciple qui veut voir et fait voir ! Après la Pentecôte, il partit évangéliser des régions d’Asie Mineure et a été martyrisé par les Romains à Hiérapolis, en Phrygie, où une équipe archéologique a cette année retrouvé sa tombe en fouillant les ruines d’une église. Ses reliques avaient été transférées en la basilique des Douze Apôtres à Rome, avec celle de saint Jacques, un 1er mai, qui est la date traditionnelle de sa fête en Occident.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Par ta Croix, Seigneur, tu as détruit la mort, * tu as ouvert au Larron le Paradis ; * tu as changé en joie le deuil des saintes Femmes * et tu as donné l’ordre à tes Apôtres de proclamer que tu es ressuscité, Christ Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
2. Tropaire de saint Philippe, ton 3 : Apôtre saint Philippe, * intercède auprès du Dieu de miséricorde * pour qu’à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 8 : Ton disciple et ami, qui imita ta passion, * a proclamé au monde entier que Tu es Dieu, lui le prédicateur de Dieu Philippe ; * par ses prières préserve des ennemis ** ton Église et toute ta ville, par l’intercession de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; * venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
De saint Philippe, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde. (Psaume 18, 5)
Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De saint Philippe :
℣. Les cieux racontent tes merveilles, Seigneur, et ta vérité dans l’assemblée des saints.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De saint Philippe : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – Les 33 martyrs de Mélitène – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 novembre 2011 du calendrier grégorien – 7 novembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour le glorieux trépas des 33 martyrs de Mélitène sous la persécution de Dioclétien & Maximien (l’an 290 selon certains, 298 selon d’autres). L’empereur avait à cette époque dépêché en Cappadoce d’importants renforts de troupes commandées par Lysias afin d’y éradiquer le christianisme et aussi d’y faire recrues d’hommes forts & vigoureux. Hiéron (qui était de Tyane en Cappadoce), Hésychius, Nicandre et 16 autres s’étaient fait remarquer des recruteurs impériaux pour leur force physique et leur dextérité. Toutefois, comme chrétiens, ils refusèrent de joindre l’armée impériale afin de ne pas y être obligé à sacrifier aux idoles. Rattrapés et arrêtés alors qu’ils se cachaient dans une grotte, ils furent conduits à Mélitène, métropole de l’Arménie Seconde et forteresse militaire siège de la XIIème légion Fulminata, où, avec d’autres chrétiens déjà emprisonnés, ils subirent diverses tortures avant d’être décapités en dehors de la ville, non sans avoir confessé leur foi au Christ devant Lysias. Les 33 martyrs marchèrent vers le lieu de leur exécution en chantant le psaume 118 : Bienheureux ceux qui sont immaculés en leur voie, qui marchent dans la loi du Seigneur. Voici les noms de ces 33 martyrs : Hieron, Hésychius, Nicandre, Athanase, Manias, Barachius, Callinicus, Theogènes, Nicon, Longin, Théodore, Valérius, Xanthius, Théodule, Callimachus, Eugène, Théodochus, Ostrychius, Epiphanius, Maximian, Ducitius, Claudian, Théophile, Gigantius, Dorothée, Théodote, Castrychius, Aniclet, Théomelius, Eutychius, Hilarion, Diodote & Amonitus. Un riche chrétien, Chrysanthe, parvint à récupérer le chef de saint Hiéron en payant Lysias, tandis que les chrétiens de Mélitène parvenaient à enterrer en secret les corps des martyrs. Une église qui leur était dédiée fut construite à Mélitène sous le règne de Justinien (elle est évoquée dans la vie de saint Euthyme) ; on rapporte que leurs corps furent découverts intacts lorsqu’on les exhuma pour construire cette église. Ces martyrs sont aussi célébrés à la même date dans le rit romain, ainsi que l’atteste le Martyrologe romain au 7 novembre : « A Mélitène en Arménie, le supplice des saints Hiéron, Nicandre, Hésyque, et de trente autres, qui, sous le président Lysias, furent couronnés du martyre durant la persécution de Dioclétien ».

Nous fêtons également en ce jour saint Lazare le Thaumaturge, ermite au mont Galèse, près d’Ephèse († 1054). Né dans un petit village de Magnésie au sein d’une famille très chrétienne qui le fit initier aux Saintes Ecritures par un prêtre de la région, Lazare se donna à la contemplation et à l’ascèse dès qu’il le put. Puis il se rendit en Terre Sainte et se retira au monastère de Saint-Sabbas où il reçut la tonsure monastique. De retour à Ephèse au bout de dix ans, il s’installa sur le mont Galèse et y vécut une vie d’ascèse très rigoureuse sur une colonne, comme stylite. Le métropolite d’Ephèse dut lui demander de modérer sa vie ascétique tant était grand son désir d’imiter pleinement la Passion du Seigneur. Il tempéra quelque peu cette mortification excessive, peu favorable à l’édification de l’homme intérieur, ce qui toutefois ne l’empêcha pas de passer encore de longues heures sur sa colonne, perché entre ciel et terre. Il reçut le don de la clairvoyance et de prophétie et accomplit de nombreux miracles durant sa vie et après sa mort. L’empereur Constantin IX Monomaque avait pour lui le plus grand respect.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire des saints martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Tropaire de saint Lazare de Galèse, ton 4 : Par tes prières de toute la nuit, * tu as fais pleuvoir sur ta colonne les flots de tes pleurs * et par tes profonds gémissements, * tu as fait produire à tes peines cent fois plus ; * en pasteur, tu accordes à qui t’approche le pardon ; * vénérable père Lazare, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Kondakion des saints martyrs, ton 8 : Le chœur radieux des martyrs en vêtements de fête * orne aujourd’hui l’Eglise par leur présence parmi nous. * Nous célébrons leur précieuse mémoire et te demandons, ô notre Sauveur, * que par leur prières nous soyons préservés de tout dangers, * afin que nous puissions te chanter : Alléluia.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de saint Lazare de Galèse, ton 4 : Pour avoir été l’une de ses lumières, * l’Eglise du Christ te loue par un sacrifice de psaumes. Ne cesse pas tes prières au Christ, afin que nous obtenions la rémission de nos péchés.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De saint Lazare de Galèse, ton 4 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
De saint Lazare de Galèse

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De saint Lazare de Galèse : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.